Actualités ( édition du 24 oct 2002 ):
 
 
ARLA :
La rivière Coulombe réhabilitée
Jean-Denis Grimard
 
Les personnalités suivantes ont pris une part active au point de presse : M. Luc Michel prés. de l'ARLA, M. Richard Châtelain responsable du projet, M Gérard Binet député fédéral de Frontenac-Mégantic, M. Jean-Pierre Ricard de Environnement Canada, Mme Ghislaine St-André représentante de la Fondation de la Faune, M. Pierre Poirier biologiste, et M. Gaétan St-Laurent échevin représentant la municipalité de Beaulc-Garthby.

L'Association des Riverains du Lac-Aylmer a dévoilé, lors d'une séance d'information qui s'est tenue vendredi dernier à la salle des loisirs de Beaulac-Garthby, sa plus récente intervention dans la lutte pour la conservation du plan d'eau.

Il s'agit de la restauration de la frayère de la rivière Coulombe, jadis considérée comme un «nid du doré», sise à la sortie de la partie urbaine de Beaulac-Garthby en direction de St-Gérard.

Une étude réalisée en 2001 au coût de 11 837 $ est arrivée à la conclusion que les abreuvements de bétail, les excavations mécaniques de gravier, l'érosion, l'agriculture et les coupes de bois, ont concurremment détérioré l'écosystème du cours d'eau. Devant ce constat, l'ARLA s'est engagée dans sa restauration qui est pratiquement complétée. Dirigés par M. Richard Châtelain et le chargé de projet M. Pierre Poirier, tous deux biologistes, les travaux réalisés dans les dernières semaines ont consisté à restaurer les berges, à reboiser les zones dégarnies, à nettoyer, à clôturer et, en certains endroits, à recréer un lit.

M. Châtelain a révélé avoir obtenu la totale collaboration des sept propriétaires riverains qui ont accordé le droit d'accès. Selon ce dernier, «il y avait urgence de démarrer le projet au-delà des tracasseries administratives».

Financement

Ce plan de revitalisation implique des coûts évalués à 57 000$ dont une grande partie est déjà assurée par des subventions par le biais du programme fédéral éco-action (24 000 $) et de la Fondation de la Faune du Québec (22 000 $) . L'ARLA a souscrit 4 670 $ tandis que la municipalité de Beaulac-Garthby y a injecté 1 750 $. Le président de l'association, M. Luc Michel, s'est dit confiant de trouver la balance bientôt.

Rappelons que l'ARLA compte 600 membres parmi les 1 108 propriétaires riverains. Fondée en 1974, la ligue a soutenu la revégétalisation des rives, veillé à la qualité de l'eau, surveillé les populations marines, publié un bulletin annuel et initié la création d'un comité visant la régulation des niveaux d'eau dans les bassins à la tête du réseau hydrographique St-François. Une de ses prochaines offensives consistera en la protection du doré jaune dont une pêche sportive abusive élimine les sujets avant même qu'ils soient en âge de frai. Il faut enfin signaler la présence de deux résidants riverains du lac de l'Est impliqués dans le récent mouvement de revitalisation de leur bassin et qui se sont montrés très intéressés par la démarche et les appuis recueillis.


 
 
Disraeli-Beyrouth (16-17-18 avril 2002)
Léonard Bolduc
 

Trois jours de colloque consacré à la francophonie. Animé par des universitaires de haut calibre, les participants ne sont pas restés sur leur faim. Chacun d'entre eux avait la tâche de faire découvrir un écrivain de son pays.

Voici quelques mots sur cette rencontre internationale traitant de la poésie et de la littérature françaises. Il est étonnant de constater combien les lettres françaises sont connues à travers le monde. Dans des pays aussi différents que ceux que représentaient ces doctes personnages. Il est à remarquer que la France fut présente dans ces contrées, soit par la colonisation ou par le mandat. Les pays d’Afrique notamment, où elle laissa sa marque, là plus qu’ailleurs peut-être.

Les représentants venaient de France, de Jordanie, du Maroc, du Sénégal et du Liban, bien sûr. Et du Québec ! Excluant la «doulce » France, les représentants des autres contrées avaient envoyé autant d’hommes que de femmes. Étrange retournement pour le machisme arabe conventionnel ! Tous eurent à cœur de nous faire découvrir des auteurs, poètes ou écrivains, qui avaient marqué leur vie ou celle de leurs étudiants.

