Page éditoriale ( édition du 20 novembre 2003 ) :

 
Commentaire :
On est jamais si bien servi que par soi-même
Gilles Dufresne

Pas besoin d’être un expert pour dire que l’ère qui débute verra le développement à l’extrême des communications électroniques. L’arrivée des ordinateurs dans les foyers a apporté toute une panoplie d’applications qui deviennent peu à peu ou rapidement essentielles dans leur contexte. Et comme conséquence à cet engouement pleinement justifié, les réseaux traditionnels de transmission par câbles téléphoniques ne suffisent plus : on les considère maintenant trop lents pour le volume d’information à transmettre. Depuis peu, dans notre région est apparue la connexion « haute-vitesse », fournie principalement par le câble vidéo du téléviseur. À peine implantée, on prend déjà la mesure de ses limites sur le plan encore une fois de sa vitesse de transmission, toujours insuffisante face aux applications disponibles et aux capacités grandissantes des sources de diffusion.

La popularité des communications électroniques entraînant aussi un nombre croissant d’utilisateurs, on assiste à l’engorgement des réseaux, ce qui cause des ruptures de liaisons et rend parfois pénible l’exécution d’une tâche par ailleurs facile et essentielle.

Mais cette situation ne nous mène pas inexorablement vers un cul-de-sac, car il existe une technologie qui nous permettrait de profiter pleinement des avantages qu’offre la numérisation des communications : il s’agit de la transmission par fibre optique. Certaines régions plus densément peuplées que la nôtre sont déjà dotées de tel réseau, mais allons-nous attendre encore vingt ans que les géants des communications placent notre région à leur agenda ? D’ici là, combien d’opportunités de développement seront définitivement perdues pour l’économie de la région ? Pouvons-nous nous permettre de rester à la traîne dans ce domaine ? À toutes ces questions la réponse est non et c’est ce dont veut nous convaincre la Société d’Aide au Développement de la Collectivité de L’Amiante (SADC).

Et je lève haut mon chapeau à ce projet d’envergure qui s’avère un bel exemple d’une initiative régionale bien synchronisée. Car c’est sans doute maintenant ou jamais que sont réunies à la fois les conditions nécessaires de financement de la part du gouvernement fédéral, par le biais de son programme «Large Bande Canada», et la volonté de la part de la Commission scolaire de réunir ses écoles par un tel réseau, avec l’implication immédiate des municipalités de la MRC, aidés en cela par le programme «Village Branché»du gouvernement du Québec, et l’appui des entrepreneurs locaux en télécommunication au chapitre de la fourniture et de l’implantation d’équipements, de l’échange de services, de l’inventaire et du partage des ressources.

En bout de ligne, il ne fait aucun doute que l’usager individuel a beaucoup à gagner dans la réalisation de ce projet; citons par exemple la possibilité de diagnostic médical à distance par l’audiovisuel instantané dans ces temps de pénurie de personnel médical en région, et l’opportunité du télétravail en vidéoconférence avec la transmission de données complexes, irréalisables sur une base continue à l’heure actuelle.

La fibre optique est une technologie d’avenir, il ne tient qu’à nous d’en faire notre réalité d’aujourd’hui et de retirer tous les bénéfices de notre initiative. Ne laissons pas passer cette occasion qui ne se représentera peut-être plus, et appuyons ce projet des plus importants pour notre région.


Opinion :
Pénurie d'eau à Lambton

La municipalité de Lambton est aux prises avec une pénurie d’eau criante depuis le début de l’an 2000 et cela a occasionné et occasionne encore des dépenses énormes auxquelles participent tous les citoyens, qu’ils reçoivent le service (villageois) ou non (riverains et ruraux).

Je vous ferai grâce de toutes les considérations techniques de la recherche en eau, des spécialistes de Roche patronnent le projet. Nous nous intéresserons plutôt à l’aspect financier du projet.

Voici quelques chiffres. Depuis 2000 jusqu’à maintenant, la municipalité a dépensé 260 000 $ pour acheter de l’eau à sa municipalité voisine et 405 000 $ en recherche pour en trouver. Cette dépense de 665 000 $ a été payée à même les fonds généraux de la municipalité, c’est-à-dire par la taxe foncière, que l’on ait le service d’eau ou non. Malgré ces investissements, le problème est toujours très loin d’être réglé.

