Page éditoriale ( édition du 26 septembre 2002 ) :

 
 
Éditorial :
AMIANTE
Changeons de nom, ça presse !
On essaie de vendre notre région aux touristes et à de nouveaux investisseurs avec le mot le moins vendable qui soit :

AMIANTE.

Charles Audet
 
Pas de panique. Loin de moi l’idée de renier l’amiante. Nous devons, je crois, continuer à exploiter le plus possible ce minerai et à en faire reconnaître la sécurité. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai grandi avec une roche d’amiante sur le téléviseur. Tout comme vous, je n’ai pas peur de l’amiante ou de l’amiantose et je ne mets pas de masque à oxygène en passant près des mines. Par contre, ayant demeuré à différents endroits au pays, j’ai constaté à quel point la marche, face à la reconnaissance de ce produit, est haute. Le terme amiantose a littéralement fait un lavage de cerveau chez plusieurs personnes qui n’ont même jamais vu la fibre de chrysotile... En sachant tout cela, il est quand même incroyable de voir «amiante» écrit à chaque fois que l’on parle de la région. On n’a qu’à penser à la MRC de l’Amiante, le CLD de l’Amiante, le Centre d’affaire de l’Amiante et l’incontournable Tourisme Amiante. Ces noms n’écorchent pas un peu vos oreilles? Moi si. On essaie de vendre notre région aux touristes et à de nouveaux investisseurs avec le mot le moins vendable qui soit : AMIANTE.

Il me semble évident qu’on se tire dans le pied en surexposant ce mot dans tous nos organismes régionaux. Ce n’est pas au «Bed and Breakfast» de la région à promouvoir ce produit. Le mouvement ProAmiante est là pour faire ce travail. Les commerçants veulent avant tout maximiser leur achalandage touristique sans nécessairement être identifié à un produit dont la réputation est plus que douteuse à la suite de la désinformation des médias.

Le mois dernier, j’ai reçu une lettre d’invitation de la Chambre de Commerce et de l’industrie de l’Amiante. Cet organisme, qui se veut un outil important de soutien pour les entreprises de la région, prône, avec raison d’ailleurs, la diversité économique. Il n’y avait pas moins de neuf fois le mot amiante dans leur invitation. Vive la diversité.

L’autre point majeur concernant cette appellation est qu’à moins d’avis contraire les résidants de la municipalité de Disraeli et des environs ne s’identifient que très peu aux mines et à leurs produits. Je devrais mettre le mot «mines» au singulier puisque l’on ne parle maintenant que d’une mine en fonction, non pas six comme à une certaine époque. Pourquoi ne pas en profiter pour trouver une désignation qui corresponde à la réalité globale de la MRC dans sa diversité.

Comment peut-on créer une habitude de tourisme dans notre région lorsque Bernard Derome et ses confrères parlent constamment d’amiantose, de murs à détruire dans les écoles ou de grèves. Bien sûr, on a de belles richesses à vendre et à développer comme nos lacs, sans parler de nos sentiers pédestres et du parc de Frontenac. Est-ce facile d’attirer les touristes avec ce mot ? La mise en marché n’est sûrement pas le fort de ceux qui soutiennent cette appellation. Pas besoin d’un cours de marketing 101 pour comprendre ça…



 
 
Mot de la direction :
Nos excuses chers internautes !

La Direction du journal communautaire Le Cantonnier est enfin heureuse de vous apprendre que son site Web sera dorénavant mis à jour mensuellement par une équipe de bénévoles qui se fera un plaisir de vous offrir le plus rapidement possible la nouvelle édition du journal ainsi que des articles de fait ou d’opinion qui n’ont pu trouver place ou ne peuvent tarder de paraître. Il y a encore des postes disponibles au sein de cette équipe; voilà une occasion de mettre ses connaissances en pratique et d'en faire profiter la communauté.

La Direction s’excuse auprès de ses lecteurs et internautes de ce retard dans la mise en place du processus de mise à jour.





 

Lettre ouverte :
Direction des incendies de Lambton

LAMBTON LE 28 AOÛT 2002

Le 17 août dernier les patrouilleurs du parc Frontenac, ainsi que les ambulanciers de Lambton on dû réunir leurs efforts pour effectuer le sauvetage d’une jeune femme qui a été victime d’une violente chute d’un bateau qui se trouvait au large près de la pointe aux ardoises du Lac St-François.

