| |
 |
| |
| Page éditoriale ( édition du 26 août 2004 ) :
|
|
|
 |
| Commentaire: |
|
À l'eau !
|
|
Jean-Denis Grimard
|
À peine un mois aura suffi pour miner la confiance du nouveau concessionnaire de la marina de Disraeli qui, lors du somptueux lancement de sa saison en mai, avait créé beaucoup d’espoir. La nouvelle de son départ précipité, effectif à compter du 17 juin, a évidemment eu l’effet d’une douche froide chez tous ceux et celles qui, à la fois complaisants et sceptiques, avaient bien voulu croire à son ambitieux programme d’animation du plateau de la marina.
Le «capitaine Reggie» avait su projeter une bonne image de crédibilité qui rendait le tout réalisable à court terme. Mais voilà que, ruiné et dépité, il a quitté. De son propre aveu, M. Drouin n’avait plus les moyens financiers pour soutenir ou opérer la concession dans l’attente de l’arrivée de la vague miraculeuse des vacanciers saisonniers et des touristes de passage. Une température inclémente, un service de restauration déficient et une gestion douteuse, auront précipité sa chute avant même la véritable saison qui commence à la fin des classes.
Heureusement, pour le comité de la marina, un couple dont la candidature avait été écartée au profit du présumé messie lors de l’appel d’offres lancé ce printemps a sauvé la mise en acceptant de lui succéder et de maintenir les services de base offerts.
Il nous faut maintenant profiter de cette tournure pour réfléchir et progresser dans ce dossier. D’entrée de jeu, il semble que l’infortuné concessionnaire avait manifestement surestimé sa capacité de promotion du site et son pouvoir de rassembleur. L’achalandage rêvé ne se crée pas en un tour de main ; les habitudes de vie et les réflexes de loisirs des gens ne se modifient pas par une simple invitation, aussi courtoise ou envoûtante soit-elle.
Par ailleurs, tant et aussi longtemps que la géographie en rendra l’accès et surtout la sortie difficiles pour les usagers d’une part, et qu’il ne soit relié par une promenade riveraine et traversé par la piste cyclable d’autre part, le plateau de la marina vivotera et ne demeurera généralement fréquenté que par les navigateurs et leurs proches. La vie au village semble être ailleurs ; l’intégration est absente.
Enfin, il faudra reviser le plan d’affaire que la municipalité propose au concessionnaire nommé. Les expériences antérieures ont successivement démontré qu’il est extrêmement difficile d’y trouver son compte. Pour employer un langage à la mode, une redéfinition du partenariat public-privé adapté à la dure réalité d’un site récréo-touristique naissant s’impose. Le récent colloque réunissant les cinq municipalités riveraines et les invitant à réfléchir sur le développement de la zone Aylmer a mis en évidence leur responsabilité dans cette mission. Il est temps que la Ville de Disraeli s’engage différemment dans ce dossier à moins qu’on le juge surestimé ou sans avenir.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
| Opinion : |
|
Association des Riverains du Grand Lac St-François
|
|
Gérard Declerck
|
L’Association qui, grâce à la générosité de nombreux commanditaires, vient de publier son quatrième bulletin tient à faire savoir que les démarches entreprises depuis bien des années auprès du Ministère de l’Environnement ont enfin abouti.
Rappelons que ces démarches avaient pour objectif principal la fixation d’un niveau minimal du plan d’eau en toute saison. Cet objectif qui a exigé de nombreuses rencontres et expertises s’était imposé aux riverains dès lors que, pendant la saison hivernale, le niveau de la masse d’eau disponible mettait en péril la stabilité des berges, et donc les constructions riveraines de même que disparaissaient les frayères des dorés rendant ainsi sans intérêt un des principaux attraits du lac.
Cette réussite montre que la mobilisation des énergies et la volonté d’imposer le dialogue avec les véritables autorités en charge peuvent prendre le pas sur les parcours administratifs stériles en forme de gouffres financiers.
