Affaires Municipales : (édition du 19 janvier 2012)


Stratford
règle son problème d’aqueduc

Jean-Denis Grimard

S’il n’en tient qu’aux élus membres du comité de l’aqueduc, le maire Jacques Fontaine et le conseiller Daniel Couture, les usagers de la municipalité de Stratford ainsi que ceux qui fréquentent les édifices publics pourront bénéficier d’une eau potable de qualité pour un avenir d’au moins 30 ans à compter du 1 avril prochain.

Bref historique
Il faut rappeler que ce dossier problématique était apparu dans l’écran des membres du conseil dès 1993. Toutefois, ce n’est qu’en 2003, après le dépistage de coliformes fécaux, que la municipalité s’est vu contrainte par le ministère de l’Environnement du Québec (MDDEP) à prendre les moyens nécessaires pour offrir une eau potable à ses consommateurs.

Cette obligation fut le déclencheur d’un projet de mise à niveau du système d’approvisionnement en eau potable. Après avoir effectué des recherches infructueuses de sources alternatives d’eau, quelques firmes spécialisées proposèrent alors de maximiser les sources utilisées. En septembre 2009, le conseil municipal approuvait un projet au montant de 2,9$ millions subventionné à la hauteur de 50% par le Programme d’infrastructure impliquant les deux paliers de gouvernement supérieur pour un maximum de 1,053$ millions.

Toutefois, suite à l’élection de novembre 2009, le nouveau conseil en jugeait les coûts exorbitants et s’engageait dans une série de démarches auprès des fonctionnaires afin d’obtenir une subvention plus élevée. Devant le refus répété de ces derniers qui menaçaient la municipalité d’une injonction, le directeur des Travaux publics soumettait rapidement un projet-maison simplifié aux fonctionnaires du MAMROT dont les coûts estimés se chiffraient approximativement à 800 000 $ tout en se conformant à toutes les normes du MDDEP. En moins de deux semaines, le projet-maison du directeur était approuvé «en principe» par le MAMROT.  Un ingénieur à la retraite, M. Richard Laflamme, fut engagé comme directeur des Services techniques par la municipalité avec l’unique mandat de réaliser le projet-maison. En août 2011, le plan final et amélioré était soumis au MDDEP pour approbation, ce qui fût fait en septembre. Le 13 octobre dernier, la proposition de la firme GNP Inc. de Victoriaville au montant de 1,065 $ million de dollars incluant les taxes se voyait attribuer le contrat.

Travaux
La construction des chemins privés d’accès aux deux sources d’approvisionnement en eau a débuté en septembre 2011, suivie de l’installation de la ligne électrique dans le secteur de la source Richard. La ligne électrique existait déjà dans le secteur de la source Côté.  L’entière collaboration des propriétaires terriens a permis de procéder avec célérité.

La firme GNP a débuté les travaux de construction des bâtiments techniques en novembre. Ces bâtiments, identiques dans les deux secteurs, abritent les équipements nécessaires pour obtenir une eau potable de qualité, tel que requis par le MDDEP: filtre 5 microns (pour écarter les particules en suspension), suivi d’un tube à l’ultra-violet (pour éliminer 99,9% des organismes vivants) et finalement un système d’injection de chlore (pour détruire le reste des  organismes). En ce moment, les travaux se poursuivent par l’installation des équipements prévus dans le paragraphe précédent.

L’offre de GNP incluait un ajout important, non prévu au projet-maison initial, soit l’installation au centre du village (terrain de M. Jean-Luc Marcoux) d’une valve automatique afin de connecter les réseaux sud et nord, au coût de 80 000 $, assurant notamment une réserve d’eau suffisante en cas de lutte contre un incendie, où qu’il soit, et permettant également au Château Marysia d’installer des gicleurs dans son immeuble.

Coûts
Le coût final du présent projet ne sera connu qu’aux environs de juin prochain, mais les décideurs se disent persuadés qu’il sera à la hauteur de 25% du coût du projet approuvé de 2,9$ millions en septembre 2009. Avec perspicacité et vision, les membres du conseil municipal de Stratford semblent avoir fait preuve d’habileté et de discernement dans le dossier de l’eau potable.




Sainte-Praxède
en bonne position

Jean-Denis Grimard

Invité à commenter le nouveau budget de sa municipalité, le maire de Sainte-Praxède M. Daniel Talbot s’est dit heureux de confirmer une baisse importante des taxes passant de 59 cents/100 $ à 49 cents/100 $. Au niveau de l’évaluation, on retrouve une légère baisse dans le secteur  des bâtiments de ferme et des terres. Ces diminutions de taxes sont causées par le dépôt du nouveau rôle d’évaluation prévoyant une augmentation de l’ordre de 18% de la valeur foncière. 

« De plus, on retrouve encore dans notre municipalité beaucoup de terrains à vendre contrairement à nos voisins, soit en bordure de l’eau et en deuxième rangée avec des accès au lac, ce qui attire beaucoup de personnes de l’extérieur qui veulent profiter du Grand lac Saint-François. La valeur du marché des propriétés en augmentation constante nous donne des avantages au plan économique ».