L’avenir du plus important projet d’économie circulaire au Québec se joue présentement alors que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tient présentement ses consultations sur l’état des lieux et la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés dans les régions de Thetford et d’Asbestos. Trésors bien cachés, ces régions recèlent plus de 800 millions de tonnes de résidus d’exploitation minière.

Ces résidus miniers contiennent des substances minérales qui pourraient faire l’objet d’exploitation et de valorisation. À titre d’exemple, les haldes de résidus provenant de l’exploitation des anciennes mines contiennent du magnésium métallique avec des teneurs de plus de 20 %, ce qui représente une valeur de plus de 400 milliards de dollars ! De surcroît, ces volumes de résidus assureraient des opérations industrielles de valorisation pendant plus de cent ans alors que les opérations minières traditionnelles ont peine à franchir le cap des quinze ans. […]

L’économie circulaire est définie comme un système de production, d’échange et de consommation visant à réduire la consommation des ressources naturelles, à préserver les écosystèmes tout en réduisant l’empreinte environnementale et à contribuer directement à donner une nouvelle vie aux ressources, les résidus miniers dans ce cas. Ce recyclage et cette écologie industrielle contribuent, par le fait même, à l’amélioration du bien-être des individus et des collectivités concernés.

« La valorisation des résidus miniers de la région de Thetford s’inscrit tout à fait dans les orientations gouvernementales en matière de conciliation des usages et de développement responsable. Permettre la valorisation des résidus miniers dans un cadre viable et économiquement sensé nous apparaît incontournable et nous permettra de jeter les bases d’un modèle de création de richesses durables pour notre milieu », explique le président de la Société de développement économique de la région de Thetford (SDE) et maire de Thetford Mines, monsieur Marc-Alexandre Brousseau.

 

Source : Martin Fecteau