Bien qu’elle ne soit pas aux prises, loin de là, avec les sérieux problèmes d’approvisionnement en eau potable qui tiraillent les municipalités voisines de Beaulac-Garthby, Lambton et St-Joseph-de-Coleraine, la Ville de Disraeli vient de se voir imposer de nouvelles normes qui l’obligeront vraisemblablement à investir quelque 30 000$ dans le système d’assainissement. C’est ce que vient de révéler le premier magistrat de la corporation, M. Yvon Jolicoeur. La municipalité n’a d’autre choix que de se conformer durant la prochaine année à ces nouvelles prescriptions qui prévoient une durée de chloration minimale ainsi qu’une augmentation du nombre de prélèvements pour analyse. Le traitement au chlore commandera l’installation de nouveaux équipements au réservoir sis à proximité du séchoir de Shermag. « Dès le dépôt de l’étude menée par la firme Roche, les travaux commencent », de dire le maire.
Urbanisme
Finalement, la Ville de Disraeli aura connu en 2001 une bonne année dans le secteur de la construction puisque l’inspecteur en bâtiment a délivré 107 permis. De ce nombre, 6 le furent pour des constructions neuves alors que 94 étaient destinés à la rénovation. Les sept dernières autorisations concernent le lotissement et les fosses septiques. Rien de nouveau du côté immobilier industriel.
La valeur foncière globale de la municipalité s’est ainsi enrichie de 1 973 860$. L’important chantier ayant mené à la construction de la résidence pour aînés La Roseraie et dont les investissements ont à eux seuls dépassé le million de dollars a d’autant gonflé les statistiques. En 2002, il faut prévoir le même impact exceptionnel grâce au projet d’agrandissement du CHSLD qui est censé se mettre en branle au printemps et dont les coûts de travaux s’élèvent à 5 068 000$ .
Réflexion
En acceptant récemment la responsabilité de certains dossiers ou de certaines charges, les nouveaux échevins Normand Boutin et Roch Rousseau ont mis fin au temps d’observation des travaux du conseil qu’ils avaient réclamé en début de mandat. Ainsi, donc, lors de la dernière assemblée régulière, le maire Yvon Jolicoeur a annoncé que M. Boutin avait accepté de siéger au conseil d’administration de la Corporation de Développement économique ainsi que de représenter la corporation municipale au conseil d’administration de l’Office municipal d’habitation. Pour sa part, M. Rousseau s’occupera du secteur du tourisme et de l’important dossier de la sécurité civile.
CLSC
Les conseils municipaux de Disraeli, Paroisse de Disraeli, Ste-Praxède, Beaulac-Garthby, Coleraine, St-Julien et St-Fortunat, ont été invités par leur confrère de St-Jacques-le-Majeur à appuyer par résolution sa demande relative à la mise en place d’un personnel médical et infirmier pouvant offrir des soins de première ligne à longueur de jour au centre de Disraeli du CLSC Frontenac. Des maires de ces corporations se sont réunis en fin de janvier et ont récemment décidé de réactiver le dossier CLSC. Le groupe a expliqué sa démarche et présenté ses doléances au directeur général du CLSC, M. Normand Baker, lors d’une réunion qui s’est tenu mardi soir, le 19 février.
Dans ce dossier, il faut se rappeler qu’un comité de travail avait procédé, il y a quelques années, à des représentations auprès des autorités administratives concernées afin que des ressources humaines soient affectées au point de service de Disraeli comme il se fait déjà ailleurs dans certains autres centres de même nature. Une réunion regroupant plusieurs intervenants et observateurs et à laquelle participait M. Normand Baker avait alors eu lieu au local des Chevaliers de Colomb de Disraeli. Depuis, rien malgré nombre d’espoirs. « On a de nouveau allumé l’allumette », de commenter le maire de St-jacques, M. Steven Laprise. « On n’a pas de service en région (…) On veut avoir un autre docteur (…) On peut pas être malade sur rendez-vous (…) On veut donc brasser la cage ».
Il sera intéressant de suivre l’évolution de ce dossier réanimé dans le contexte où on a prévu le déménagement du CLSC dans l’agrandissement du CHSLD dont les travaux sont censés débuter ce printemps.
