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| Page éditoriale ( édition du 24 avril 2003 ) :
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Nouveau règlement : puits et fosses septiques
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À partir du 15 juin 2003, les puisatiers devront appliquer des nouvelles normes de construction pour les nouveaux ouvrages de captage.
En règle générale, pour éviter la contamination de l’eau souterraine, une aire de protection immédiate minimale de 100 pieds (30 mètres) de rayon doit être respectée tout autour du puits. Il est donc interdit d’aménager un puits privé à moins de 100 pieds (30 mètres) de tout système non étanche de traitement d’eaux usées. Et inversement, il sera maintenant interdit d’aménager un « champ d’épuration » à moins de 100 pieds (30 mètres) d’un puits existant.
Il existe toutefois une façon de réduire jusqu’à 50 pieds (15 mètres) la distance entre un puits et un système non étanche de traitement d’eaux usées. Le puits devra être aménagé avec une « collerette de béton ». Cet aménagement est facilement réalisable et doit comporter un tubage d’acier enfoncé jusqu’à au moins 16 pieds (5 mètres) sous le niveau du sol. Le forage autour du tubage doit avoir un diamètre d’au moins 4 pouces (10 cm) de plus que le tubage. L’espace entre le forage et le tubage doit être scellé avec un mélange de ciment-bentonite. De plus, si la formation rocheuse est située à moins de 16 pieds (5 mètres) de la surface du sol, une collerette de béton sera alors exigée.
Pour en savoir plus concernant l’aménagement de puits privés, commerciaux, ou pour l’analyse de votre eau portant sur différents paramètres, vous pouvez nous contacter au (819) 566-8484.
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| Le Cantonnier : |
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Membership
Jean-Denis Grimard
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Le Cantonnier entre dans sa 4e année d’opération. C’est un journal communautaire appartenant à toute la communauté du territoire qu’il dessert. C’est une corporation dûment enregistrée, sans but lucratif et/ou intérêt individuel, réunissant un groupe de bénévoles supportant sa mission et qui en deviennent alors membres officiels. Plus il y a de membres, plus la corporation gagne en légitimité et en crédibilité.
Le conseil d’administration lance donc sa 4e campagne de membership. Voilà l’occasion annuelle d’appuyer l’organisation du journal communautaire en devenant membre au coût de 5$ . En devenant membre, vous contribuez à sa réussite et à sa livraison gratuite. En devenant membre, vous appuyez l’équipe de bénévoles qui fait vivre Le Cantonnier. ÊTRE MEMBRE, C’EST DONNER SON COUP DE MAIN ! Vous trouverez au bas de cette page un bon d’inscription.
Comme l’an dernier, un tirage mensuel d’un prix sera fait parmi les membres inscrits. De plus, lors de notre assemblée annuelle qui se tiendra en juin, il y aura tirage d’un grand prix d’une valeur de 400$ (ensemble de patio) gracieuseté de la Société Coopérative agricole de Disraeli qui se montre ainsi consciente et solidaire de la mission du journal.
La liste des membres (renouvelés et nouveaux) sera publiée dans l’édition de juin.

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Commentaire : |
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Lac de l'Est
Jean-Denis Grimard
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Ce qui se passe présentement au Lac de l’Est mérite qu’on s’y arrête car il semble que, selon plusieurs intervenants appartenant à des groupes de défense de l’environnement dont le vice-président du RAPPEL (regroupement des associations pour la protection des lacs et cours d’eau de l’Estrie) et des représentants du Ministère de l’Environnement, on soit en présence d’une prise en main inédite de la restauration d’un plan d’eau par un groupe qui le fréquente. Il s’agit de la surprenante mobilisation des riverains du Lac de l’Est sous l’inspiration de ses dirigeants et du responsable du projet de réhabilitation du lac.
