Actualités ( édition du 25 mars 2004 ):

ÉPD :

Nouveau programme en arts du cirque moderne à l'ÉPD

Gilles Dufresne

C’est le 25 février dernier qu’a eu lieu le lancement de ce nouveau programme à l’École polyvalente de Disraeli. Issu de la concentration sportive en Cheerleading et de la concentration culturelle en musique Stage Band et arts de la scène, ce programme offrira aux élèves la possibilité de repousser encore plus loin les limites de leur possible! En effet, les athlètes et les artistes inscrits à ce programme y trouveront un exutoire extraordinaire pour laisser libre cours à leur créativité sous la direction de Mme Manon Gardner, enseignante en arts plastiques, de M. André Garon enseignant et entraîneur en Cheerleading et de M. Serge Lajeunesse, enseignant en musique et Stage Band.

Après en avoir fait voir de toutes les couleurs et avoir été le point de mire et la référence en matière de Cheerleading, et après les succès remarquables remportés par nos artistes-musiciens du Stage Band , il n'est pas surprenant que tous ces artistes aient eu envie d'aller plus loin dans l'univers de la création et de l'adaptation.

Une visite à l'École nationale du Cirque et au Cirque du Soleil allait devenir le déclencheur de ce magnifique projet, une première au Québec au niveau des écoles secondaires publiques! Alliant approche orientante et projet multi-disciplinaire, le programme des Arts du cirque moderne, en conciliant les trois champs d'intérêts que sont le sport, la musique et les arts de la scène, ouvre des perspectives d'avenir encore inexplorées grâce à la formation exceptionnelle qu'il permettra d'acquérir tant au niveau du dépassement personnel que de l'expertise développée relativement au monde du cirque, du théâtre, du cinéma et de la musique.

A l'École polyvalente de Disraeli, tous les éléments de la production culturelle issue de ce programme seront réalisés par les élèves inscrits sous la direction d'une équipe d'éducateurs de l'école et de la communauté. Plusieurs auront ainsi la possibilité de découvrir un éventail de carrières passionnantes reliées au monde des arts et spectacles. Cet ambitieux projet des Arts du cirque moderne s'adresse à tous les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire, garçons et filles, capables d'implication et intéressés par la création.

concentration cirque
Photo : Gilles Dufresne

En bas, M. André Garon, Mme Juliette Jalbert (directrice de l’ÉPD) et Mme Manon Gardner.


Roman :
L'auteur André Jacques récidive

Jean-Denis Grimard

Pour certains, écrire devient rapidement une expérience cauchemardesque tant les difficultés sont multiples tandis que, pour d’autres, l’exercice de l’écriture procure une sensation de bonheur exceptionnelle qu’il faut retrouver ou prolonger.

C’est manifestement le cas de M. André Jacques qui vient de publier un deuxième roman policier aux éditions Québec Amérique et titré La Commanderie. Sa première œuvre ayant pour nom Les Lions rampants fut publiée en 2000 avec un tirage de 1500 copies, ce qui se révèle comme excellent eu égard au petit marché québécois.

M. Jacques est natif de Beaulac-Garthby. Après avoir complété son cours classique au Séminaire de Sherbrooke, il obtient une licence en lettres de l’Université Laval. L’année suivante, il devient maître en lettres à l’Université française d’Aix-en-Provence. Puis il débute sa carrière d’enseignant au CEGEP de Thetford, évidemment en français, arts et lettres. En 1974, il fera sa scolarité de doctorat à Paris, puis reviendra à Thetford pour enseigner jusqu’au moment de sa retraite en 2003.

« Ma mère lisait beaucoup et, dans le contexte de l’époque, la lecture était une récompense », avoue l’auteur qui dévore encore en moyenne un bon livre par semaine. « J’ai vraiment fait ce que j’avais envie de faire » ajoute-t-il. « Je n’ai jamais regretté ». C’est d’ailleurs ce qui motive la dédicace de son dernier volume aux quelque sept mille jeunes qu’il a enrichis de son savoir et qui l’ont inversement renforcé dans sa passion. « L’univers des lettres au niveau collégial est intéressant ».

« Écrire est un exercice profondément emballant, à la fois excitant et épuisant… Tu pisses l’adrénaline », dit l’écrivain qui s’interdit alors de rédiger le soir afin de pouvoir dormir. « Il faut créer un monde, un décor, des personnages et une intrigue », le tout dans une structure ou un plan. Ses propos indiquent que la réalisation d’une œuvre littéraire tel un roman exige une méthode de travail, une discipline, de l’acharnement, énormément de recherche, et beaucoup d’imagination.André JacquesEn réponse à une question, M. Jacques avoue que l’œuvre d’Émile Zola ainsi que celle de Victor Hugo l’ont beaucoup influencé. Dans les auteurs récents, il déclare sa prédilection pour Éco et Barcelot entre autres tout en signalant au passage la beauté de l’œuvre de Gabrielle Roy. Présentement, il lit de front quatre bouquins dont un de l’écossais Rankin et l’autre du québécois Pelletier.

Dans La Commanderie, on reconnaît quelques personnages du premier roman policier dont le central, l’antiquaire Alexandre Jobin, officier retraité des services de renseignement de l’armée canadienne. Embauché par une vieille et riche héritière afin d’évaluer des toiles, l’ex-militaire sera malgré lui investi d’une seconde mission périlleuse consistant à retrouver la trace outre-mer de la petite-fille de la richissime commanditaire. Selon son auteur, la qualité de ce polar réside dans son action intelligente et rythmée, dynamique, et très cinématographique par les nombreuses images présentées au lecteur. Selon des lecteurs qui ont parcouru La Commanderie, c’est un bon livre de détente qui, une fois entrepris, ne lasse d’être terminé tant la curiosité suscitée par le développement du l’intrigue est aiguisée.

M. Jacques révèle enfin qu’un troisième roman est déjà à l’état d’ébauche. Il impliquera à nouveau l’énigmatique figure de l’antiquaire Alexandre Jobin aux prises avec une filière chinoise et certaines subtilités dangereuses que cette culture peut receler dans des affaires louches… Considérant l’accueil croissant réservé à ses œuvres, il est permis à André Jacques d’espérer un nouveau succès.