Page éditoriale ( édition du 25 novembre 2004 ) :

Lettre ouverte:
Loi sur la protection du territoire agricole
L’autre jour, j’écoutais un reportage sur la fermeture de l’aéroport de Mirabel. Comme vous le savez, cet aéroport vient de tirer sa révérence après plus de trente ans de services à la population mondiale. Ce qui m’a révolté, c’est que j’ai appris qu’à l’époque, on a exproprié plus de 3 000 familles et au dessus de 12 000 personnes. Ce fut la plus grosse expropriation au Canada, l’équivalent de la moitié de l’Ile de Montréal. Le coût de ce projet était de 500 millions de dollars, une fortune à même nos impôts. De plus, c’était de très belles grandes terres agricoles rentables et seulement 2 000 hectares sur les 40 000 expropriés ont servi à la construction de Mirabel.

Voici le but de mon intervention dans Le Cantonnier. Je ne veux qu’émettre mon humble opinion.

À l’époque de Mirabel, il n’y avait pas de Loi de la protection du territoire agricole. Aujourd’hui, il y a une loi pour protéger les terres agricoles, mais je crois qu’on est passé à l’autre extrémité. Des exemples, on peut en avoir par milliers dans toutes les municipalités du Québec. Par chez nous comme ailleurs, si tu as un petit lot à bois ou un petit terrain rocheux et que tu es situé dans la « sacrée » zone verte agricole, même si le conseil municipal t’appuie pour un dézonage ou si tu veux te bâtir un chalet ou une maison sur ce lot, la loi de protection du territoire agricole te dira « non » même après plusieurs demandes à un coût de 200$ et plus chaque fois.

Chez nous, il y a des gens qui ont des lots à bois, mais parce qu’ils ne tirent pas de revenus de ces terrains, ils n’ont pas le droit de se construire. Par contre, ils peuvent se bâtir un cabanon pour installer le matériel dont ils se servent pour travailler leur terre (ex. : tracteur, pelle, scie à chaîne, etc.). Ils n’ont pas droit aux fosses septiques ni aux poubelles, mais à long terme, cette cabane devient un chalet duquel aucune taxe ne peut être perçue (et lorsqu’il y a plainte pour cette fraude, la commission du territoire agricole ne fait rien : ça leur coûte trop cher).

Au gouvernement, peu importe lequel, on dit qu’il faut occuper les campagnes surtout les terrains qui ne servent pas à l’agriculture et qui sont malgré tout zonés « verts » (et ici je ne parle pas de vraies belles terres car il faut les protéger). Arrêtons de nous poser la question : «Pourquoi les petits villages se meurent ? » Ma réponse est : « Donnons la chance à des jeunes couples de s’installer sur des terrains qui sont classés « verts » alors que ce n’est que roches, bois et terres incultes à l’agriculture.

Cette loi de protection du territoire agricole est vieille de 1978 et je pense qu’il serait temps de faire des amendements. Je dis aux fonctionnaires qui travaillent dans leurs « cages dorées » à Québec de cesser de regarder une carte avec du vert pour agricole, foresterie et blanc pour zone urbaine lorsqu’ils reçoivent une demande. Que ces fonctionnaires prennent la peine de venir voir ce qui se passe sur le terrain pour lequel on a fait une demande et ce dans chaque municipalité. Ils n’assument aucunement la gestion du territoire agricole mais seulement de la paperasse et ils se fient à une carte qu’ils ont sur le bureau.

Je peux aussi vous dire sans risque de me tromper, que si une aventure comme Mirabel vient s’installer chez nous ou dans d’autres municipalités, ex. : centres d’achats ou autres, les promoteurs qui ont l’argent et le pouvoir n’auront pas trop de difficultés à faire dézoner. Par contre, la petite famille ou nos enfants et les enfants de nos enfants ne feront juste qu’y rêver et devront se construire en ville.

Cessons de nous fermer les yeux et que toutes les municipalités se donnent la main pour obliger des amendements à cette loi. Je le dis et le répète, oui protégeons les belles terres, mais arrêtons de niaiser avec une terre de roches ou une terre d’arbustes qui ne sert à rien.

Avec le pacte rural, on veut revitaliser nos villages et c’est une bonne chose. Nous, la première année, on a fait un petit parc d’amusement pour les enfants.

J’ai un rêve et celui-ci est de voir des enfants jouer avec les balançoires et non des arbustes qui poussent partout et un centre communautaire qui tombe en ruine.

Steven Laprise, maire St-Jacques-le-Majeur




Lettre ouverte :
D'une bénévole du Comptoir Familial de Disraeli
Disraeli, le 29 octobre 2004.

