Nombreuses sont les personnes de plus de cinquante ans qui se souviennent encore, avec nostalgie, de l’ambiance particulière de ces petits restaurants que l’on retrouvait dans les villages de la région, au milieu de siècle dernier.
Ils ont encore en mémoire l’aspect particulier de ces établissements : intérieur sombre, bancs doubles à dossiers très élevés séparant chacune des tables et assurant un cachet d’intimité aux clients, publicités attirantes vantant les mérites et la douceur des marques de cigarettes d’alors (Players, Winchester, Sweet Caporal, Sportsman etc.) et des boissons gazeuses (Coca Cola, Ginger Ale, John Collins, Melody etc.) que la prospérité d’après-guerre rendait accessibles à plus de gens.
La cuisine des restaurants d’alors était fort différente de celle d’aujourd’hui. Impossible de trouver au menu : pizza, poulet frit, fruits de mer ou brochettes. On devait se contenter de nourriture plus traditionnelle : sandwichs, hot-dogs, hamburgers etc.
À Disraeli, quelques-uns de ces établissements se sont démarqués. On se rappelle encore du Réconfort, propriété de Mme J.D. Blais, situé au coin des rues Champlain et Jacques-Cartier , du Quick Lunch, voisin de l’actuel garage Doyon, du restaurant Bilodeau, face au magasin Disraeli-Sports d’aujourd,hui, du restaurant de M. Roland Bilodeau, de l’autre côté du lac, à proximité du pont, du Monte Carlo de M. Lionel Domon qui a remplacé le restaurant Royal (voir photo)
Cette époque a pris fin avec l’ouverture de restaurants plus grands et d’un nouveau genre tel le Car Lasso Hop en 1955.
N.B. : Remarquez le crachoir situé à l’avant-plan dans la photo. On retrouvait cet accessoire dans tous les endroits publics à l’époque.
