Chroniques ( édition du 24 oct 2002 ) :

     
     
     

    Chronique historique :

    Des "Steamboats" sur les lacs de la région
    Jean-Claude Fortier

    La barge «Marine», le Wilson, le RcRae et le Tobin amarrés à Garthby. L’homme portant chapeau, au centre, serait vraisemblablement M.Thomas Lapointe, chef des opérations de la Brompton pour la région. On retrouve également M. Gaston Grenier de Garthby, alors âgé de 15 ans.

    Au cours de la décennie 1910-20, les eaux des lacs de la région (St-François, Aylmer et Louise) étaient sillonnées par une flottille de bateaux à vapeur (steamboats) traînant des centaines de milliers de billes de bois. Les pitounes, coupées durant la saison hivernale dans les chantiers de la Brompton ou chez des entrepreneurs privés, étaient destinées aux moulins à papier de la compagnie situés en aval sur la St-François.

    Cinq de ces bateaux étaient utilisés sur le lac St-François : le Beauclerck, le Bothwell, le Monroe, le W. Wings et le Thomas Lapointe. Sur le lac Aylmer, on retrouvait: le Marine(une barge), le Wilson, le McRae et le Tobin. Finalement, une barge était en opération sur le lac Louise, dans le canton de Weedon, vraisemblablement le Rossiter.

    Ces bateaux pouvaient avoir une longueur de 90 pieds. Durant la saison de la drave, leurs bouilloires fonctionnaient 24 heures par jour et consommaient plus de trois cordes de bois de 24 pouces à l’heure. Ils pouvaient traîner jusqu’à mille cordes de bois.

    Le grand patron de la Brompton pour la région, de 1896 à 1945, était le «très coloré» Thomas Lapointe. Il a également été maire de Garthby, de Disraeli ( 1929-1934) et député du comté de Wolfe pendant sept ans. Le directeur des opérations pour la drave était M. Médéric Roberge de Lambton et le capitaine du «Wilson» a été, pendant quelques temps, M. Donat Péloquin de Weedon.

    Un réseau de rivières de la région servaient au flottage (drave) du bois vers les lacs. Parmi ces cours d’eau, on retrouvait la rivière Legendre, la Black River (secteur Winslow) la White River, la Felton, la Black River (secteur Coleraine), l’Indian River (rivière Sauvage) la Muskrat, la rivière Cold Stream, le ruisseau Bernier, la rivière Maskinongé, la rivière Coulombe, le ruisseau Auger, le Mud Brook, le Duck Brook (rivière au Canard, secteur Weedon), la rivière Nicolet et la Main River (rivière St-François.)

    Ces «steamboats» disparurent de nos lacs vers 1920 et furent remplacés, plus tard, par les Tug-Boats, alimentés au mazout. Ceux-ci étaient plus petits, plus économiques et plus efficaces. Les «Tugs», comme on les appelait, ont été utilisés jusqu’au début des années 1960.




     
     
    Chronique d'horticulture :
     
    Il est encore temps de planter des bulbes
    Linda D'Aigle

    Les dernières photos de mes jardins au printemps remontent à une dizaine d’années. Des centaines et des centaines de bulbeuses de toutes sortes fleurissaient ça et là sur le terrain. Quel spectacle…

    Toutefois j’avoue que mon enthousiasme pour les "bulbeuses" a considérablement diminué depuis. Les suisses ont dévoré et volé une partie de mes plus beaux spécimens; j’ai omis de diviser les tulipes capricieuses, certains bulbes sont coincés dans la glaise tandis qu’ailleurs ils ont été étranglés par les racines de certaines vivaces particulièrement envahissantes.

    Avec l’expérience, j’ai appris à être plus sélective quand à l’achat des bulbes et surtout j’essaie de les planter au bon endroit. Je choisis les narcisses, l’ail décoratif et les fritillaires dont l’odeur a une action répulsive sur les rongeurs. J’élimine les variétés qu’il faut diviser et j’opte pour variétés de tulipes botaniques qui se naturalisent. Je les plante sous les arbres afin de ne pas avoir à les déménager lorsque leurs feuillages devient disgracieux.