Que tous ceux qui ont mené ce « combat » à terme en soient remerciés. Que cette réussite serve d’exemple et devienne l’élément déclencheur à des démarches collectives destinées à poser le point d’orgue aux problèmes endémiques que rencontrent les populations et leurs élus dans la plupart des besoins essentiels à la survie de leur village.
|
|
|
|
|

|
 |
|
|
|
Le Cantonnier :
|
|
Lettre
|
Vous trouverez ci-joint un chèque pour le renouvellement de mon abonnement au journal Le Cantonnier.
Le recevoir est toujours un plaisir. Merci et bravo à toute l’équipe : vous faites un travail formidable.
Paul Vachon, Saint-Frédéric
|

|
| |
 |
| Histoire : |
|
Vagabond
|
|
Gérard Declerck
|
Le lendemain matin, lorsque nous nous retrouvons avant les cours, nous décidons que, ce midi, nous ferons un détour rapide par le Monoprix reconstitué, pour essayer de nous procurer de quoi porter à notre protégé. Quitte à voler un biscuit car nous n’avons pas d’argent. Ce qui fût dit fût fait et même plus. Car à trois, nous avons « pris » deux de ces biscuits, genre « biscuit de soldat » dur comme du béton. Nous ne sommes pas très fiers de cet exploit. Malgré tout nous sommes heureux de pouvoir subvenir aux besoins de celui que nous appelons « Vagabond ». Ce nom, qu’à ce jour tout le monde prononce, en souvenir du petit groupe de résistants si efficace dans notre région et dont le nom, avant d’être fusillé, était « Vagabond bien-aimé ». Ce nom lui va si bien, à ce pauvre chien qui couche dehors sur ces ruines désolées. Inutile de dire que c’est en courant que nous sommes allés rendre visite à notre nouvel ami.
Arrivés sur place, nous trouvons une vieille dame occupée à caresser tendrement Vagabond en lui parlant doucement.
Vagabond paraît réagir aux sollicitudes de cette brave femme, mais ne bouge pas pour autant. Cette dame voyant tout l’intérêt que nous portons à son protégé nous explique son histoire, toute son histoire et dont voici les détails dans leur cruelle description. Elle habite le quartier et connaît depuis longtemps « Blaki » (c’est son nom).Cette rescapée connaissait bien sûr ses maîtres. Ainsi elle nous raconte que Blaki est installé là, sur ces ruines, tas de briques, de plâtre, de bois et de verre, depuis que le corps de ses maîtres victimes des derniers bombardements ont été extraits des décombres. Selon elle, les corps ont probablement été dirigés comme beaucoup d’autres vers la fosse commune installée dans ce qui reste du square Saint Roch.
Et depuis, impossible de faire bouger cette brave bête qui semble attendre le retour de ceux avec lesquels elle a vécu toutes ces années son bonheur de chien. Ainsi, depuis près de trois semaines, cette dame compatissante essaye de rassurer Blaki, de lui redonner le goût à la vie et surtout de l’emmener avec elle. Elle a déjà tenté de le transporter et de l’installer confortablement.
Mais c’était peine perdue, le chien s’est échappé et a disparu plusieurs jours avant de revenir sur son tas de gravats. Le souhait de la vieille dame rejoint le nôtre. D’autant que les uns et les autres sommes incapables de dire s’il se nourrit, ou si au moins il boit. Malgré tout, nous mettons à tremper un des biscuits dans un peu d’eau contenue dans une gamelle disposée à son côté par la dame. Après quoi nous laissons ces deux vieux amis ensemble.
Et puis la fin de semaine est arrivée, le groupe se disperse, je rejoins ma campagne.
Le lundi midi suivant, nous passons pour porter notre dernier biscuit fruit de notre larcin. Arrivés sur place, nous constatons que la gamelle trône toujours sur le tas de briques mais Blaki/Vagabond n’est plus là. Nous sommes persuadés que la Dame a enfin réussi, et que Blaki est maintenant blotti aux pieds de sa bienfaitrice.