Les Québécois qui représentèrent fièrement la province furent Marc Rochette et Georges Desmeules, tous deux auteurs et professeurs au Collège François-Xavier Garneau de Québec. Quant au dernier nommé, il enseigne à l’université de Sherbrooke également.

Le but de cette rencontre était de renforcer les liens entre les citoyens de pays francophones. Nous nous sommes rendu compte que les espoirs sont les mêmes sous des cieux différents : garder vivante une langue française de qualité. Ce n’est pas toujours facile quand nous nous voyons entourés par cette mer immense d’anglophonie.

Nous avons pu bénéficier de visites très intéressantes. À part Beyrouth et Tripoli, nous avons pu nous rendre aux frontières d’Israël, au sud du Liban. Une ville du nom de Kana. L’inquiétude était palpable étant donné que les citoyens étaient à préparer l’anniversaire d’une attaque survenue à cet endroit quelques années plus tôt. Pour l’étranger de passage, il n’est pas facile de départager les sentiments qui séparent ou unissent ces antagonismes vieux de tant de siècles. À l’université islamique de Saïda (Sidon), tous ces jeunes gens vivent tous des situations personnelles ou familiales déchirantes. Ce qui est frappant, c’est de voir leur dignité, leur calme. La plupart sont très politisés mais ils vivent en bonne entente avec ceux qui le sont moins. Même la différence de costume ne pose pas de problème. Les demoiselles coiffées d’un fichu et vêtues d’une longue robe côtoient leurs collègues habillées à l’occidentale. Il y a un grand respect de la différence dans ce milieu.

C'est au retour d’un tel voyage que nous nous rendons compte combien beau est notre pays. Combien nous sommes libres malgré quelques différends politiques ou autres. Sortir avec les yeux grand ouverts nous fait apprécier ce qu’un pays neuf comme le nôtre peut nous procurer.



 


Disraeli :
Des officiers font des relevés
Jean-Denis Grimard
Le projet de construction d’une passerelle enjambant la rivière St-François dans le voisinage du club Les Loisirs Aramis Inc. de Disraeli a franchi une autre étape devant conduire éventuellement à sa réalisation avec la visite non annoncée de deux officiers des forces armées canadiennes.

En provenance de Val-Cartier, les sergents Ellis et Heppel ont, durant trois journées en début d’octobre, exploré les lieux concernés par l’ouvrage en plus de mener des consultations avec les représentants des organismes originellement impliqués dans la démarche. Un rapport sera rédigé et acheminé aux autorités.

Rappelons que le projet présenté par M. Gaston Nadeau consiste à rétablir un ancien lien entre les deux rives du cours d’eau grâce à la contribution des membres de l’infanterie qui ont incidemment érigé une structure semblable à Brompton en 2001. Les retombées seraient, selon l’instigateur, nombreuses et bénéfiques pour tous les motoneigistes et quadristes de la grande région qui empruntent les sentiers balisés.

Financement

Dans une conversation qu’il a tenue avec le président du club Les Loisirs Aramis, M. Yvon Scalabrini, le sergent Heppel a indiqué que trois facteurs seront pris en considération dans la poursuite du projet : sa faisabilité, le type de pont requis (suspendu et d’une longueur de 81m par 2m de large), et l’implication (financière) des intervenants du milieu. Contrairement aux attentes de départ, il semble à ce stade-ci qu’il faudra réaliser un montage financier pour couvrir les coûts de l’opération. À Brompton, les dépenses encourues se sont chiffrées à 243 000$ et furent absorbées par différentes sources dont évidemment l’apport de subventions gouvernementales.

La Ville s'est montrée disposée à prêter l'espace de l'Aréna 76 ainsi que ses facilités, durant la saison estivale, pour héberger le corps de troupe.

«J'attends une réponse d'Ottawa suite au rapport des deux sergents; alors je réunirai les représentants des cinq organismes qui verront comment faire pour s'occuper de la suite», précise M. Nadeau.


 

Disraeli :
Un homme d'action
Jean-Denis Grimard

Fonceur de nature, il fonde la caisse populaire Desjardins de Nantes.