    Pour fleurir le bord de mes fenêtres en avril je pratique le forçage de bulbes à l’intérieur. A l’automne ce sont ces bulbes que je porte en terre mais j’attends à la dernière minute car voyez-vous, j’ai remarqué que les petits rongeurs sont aussi paresseux que moi au mois de novembre….

    Autre belle réussite pour le Chemin des Artisans

    Ils ont été plus de six cents à signer le livre des invités mais encore plus nombreux à franchir les portes de mon atelier de fabrication de papier.

    Ces visiteurs venaient de la région, mais il y avait aussi les autres, ceux de Matane, Montréal, Québec, Cap-de-la-Madeleine, Kamouraska, Magog, Chicoutimi, Saguenay, St-Hyacinthe, Portneuf, Argenteuil, Beauce et j’en passe. Le circuit du «Chemin des Artisans» leur a permis de découvrir un petit coin de pays qui leur était inconnu. Ils se sont sentis bien dans notre décor et savent à présent que nos gens sont accueillants et qu’il y a chez nous plein de choses à voir.

    Les touristes continueront d’ajouter Disraeli à leur liste de sites à visiter si nous avons quelque chose à leur offrir en retour. Depuis trois ans, ils sont de plus en plus nombreux à se déplacer pour venir voir mes papiers de fabrication artisanale.

    Avec les Jeux du Québec qui se pointent à l’horizon, Disraeli devra sortir ses plus beaux habits fleuris et la Société d’horticulture sera là pour faire en sorte que tout soit bien orchestré.



     
     

    La tribune aux artistes
    Heidi Morin

    Avec l'Action de grâces passée, vous croyiez sûrement le temps des moissons terminé. Bien non, quand l'on sème toute l'année, il n'y a point de raison qui nous empêcherait de récolter en toute saison. Bienheureuse Tamara Bertrand dont la candidature vient d'être retenue pour l'emploi d'agent de communication au sein du Comité Culturel de Disraeli.
    Ce poste, pour lequel l'organisme recevra une contribution d'Emploi Québec, a été créé pour une durée d'environ six mois. Compte tenu des attentes du gouvernement qui espère une augmentation significative de la clientèle aux différentes prestations, la saison 2002-2003 est une période charnière pour le Comité qui pourra bénéficier des services d'une contractuelle pour coordonner ses diverses activités.

    Tamara, qui a été attirée par la campagne de Ste-Praxède, a décidé de s'y installer il y a quelques années déjà. Elle arrivait du Nicaragua où elle avait séjourné un mois. Vous vous doutez bien de ce qu'elle était allée y faire : travailler bénévolement à la construction d'une école. Lorsqu'elle a décidé de donner du temps pour son milieu, c'est la culture qui a retenu son attention. Elle croit fermement que les artistes donnent le pouls de la société. «C'est par les paroles des chansons, par la musique, quand on prend le temps d'écouter vraiment, que les artistes reflètent la vie du milieu, traduisent l'état de la société.»

    Ayant elle-même un petit côté artiste, elle aime depuis toujours organiser des fêtes ou des événements de tous genres. Elle connaît l'ampleur des efforts que les artistes, qu'ils soient chanteurs, humoristes, danseurs ou musiciens, doivent déployer non seulement pour exécuter leurs numéros, mais aussi pour les préparer. C'est pourquoi elle considère qu'il est important que le Comité Culturel de Disraeli continue à promouvoir les artistes.

    Son implication bénévole au sein du Comité Culturel de Disraeli depuis plus d,un an a fait d'elle la meilleure candidate pour l'emploi; elle connaît les membres et les dossiers, alors le suivi en sera grandement facilité. Si vous désirez lui faire part de vos commentaires, son bureau se situe à l'école polyvalente de Disraeli, vous pouvez la joindre au 449-3200, poste 4010. Il ne reste plus qu'un souhait à formuler :
    Tamara, que tes cultures produisent d'abondantes récoltes. Chapeau!