Les patrouilleurs au Parc Frontenac ainsi que l’embarcation de la sûreté du Québec dépêchée sur les lieux n’étant pas équipé de planche dorsale et collier cervical dans leur embarcation ont dû retourner à un quai tout prêt de l’accident pour y cueillir les ambulanciers et intervenants qui se trouvaient sur place.

Malgré tous ces efforts de bonne foi, plus d’une heure c’est écoulée depuis l’appel de détresse avant que les intervenants puissent finalement ramener la jeune femme au bord du lac et procéder à son transport à l’hôpital. Souffrant de blessures possibles au dos et en plus d’hypothermie due à l’attente des secours dans l’eau.

Il serait important de mentionné à tous les citoyens des municipalités environnantes ainsi qu’aux riverains des Lacs dans notre région, qu’en mai dernier le conseil municipale de Lambton recevait le dépôt d’un projet de la direction du service des incendies de Lambton et sauvetage St-François incluant l’acquisition d’un bateau de sauvetage par l’entremise d’un don du concessionnaire de bateaux Lacroix Sport de Lambton, d’un zodiac gonflable d’une valeur approximative de 2 800 $. N’ayant eu aucun déboursement à faire pour l’achat du bateau grâce à ce don généreux, les pompiers de Lambton ont demandé un simple transfert de fond provenant de leur budget d’achat 2002 d’équipement de sauvetage pour l’achat d’un moteur hors bord qui n’engageait aucun déboursement de la part des citoyens.

Incroyablement, cette demande de la direction des incendies fut refusé à deux reprises par le maire et un conseillé disant même ne pas voir l’utilité d’un tel service sur le Lac Saint-François. Une fois de plus, il a fallu avoir l’expérience d’un tel besoin suite à cet accident pour confirmer qu’un tel équipement serait indispensable à Lambton en espérant donc que les différentes personnes concernées revoit leur position toutes en invitant les citoyens et riverains à démontrer leur appui à ce projet, lors des prochaines réunions du conseil municipal de Lambton.

Michel Fillion

Direction des incendies de Lambton







Commentaire :
Pas encore !
Je persiste à croire que les décideurs de la région de L’Amiante ont raté une magnifique occasion de faire la preuve d’une préoccupation «régionaliste» sincère dans le dossier de la piste d’athlétisme qui constituera le principal plateau d’accueil lors des prochains Jeux du Québec 2003 .

Nous savons maintenant que ce précieux équipement sportif de base sera situé à Thetford et consistera en la réfection majeure et la standardisation de celui qui y existait à proximité de l’école secondaire depuis les années 70 . La requête étoffée d’un groupe émanant de l’école polyvalente de Disraeli n’aura pas convaincu les organisateurs de son bien-fondé et de sa faisabilité. Pourtant, l’argumentaire du groupe présentait des qualités nombreuses et indéniables : concentration sportive unique sur le territoire de la commission scolaire de L’Amiante, installations accessoires exceptionnelles, affiliation avec l’université de Sherbrooke, qualification supérieure de l’entraîneur, drainage de compétitions provinciales annuelles, etc…

Dans le milieu, avec résignation et dépit, plusieurs concluent que c’est la masse critique et la finance qui l’ont de nouveau emporté, sans imagination et sans audace. On aurait facilement agréé si Thetford avait présenté le même carré d’as que celui de l’école sise aux confins de la MRC. Mais non!

Voilà qui renforce encore le sentiment des gens en place à l’effet que les décideurs dits régionaux ont depuis longtemps de la région une vision centripète : celle qui l’avantage, celle qui va vers eux. À la longue, ça perd son sens; ça tue l’appartenance. Plutôt que d’être intégratif et unifiant, c’est disloquant, schismatique et démobilisant.

L’installation de la piste à Disraeli aurait sans doute rapproché et réconcilié la périphérie et la ville centre. La récente compétition provinciale de cyclisme qui s’est tenue à Disraeli a illustré ce potentiel d’intégration. Quelle belle occasion ratée d’autant plus qu’elle s’inscrivait dans la dynamique de développement que veut insuffler le gouvernement provincial par sa récente politique nationale de la ruralité. Décidément, à la réflexion, les gens en région ont sûrement raison de ressentir de la grogne…





 

 La direction :
Tirage d'un repas
  
  
M. Normand Beaulieu est l’heureux gagnant du tirage mensuel d’un repas d’une valeur de 20$ effectué parmi les membres de la corporation du journal communautaire. Le prix est une gracieuseté du Restaurant Car Lasso de Disraeli. Félicitations.