Le décès récent de M. Lauréat Lachance dont le passage dans diverses communautés aura laissé des traces a remué bien des souvenirs dans la mémoire des gens qui l’ont connu, car nous sommes en présence d’un bâtisseur ayant vécu à une époque où il y avait beaucoup à faire.

Une biographie révèle souvent un enchaînement logique d’événements préparatoires à des réalisations diverses et souvent méconnues. C’est le cas de ce beauceron né à St-Honoré de Shenley.

Animé par une foi qui l'a toujours accompagné, M. Lachance aura d’abord, dès son jeune âge et ce pendant un an, sillonné le diocèse de Sherbrooke comme propagandiste bénévole pour la JAC (jeunesse agricole catholique) avant de s’installer à Nantes, alors appelé Spring Hill. Fonceur de nature, il ne tardera pas à y fonder, avec l’appui d’un groupe composé d’une dizaine d’épargnants, la caisse populaire dont il sera le gérant durant une année. Sollicité, il débutera par la suite sa carrière dans l’assurance en devenant représentant de la Société d’assurance des Caisses populaires. Il était toujours propriétaire d’un bureau de courtiers 51 ans plus tard.

Tout en assumant en parallèle les rôles de secrétaire de la municipalité et de la commission scolaire, il entreprendra alors les démarches qui mèneront à la fondation de la coopérative de téléphone de Nantes.

Il débarque à Disraeli en 1954 et s’implique immédiatement dans la compagnie locale de téléphone dont il deviendra un important investisseur. Sa présidence assurera la modernisation de l’entreprise qui sera finalement vendue à Télébec. Il rachètera par la suite la compagnie de téléphone Frontenac Ltée de Nantes, la plus petite compagnie encore existante en téléphonie au Québec. En 1967, il fondera le site de camping de Beaulac-Garthby et, quelques années plus tard, Eternit Granit Ltée laquelle cessera ses activités dans la décade 90 .

«J’aime me dévouer, voyager et voir des gens» disait-il, rapporte sa conjointe et bras droit, Mme Jeannine Savoie. Son positivisme et sa mémoire se perpétueront sans doute dans ses enfants installés dans la région.



Lambton :
Lambton et Courcelles ont fêté leur curé
Gérard Declerck
Le 21 Septembre 2002, les paroisses de Saint-Vital de Lambton et de Courcelles ont fêté le 40e anniversaire de prêtrise de leur curé M. Jacques Tanguay.

Cette fête, encadrée par Mme Gracia Blanchette et M. Arsène Lapointe et organisée par le Comité du 40ième incluant les marguilliers et les Conseils Pastoraux des deux paroisses, s’est déroulée en deux temps. Temps particulièrement forts et émouvants par leur ampleur et la ferveur de l'ensemble des participants.

En premier, une messe présidée par M. Jacques Tanguay et concélébrée par neuf de ses condisciples dont M. André Poulin vicaire épiscopal de la Chaudière. Cette cérémonie, à laquelle ont participé les chorales des deux paroisses, eut lieu en présence de la famille de M. le Curé représentée par ses soeurs Gabrielle et Francine et son frère Michel, des Chevaliers de Colomb de Lambton, de Mme Madeleine Bélanger députée, de M. Marc Turcotte Maire de Lambton et de M. Fernand Coulombe Maire de Courcelles.

En second, un repas réunissant plus de 400 convives était organisé dans le Centre Sportif de Lambton. Cette soirée à laquelle participaient les artistes locaux et animée par M.Réal Faubert a été marquée par un hommage composé et offert à M. le Curé par Mme Brigitte Caldwell.

À noter qu'au cours de l'entrevue avec Monsieur le Curé, celui-ci a accepté que soit publiée, sa biographie dont vous trouverez ci-dessous une synthèse : Monsieur Jacques Tanguay est né à Thetford Mines en 1938. Études classiques à Thetford ensuite pendant 7 ans à Lévis. Après quatre années au Grand Séminaire, il fût ordonné prêtre en 1962 et affecté à Québec et Vanier. Son esprit pionnier l'emmena ensuite à exercer son sacerdoce auprès du monde ouvrier en devenant prêtre ouvrier. Enfin, après un passage de quelques années à Baie St-Paul, il est affecté à Lambton en 1995. À cette tâche s'est ajoutée, il y a 2 ans, la paroisse de Courcelles.