Motel industriel
Une entreprise de fabrication de mini-bâtons promotionnels de hockey qui s’était installée dans le motel industriel de Disraeli depuis plusieurs années et qui y employait entre 4 et 5 travailleurs a cessé ses opérations en début de février. La raison majeure de son départ pour Fleurimont consiste, selon les propos du maire M. Yvon Jolicoeur corroborés par un des membres du comité de développement économique, M. Yves Daigle, en sa non-conformité persistante à une requête maintes fois adressée au propriétaire lui enjoignant de cesser toute opération de vernissage à moins de se doter de l’équipement pouvant contenir les émanations toxiques. La forte odeur incommodait les locataires voisins à tel point que ces derniers remettaient même en question leur résidence en ce lieu. Plusieurs propositions de nature corrective furent avancées mais sans réponse. « S’il avait voulu, il aurait pu », de commenter M. Daigle qui précise que la corporation n’a pas perdu d’argent avec cet entrepreneur.
Ce départ a cependant permis à l’unité de production Confection Fortin employant 50 travailleurs d’augmenter sa surface de 3 000 pieds carrés pour la porter à 9 000 . Il reste donc une superficie de 6 000 pieds carrés disponibles pour tout nouvel arrivant.
Dans son scénario de rapatriement de certaines opérations de son plan de Granby maintenant fermé, la compagnie Nutech avait un moment envisagé d’occuper l’espace restant mais la conjoncture économique a malheureusement modifié les plans de la direction.
Le comité de Développement économique de Disraeli (CDED) est dirigé par un conseil réunissant les administrateurs Yves Daigle, Raymond Goulet, Anita B. Lemieux, Yvon Jolicoeur et Normand Boutin (respectivement maire et échevin délégués), sous la présidence de M. Pierre Vaillancourt. Le mandat du groupe de travail est « de garder les jobs et de remplir le motel », de conclure M. Daigle.
Démission
Se voyant dans l’impossibilité de siéger à la suite d’un conflit d’horaire incontournable, le maire de la Paroisse de Disraeli, M. André Gosselin a présenté sa démission comme représentant de la MRC au CLD de l’Amiante. Les autres représentants de la zone à ce palier décisionnel sont les maires Jean Binette (Beaulac-Garthby), André Legris (Coleraine) et Jacques Laprise (St-Julien).
Malaise
Dans un contexte où les élus de Coleraine ne font pas la lecture des comptes du mois avant leur adoption publique, ce qu’il déplore d’ailleurs, l’ancien maire de la municipalité, M. Gilles Gosselin a trouvé tendancieux le soin particulier que son successeur a mis à expliquer les sommes d’argent qui lui seront versés ainsi qu’à certains échevins défaits lors de la dernière élection. Selon, M. Gosselin, cette insistance laisse croire qu’ils profitent tous d’avantages illégitimes et imprévus. Or, les allocations de départ et de transition (cette dernière concernant seulement le maire) sont des mesures prescrites par la Loi sur le traitement des élus municipaux dans le cas des corporations qui participent à un régime de retraite des membres du conseil, et par le règlement no 353 de la municipalité adopté en février 89 lors d’un mandat de l’actuel maire M. André Legris. « Je me suis senti visé comme si j’étais un profiteur (…) je ne suis pas responsable de ce règlement » . L’allocation de transition pour le maire s’élèverait à 3 421.53$ alors que l’allocation de départ de chacun des candidats sortants défaits serait de 1 702.62$
Embauche d’un secrétaire-trésorier
La municipalité de St-Joseph-de-Coleraine a procédé à l’engagement de Mme Caroline Picard dans les fonctions de secrétaire-trésorier. L’embauche de Mme Picard qui est présentement à l’emploi de la municipalité de La Guadeloupe fut rendue nécessaire à la suite de la retraite de M. Éloy Gravel. La procédure de sélection avait été confiée à la firme Raymond Chabot laquelle a recommandé deux candidats. Le choix des élus a porté sur Mme Picard qui compte dix années d’expérience dans le domaine. Elle entrera en fonction le 11 mars prochain.
Économie d’eau
Le conseil de St-Joseph-de-Coleraine vient de commander à la firme Fréchette LGL de Thetford une étude portant sur le système de réfrigération de l’aréna Odilon Grenier afin d’évaluer la possibilité d’y réaliser d’importantes économies en consommation d’eau et d’énergie. Les équipements actuels rejettent une importante quantité d’eau chaude qui pourrait être réinvestie. De plus, la municipalité ne voit pas d’un bon œil le maintien de ce gaspillage dans un contexte de difficulté d’approvisionnement en eau potable.