La démarche se distingue à deux niveaux : celui de la coalition réalisée et celui de la teneur du projet présenté et retenu par plusieurs autorités. D’abord, l’association a réussi à convaincre les 125 propriétaires riverains, dont une quinzaine seulement sont de résidence permanente, de l’urgence d’une offensive pour sauver le bassin, chacun y allant d’une souscription de 50$ pour créer un fonds de départ et accréditer l’action subséquente. Il est vrai que ce bassin de tête sans tributaire n’implique qu’un nombre relativement restreint de riverains et ne concerne qu’une municipalité, contrairement à la complexité des travaux de l’ARLA (Association des Riverains du lac Aylmer). Toutefois, les animateurs du projet ont su convaincre et rassembler des gens qu’un désir de partager un lac ne suffit pas habituellement à unir. Les responsables ont su créer un large partenariat conviant des gens de l’environnement, des gens du secteur géo-technique, et des décideurs locaux. Il faut espérer que les édiles de la Paroisse de Disraeli sauront apprécier et soutenir ce précieux collaborateur qui leur offre une chance de redorer une image ternie par quelques prises de position défavorables à la protection de l’écosystème sur leur territoire.
En deuxième lieu, la démarche globale de revitalisation dont la première étape s’enclenchera dans les prochaines semaines, si ce n’est pas déjà fait, contient un volet à caractère scientifique qui risque de déborder largement la réalité du Lac de l’Est. En effet, on y prévoit une analyse systématique, avec un protocole validé par une firme d’experts, de 45 installations sanitaires isolées de première génération afin d’en vérifier le rendement. Étonnamment, on nage en plein inconnu à ce chapitre. Les résultats de cette recherche contribueront donc à compiler des données sur la longévité des installations, leur efficacité ainsi que le comportement des sols de nature diverse dans lesquels on les retrouve.
Le financement de la première étape vient d’être complété grâce à une subvention du MEV. Les dirigeants de l’Association devront toutefois se montrer vigilants et persuasifs pour maintenir l’alliance des riverains qui sera fragilisée à la moindre embûche et Dieu sait qu’elles seront nombreuses. Le formidable pari de l’unité dans l’action permettra aux gens du Lac de l’Est de jouir d’un bassin en santé et de remettre un legs inestimable à leurs successeurs.

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| Campagne du pain partagé 2003 : |
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Une grande réussite
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Le Centre d’Entraide de la Région de Disraeli tient à remercier toute la population de Disraeli, Ste-Praxède, St-Julien, St-Jacques-le-Majeur et St-Fortunat pour la générosité manifestée lors de la vente du pain partagé, Vendredi Saint dernier. Grâce à la collaboration de tous, plus de 4,500$ ont été ramassés, somme qui sera redistribuée, dans les mois à venir, aux plus démunis de notre région. Les responsables du centre soulignent de façon toute spéciale l’ implication des quelque soixante adultes et enfants qui ont pris part à l’ événement. Le rôle de la colonie scout des "castors bienveillants de Disraeli" et de ses animateurs a été particulièrement apprécié.

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Le pacte rural prend forme
Jean-Denis Grimard
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La nouvelle politique nationale de la ruralité, promulguée par le gouvernement du Québec en 2001, prend tranquillement racine dans nos milieux. Cette politique qui « se veut un complément aux moyens déjà mis en place et une avenue pour dynamiser les milieux » encourage la formation, dans chaque municipalité, d’un comité de travail réunissant des élus et intervenants engagés et dont la mission consistera à inventer des solutions adaptées pour résoudre les « problèmes économiques, sociaux et organisationnels ». « Chaque communauté rurale dispose d’une dynamique interne et de ressources qui la rendent capable d’améliorer son sort ».
Afin de contrer la dévitalisation dont un signe marquant est la migration des jeunes, le comité se penchera sur des stratégies visant « l’éclosion d’initiatives de développement issues du milieu et à la création d’emplois durables ». Le groupe de travail demeurera en lien étroit avec l’agent de développement rural et le centre local de développement responsable de la gestion du budget alloué au plan global.
La nouvelle politique favorise l’initiative locale, la seule d’ailleurs qui puisse garantir la stabilité, le partenariat entre les acteurs du milieu, dans « la recherche et le développement de nouveaux produits ou potentiels de développement économique et de création d’emplois ».
