Dernièrement, j’ai assisté au brunch des Fêtes du 150e à la Polyvalente  de Disraeli et j’y ai rencontré beaucoup de personnes que je n’avais pas vues depuis de nombreuses années, ce qui m’a fait le plus grand plaisir.

J’ai quitté Disraeli à l’âge de 26 ans; aujourd’hui, j’ai passé exactement 50% de ma vie à Drummondville, mais j’ai des racines profondes envers ma ville natale car l’homme que je suis devenu a été grandement influencé par les gens que j’ai côtoyés dans ma jeunesse. Pour moi, ma famille, mes amis, mes professeurs auront influencé positivement ma vie.

J’ai également constaté que le 150e  sera une belle opportunité pour rendre hommage aux bâtisseurs de Disraeli, à ses professionnels, à ses gens d’affaires, à ses sportifs, à ses artistes, à ses bénévoles qui ont créé ce qu’est Disraeli aujourd’hui.

Il y avait également quelque chose d’unique à Disraeli. J’aimerais vous parler des Alyre, André (Dédé), Toussaint, Mathias, Jacques (Jaco), et j’en oublie certainement quelques-uns qui ont marqué l’histoire locale à leur façon. Ces individus différents mais si attachants qui ont établi domicile à Disraeli, soit par l’établissement de M. Bérubé ou grâce à leur famille respective qui, avec grande générosité, a pris la décision d’en prendre soin.

Ils ont été très présents dans nos vies; pour moi, les souvenirs remontent à il y a 40 ans à la «pool room» chez Gaby où ils venaient faire leur tour régulièrement. Par la suite j’ai eu le plaisir d’avoir des emplois étudiants dans des commerces, le premier chez Spur (Ultramar) et le 2e au Mont-Blanc. Deux endroits fréquentés par mes nouveaux amis à qui je servais le café, une cigarette ou un Coke au frais de la maison bien sûr.

Par la suite, j’ai eu la chance de les côtoyer encore plus régulièrement grâce à mon premier travail à temps plein chez Disraeli Sports. Durant 6 ans, plusieurs fois par semaine, Alyre, Dédé ou Jaco passaient me faire la jasette et me donner des nouvelles du village.

Depuis 2010, la majorité de ces personnes sont décédées, mais j’ai eu le plaisir de revoir Jaco dernièrement et il semblait toujours aussi heureux chez lui à Disraeli.

Je souhaite simplement que la population de Disraeli garde en mémoire ces personnes qui auront fait partie de leur quotidien pendant plus de 50 ans et qui, sans le savoir, auront influencé des jeunes comme moi.

Dave Morin

Drummondville