Mais au-delà de son engagement sacerdotal Monsieur le Curé consacre ses courts loisirs à l'audition de musiques classiques, à la lecture portant sur l'Histoire des civilisations, mais surtout à l'art pictural dans lequel il excelle. Il suffisait pour s'en convaincre d'accorder quelques instants à l'exposition d'une partie de ses oeuvres qui se tenait dans l'entrée de la salle.

LE CANTONNIER SE JOINT AUX PAROISSIENS DE LAMBTON ET COURCELLES POUR SOUHAITER LONGUE VIE À LEUR CURÉ : MONSIEUR JACQUES TANGUAY.



Disraeli :
Le C.P.E. reconnu
Le député de Frontenac et adjoint parlementaire à la ministre d'État à la Famille et à l'Enfance, M. Marc Boulianne, a récemment remis au directeur du C.P.E., M. Serge Rousseau, une plaque associant l'équipe de Parc-en-ciel aux objectifs québécois que sont le développement des enfants et le soutien aux familles.

«On est de son enfance comme on est de son pays»
St-Exupéry



 

Stornoway :
La Caisse donne 1 500 $ aux Loisirs de Stornoway
La Caisse populaire Desjardins du Lac-Aylmer, par la voie du directeur des services aux particuliers, M. Jean-Marie Gagné, a remis à Mme Suzie Labrie, responsable du service municipal des loisirs de Stornoway, un chèque au montant de 1 500$ afin d’assister financièrement le projet de camp d’été conjointement assumé par la coopérative Desjardins et la municipalité et qui permet la création d’emplois pour des adolescents.





Disraeli :
Une fontaine à Disraeli

Dès le printemps prochain, il y aura du nouveau dans le décor de Disraeli. En effet, une fontaine avec un jet d'une hauteur de 20 mètres sera installée près de la Marina. L’appareil construit depuis peu et les ententes avec la municipalité réglées, il ne manque que le retour du beau temps pour installer le tout dans des eaux plus chaudes. Ce projet initié par la Chambre de Commerce de Disraeli saura sûrement plaire aux touristes attendus à l’été 2003. La participation de François Cyr, Martin Beaudoin et André Grégoire des Pompes et Filtration de Thetford fut d’ailleurs bien appréciée….




CLSC Frontenac :
Une personne chère s'est suicidée...
ceux qui restent ont besoin d'aide
Charles Audet

Selon les données de la Régie régionale Chaudière-Appalaches, la MRC de L’Amiante se distingue avec l’un des plus haut taux de mortalité par suicide de la région Chaudière-Appalaches.

Cette dernière occupe le 3ième rang au niveau du Québec. Cela représente une centaine de suicides par année dont 80 % sont des hommes âgés entre 15 et 64 ans. Au chapitre des conséquences, un suicide provoque «une onde de choc» affectant de 8 à 10 personnes dans l’entourage immédiat de la personne suicidée.

Parmi les impacts de perdre un proche par suicide, nous pouvons retrouver: de la dépression, des arrêts de travail, des idées suicidaires, etc. Afin d’éviter ces impacts malheureux, les personnes affligées par le suicide d’un proche ont besoin d’en parler abondamment, de se sentir rassurés par rapport aux réactions vécues et d’être supportées.

Au début, l’entourage peut assumer ce rôle, mais vient le moment où les endeuillés ont peur de déranger, ou ils se font dire d’essayer d’oublier, de tourner la page et de se reprendre en main. Cependant, pour que leur cheminement de deuil se fasse, les personnes ont encore besoin d’en parler et d’avoir du support.

C’est pourquoi le CLSC Frontenac mettra sur pied, à compter du 28 octobre prochain, un groupe de soutien pour les personnes endeuillées par suicide, s’adressant aux personnes de 18 ans et plus. Les activités du groupe se dérouleront une fois par mois et permettront d’aborder différents thèmes reliés à ce deuil particulier. De plus, «l’approche de groupe ouvert» permettra d’accueillir de nouveaux participants à chaque mois.

Les personnes désireuses de participer au groupe ou d’avoir plus d’information peuvent contacter le CLSC Frontenac au 338-3511.