Disraeli
Le groupe de travail a déjà tenu quelques rencontres en compagnie du maire. Les membres actuels sont : Mme Anita B. Lemieux et MM Michel Nault, Normand Roy, Ghislain Turgeon, Réjean Vallières. Une invitation fut adressée à quelques municipalités environnantes afin de créer une concertation. Mme Lise Gosselin de Ste-Praxède a participé à une rencontre ainsi que le maire de Beaulac-Garthby M Jean Binette. Le maire de la Paroisse de Disraeli est censé se joindre ultérieurement. La municipalité de St-Jacques-le-Majeur a son propre comité ainsi que celle de St-Joseph-de-Coleraine. Ce sera vraisemblement de même pour Beaulac-Garthby. Stratford relève de la MRC du Granit.
Un certain travail de décodage du milieu avantage déjà les agents réunis puisque ces derniers peuvent appuyer leur analyse sur les documents issus des journées de réflexion sur la culture (automne 2002) et du mini « sommet socio-économique » tenu à l’automne 1999.
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Lettre ouverte : |
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Conseil de Disraeli Paroisse... surprenant
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Marie-France Doucet
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Étant copropriétaire d'un chalet au lac Breeches, j'ai assisté à une réunion du conseil municipal de la Paroisse de Disraëli, pour une première fois le 2 avril 2003 dans le but d'avoir des réponses sur le déboisement qui se fait dans cette région. Le déroulement de cette réunion m'a donné l'impression de vivre au temps de Duplessis. Permettez-moi de partager avec vous cette expérience qui m'a laissé un goût amer car j'ai nettement eu l'impression que ce conseil est l'histoire d'un seul homme, en l'occurence le maire, qui contrôle ses conseillers de la main du maître qui rejette et punit tout ce qui ne va pas dans le sens souhaité.
En voici quelques illustrations.
D'entrée de jeu ou presque, la secrétaire lit une lettre émanant du président de l'Aménagement forestier, ce dernier qui avoue ne pas vouloir s'immiscer dans la juridiction de la municipalité qui est seule responsable d'adopter ou non le règlement sur les coupes abusives de bois (règlement 68). Cette lettre ne pouvait faire suite qu'à des pressions exercées auprès de l'Aménagement forestier qui, comme je le savais, avait soutenu le mouvement de contestation des coupes abusives. Pendant la lecture de cette lettre, une impression de satisfaction, presque un sourire, émanait du maire. Aucun conseiller ne s'est exprimé sur le sujet.
Par la suite, un ingénieur forestier de la Paroisse et gestionnaire d'une forêt expérimentale demande une lettre d'appui pour obtenir une subvention gouvernementale. Après la lecture de la dite lettre, le maire mentionne qu'ils (les conseillers et lui) en ont discuté hors conseil et qu'ils sont en désaccord. Sans plus de détails, la proposition est rejetée à l'unanimité. Aucun conseiller ne s'est exprimé sur le sujet et les explications sont reportées à la période de questions.
C'est à ce moment qu'on apprend que le texte a été rédigé par l'Aménagement forestier qui, au dire du maire, n'a pas su la rédiger clairement!!!… Aucun conseiller ne s'est exprimé sur le sujet.
Questionné sur les intentions de la municipalité de se prévaloir des fonds que le gouvernement mettra à la disposition des communautés pour protéger leurs eaux, le maire dit qu'il en a assez de se faire gérer par de petites subventions et qu'il n'est pas question que la municipalité s'embarque là-dedans. Si les autres communautés tirent profit de ces fonds, tant mieux pour eux, ajoute-t-il. Aucun conseiller ne s'est exprimé sur le sujet.
Une proposition officielle est déposée pour changer le zonage de plusieurs terrains aux abords du lac Breeches. Le maire se retire parce qu'il a un terrain visé par cette résolution et veut éviter le conflit d'intérêt. Le pro-maire prend le siège du maire et poursuit la démarche qui aboutit à l'adoption unanime de la proposition. Aucun conseiller ne s'est exprimé sur le sujet. À la période de questions, des clarifications sont demandées au pro-maire sur le changement de zonage. Il dit ne pas être très au courant et relègue la question au maire. Bizarre… n'est-ce pas?
