Page éditoriale ( édition du 23 octobre 2003 ) :

 
Disraeli :
Des fleurs pour la Société d'horticulture de Disraeli
Jean-Denis Grimard

La littérature et les témoignages nous rappellent sans cesse la contribution souvent souterraine mais combien inestimable du bénévolat dans notre qualité de vie. Notre environnement social s’en trouve énormément bonifié; l’élimination de la cohorte de bénévoles entraînerait rapidement la disparition de bénéfices que nous considérons à tort comme acquis. Chacune de nos communautés est animée par de nombreuses initiatives supportées par des citoyens qui passent aux actes. Vouloir en faire ici l’énumération serait périlleux, tant en raison du nombre que du risque d’oubli. Notre chronique « À vos plumes » salue mensuellement un de ces bénévoles.

En hommage à toutes ces personnes engagées au mieux être collectif, seules ou au sein d’un mouvement, je désire aujourd’hui souligner l’action de la Société d’horticulture et d’écologie de Disraeli http://cf.geocities.com/shedisraeli/ .

Stimulée par la venue des Jeux du Québec 2003, la Société a fait beaucoup pour recevoir la visite et embellir de façon permanente l’environnement: travaux de transformation du coin St-Joseph-Champlain (nivelage, tourbage, plantation de pins et de cèdres, construction d’un support publicitaire souhaitant la bienvenue, plantation de fleurs), installation/distribution de nombreuses boîtes à fleurs repeintes et bien garnies en plusieurs autres endroits. Une trentaine de bénévoles ont mis en terre 1411 plants. Les commentaires positifs n’ont pas tardé à valider leur offensive.

Et on entretient des projets emballants. D’abord, le coin « des lumières » portera doublement son nom puisqu’il illuminera les passants en début de décembre avec l’installation de six sapins éclairés qui exerceront un effet magique sur notre montée vers Noël. La Société prévoit également la confection et l’installation de huit nouvelles boîtes à fleurs qui orneront l’entrée de la Ville en direction de Coleraine au printemps 2004. D’autres plans sont sur la planche à dessin.

La Société d’horticulture et d’écologie produit un impact positif sur la vie; des gens agissent et s’enrichissent d’une expérience et d’un service que l’argent ne peut heureusement monnayer. Souhaitons leur action prolongée et un effet d’entraînement bénéfique sur nous tous!



École polyvalente Disraeli :

Une école en projet
Juliette Jalbert

Figure de proue au niveau provincial en ce qui concerne le développement de l’approche orientante, l’École polyvalente Disraeli est bien loin de s’asseoir sur ses lauriers et se considérer satisfaite de la réputation enviable qu’elle s’est taillée sur la scène provinciale… Sa contribution au développement de l’action éducative au Québec s’accentue encore cette année ! En effet, un projet pilote de recherche-action impliquant une équipe très dynamique composée de personnels enseignant et professionnel élaborée en collaboration avec des ressources de l’Université de Sherbrooke nous permettra de développer un autre domaine d’excellence chez nous.

Axé sur le développement, l’expérimentation et l’évaluation d’activités éducatives orientantes incluant la création d’une mini-entreprise gérée par des élèves de 13 à 16 ans éprouvant des difficultés d’adaptation et d’apprentissage inscrits en cheminement particulier temporaire, notre projet a retenu l’attention du ministère de l’Éducation. Pour en permettre la réalisation, une subvention de 50 000 $ partagée entre l’Université de Sherbrooke et l’École polyvalente Disraeli a été octroyée par le M.E.Q.

Dans la foulée de l’approche orientante qui a fait la renommée de l’É.P.D. au niveau provincial, ce projet permettra de construire de nouvelles connaissances et de nouvelles pratiques issues des besoins de notre milieu éducatif et mieux adaptées aux caractéristiques des jeunes visés. Ce projet offrant de multiples occasions servant d’assises pour faire découvrir la pertinence et utilité des apprentissages scolaires par rapport à leurs perspectives d’avenir permettra aux jeunes de mettre à profit leur potentiel et développer leur motivation scolaire et leur engagement dans leurs études, bref de faire de l’école un milieu de vie.





