Page éditoriale ( édition du 15 août 2002 ) :

 
 
Opinion :
Problèmes d'eau, vous dites ?
Imaginez un peu le scénario. On est au début des années soixante-dix, quelque part dans le secteur Aylmer. Après avoir lavé son auto et arrosé sa pelouse avec les derniers gadgets du magasin du coin, un père de famille profite du soleil en poussant les petits cailloux de son entrée asphaltée vers la route. L’utilisation du traditionnel balai de rue est inutile puisque son arrosoir fera le travail.
Charles Audet
 
Imaginez un peu le scénario. On est au début des années soixante-dix, quelque part dans le secteur Aylmer. Après avoir lavé son auto et arrosé sa pelouse avec les derniers gadgets du magasin du coin, un père de famille profite du soleil en poussant les petits cailloux de son entrée asphaltée vers la route. L’utilisation du traditionnel balai de rue est inutile puisque son arrosoir fera le travail.

Jusque là, pas trop de problèmes, sauf si vous savez qu’une trentaine d’années plus tard, votre municipalité cherchera justement à vous approvisionner en eau potable et y consacrera une importante part de son budget. Évidemment, en cette année 2002, tout le monde connaît la problématique de nos lacs et de l’eau potable. On connaît également le fait que les municipalités de Lambton et Beaulac-Garbthy ont activement cherché de l’eau potable, que la ville fusionnée de Thetford Mines, aux prises avec le même problème, cherche à alimenter ses citoyens à même le lac St-François qui est justement en amont du lac Aylmer et du Lac Louise et que la municipalité de Coleraine demande de faire bouillir l’eau depuis quelques temps déjà.

Il est également connu que l’heure est à la revégétalisation autour de nos lacs pour aider ces derniers à s’oxygéner et contrer le pourcentage beaucoup trop élevé de rives dénaturalisées. En fait, sans jouer à l’autruche, on reconnaît que les municipalités n’ayant pas de problème qualitatif ou quantitatif d’eau sont moins nombreuses que les autres. Bien sûr, on sait tous cela en 2002… Et vous, le saviez-vous?


 
 
Lettre ouverte :
Lettre ouverte au Ministre de l'Environnement
Association des Riverains du Lac Aylmer inc.


Stratford, le 26 juillet 2002


Monsieur André Boisclair
Ministre de l’Environnement
Ministre responsable de l’eau
Édifice Marie-Guyart
675, boul. René-Levesque Est, 30e étage
Québec (Québec) G1R 5V7


Monsieur le Ministre,

L’Association des riverains du lac Aylmer est un organisme sans but lucratif fondé en 1974 qui se dévoue principalement à la protection d’un des plus grands et des plus beaux lac de l’Estrie. On y dénombre au-delà de 1 300 propriétés riveraines dont l’évaluation foncière s’élève à 94 millions de dollars. Pour notre région, les retombées économiques découlant des activités récréo-touristiques apportées par ce plan d’eau sont très importantes.

Depuis plusieurs années, l’Association mène une campagne de revégétalisation des rives et d’information aux riverains dans le but de diminuer l’apport en phosphore et coliformes fécaux dans notre lac. Nous y avons consacré beaucoup de temps, d’argent et de bénévolat.

Malgré tous les efforts, et ce fut confirmé par une étude récente de la société FAPAQ, le niveau de phosphore dans le lac Aylmer le menace d’eutrophisation ce qui nous préoccupe grandement.

Dans ce contexte, imaginez notre stupeur lorsque nous avons pris connaissance du nouveau « Règlement sur les exploitations agricoles » qui permet l’épandage de purin jusqu’à trois mètres (10 pieds) des lacs et des cours d’eau alors qu’auparavant la limite était de 30 mètres (100 pieds) distance déjà jugée insuffisante ! Peu importe que cette limite s’applique aussi aux engrais chimiques ce qui n’était pas le cas auparavant, il est bien évident que la charge en phosphore et en coliformes fécaux dans nos plans d’eau sera augmentée suite à une telle modification du règlement. Nous croyons que les pressions du puissant lobby agricole ont prévalu sur les intérêts des citoyens et sur le mandat essentiel du ministre de l’Environnement.

Pourquoi introduire un tel changement rétrograde sans consultation valable et ainsi forcer les gens respectueux de l’environnement à se mobiliser pour y apporter des modifications ? C’est ardu et les citoyens se sentent lésés et frustrés d’avoir à travailler à contre-courant des orientations de leur propre Ministre qui devrait plutôt être à l’avant-garde de nos intérêts environnementaux.

Nous croyons que les milliers de riverains autour des nombreux lacs de villégiature de l’Estrie, de l’Outaouais, de Lanaudière, etc. ; feront les même constatations et nous l’espérons vous feront part de leur désapprobation face à une telle situation.

Afin de protéger notre patrimoine environnemental, nous croyons qu’il faut modifier ce règlement le plus rapidement possible avant que les dommages ne soient trop grands.

Espérant que vous comprendrez l’urgence de notre message, veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de nos meilleurs sentiments.

Le Conseil d’administration de l’Association des riverains du lac Aylmer,


Par : Luc Michel, président
1574, chemin Stratford
Stratford (Québec) G0Y 1P0

C.C. Mme Madeleine Bélanger, députée de Mégantic-Compton
M. Claude Boucher, député Johnson
M. Marc Bouliane, député de Frontenac
M. Yvon Vallières, député de Richmond




 
Mot de la rédaction :
Hommage aux bénévoles

La mi-août déjà arrivée et le retour scolaire se pointant avec toutes ses appréhensions ou ses attentes selon les cas, Le Cantonnier désire féliciter et remercier, ce ne sera jamais assez, tous ces bénévoles qui ont rendu possible les nombreuses festivités qui ont ponctué l’été ou se dérouleront prochainement dans notre zone, dans chaque ville et village.

La St-Jean Baptiste, la Journée trippante, le Tour cycliste du Lac-Aylmer, le festival western, la fête annuelle au village, «lionchonnerie», tournois divers, bingo, épluchettes, soirées musicales, concours, repas et méchouis, voilà autant d’activités récréatives, et la liste n’est pas exhaustive, qui rehaussent la qualité de vie.

Quels qu’ils soient, du plus petit au plus influent dans chaque organisation, ces artisans de retrouvailles et de réjouissance méritent une reconnaissance bien sentie de notre part. Ils contribuent plus qu’on ne le croit au développement de nos milieux respectifs.




  
 
 Mot de la direction :
Tirage d'un repas
  
  
Dans le cadre du tirage mensuel d’un repas pour 2 personnes, Mme Aline Nadeau, membre du journal communautaire Le Cantonnier, se mérite le prix d’une valeur de 20 $ qui parvient pour l’occasion du restaurant L’Express. La propriétaire, Mme Clémence Matteau, remet le certificat cadeau à la gagnante et elle se fera un honneur d’accueillir son hôte et son accompagnateur à son petit restaurant de la rue Champlain à Disraeli. Celui-ci réputé pour ses bons déjeuners pouvant être servis toute la journée de 5 h à 15 h.

Ce concours est offert à tous les membres du journal grâce aux généreux restaurateurs suivants : Car Lasso, Chez Pat, Domaine Aylmer, Le P’tit Champlain, Pizzaville, Trieste Pizzeria, L’Express et Pizzeria Restaurant Italien.

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