Mais où est la démocratie dans cette salle de conseil? Aucun ordre du jour n'est disponible à la douzaine de citoyens présents. D'ailleurs, il ne semble pas y avoir d'ordre du jour mais un ordre de lecture de la correspondance. Les conseillers n'ont d'ailleurs pas en mains les textes et s'activent à crayonner des notes tout au long de la séance. De plus, il ne se fait aucun débat sur les propositions qui sont toutes adoptées ou rejetées à l'unanimité!
Ce fut une première que je ne suis pas prête d'oublier! Merci pour la démocratie!
À la prochaine, M. le maire!
Marie-France Doucet
Membre "écolo" du lac Breeches

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Lettre ouverte à M. le Maire Disraeli Paroisse
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M André Gosselin
Maire, Mun. Disraëli Paroisse
M. Le Maire,
Je suis ingénieur forestier et j’interviens régulièrement dans les opérations forestières au Canada et parfois à l’étranger. Je possède donc une vision très large de la problématique sur les forêts.
Je vous écris toutefois aujourd’hui pour discuter d’un problème très local. Comprenez-moi bien dès le départ; je ne suis pas contre les coupes forestières, je gagne ma vie en foresterie depuis près de 20 ans. Tout est dans la manière de procéder et aujourd’hui, je veux porter à votre attention, et à celui de notre population de Disraeli Paroisse, un problème important qui a, et aura, un impact sérieux sur l’environnement de notre municipalité et bien au delà.
La forêt joue un rôle tampon dans l’environnement qui permet de régulariser les écoulements de l’eau lors d’averses importantes, ce qui retient les sédiments et certains produits chimiques introduits dans le sol par la pression agricole. Ainsi, en récoltant une trop grande proportion de la forêt durant une période trop courte, on prive la nature de ce tampon et de sa capacité d’adaptation. Ainsi, lors de pluies importantes, les rivières et les lacs reçoivent de très grands apports de sédiments et produits chimiques qui affectent la qualité et la faune qui l’occupe.
La récolte forestière dans les zones pourvues de nombreux lacs, où l’agriculture et la villégiature sont fortement présentes, doit être très bien encadrée car les erreurs peuvent être graves. Cette situation est à ce point délicate que toutes les municipalités de la MRC de L’Amiante, à l’exception de Disraeli Paroisse, ont adopté le règlement de contrôle intérimaire No 68 pour assurer la protection du couvert forestier en attendant la fin de la révision du schéma d’aménagement prévu pour juin 2004. Le règlement 68 vise donc à prévenir les récoltes abusives en attendant l’encadrement permanent de la loi.
La Paroisse de Disraeli étant la seule municipalité de la région à ne pas avoir encore intervenu pour protéger la forêt et l’environnement, vous comprendrez que toutes les activités de récolte convergent vers notre municipalité et que la pression de récolte est maintenant énorme sur ce territoire. Maintenant, combinez cette sur-récolte trop intense avec certaines pratiques de récolte observées qui sont inacceptables selon les standards d’aujourd’hui (coupes totales avec grande perturbation du parterre forestier, circulation des engins forestiers dans les ruisseaux, aucune zone tampon en bordure des cours d’eau… ) et la situation ne fera qu’empirer d’ici juin 2004.
M. Le Maire, je suis convaincu que vous tenez tout autant que tous vos autres collègues maires des municipalités de la MRC de L’Amiante à protéger le patrimoine de notre belle région. Je suis également confiant qu’à la lumière de ces nouvelles informations,vous vous empresserez de faire adopter le règlement 68.
Je vous remercie à l’avance pour votre dévouement pour notre municipalité et votre intérêt à protéger l’environnement de notre région. Je demeure disponible pour tout supplément de renseignement.
Bien à vous,
Yves Provencher ing.f,M.Sc.
8315 Ch. Giguère Disraeli Paroisse (Qc)
131 Greystone Pointe Claire (Qc) H9R 5T4


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Recherche de photos historiques
La Société historique de Disraeli
est à la recherche de photos et documents
portant sur l’histoire de Disraeli et ses environs.
Les photos et textes seront retournés.
Tél. : 418-449-2688
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