Voir, croire, vouloir
Donald Houle

Il est un pays, une région, un joyau presque, dont le ciel n'est pas encore vérolé par des fumées d'usines toxiques. Non, il peut encore à son aise se mirer dans une profusion de lacs, s'endormir sous les murmures des rivières poissonneuses et se réveiller aux rires de leurs cascades. Des montagnes panachées veillent jalousement sur ces trésors.

Une flore et une faune parfois particulières cohabitent dans cet écrin de la nature. Où se cache un tel paradis, me demanderez-vous ? Tout autour de nous. C'est chez-nous, ici ! Ca fait tellement longtemps que l'on ferme les yeux sur nos richesses…

Il n'y a pas si longtemps encore, on s'inquiétait à la vue d'un '' étranger '' Mais qu'est-ce qu'il fait chez-nous ? Pourquoi toutes ces photos ? Maintenant, on en voit tellement que ça fait du bruit et ça nous réveille. Tant mieux ! La Belle aux Bois Dormant sort enfin de son coma !

Ce réveil, on le doit à des visionnaires que l'on a souvent pris pour des fous… des hurluberlus…Grâce à ces '' têtes brûlées '' on fait maintenant l'envie de bien des régions. La ville de Coleraine fait des pieds et des Monts pour nous faire marcher chez elle avec succès. Disraeli se mouille aussi dans l'aventure avec sa populaire descente en '' tubes '' sur la rivière St-Francois. Le projet ''Berges Neuves '' nous fait découvrir petit à petit des attraits que nous boudions inconsciemment. Beaulac-Garthby nous fait saisir toute la beauté des paysages cernant le lac Aylmer avec sa randonnée cycliste et ses Voiles D'or qui pigmentent ses eaux. Stratford nous invite à visiter ses '' Marais '' , son '' Musée de la faune '' unique, et de nombreux autres sites de villégiatures. Je pourrais en citer encore, bien entendu, qui existent déjà ou qui trottent dans la tête de nos '' rêveurs ''

Tous ces événements ou '' niaiseries '', railleront certain dénigreurs, apportent beaucoup à notre région. Le tourisme est une gigantesque entreprise dont nous sommes tous actionnaires, employés, gérants et propriétaires. Longtemps, le mot croire signifiait foi. C'est encore vrai. Mais ce petit mot peut s'adapter à d'autres dimensions. À preuve, des gens d'ici ont vu, puis ils ont cru, mais pour cela, il leur a fallu vouloir.




Lettre ouverte :
Mise en veille du projet

Mesdames, Messieurs,

Pour des raisons d’épuisement physique et moral, ayant du subir une opposition inattendue assez virulente, plongé dans une situation me forçant à diriger mes énergies vers d’autres obligations personnelles, je cesse de prioriser la mise en place de l’Association du Bassin Source de la Saint François.

Certaines personnes rencontrées dernièrement semblent déçues de me voir perdre une bataille visant à nous faire reconnaître comme une région touristique se méritant d’être digne du potentiel touristique dont elle est gratifiée. Je n’ai rien perdu ! C’est vous ! Je tiens à vous rappeler que j’ai toujours travaillé afin que vous puissiez avoir la possibilité de vous regrouper pour vous entraider (…) Je n’ai point perdu de bataille puisque jamais je n’ai eu comme objectif de sortir vainqueur d’une lutte contre autre chose que le statut de région morcelée et n’utilisant pas le tourisme comme générateur d’emplois et de retombés économiques.

J’ai investi de mon temps et de mon argent pour structurer un projet visant à répondre à vos besoins. J’ai pris le temps de rencontrer le maximum de gens possible afin de m’assurer que les priorités et objectifs de l’association correspondent à vos besoins. J’ai pu établir contact avec des gens en autorité.(…) J’ai pu identifier les individus et organismes qui tiennent les ficelles faisant de notre région du Bassin Source de la Saint François un fantôme au niveau administratif.

J’ai pu aussi découvrir les trésors que renferme cette région géographique, autant en beautés naturelles qu’en personnages travaillant dans l’adversité pour survivre. J’ai pu malheureusement découvrir les gens mesquins et égocentriques, se cachant derrière des sourires aveuglants. (…) Je serais mal à l’aise de ne pas citer la participation, plus qu’importante, d’organismes ayant choisi de travailler à faire avorter notre projet. (…) Sans leur dépense d’énergie et de tactiques, nous aurions eu la possibilité de naître comme région touristique.

