Page éditoriale ( édition du 21 novembre 2002 ) :

 
 
Réflexion :
Porteur d'eau
Gérard Declerck

Le porteur d’eau a depuis des millénaires été un des éléments essentiels des civilisations qui se sont développées sur notre bonne terre. On en retrouve les premières traces en Asie occidentale comme la Mésopotamie. En effet, à cette époque, l’eau était déjà l’objet de culte ainsi que le démontre la représentation d’une déesse de l’eau attribuée aux Amorrites.

Plus tard, peu avant notre ère, ce sont les Romains qui ont mis en pratique l’alimentation en eau douce des habitations. Pour ce faire, ils amenaient souvent de fort loin ce liquide précieux au moyen d’aqueducs, sorte de canaux généralement à ciel ouvert traversant monts et vallées à l’aide d ‘ouvrages d’art colossaux. Certains de ces ouvrages existent encore tels le célèbre Pont du Gard destiné à alimenter Nîmes. Cette eau était distribuée dans les maisons par des canalisations de grès. À ce propos, il faut se rappeler que ces Romains utilisaient la géothermie pour chauffer les locaux mais aussi pour alimenter en eaux miraculeuses des bassins d’ablutions collectives créant ainsi les thermes où l’on soignait les soldats blessés, et dont les bienfaits sont encore aujourd’hui mondialement reconnus.

Ensuite vint la période de décadence et c’est vers le XIe siècle, après la grande peur de l’an mille, alors que les cités se développent tant à l’horizontale qu’à la verticale tout en s’éloignant des points d’eau, que les porteurs d’eau devinrent un des rouages incontournables de ce qui était devenu des villes. Tout au long des siècles, la recherche, le captage, le traitement et la distribution de l’eau, suivent et quelques fois précèdent le développement des technologies jusqu’à l’usage de l’énergie nucléaire qui, par dessalement de l’eau de mer, permet d’alimenter en eau douce certaines populations de territoires désertiques.

Mais à l’aube du troisième millénaire, il existe encore sur le globe des zones dont les populations se voient privées de cet élément aussi précieux et indispensable à la vie qu’est l’eau.

En effet, bien qu’aujourd’hui nous connaissions les ressources en eau douce dans de grands déserts quasi inhabités comme le Sahara, il est des endroits où les ressources disponibles sont inconnues. Des endroits où l’on doit faire appel à des sorciers ou sourciers pour, avec le temps, beaucoup de pratique, un peu de chance et souvent beaucoup d’argent, trouver un captage qui, après une prière fervente à la Déesse des Eaux, pourra subvenir aux besoins des population pendant des décennies. Des endroits où l’on voit resurgir la digne et indispensable profession qu’est celle des porteurs d’eau. Certains, grâce à la solidarité inter-cités, et usant de moyens de l’époque, assurent l’approvisionnement des laveuses et autres chasse d’eau. D'autres commercent à grand renfort non de jarres mais de bidons et permettent ainsi à ces mêmes populations l’usage et la consommation d’eau potable.

Ceci, dans certains cas, dure depuis des années. Les populations rendues responsables moralement et pécuniairement ne savent plus à quelle déesse se vouer. Car, comme dans de nombreux cas touchant la santé publique, plus elles paient moins elles reçoivent de services.

Alors doit-on faire comme les Romains et se tourner vers César Maître des Sources ou vers ceux qui comme lui ont fait voeu : «DE POURSUIVRE LA FORTUNE JUSQU’AU FOND DE L’EAU» ?


 
 
Commentaires :
Réception de 3 lettres

Bonjour Charles,

Je voudrais seulement prendre quelques minutes de ton temps, pour remercier le personnel de votre organisation pour le magnifique travail que vous effectuez au Journal LE CANTONNIER. J'ai été agréablement surpris de découvrir votre site, lequel je trouve très bien présenté, en plus du fait que les textes soient très bien formulés.

