Page éditoriale ( édition du 21 août 2003 ) :

 
Disraeli :
La Chambre de Commerce bouge
Anita Lemieux

Logo Chambre de Commerce Disraeli.Composée de ses soixante-quinze membres, la Chambre de Commerce de Disraeli est sur une grande lancée dans la réalisation de différents projets en majorité à caractère touristique.

Récemment, il y eut la conception et l’installation d’une fontaine sur les eaux du lac Aylmer dans le périmètre de la marina. Dans ce même secteur, afin d’en faciliter l’accès, la Chambre de Commerce a également procédé à l’achat et à l’installation d’un escalier ainsi que d’une rampe de sécurité. Ces nouveaux éléments complètent avantageusement la limite d’un sentier piétonnier réalisé depuis peu par un autre organisme. De plus, dans la perspective de la venue des Jeux d’été du Québec à Disraeli et soucieux d’améliorer l’image des commerces, une nouvelle initiative a été instaurée visant la remise de paniers de fleurs à chacun des membres. Soixante-quinze paniers ont ainsi été distribués et ce, au grand bonheur des commerces et des amateurs d’horticulture.

Marina

Les bases architecturales de la marina avaient été jetées au cours de l’année 1993 lors du grand projet de la construction du restaurant, de l’installation des quais et de l’aménagement des lieux. Quelques années plus tard soit en l’an 2000, la Chambre avait concrétisé un autre projet, soit l’installation d’une pompe à essence procurant ainsi un service fort apprécié des plaisanciers. Considérant ce secteur névralgique au développement touristique, toutes ces infrastructures sont certes des atouts importants pour la municipalité. Souhaitons que ces installations susciteront éventuellement la présentation de divers événements lacustres. Récemment, dans le cadre de la présentation des Jeux du Québec, la population disraéloise a eu l’occasion d’accueillir des centaines de visiteurs émerveillés par la beauté de ces lieux, laissant de surcroît des retombées certaines pour le milieu économique.

Projets

La Chambre de Commerce de Disraeli a dans ses visées d’autres défis à relever. D’ailleurs, un souper bénéfice est prévu pour le début de l’automne. L’argent ainsi recueilli servira à la réalisation de futurs projets.



Fondation Jeunesse Secondaire Disraeli :

Un autre don

Juliette Jalbert, Carmen Bédard et Ghislain Turgeon.

Le Comptoir familial de Disraeli a de nouveau souscrit une somme de 500$ à la Fondation Jeunesse Secondaire Disraeli dont le but est d’offrir à chaque élève fréquentant l’école polyvalente de l’endroit une chance égale de réussir. Nous apercevons la présidente du Comptoir, Mme Carmen Bédard, entourée de la directrice de l’EPD Mme Juliette Jalbert, et du président de la Fondation M. Ghislain Turgeon.





De l'eau, parlons-en !
Jean-Denis Grimard

En cette année internationale de l’eau douce, il faut s’attendre à recevoir beaucoup de messages rappelant l’importance oubliée ou banalisée de cette ressource essentielle à la vie.

Selon certaines sommités, « le plus grave problème que nous allons devoir affronter au XXIe siècle sera celui de l’eau, qu’il s’agisse de sa qualité ou de sa quantité ». Selon les Nations Unies, « 31 pays font actuellement face à des pénuries d’eau; plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à une eau potable ». Des spécialistes prévoient une rareté affolante de l’eau pour les deux tiers de la population mondiale vers les années 2025 si rien n’est fait d’ici là…

« Il n’existe pas d’endroit sur terre où l’humain puisse être à l’abri de la crise de l’eau », pas même le Québec qui possède à lui seul 3% des réserves mondiales en eau douce grâce à un trésor hydrique comptant au-delà d’un demi-million de lacs, plus de 4 500 rivières, sans parler du plus important fleuve en Amérique du Nord qui alimente à lui seul près de 50% de la population (3 millions de personnes dans une centaine de municipalités riveraines). Pour employer une comparaison très pertinente par les temps qui courent, nous serons un nouvel espace Irak convoité…

Il est fini ce temps où l’eau qui coulait de nos robinets était tenue pour acquise et inépuisable. Tout en détenant le droit d’en faire usage, nous devrons également apprendre à en faire un bon usage. Il semble que chaque Québécois utilise en moyenne 400 litres d’eau par jour et, selon le journaliste Louis-Gilles Francoeur, les Québécois arrivent bon deuxième au palmarès mondial des utilisateurs, tout juste derrière les Américains (425 l). La consommation grimpe évidemment en été, de l’ordre de 50%, « à cause de l’arrosage des pelouses, du lavage des voitures et du remplissage des piscines ».

Rôle des municipalités

Suite à la publication de la Politique nationale de l’eau, intitulée L’eau, La vie, L’avenir, « chaque municipalité devra élaborer, d’ici 2007, un plan d’intervention qui comprendra un inventaire de ses réseaux, un diagnostic de leur état… Chaque municipalité devra connaître le coût de l’eau qu’elle traite et qu’elle livre à ses citoyens ». Elles devront par ailleurs « participer à une nouvelle stratégie nationale de conservation de l’eau qui visera, d’ici 10 ans, à réduire de 20% la consommation moyenne d’eau par personne ». Même au Québec, territoire relativement peu populeux mais qui est riche en eau, les réserves baissent; « la capacité de renouvellement de la ressource n’est pas illimitée alors que le volume des eaux usées ne cesse d’augmenter ».