(…) Les faits sont là ! Nous avons une région qui détient un potentiel extraordinaire ! Nous pourrions nous réunir pour nous entraider sans avoir le besoin de se battre contre personne (…) Nous pouvons démontrer que nous avons un réel désir de nous doter de la puissance d’être reconnu comme région touristique indépendante des structures des quatre (4) MRC et des trois (3) comtés !(…) Je crois vous avoir sensibilisé à votre potentiel ! Du moins j’ai tenté de mon mieux de le faire ! (…) Allez-vous cesser d’attendre que vos représentants vous aident ? (…) Vous pouvez vous regrouper sans vous accrocher à ces béquilles élues ou non !

À vous de réagir maintenant en criant haut et fort que vous êtes décidés à nous faire reconnaître comme région touristique rentable et unique. (…) Jamais vous ne pourrez sortir de votre état lamentable sans accepter de vous regrouper pour vous entraider ! (…) Je vous ai donné mon énergie et ma bonne volonté, je n’ai plus les ressources pour continuer à vous aider (…) Ne venez pas vous plaindre des structures administratives si vous ne vous prenez pas en main !

Michel Duplin, Weedon


  

Vert, couleur de l'espérance ?
Parce qu’elle est la couleur des prairies nourricières, le vert est celle de l’espérance. Le vert peut être la couleur de la mer à la veille de subir les assauts d’un coup de tabac.

Mais jusqu’il y a peu, le vert fut d’abord la couleur du voile chargé de volutes lourdes de conséquences qui recouvrait le ciel de l’économie mondiale. Voile symbolisé par ce vert qui craque sous les doigts et qui portait l’espérance de tout un peuple issu du kaléidoscope planétaire qui subit en son temps le fer colonial.

Cette espérance est représentée par l’effigie de celui qui après avoir bouté le colonialisme hors du nouveau monde a tout fait pour que ce monde nouveau devienne un monde indépendant basé sur le fédéralisme. Cet homme comme tout homme avait certes des ambitions personnelles. Mais celles-ci se sont rapidement transformées en convictions, qu’il n’a eu de cesse à faire partager à ses compatriotes. Alors ces nouvelles noces de Cana du 18e siècle, ne virent pas l’eau se transformer en « vain », mais un peuple hétérogène devenir libre.

Libre…Libre de transformer un territoire immense en un pays prospère, capable de fédérer toutes les ambitions, toutes les énergies, tout un peuple vers un seul objectif : sa liberté.

Seulement voilà, les siècles passent, les hommes et leurs ambitions aussi. Certains plus que d’autres; et comme nous avons tous quelque part dissimulé dans notre génome, un gène caractéristique de l’animal, qu’est la dominance, tous les moyens sont bons, même justifiés, pour en imposer les effets. Faisant ainsi que l’objectif premier, qu’est le bien du peuple par le peuple et que les Grecs ont nommé « démocratie » sera imposé à tous les peuples, même à ceux qui n’y sont pas préparés. Et comme les hommes sont facilement oublieux des idéaux des autres, pouvait-on un instant imaginer que ces mêmes hommes inscrivent en leur credo que : "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres"

Ainsi la planète s’est recouverte d’un nuage vert. Vert de l’espoir pour certains ou vert mercantile pour d’autres. L’un et l’autre imprégnés du signe en forme de caducée, les ailes en moins. Non pas le caducée de Mercure qui symbolise une docte profession mais un autre sur lequel le serpent d’Épidaure enserrerait deux baguettes au lieu d’une. Ce vert dont le nom se prononce de la même manière dans toutes les langues, et curieusement se conjugue en une seule langue qui est aussi celle de ses promoteurs et qui malgré la résistance linguiste, doit être reconnue langue véhiculaire.

