Affaires Municipales ( édition du 23 janvier 2003 ) :

 
 
Coleraine :
Les élections s'en viennent
Jean-Denis Grimard

 La période des mises en candidature afin de combler les postes de maire et de conseiller (siège 2) au sein du conseil municipal de St-Joseph-de-Coleraine prendra fin le 31 janvier prochain.

Le Cantonnier a déjà annoncé la candidature à la mairie de Mme Josette Vaillancourt. Siégeant comme maire désigné depuis la démission de M. André Legris élu en novembre 2001, Mme Vaillancourt s’est ainsi vue contrainte de se retirer du conseil afin de participer à la joute électorale et éviter toute situation de conflit. C’est l’échevin René Filteau qui agit présentement comme maire suppléant.

L’ancien maire défait M. Gilles Gosselin se dit toujours en période de réflexion quant à sa présence dans la course à la mairie. Au moment d’écrire ces lignes, des indices laissent croire au Cantonnier que ce dernier remplira son bulletin de candidature.

Échevinage

Quant au poste à l’échevinage, fort de l’appui du même groupe d’électeurs qui supporte Mme Vaillancourt, M. André Tardif se dit prêt à vivre l’expérience de la politique municipale qu’il suit assidûment par le truchement des réunions régulières du conseil. « J’essaie de m’occuper de mes affaires », de dire M. Tardif dont un des buts sera d’être vigilant au niveau des dépenses municipales afin de pouvoir éventuellement alléger le fardeau fiscal des contribuables qu’il trouve présentement énorme. Par ailleurs, des rumeurs laissent entendre qu’une candidature provenant « des lacs » pourrait survenir avant la fermeture de la période d’inscription des aspirants.

Advenant la présence d’au moins 2 candidats à un poste, le scrutin est prévu pour le 23 février prochain. Il va de soi que l’unique candidat à un poste est immédiatement élu par acclamation le soir du 31 janvier prochain.





Lambton :
Conseil municipal
Gérard Declerck

Logo Ville de LambtonLors de sa réunion régulière en date du 14 janvier, le conseil municipal de Lambton a notamment résolu une augmentation de salaire des employés de l’ordre de 3% pour l’année 2003. Le salaire horaire du chef des pompiers fut fixé à 17$, celui du pompier formé à 15$ et celui du pompier sans cours à 14$ .

Le conseil a autorisé le chef pompier à commander les équipements inscrits au budget 2003 lequel y prévoit des dépenses de 14 722$.

Période des questions

Avec comme constat que l’information entre la municipalité et la population ne circule pas, un bénévole s’est proposé pour réaliser un bulletin municipal mensuel fixant entre autres le calendrier des débats municipaux, à la condition toutefois qu’une équipe légère, donc efficace, intégrant un/e élu/e soit mise en place dans les meilleurs délais.

Le problème récurrent des chemins dits de tolérance se pose toujours. À suivre. Il fut également question de la situation de l’approvisionnement en eau potable et plus particulièrement comment l’avenir à court terme peut-il s’envisager et à quel prix?

Enfin, relativement à la position des élus en face de la pression exercée par LAC MÉGANTIC via la MRC pour financer des équipements collectifs, le conseil représenté par le maire s’est toujours refusé à toute participation…….à suivre


 
Caisse Desjardins du Granit :
Requête de non-confiance à l'endroit du Président
Gérard Declerck

Le 13 janvier dernier à l’aréna de Lambton s’est tenue une assemblée générale extraordinaire de la Caisse Desjardins du Granit. Cette assemblée à laquelle assistaient près de 400 personnes était motivée par une requête collective adressée à la Caisse sous forme de pétition cosignée par 113 membres.

Étant présidée par Monsieur Michel Perrault en plus d’être assisté des sept autres membres du Conseil d’Administration représentant les Caisses de Lac Drolet, Lambton, Saint-Romain et Saint-Sébastien de même qu’un avocat du Mouvement et du Directeur Général de la Caisse. Le Mouvement était représenté par M.Albert Ouellet Vice-Président Régional et M. Pierre Blouin Directeur Général du CFE de l’Estrie.

Après lecture et explications des procédures légales régissant l’organisation de l’assemblée, le Président a souhaité que chacun des protagonistes puisse s’exprimer clairement devant l’assistance en explicitant le contenu des griefs ayant motivé la pétition.

Localisation du Centre Financier aux entreprises (CFE)

De nombreux intervenants pour la plupart membres de la Caisse de St-Sébastien reproche au conseil d’administration de ne pas avoir respecté les engagements pris lors de la fusion. Ils reprochent surtout le fait qu’il leur avait été assuré que la fusion ne provoquerait aucun changement dans les structures et plus particulièrement dans le maintien des services de proximité. Or, aux brassages successifs de personnels compétents et bien implantés localement, est venue s’ajouter la centralisation à Lac Mégantic d’une antenne collective dite « satellite » du Centre Financier aux entreprises. Le Président retrace l’historique de cette implantation et rappelle que le CFE est hors compétences du Conseil d’Administration de la Caisse du Granit. Néanmoins en accord avec les représentants du Mouvement, il est convenu qu’une étude conjointe sera menée dans les plus brefs délais pour assurer les besoins des membres et la proximité des services décisionnels. Les conclusions de cette étude et les mesures appropriées seront soumises à la prochaine assemblée générale qui devrait se tenir dans le courant du mois d’avril 2003. Après débats il est convenu d’intégrer l’absence de personnel cadre dans les centres de services dans l’étude précitée.

