Page éditoriale ( édition du 26 février 2004 ) :

 
Commentaire :
Le "voire" ou le croire
Est-ce vraiment ce que nous voulons ?
Gilles Dufresne

L’année 2004 démarre en lion pour ce qui est des intentions de développements récréo-touristiques dans nos régions. On va sculpter les haldes minières aux portraits de nos plus célèbres concitoyens et faire des trous de mine des amphithéâtres grandioses pour y accueillir toute cette manne de touristes japonais et allemands et leur présenter nos traditions et notre histoire. Voire !

Tous seront d’accord pour dire qu’il est grand temps de développer le potentiel touristique de notre région. Mais rendons-nous à l’évidence même : nous accusons un sérieux retard sur les autres régions du Québec en ce domaine, un retard d’environ 30 ans.

Le gouvernement annonce une possibilité d’aide au financement de 50 M $ pour le développement de projets; au mieux, cela équivaut à des investissements de l’ordre de 400 M de la part des promoteurs locaux. Est-ce qu’on rêve en couleurs ?

On parle de la tradition minière et industrielle de notre région et qu’il faudrait en faire le point d’attraction principal de la stratégie de marketing. Bien justement, les citoyens comme vous et moi sont des gens d’industrie et de mines, alors ce qu’on veut, ce sont des emplois dans nos domaines de compétence. Qui seront les employés de ces hôtels grandioses que l’on projette de construire ? Alors que notre Cégep s’est depuis toujours efforcé de produire des gens de mines et d’industrie. Il faudra les faire venir de Montréal puisque c’est là que sont les écoles d’hôtellerie. Ou envisage-t-on un recyclage intensif des finissants en génie minier ?

Devons-nous parler des pratiques salariales qui règnent dans le monde du tourisme et de l’hôtellerie pour les employés de services ? C’est la loi du salaire minimum qui y est appliquée à la lettre, et tous ces emplois sont saisonniers. Autant dire que cette direction mène tout droit au maintien des conditions desquelles notre population s’efforce justement de s’extirper.

En fait, à qui profitera l’instauration de cette vision sinon encore une fois aux investisseurs qui auront flairé tout le parti qu’ils pourraient tirer de l’exploitation d’une main-d’œuvre dans la zone presque grise que constitue notre région.

Je veux bien y croire quand même, depuis le temps qu’on nous rabat les oreilles avec toutes les opportunités qu’on laisserait soi-disant passer dans le domaine de l’exploitation de nos ressources touristiques. Mais est-ce vraiment ce que nous voulons ?



Opinion :
Les OGM
Depuis quelques années, de grands fabricants de pesticides étendent leur champ d’activité à la production de semences transgéniques. Le but : produire des semences dotées de caractéristiques recherchées par l’industrie agroalimentaire afin de maximiser les profits.

Cependant, tous ces chambardements de l’agriculture ne sont pas sans conséquences. C’est en 1995 que les cultures transgéniques ont été autorisées au Canada et depuis, les variétés naturelles se voient de plus en plus menacées par l’envahissement des plantes génétiquement modifiées qui met en péril la biodiversité, pourtant fondamentale à l’équilibre de la vie.

L’Association des biologistes du Québec confirme que les techniques actuelles de transfert de gènes sont parfois sujettes à erreur. Cela signifie que des effets de mutation différents de ceux recherchés pourraient apparaître. Par exemple, en voulant améliorer une propriété nutritive d’un aliment, on pourrait plutôt obtenir une propriété allergène ou cancérigène.

Présentement, on se sert de la consommation à grande échelle des OGM, cachés dans la plupart des aliments que nous mangeons, pour en évaluer les effets. En d’autres termes, on utilise la population comme cobaye dans une expérience dont on ne saurait prévoir l’issue. Qu’arriverait-il si l’on découvrait une propriété nocive dans un OGM déjà présent dans l’environnement? On en interdirait désormais l’utilisation, mais que pourrait-on faire de ceux qui sont déjà dispersés à tout vent? On sait aujourd’hui que l’on retrouve du pollen de plantes tropicales jusqu’en Antarctique. À la suite d’une mutation accidentelle, il pourrait s’ensuivre une propagation de plantes indésirables, voire même dangereuses, sur l’ensemble de la planète.

Nul ne peut affirmer avec certitude que les cultures transgéniques et leur prolifération ne pose aucun problème tant pour l’environnement que pour la sécurité alimentaire et la santé des populations du monde entier. Dans ce contexte, il est inconcevable qu’aucun contrôle n’ait été établi à ce jour pour encadrer cette nouvelle industrie. Il est à mon avis primordial que nos gouvernements assument leurs responsabilités en la matière et que des institutions publiques indépendantes soient enfin créées pour assurer une réglementation et un contrôle adéquats dans ce domaine.

La science a toujours occupé une grande place dans l’évolution de l’humanité et on se doit de continuer à promouvoir son développement. Mais lorsque ses responsabilités sont occultées à des strictes fins économiques ou pour accroître les profits d’une multinationale au détriment de l’écosystème terrestre et de la santé humaine, nous devons réagir vivement puisque notre avenir et celui de nos enfants en dépend directement. À une époque où elle accomplit des pas de géants, la science doit conserver et même affermir son sens éthique dans tous les domaines, y compris celui de la biotechnologie.

Christan Baillargeon - St-Romain



St-Joseph-de-Coleraine :
Nous sommes lues
Christine Young et Nicole Perron

Nous avons eu beaucoup de commentaires positifs à ce que nous avons commenté sur Coleraine dans la parution précédente. Maintenant, agissons… Allons à l’Hôtel de Ville pour discuter et échanger ! Vous voulez parler vous aussi, alors venez aux réunions du conseil de ville. On vous attend.

Du nouveau à Coleraine

Ouverture d’un « Marché aux puces » à Coleraine. Mario 423-2787. Bravo !

Social et détente

Par contre, le patinage libre devrait être autorisé sur semaine pour les fervents (es) de ce sport. Patiner au village voisin (Disraeli), alors que l’on a tout ce qu’il faut à Coleraine !


Le Cantonnier :

Gagnant du mois
Notre gagnant du mois de février, parmi les membres, est M. Patrice Noël Sévigny, qui s’est mérité un certificat au montant de 20$ négociable au restaurant Le P'tit Champlain. Le P'tit Champlain offre un menu élaboré avec service de livraison. Il offre également un service de traiteur et d’excellents buffets. « Le seul à offrir un choix de 40 poutines ».
Photo Danielle Noël



Recherche de photos historiques


La Société historique de Disraeli

est à la recherche de photos et documents

portant sur l’histoire de Disraeli et ses environs.

Les photos et textes seront retournés.

Tél. : 418-449-2688