Etant natif de Disraeli et travaillant au Mali, en Afrique de l'Ouest, depuis près de deux ans, je puis vous assurer que j'apprécie énormément pouvoir ainsi avoir des nouvelles de mon ancien patelin. Je vous encourage à continuer votre excellent travail, et en terminant, mon épouse Nicole et moi tenons à vous adresser, ainsi qu'à votre équipe, nos plus sincères salutations.

Gilles Roy

De Grenoble (France) je découvre la vie de votre beau pays, ainsi que sa vie quasi quotidienne.

Bravo! Félicitations! C'est beau, c'est magique !

Daniel Giloppe

Bonjour,

Cette lettre fait suite à votre article : Amiante changeons de nom ça presse. Si ça presse... J’habite la ville de Québec et j’ai acheté une propriété en bordure d’un lac de votre région. Lorsque je situe les gens, je me garde bien de dire la région de l’Amiante, parce que ce mot signifie pour nous : perdants, problèmes, plaintes, maladies, échecs, combats, laideurs, etc.

Je ne comprends pas qu’on accroche ce mot un peu partout. C’est de la contre-publicité. Le «TOP» c’est la MRC de l’Amiante. Les jeux du Québec s’en viennent, faites le ménage, ça presse.

J’avoue ne pas comprendre, c’est dire le plaisir que j’ai eu à vous lire. Les gens d’ici doivent tourner le dos à l’amiante, c’est le passé, et regarder à l’avant ; regarder «Les lacs» c’est là le futur.

Ici, nous avons besoin d’un «BON» restaurant. Nous de l’extérieur, c’est ce qu’on pense. La personne qui va ouvrir un vrai «resto» va faire fortune. On attend tous après ça. «Surtout pas avec le nom ...d'amiante dans la raison sociale».

À la prochaine, j’aime toujours lire vos articles.

Madeleine Harbour
Québec







Le Cantonnier vu par la planète
Charles Audet

Imaginez un peu le topo. LE CANTONNIER qui se veut un journal communautaire régional sans prétention et qui est, par le fait même, écrit par des citoyens soucieux de s’impliquer et de faire connaître leur patelin est maintenant, par la magie du «web», lu en Afrique, en France et en Australie.
C’est en effet ce que l’on constate lorsque l’on visionne les statistiques du site lecantonnier.com. En extrapolant un peu, nous pouvons facilement imaginer que ces visiteurs outre-mers sont en grande partie d’anciens résidants de la région (voir commentaire de la page 4) qui veulent garder contact avec leur contrée d’origine. On ne peut que vous encourager par le bouche à oreille à publiciser votre journal à vos parents et amis d’ici et de l’extérieur.

Simplement merci
Vous remercier de votre assiduité à visiter notre site Internet est bien peu étant donné le plaisir et l’honneur que vous nous faites de votre présence. Du même souffle, les «bâtisseurs» de la première heure du Cantonnier, voulant avant tout faire le lien entre les municipalités de six comtés, n’aurait sûrement pas, à prime abord, imaginé un tel scénario. Ce clin d’oeil du destin ne peut que les réjouir.





Mot de la rédaction :

Se voulant un outil de développement social accessible à tous les citoyens désireux de le faire, LE CANTONNIER privilégie un espace pour les articles de fait ou d’opinion. N’hésitez pas à transmettre des nouvelles de votre coin ou à partager votre point de vue.

L’auteur doit être clairement identifié. Les textes deviennent la propriété du journal qui se réserve le droit de les abréger, de les modifier dans leur forme ou enfin de les publier à la lumière des droits individuels et de l’intérêt collectif.






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Tirage d'un repas
  
  
Innovatrice de nature et dynamique, Mme Michèle Blais, propriétaire du restaurant Pizzeria le TRIESTE, offre régulièrement un met nouveau à sa clientèle sur son choix varié de menu. Monsieur Daniel Lemay, membre de la corporation du journal communautaire de Disraeli, reçoit fièrement des mains de la propriétaire du Trieste le prix d’un repas pour 2 d’une valeur de 20 $ dans le cadre du concours offert par le journal LE CANTONNIER parmi ses membres pour 2002.