Seulement voilà, les populations planétaires qui se sont succédées depuis qu’elles sont descendues ou sont tombées de l’arbre, ont toujours, gène de la dominance oblige, rejeté la monoculture surtout celle qui leur était imposée. Il suffit pour s’en convaincre de regarder et de comprendre comment ont évolué, se sont diversifiées et multipliées les croyances, qu’elles soient opportunistes ou non. Par conséquent, ce qui devait arriver arriva. Le voile vert de la prédominance a, comme la couche d'ozone, subi les assauts de la modernité et de la mondialisation. Le voile, dont l’épaisseur avait résisté jusqu’à récemment à toutes les pressions, a donc commencé à se distendre, à se fissurer, laissant apparaître des couleurs nouvelles comme le bleu euro, le blanc roupie et le rouge yuan.

C’est ainsi que le vert épaulé par les couleurs, encore intactes, de l’ancien colonisateur, décida de mettre en œuvre des mesures de contre-pollution. Mesures, dont le but est de limiter la portée invasive des dégâts collatéraux que pourraient produire ces teintes particulièrement vives et susceptibles d’attirer bien des envieux. Chacun sait qu’au-delà des différences, l’harmonie des couleurs devrait demeurer la meilleure façon d’éclaircir les cieux de l’économie mondiale. Permettant ainsi, à tous ceux qui ne bénéficient pas de leurs clartés, de percevoir enfin un rai d’espérance au travers du voile multicolore de la prospérité.

Mais malgré tous les risques de voir se gonfler un peu plus l’outre de la différence, d’aucuns, considérant que " la meilleure défense est l'attaque " ont décidé, de satisfaire les pulsions de leur gène ancestral pour boucher les trous percés dans les nuées vertes.

Et comme l’aurait dit Arnaud Amalric face au bûcher des Albigeois : " tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens"… Seulement les siens…….





Contributions de Parc-en-Ciel
Serge Rousseau
Comme les centres de la petite enfance et les services de garde sont partie prenante de l’actualité politique depuis quelques mois, il est intéressant de voir ce qu’il en est du C.P.E. de notre région. Parc-en-ciel est une entreprise d’économie sociale s’avérant un important moteur économique dans la région.

Avec un chiffre d’affaires de près de deux millions dont 95% dépensé en région et un surplus de 8 932 $ pour l’année en cours, Parc-en-Ciel fait figure d’entreprise d’économie sociale majeure dans la région. D’abord en tant qu’employeur de plus de 75 personnes (personnel, liste de rappel, travailleurs autonomes), mais aussi en tant que milieu de stage pour une douzaine de stagiaires par session.

En plus d’être un employeur d’importance, Parc-en-ciel a investi beaucoup dans les dernières années grâce à son conseil d’administration (composé de huit parents bénévoles) très actif pour la région. Ce C.P.E., qui couvre les secteurs de East-Broughton jusqu’à Disraeli en passant par St-Ferdinand et Ste-Clothilde, possède des immobilisations pour un total de $ 1 102 000 et une dette à long terme de $773 800. Ses revenus proviennent à 81% des subventions, 18% des parents utilisateurs et 1% de revenus divers tandis que les dépenses se situent à 82% pour la masse salariale, 10% pour les frais reliés aux locaux, 4% pour le matériel éducatif et la nourriture et 4% pour les autres dépenses.

Parc-en-ciel est une entreprise de chez-nous, gérée entièrement par les parents utilisateurs, et qui offre des services de qualité à ses usagers selon les besoins de chacun.






Bonjour à toute l'équipe du Journal Le Cantonnier et aux gens de Disraeli. Il y a de ça 14 ans, je quittais Disraeli pour aller vivre à Saint-Hyacinthe, mais grâce à vous, je peux maintenant garder un lien avec mon village natal. La mise en page est très bien ainsi que le contenu. Je souhaite à ce journal une très longue vie!

P.S. J'aimerais dire un beau bonjour tout particulièrement à mon premier employeur qui saura sûrement se reconnaître.

Sophie Pomerleau

-0-

Félicitations et bravo à tous les bénévoles pour le magnifique travail accompli. Vous pouvez être fiers, votre journal est remarquable.

Longue vie au Cantonnier.

Alain Gosselin, Disraeli





Recherche de photos historiques


La Société historique de Disraeli

est à la recherche de photos et documents

portant sur l’histoire de Disraeli et ses environs.

Les photos et textes seront retournés.

Tél. : 418-449-2688