Vous êtes tenté de vous procurer un alcootest vendu à la SAQ ou sur le Web? Attention : Protégez-Vous et la Fondation CAA-Québec appellent à la prudence. Aucun des 10 modèles testés n’est recommandable. En effet, plusieurs donnent des résultats imprécis ou incorrects. Et même ceux qui performent bien ne vous seraient d’aucune utilité en cour, si un policier considère que vous n’êtes pas en état de conduire.

Une équipe de toxicologues du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du ministère de la Sécurité publique du Québec a supervisé le test qui […] comparait les résultat de l’appareil officiel avec celui des alcootests évalués. Résultat : seulement quatre des 10 modèles testés ont obtenu des résultats semblables à ceux de l’appareil témoin de la Sûreté du Québec. Le Mobile Breathalyzer BT-M5 de BACtrak, vendu 140 $, est arrivé bon premier.

Protégez-Vous et la Fondation CAA-Québec ne peuvent toutefois pas recommander l’achat de ces produits, puisque pour bien fonctionner, ils doivent être calibrés avant la première utilisation, puis une fois par an. Cette opération, qui coûte chaque fois une cinquantaine de dollars, nécessite l’envoi de l’appareil au fabricant ou au distributeur.

De plus, nous avons testé l’un des alcootests que vend la Société des alcools du Québec (SAQ), l’éthylotest à usage unique d’Alcootech Canada (4 $ l’unité), dont la performance a été très décevante. « Nos experts et nos participants ont eu de la difficulté à distinguer le changement de couleur des cristaux qui devaient permettre d’interpréter les résultats », explique le journaliste responsable de la section automobile de Protégez-Vous, Julien Amado.

Aussi, le Digital Breath Alcohol Tester, vendu 20 $ sur les sites d’achats groupés Groupon et Tuango, s’est montré très peu précis lors de notre test. Dans le tiers des cas, il a sous-estimé de 30 % la teneur en alcool dans le sang de nos volontaires. En outre, ses résultats ne sont pas constants d’une utilisation à l’autre. Cet alcootest est carrément dangereux, car il peut vous laisser croire que vous êtes en état de conduire alors qu’il n’en est rien.

M. Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec, rappelle que « la prise de médicaments ou de drogue, la fatigue et le stress sont des facteurs qui peuvent amplifier les effets de l’alcool ». D’où l’importance de ne pas conduire lorsqu’on a bu, sans compter que les amendes et les frais peuvent s’élever à plusieurs milliers de dollars, même pour une première condamnation.

Source: Protégez-Vous et CAA-Québec