Enfin ! Le projet de rénovation du centre-ville de Disraeli pourra aller de l’avant. Quelques ajustements de dernière minute auront su rallier tous les représentants consultés quant aux objectifs et à l’architecture du plan.
Ce désir de renouvellement du centre des affaires n’est pas nouveau puisqu’il fut évoqué à maintes reprises dans le passé récent. Par exemple, au début des années 80, l’idée d’y instituer un sens unique avait provoqué la levée de plusieurs boucliers et l’arrêt de la démarche. Il faut croire que le présent contexte a réuni suffisamment de conditions gagnantes pour en favoriser l’éclosion. Le sentiment de la population locale, la prise de conscience de la vocation touristique du coin, l’arrivée massive de figures étrangères en ville durant l’été, la réalisation de certains aménagements récréo-touristiques, le dynamisme convergent de certaines associations, une administration publique réceptive et branchée, sont autant de facteurs qui concourent à la re-création d’un centre-ville à l’image progressive et moderne.
Ce plan de rajeunissement possède plusieurs qualités.
Il est d’abord stimulant. C’est le printemps et c’est un jalon dans la marche du devenir. Il cultive la fierté et l’appartenance. On est évolutif. Il est en outre mobilisateur. Il regroupe des forces actives. Il donne le goût du chantier à ceux et celles qui se tiennent près de l’action, des lieux de réflexion et de prospection.
Il est racoleur. Il n’y a pas de mal à se soucier de son apparence pour rehausser la qualité de vie de ses citoyens ainsi que pour séduire ceux et celles qui viennent nous visiter afin qu’ils se rappellent en bien de leur passage. Aux dires des observateurs, Disraeli a un charme que sa topographie presque insulaire particularise.
Il est consensuel ; il repose sur le consentement d’un grand nombre. D’ailleurs, avec le sens politique aigu qu’on lui connaît, la mairie en avait fait un absolu qui conditionnait son appui et l’engagement ultérieur de la Ville. Le développement d’un milieu repose sur l’implication des forces vives qu’on espère retrouver au sein des associations. Et l’action imparfaite vaudra mieux qu’une parfaite inaction.
Les manches sont retroussées !