D’autres investissements sont à prévoir pour un coût total, dans le pire des scénarios, de 1 458 000 $. L’échéancier est le suivant, un premier emprunt (20 ans) de 645 000 $ a été voté le 21 octobre dernier et un suivant de 813 000 $ est à prévoir si on ne réussit pas à régler le problème adéquatement. Le premier règlement d’emprunt est financé de la façon suivante : la population du secteur visé par le manque d’eau paiera 75 % de l’emprunt et le restant, 25 %, par la population qui ne jouit pas du service d’eau, soit tous les riverains et les ruraux.

Personnellement, je crois qu’il est normal d’avoir payé 665 000 $ à même les fonds généraux. Il y avait une situation d’urgence et une certaine solidarité sociale de toute la population était nécessaire. Maintenant ce n’est plus le cas, on veut régler le problème de façon définitive en investissant dans les structures permanentes. Il n’appartient pas aux non-utilisateurs de payer 25 % de la facture pendant 20 ans. Ce n’est pas la première fois que la municipalité procède de cette façon (25 %) mais comme on ne proteste pas, elle récidive à chaque fois qu’elle doit emprunter pour des immobilisations qui ne profitent qu’à une partie de la population. Notre solidarité a des limites et nous le faisons savoir au conseil municipal par notre présence aux assemblées.

Pour terminer, je vous cite les paroles d’un juge de la cour d’appel qui s’exprimait ainsi : « Notre cour a maintenu un jugement de la Cour supérieure cassant un règlement qui imposait à des contribuables des coûts alors qu’ils ne bénéficiaient pas des travaux municipaux ». Est-ce que la Cour supérieure sera notre prochaine étape ? Ou peut-être, devrions-nous déposer un recours collectif ? J’attends vos commentaires.

Michel Fournier, secrétaire trésorier

Association des riverains du secteur Sud (Lambton, St-Romain, Ste-Praxède)

www.grandlacstfrancois.com




Lambton :
Miracle ... à Lambton
Gérard Declerck

Mais St-Vital, patron de la Paroisse, n’y est pour rien. Quoiqu’il en soit, il s’agit bien d’un miracle. Car depuis cette soirée du 16 octobre 2003 à l’aréna, chacun d’entre nous devrait être convaincu qu’un changement profond est en marche et que demain l’hiver ne précédera plus le printemps mais succédera à l’automne.

Ainsi au cours de cette soirée organisée par la municipalité, il s’agissait d’informer la population d’un nouveau programme de recherche en vue de régler le problème d’alimentation en eau « potable ». Nous étions quelques dizaines venues écouter M.Gardner du cabinet Roche nous apprendre que la situation actuelle ne permettait plus d’assurer l’ensemble des besoins des habitants et des industriels de Lambton. En conséquence, de nouvelles études devaient être effectuées au coût de 645 000 $ auxquels il conviendrait d’ajouter 813 000 $ pour le cas où la première tranche s’avérait insuffisante. Les 645 000 $ seront l’objet d’un premier règlement d’emprunt sur 20 ans voté au cours d’une séance publique du Conseil en date du 20 octobre. La deuxième tranche fera l’objet d’un règlement ultérieur.

Jusque là, si l’on élude l’incidence fiscale détaillée ci-dessous, rien de bien nouveau puisque les recherches s’effectueront dans le périmètre habituel tout en privilégiant, bien entendu, la zone blanche, afin d’éviter de « replonger » dans la saga CPTAQ / MUNICIPALITÉ.

Quant aux travaux additionnels, ils devraient concerner plus particulièrement les différents raccordements, les équipements indispensables et l’agrandissement du réservoir destiné d’une part à satisfaire les besoins du Service Incendie, et d’autre part à permettre l’entretien sanitaire régulier alterné sans rupture du service en créant une deuxième cuve.

Ces nouvelles charges, qui viendront alourdir, une fois de plus, le poids du compte de taxes municipales, seront réparties à 75 % sur les raccordés ou raccordables et à 25 % sur l’ensemble des foyers fiscaux. Donc, suivant le pire des scénarii incluant que les dites dépenses ne seraient pas subventionnées, la majoration annuelle destinée à couvrir l’emprunt de 645 000$ l’élèverait, pour les premiers à 0,135 de l’évaluation et à 0,0135 pour les autres (soit 135$ ou 13,5$ pour 100 000$). Dans le cas du second emprunt portant la somme à 1 458 000$, la participation serait portée à 0,44 et à 0,044 (soit 440 $ ou 44$ pour 100 000$).

Cela dit, selon M.Gardner, le programme de recherche devrait se terminer en décembre prochain. À la suite des essais qui devraient s’étaler sur près de 8 semaines s’engagera la rédaction des devis à laquelle suivront les appels d’offre. Les travaux débuteront en mai 2004 et la mise en exploitation entre juillet et août de la même année.

