Chers concitoyens,
Pour faire suite à l’article intitulé « Une bâtisse inhospitalière » publié dans le journal Le Cantonnier en date du 21 mars 2002, j’aimerais apporter les précisions suivantes dans le seul but avoué de fournir de l’information transparente favorisant ainsi un climat propice à une plus grande harmonie.
Tout d’abord, mentionnons que, au moment de l’achat au mois de septembre 2001, il s’agissait d’une propriété évaluée à 48 600$ qui a été acquise pour un montant de 30 000$ payable en 3 versements de 10 000$ . De plus, il est bien vrai que cette propriété est sise sur un terrain (…) dont une partie est louée du Ministère de l’Énergie et des Ressources au coût annuel de 360$ sur une période de 20 ans devant se terminer le dernier jour de mai 2005, location faite à des fins communautaires publiques non lucratives. Par ailleurs, pour ce qui est du terrain, il était prévu par la précédente administration de l’acquérir dudit ministère pour des fins de parc et d’utilité publique (…) . À titre de référence, l’Association du Petit Lac St-François a fait l’acquisition des terrains où est située la Chapelle à un prix très raisonnable. En outre, ce n’est pas un précédent puisque le Chalet des sports, la piscine municipale, le terrain de jeux et même l’aréna, sont situés sur des terrains dont le bail venait à échéance le 1 juillet 1989, moment où le maire actuel, M. André Legris, était en poste et lequel bail n’a jamais été renouvelé.
En second lieu, en ce qui concerne « certains conseillers ayant entériné l’achat sous la précédente administration » et qui « se sont dits non informés de la teneur de l’avis », ils ont eu en main pour l’examiner en comité de travail une copie du contrat à être signé par les deux parties, et la résolution (…) de l’assemblée régulière du 6 août 2001 proposée par M. Jean-Luc Savoie, appuyée par Mme Josette Vaillancourt, laquelle résolution a été adoptée à l’UNANIMITÉ, autorisait le maire, M. Gilles Gosselin, et l’adjointe au sec-très., Mme Murielle Lachance, à signer le dit contrat d’acquisition. Or, il est de notoriété publique que la responsabilité d’un élu ne se limite pas à proposer ou à appuyer des résolutions lors des assemblées du Conseil, mais qu’elle va bien au-delà, i.e. qu’il doit le faire en toute connaissance de cause.
Quant à la teneur de cet avis, il consiste à « rendre conforme les matériaux de revêtement intérieur de finition de façon à limiter l’indice de propagation de la flamme (…) en enlevant ou en recouvrant le préfini sur les murs ». Or, on nous avait laissé entendre que l’application d’une couche de peinture ignifuge rendrait ces matériaux conformes et même les représentants de l’Association du Lac Rond nous avaient avancé l’idée que leur organisme pourrait collaborer pour faire ce travail. De plus, pour ce qui est des responsabilités et de l’entretien des lieux, un protocole de gestion fut signé par les représentants de la Municipalité et de l’Association du Lac Rond. En ce qui a trait au préfini, c’est le revêtement intérieur du second étage de l’Hôtel de Ville et personne n’en fait un drame.
Tout compte fait, je suis convaincu qu’avec un peu de bonne volonté et aussi qu’au lieu de chercher à trouver des coupables, l’on peut faire en sorte que cette « bâtisse » à la vocation plus qu’hospitalière dans le passé continue de le demeurer et je souhaite qu’à la prochaine Fête annuelle des résidants du Lac Rond, laquelle se tient depuis plusieurs années sur la propriété en question, l’on continuera de déguster de délicieux « hot dogs » reléguant ainsi aux oubliettes la métaphore de la « patate chaude ».
Merci de m’avoir lu.
Gilles Gosselin, ex-maire