Nous devrons apprendre à économiser l’eau, à réduire nos besoins, à protéger nos écosystèmes.

Dans un document qu’elle distribuait au public lors de la dernière Explosion commerciale, la Ville de Disraeli révèle que la consommation quotidienne moyenne de ses habitants s’élève présentement à 715 litres (158 g), ce qui est très nettement supérieur aux compilations nationales. Les coûts engendrés par ce débit s’élève à 80.74$ par usager et à 217 800$ pour la collectivité. 65% du volume d’eau sert à la chasse d’eau de la toilette, l’arrosage des pelouses, le lavage des autos et le remplissage des piscines, alors que le reste (35%) concourt à l’alimentation, à la lessive et aux divers soins de propreté.

Des chiffres ahurissants qui ne manquent pas de faire réfléchir et qui conduiront, qu’on le veuille ou pas, à des mesures d’économie ou… de rationnement si nécessaire! La tendance à la consommation disciplinée est lourde et irréversible. Il suffit de penser à la Ville de Sherbrooke qui vient tout récemment d’interdire le lavage des entrées de maison et des trottoirs.



Commentaire :
Les jeux sont faits

Une douzaine de jours se sont déjà écoulés depuis la conclusion de la 39e finale des Jeux du Québec tenue dans la MRC de L’Amiante. La poussière soulevée par la visite commence à retomber et l’heure est au bilan. Il serait illusoire de vouloir le contenir dans cette espace, mais il est toutefois possible d’en révéler certains aspects qui concernent particulièrement notre zone (Coleraine-Disraeli-Ste-Praxède) dans la MRC ainsi que la vision ou la perception qui en découle.

D’abord, cette 39e finale, ce happening d’une jeunesse compétitive, est sans l’ombre d’un doute une réussite globale malgré les problèmes habituels de logistique et de communication. Ils ont impliqué quelque 3 000 athlètes et autant sinon plus de bénévoles. Nous avons eu de la grande et nombreuse visite et, si l’on se fie aux commentaires glanés sur les lieux de compétition, elle fut impressionnée par la beauté de notre secteur, l’accueil des gens, la qualité de l’organisation.

En deuxième lieu, chapeau aux gens de nos milieux qui, par leur intérêt positif ou leur implication directe, ont rendu cet événement de stature provinciale possible chez nous, en pleine ruralité… Certains y ont même dépensé des journées de vacances. Des centaines de bénévoles, appartenant à différentes municipalités du coin, ont, par leur courtoisie, leur ouverture et leur espérance, bien encadré la tenue des activités. Sans négliger les autres secteurs de développement économique, nous sommes trop nantis en richesse éco-touristiques pour en nier le fabuleux potentiel et y concentrer nos efforts. Nous avons fait la preuve que nous savons recevoir la visite; nous sommes capables de nous mobiliser et de faire plus! Nous avons raison d’être fiers.

Des attentes furent déçues, notamment au niveau des retombées économiques locales chez les commerçants. Le fait que tout l’hébergement des athlètes ait été concentré à Thetford alors que nous étions en mesure d’en recevoir beaucoup explique entre autres l’absence des visiteurs dans les commerces. Le discours avait fait miroiter de l’or dans les affaires mais la réalité fut différente. Il est cependant sage de croire qu’un retour sur l’investissement se fera à moyen et long terme.

Par ailleurs, il n’arrive pas souvent que les médias nationaux dépêchent des journalistes dans notre coin ou braquent leurs caméras sur nous pour des raisons autres que judiciaires ou dramatiques. Toutefois, plusieurs déplorent avec raison le manque de référence explicite à notre secteur dans les divers reportages. La très forte centralisation sportive et administrative peut expliquer que nous n’ayons pas entendu beaucoup parler de nous dans les reportages.

Enfin, le fait que ces Jeux du Québec se soient tenus en plusieurs endroits de la MRC, appelant ainsi une collaboration régionale, a d’abord étonné puis réconforté et impliqué les « ruraux » en périphérie qui ne se sentent pas souvent interpellés en toute égalité et respect par les intervenants de la ville centre Thetford Mines. Cette approche régionaliste a sans doute permis un certain apprivoisement qui, il faut espérer, exercera sa magie de rapprochement dans de nombreux autres dossiers futurs. Il reste beaucoup de travail à faire dans ce domaine afin de transformer des attitudes qui nous opposent.

Nous avons accueilli un événement de valeur et nous avons pris de la valeur. Il y aura sûrement des retombées à moyen et long terme. Plusieurs ont promis de revenir, que ce soit pour mieux découvrir et ressentir notre zone, ou pour tenir à nouveau certaines compétitions sportives. Autant d’ambassadeurs dont les témoignages enchantent nos oreilles… Il s’agit maintenant de faire en sorte que la semence germe.


  
Recherche de photos historiques


La Société historique de Disraeli

est à la recherche de photos et documents

portant sur l’histoire de Disraeli et ses environs.

Les photos et textes seront retournés.

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