Tout ceci est bel et bon, mais « Chat échaudé craint l’eau froide ». Et pour cause : depuis bien des années, les mêmes discours sont tenus et suivis des mêmes effets. Chacun est à présent en mesure de constater qu’année après année la dette municipale, donc celles des citoyens, croît de façon exponentielle, sans que pour autant les besoins essentiels, objet de la dette, soient comblés. Alors Miracle à Lambton...? Croisons les doigts...

Il est temps de rappeler que, si depuis ces dernières années, l’argumentaire de la politique provinciale est le déficit ZÉRO, la délocalisation des responsabilités vers les municipalités pas ou mal épaulées par les autorités en charge, entraîne un effondrement du système socio-économique des «Régions». Pour bien mesurer l’impact de cette situation, rappelez-vous que les 135$, hypothèse évoquée plus haut, représentent le salaire hebdomadaire net d’un ouvrier payé au minimum.

Qu’en serait-il donc si aucune subvention n’était accordée? Qu’en serait-il dans le cas de 440$ ? Qu’en serait-il et que ferait la communauté si une famille se trouvait dans l’impossibilité d’«honorer» ses taxes? (voir «PORTEUSE DE MISÈRE» Le Cantonnier Janvier 2003 www.lecantonnier.com /archives). S’agissant au minimum de problèmes régionaux, qu’en pensent les autorités tant locales comme la MRC que Provinciales et Fédérales? Et pour finir, s’agissant de problèmes de santé publique qu’en pense le Ministère de la Santé voire le Ministère de l’Environnement?

D’autant plus, qu’à l’issue de cette réunion d’information, l’auditoire, après avoir demandé des garanties, est maintenant convaincu qu’il ne se trouvera personne, parmi les nombreux spécialistes qui vont à nouveau se succéder, susceptible d’assurer que pendant les 20 ans que durent ces nouveaux emprunts, les besoins en eau « potable » seront satisfaits dans leur intégralité sans que de nouveaux travaux appelant de nouveaux emprunts viennent gonfler l’outre de la dette.

Alors, croyons au miracle à Lambton; croisons les doigts ou prions St-Vital pour qu’il intercède auprès de César, bourreau certes, mais avant tout maître des sources.





Riverains, la parole est à vous !

Logo RAPPEL
Ce 25 octobre dernier, le RAPPEL tenait sa 7e assemblée générale annuelle sous le thème «La parole est à vous» au Musée de la nature et des sciences, rue Frontenac à Sherbrooke, pour le bénéfice d’une quarantaine d’associations représentées par une centaine de personnes.

L’organisme RAPPEL est une ressource environnementale de soutien précieuse pour les associations de protection de lacs et saura devenir une référence en matière d’éducation environnementale pour la préservation des plans d’eau.

Pour connaître davantage les dossiers du RAPPEL, les riverains sont invités à communiquer et à s’impliquer directement auprès de leur association de lac respective de même qu’à consulter le site Internet du RAPPEL au www.rappel.qc.ca.


  
CERD Disraeli :
«J'me donne des outils»

Logo CERD DisraeliLe Centre d'entraide de la région de Disraeli offre une formation gratuite qui touchera trois volets : la planification d'un budget, la recherche d'emploi et l'alimentation.

Ce programme, «J'me donne des outils», sera surtout axé sur l'alimentation offrant ainsi aux gens des outils pour planifier et faire des repas simples, complets et peu coûteux. Il permettra aussi aux participants de cuisiner en grande quantité en vue d'économiser sur leurs achats, d'acquérir de nouvelles compétences dans la cuisine et, aussi, d'entrer en contact avec des gens de leur communauté.

D'une durée de 10 semaines à raison de 12 heures semaine, cette formation s'adresse aux gens sans emploi résidant dans le secteur couvert par le CERD (Disraeli ville et paroisse, Ste-Praxède, St-Jacques, St-Julien et St-Fortunat) et débutera le 17 novembre 2003. Un deuxième groupe sera aussi formé en janvier 2004.

Ce nouveau projet est rendu possible grâce à une subvention du Fonds de lutte contre la pauvreté et la collaboration de l'ACEF Amiante-Beauce-Etchemin et du Carrefour Jeunesse Emploi de Frontenac.

Pour plus d'information et pour inscriptions, veuillez contacter Maxime Bouchard au (418) 449-5155 ou (418) 449-4730.





Recherche de photos historiques


La Société historique de Disraeli

est à la recherche de photos et documents

portant sur l’histoire de Disraeli et ses environs.

Les photos et textes seront retournés.

Tél. : 418-449-2688