Par Steven Laprise

Il y a déjà un quart de siècle, les citoyens et citoyennes de Saint-Jacques-le-Majeur perdaient leur église.

En effet, samedi soir vers 19 heures, le 5 décembre 1992, un immense feu dévore le bâtiment en bois, d’une belle architecture et d’une très belle finition intérieure.

Les pompiers de Disraeli, à l’époque, ont combattu l’élément destructeur pendant des heures pour empêcher que le feu se propage au presbytère situé juste à côté.

Soudain, dans un grand bruit de fin du monde, on entend un craquement sec, comme des os qui cassent. La structure qui s’effondre et la cloche, dong! dong! dong! qui descend de son perchoir et s’abat dans le brasier qui l’avale. Elle a résonné pour la dernière fois.

Quelques jours avant et la journée même de l’incendie, des bénévoles s’occupaient à creuser et agrandir le sous-sol de l’église pour en faire un lieu de rassemblement pour le conseil municipal, des soirées de danse, etc.

C’était la fin de notre patrimoine qui nous guidait depuis le 25 octobre 1910.

Seule la cloche témoigne de ce drame vécu par la population. Elle fut récupérée et est présentement installée devant notre centre communautaire. Et si vous pénétrez à l’intérieur du centre, vous verrez une exposition en photos de cette belle bâtisse d’antan et de toute l’histoire de Saint-Jacques-le-Majeur.

Plusieurs pensaient que c’était la fin de notre village, mais toute la population, sans exception « s’est retroussée les manches », et bénévolement avec l’aide des gens des villages voisins ont reconstruit ce centre, qui sert aujourd’hui de lieu de rassemblement.

Eh oui, notre église est partie en fumée, mais elle a aidé à la solidarité des gens à se tenir debout.

Jamais on n’oubliera un certain samedi soir du 5 décembre 1992.