Mesdames Christine Young et Nicole Perron,

En réponse à votre lettre publiée dans Le Cantonnier du 28 octobre dernier, je veux porter à votre attention les faits suivants :

Tout d’abord, le Comptoir Familial de Disraeli n’a jamais vendu ni donné de vêtements aux friperies. Nos surplus sont envoyés à la récupération de vêtements à Sherbrooke où ils sont remodelés ou déchiquetés suivant les besoins afin d’être vendus ou donnés aux familles qui sauront les utiliser. Pour les prix des articles vendus au Comptoir Familial de Disraeli, ceux-ci varient entre 0,25 $ et 6 $ et à l’occasion, suivant l’article un prix de 10 $ sera demandé. Exemple : vêtements pour enfant : 0,25 $ le morceau, vêtement pour adulte : 1 $ à 2 $ le morceau, vêtements d’hiver : 4 $, 5 $ et 8 $. Si pour vous ces prix sont trop élevés, vous pouvez profiter 2 fois par année d’une vente de 50 % pour les membres, ce qui fait que les 3 paires de bas pour enfants vendues régulièrement à 0,25 $ vous reviennent à 0,12 $ à cette occasion.

Quand vous parlez des magasins à 1 $, vous n’y trouvez aucun vêtement, si ce n’est des costumes pour le déguisement, et vous en avez pour 1 $. Les vêtements du Comptoir sont usagés mais de bonne qualité. Certaines bénévoles travaillent entre 15 h et 20 h par semaine, sans aucun salaire, afin de recevoir les objets donnés, les trier, et vous les présenter du mieux possible dans l’espace loué dont nous disposons. Le travail ne se fait pas seulement les jours d’ouverture, si non l’entrée du CERD serait encombrée en tout temps. Presque tous les jours, il y a quelqu’un qui travaille à l’entrepôt du Comptoir, mais ça, peu de gens le savent. Les bénévoles du Comptoir paient leurs achats de la même façon que tous les autres clients. Vous êtes toujours libre de donner vos choses où bon vous semble, personne n’ira vous faire de reproches là-dessus. Nous apprécions beaucoup le don des gens qui nous font confiance, tout en sachant que le geste qu’ils posent sera utile à quelqu’un d’autre.

Après avoir payé les dépenses obligatoires au bon fonctionnement (loyer, assurance, etc.) le Comptoir Familial de Disraeli étant un organisme à but non lucratif, remet à d’autres organismes locaux des dons en argent. Ainsi, la Maison des Jeunes, la Cuisine collective, le CERD, la Fondation Jeunesse secondaire Disraeli, et autres…, ont pu en profiter. C’est un plaisir pour le Comptoir et ses bénévoles de retourner à la communauté, ce que la communauté nous a si généreusement donné. C’est notre seule récompense de savoir que notre action procure un peu de bonheur à nos semblables.

Je vous invite à participer à l’assemblée générale annuelle pour connaître les buts, le fonctionnement et les réalisations du Comptoir Familial de Disraeli, après vous pourrez parler.

Lisette Côté, bénévole au Comptoir Familial de Disraeli.



Lettre ouverte :
Les comptoirs familiaux et friperies
En réponse à la lettre ouverte sur « Les comptoirs familiaux et friperies » publiée le 28 octobre 2004.

Nous voulons manifester notre désaccord face à l’opinion de ces deux dames.

Nous fréquentons souvent le Comptoir familial de Disraeli et nous trouvons les prix plus qu’abordables. L’une de nous deux a récemment acheté pour la modique somme de 6 $ six paires de jeans et un chandail presque neuf qui auraient coûté dans une friperie minimum 10 $ chacun. De plus, nous recevons fréquemment des dons. Nous tenons également à souligner l’excellent travail de l’équipe de bénévoles du Comptoir familial de Disraeli.

Myriam et Lyne


 
Lette ouverte :
Incroyable
Au Canada, voyez combien le système est injuste en prenant connaissance de l’avancé suivant publié dans le Toronto Star du 18 avril dernier. Ce n'est pas une farce.

Le gouvernement fédéral procure à chacun des réfugiés une allocation mensuelle de 1 890$ et chacun peut aussi recevoir un montant supplémentaire de 580$ de l'assistance sociale de sa province pour un total de 2 470$. Si nous le comparons au montant que reçoit un pensionné canadien qui a contribué à la croissance et au développent du Canada pendant 35-50 ans, ce dernier ne peut recevoir qu'un montant maximun de 1 012$ de pension de la vieillesse avec le supplément de revenu inclus.

Peut-être que tous les pensionnés devraient appliquer comme réfugiés ! Prenons le temps de faire connaître ce message à tous les canadiens afin que justice soit rendue et qu'une allocation pour les réfugiés et la pension de la vieillesse soient plus équitables pour ceux qui ont aidé à la croissance de leur pays. Peut-être qu'une inversion des allocations serait plus juste !

José Sadoine, Disraeli



Le Cantonnier :
Gagnants du mois

Le membre gagnant du tirage mensuel est M. Jean Vachon de Ste-Praxède qui se mérite donc un forfait d'une valeur de 20 $ au laboratoire Internet du CERD.



Quant au concours s’adressant aux lecteurs participants ayant écrit un texte portant sur un bénévole dans le cadre du concours «À vos plumes», la gagnante est Mme Aline Nadeau qui se mérite le prix au montant de 100$ offert par la Caisse populaire Desjardins du Lac-Aylmer. Félicitations !

Photo : Danielle Noël




Recherche de photos historiques

La Société historique de Disraeli

est à la recherche de photos et documents

portant sur l’histoire de Disraeli et ses environs.

Les photos et textes seront retournés.

Tél. : 418-449-2688