      
    Charles Audet
    charles.audet@lecantonnier.com

    La Maison des jeunes de Disraeli vient de se faire refuser une importante subvention gouvernementale. La situation financière est considérée plus que précaire présentement. Un souper-bénéfice est organisé pour pallier au manque de fonds. Il aura lieu dimanche le 10 novembre prochain à la salle des Chevaliers de Colomb. La population est également invitée à participer en grand nombre les 23 et 24 novembre lors d'un tournoi de quilles. Pour information : Kim Bellemare au 449-1661. Supportons nos jeunes...

    -0-

    Les artistes et artisans vous accueilleront de nouveau au Centre Communautaire J.N. Plante de Disraeli lors de la troisième édition de « La Fabrique des Lutins » les 9 et 10 novembre prochains. C'est un rendez-vous de 10h à 17h à ne pas manquer. Il y aura de tout pour toutes les bourses et l'entrée est gratuite.

    -0-

    Toutes les personnes qui ont besoin d'une aide financière peuvent être admissibles à recevoir une aide alimentaire (paniers de Noël) dans le cadre de la Guignolée organisée par les Chevaliers de Colomb et distribuée par le C.E.R.D. Il suffit de communiquer avec le Centre communautaire J.-N.-Plante au 449-5155 à partir du 15 novembre afin de compléter une demande. La Guignolée aura lieu le 14 décembre prochain.

    -0-

    L'organisation du Tour du Cycliste du lac Aylmer a remporté le prix «mérite socio-culturel» au gala Jeunes personnalités organisé par le comité Jeunesse-Amiante. Toute l'équipe du Cantonnier vous félicite pour ce prix bien mérité.

    -0-

    Le Construction Parent et Fils de Coleraine a remporté une victoire 9 à 6 contre St-Joseph de Beauce lors de la première partie de la saison régulière dans la ligue junior «B» Beauce-Frontenac. Les joueurs sont principalement de Coleraine et Disraeli. «On a une très bonne équipe, on devrait très bien figurée cette année.» affirme le président de l'équipe M. Gaston Nadeau.

    -0-

    La municipalité de Coleraine est à la recherche d'une vingtaine de bénévoles pour l'entretien du terrain de balle-molle lors des parties qui auront lieu dans la municipalité pour les Jeux du Québec 2003. Les personnes intéressées doivent s'inscrire avant le 10 novembre en contactant Pierre Richard au 423-3347.


     
    Voleurs recherchés
    Alain Cyr
    Plusieurs vols ont eu lieu dans les dernières semaines dans la région. On demande votre attention afin de nous aider à mettre la main au collet des malfaiteurs, entre autres il y a eu 3 introductions par effraction dans le Rang 6 de St-Fortunat. Divers objets furent volés dont un véhicule tout-terrain, outils, objets antiques, téléviseur et divers petits objets.

    Un autre vol par effraction dans une résidence de la rue St-Laurent à Beaulac-Garthby a eu lieu: un ordinateur et un téléviseur furent volés. Un vol de véhicule avec un coffre d'outils a eu lieu à Disraeli; il s'agirait d'un GMC S15, 1987 couleur rouge. Finalement, un vol à l'étalage à la SAQ de Disraeli s'est produit; le voleur aurait été filmé en pleine action, le tout serait présentement sous enquête.

    POMPIERS À L'OEUVRE
    Un incendie s'est déclaré dans une résidence de la Route 263 à Ste-Praxède: le feu aurait pris naissance dans la véranda. L'incendie d'origine électrique a causé pour 40 000$ de dommages. La maison fut déclarée perte totale.

    Un autre incendie dans la rue Champoux à Disraeli a causé pour 6 000$ de dégâts et l'origine serait un chaudron d'huile oublié sur le feu de la cuisinière. La rapidité d'intervention des pompiers a permis de limiter les dégâts.

    Une écurie de la Route 112 à Beaulac-Garthby a subi pour plus de 75 000$ de dommages et les sapeurs-pompiers de la municipalité ont dû faire appel à leurs confrères de St-Gérard, Weedon et Disraeli en vertu de l'entente inter-municipale. Les forts vents et la présence de près de 2 000 balles de foin ont compliqué le travail des pompiers qui ont limité les dommages à l'écurie seulement. Les propriétaires ont réussi à sortir les chevaux et divers équipements avant que le feu n'atteigne des proportions gigantesques.





    Site Internet du mois