Plus tard, beaucoup plus tard, nous avons retrouvé cette brave dame qui nous a appris que le dimanche matin, Blaki/Vagabond ne s’est pas réveillé. Il s’est éteint sur son tas de briques. Blaki/Vagabond qui a survécu tous ces jours, se nourrissant du seul espoir de retrouver ses maîtres et qui est mort dans le souvenir de ceux qu’il a rejoints au pays des ombres, là où les hommes ne peuvent s’entretuer.
Pendant toutes ces années difficiles, j’ai vécu bien des « choses » que je préfère oublier, mais cette histoire devait être racontée même si elle a l’allure d’un conte.
|

|
|
 |
| Le Cantonnier : |
|
De retour
|
Après un répit d’un mois qui aura permis aux bénévoles de bénéficier également de la période estivale, Le Cantonnier est de retour. Bien que l’année financière débute en mars, c’est l’édition du mois d’août qui cadence le rythme annuel des opérations. Chacun et chacune reprend le collier.
Le Cantonnier espère toujours vous compter parmi ses lecteurs d’une part, et aspire à faire partager le plus possible le vécu de chacune des communautés par l’ensemble, d’autre part. Sur ce dernier point, il reste beaucoup de progrès à enregistrer car, pour ce faire, il faut que des bénévoles participent à la rédaction. Si on fait exception des territoires de Disraeli (très représenté) et de Lambton (représenté par M. Gérard Declerck), le vécu des autres municipalités, à savoir Coleraine, Beaulac-Garthby, Stratford, Stornoway, St-Romain, St-Jacques-le-Majeur, St-Fortunat, Weedon secteur St-Gérard, St-Julien, n’est que peu ou pas communiqué par des gens du milieu. Ces communautés ne bénéficient pas actuellement de l’espace qui leur revient du fait que le journal appartient à tous. Il faut souhaiter une meilleure présence de leur part ; il faut souhaiter l’arrivée de rédacteurs de ces milieux.
Au niveau du conseil d’administration, la corporation du journal compte actuellement dix membres élus à l’assemblée générale et représentant les intérêts et les besoins des milieux. Voici la liste de ces administrateurs ainsi que le nom de la zone qu’ils représentent. M. Claude Jacques (Beaulac-Garthby), Mme Pierrette Gagnon (Stratford), Mme Louise Boilard (Coleraine-Vimy), Mme Adèle Paradis (St-Jacques-St-Julien), M. Gérard Declerck (Lambton). Les administrateurs suivants appartiennent à la zone Disraeli-Ste-Praxède : Mme Céline Lachance, MM Réjean Bourque, Jean-Claude Fortier (sec.), José Sadoine (trés.), Jean-Denis Grimard (prés.). Deux sièges vacants pourraient accueillir un représentant de la zone Stornoway-St-Romain et un autre en provenance de St-Fortunat ou de l’arrondissement St-Gérard.
N’hésitez pas à communiquer avec le bureau du journal si vous avez le goût de participer d’une manière ou d'une autre à sa vocation. Voilà une belle expérience au sein d’une formation dynamique et florissante.
|
|
|
|
|
|
|
| Le Cantonnier : |
|
La gagnante du mois
|
|
|
|
|
|
Le tirage mensuel parmi les membres du journal communautaire Le Cantonnier a favorisé Mme Linda Pomerleau de Lambton. Cette dernière s’est donc mérité un certificat cadeau au montant de vingt dollars offert par Le Restaurant Le P’tit Champlain de Disraeli et que lui a remis le représentant du Cantonnier pour la région de Lambton, M. Gérard Declerck. Félicitations !
|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Recherche de photos historiques
|
|
La Société historique de Disraeli
est à la recherche de photos et documents
portant sur l’histoire de Disraeli et ses environs.
Les photos et textes seront retournés.
Tél. : 418-449-2688
|
|
|
|

|
|
 |