Mise en cause des compétences de M. Ouellet, Directeur général de la Caisse

Le Président, après avoir rappelé que la gestion du personnel est de la compétence du Conseil d’Administration et non de l’assemblée des membres, donne la parole aux requérantes afin que soit expliqué le grief. À l’issue des interventions il est évident que la mise en cause est sans fondement.

Remboursement des frais utiles engagés pour l’assemblée

Le Président assure que les frais de convocation et d’organisation de l’assemblée seront pris en charge par la Caisse. Pour ce qui est de la part de frais engagés par les pétitionnaires, le descriptif de ces frais devra être communiqué au Conseil d’administration. La prise en charge de ces frais sera soumise à l’approbation des membres lors de la prochaine assemblée.

Requête de non-confiance à l’endroit de M. Michel Perrault

Cette requête a été signée par 14 membres (13 de Lambton et 1 de St-Sébastien). Après avoir donné un point de vue exhaustif sur le contenu de sa mission et sur la manière dont il l’a menée depuis son élection par le conseil d’administration au poste de Président de la Caisse du Granit, M. Michel Perrault demande que les membres se prononcent par vote à bulletin secret sur la poursuite de son mandat.

Le vote est organisé et présidé par M.G. Lacroix, notaire, assisté de six scrutateurs. À l’issue du vote M.G.Lacroix donne lecture des résultats.

Participants : .......................181

Pour la non-confiance : ........93

Pour la confiance : ...............86

Nuls : ..................................2

Monsieur Michel Perrault est donc destitué de son mandat de membre du Conseil d’Administration et n’est donc plus en mesure de présider la Caisse du Granit.

Vote de remplacement

En l’absence de Président, l’avocat du Mouvement demande aux membres présents de se prononcer sur l’opportunité de procéder dès maintenant au vote de remplacement ou de reporter ce vote à la prochaine assemblée. À l’unanimité le vote de remplacement est reporté à la prochaine assemblée qui aura lieu au cours du mois d’avril.



Lambton :
Porteuse de misère
Gérard Declerck

Logo Ville de LambtonIl était une fois un vieux scribouillard qui se prenant pour ESOPE, LA FONTAINE ou PERRAULT s’est pris à commettre sur compère le Loup. Non pour évoquer la bête à l’esprit de meute mais plutôt pour montrer combien la peur permet à l’homme non seulement de s'identifier à l’objet de sa frayeur ancestrale, mais plus encore à le dépasser à l’approche de ses semblables. Ainsi ce vieil écrivaillon, philosophe de chemins de terre, sait que l’homme devenu un loup, il aura beau faire, il ne sera jamais qu’une bien pâle image de celui dont il veut imiter, non l’aspect mais le comportement. Bien pâle image en effet, tant la démarche est osée eu égard aux mœurs individualistes de ce rescapé de l’Eden.

Nous avons tous au tréfonds de notre mémoire, ou bien encore au creux de l’oreille, l’aventure de ce pauvre agneau se désaltérant dans le courant d’une onde pure et dont le seul tort fût de laper en amont de Sire le Loup, ce qui lui valut le destin que l’on connaît.

Un conte dira notre homme affublé de grandes dents et de longues oreilles. Certes, mais cet agneau paisible en se désaltérant ne faisait que d’user du bien commun prodigué par une nature généreuse. Mais la chute de l’histoire démontre que cette eau, source de vie, peut devenir porteuse de misère si la notion de communauté et de partage fait place à la loi du plus fort.

Si ce doit être le cas, et si l’homme ne reconnaît pas au plus faible, au plus démuni, le droit intangible de survivre en s’abreuvant « dans le courant d’une onde pure » cet homme est bien devenu un Loup pour l’homme. Ainsi donc, le vieux scribouillard se doit de rappeler que si l’homme, qui s’inscrit dans une race commune que l’on nomme la race humaine, est un loup pour ses congénères, ses congénères le sont pour lui. Et que cet homme prenne garde, car « TANT VA LA CRUCHE À L’EAU QU’À LA FIN ELLE SE CASSE » et un jour la loi du boomerang s’appliquera.

La morale de cette histoire est qu’en toutes circonstances et partout où elle est nécessaire la solidarité doit s’exercer. S’exercer en ne laissant personne être privé d’un bien aussi essentiel à la vie qu’est l’eau, au seul prétexte qu’il ne peut en supporter le surcoût résultant d’un droit d’usage qu’il ne peut maîtriser.

Alors vous tous, quels que soient les moyens dont vous disposez, regardez autour de vous. Quelqu’un que vous côtoyez chaque jour va peut-être demain se trouver en état de cessation de paiement, au point de ne plus pouvoir s’abreuver. S’abreuver ou perdre son toit. Tel est le dilemme consternant au 21ième siècle auquel peuvent être confrontées familles ou personnes âgées. Dilemme qui se pose aussi cruellement, simplement parce que la solidarité ne sera encore une fois qu’une expression destinée à satisfaire l’ego de ceux qui se sentent à l’abri au milieu de la meute. Réfléchissez et rappelez-vous encore une fois que la dynamique de la meute repose essentiellement sur une structure communautaire que l’on appelle Société. Et en cette période de fêtes, il serait bon de se souvenir des paroles des cantiques qui les accompagnent. En conclusion faites que cette eau, porteuse de vie pour tous, ne devienne pas pour certains PORTEUSE DE MISÈRE.