Page éditoriale (édition du 21 avril 2005) :

Disraeli se refait une image
Jean-Denis Grimard
Enfin ! Le projet de rénovation du centre-ville de Disraeli pourra aller de l’avant. Quelques ajustements de dernière minute auront su rallier tous les représentants consultés quant aux objectifs et à l’architecture du plan.

Ce désir de renouvellement du centre des affaires n’est pas nouveau puisqu’il fut évoqué à maintes reprises dans le passé récent. Par exemple, au début des années 80, l’idée d’y instituer un sens unique avait provoqué la levée de plusieurs boucliers et l’arrêt de la démarche. Il faut croire que le présent contexte a réuni suffisamment de conditions gagnantes pour en favoriser l’éclosion. Le sentiment de la population locale, la prise de conscience de la vocation touristique du coin, l’arrivée massive de figures étrangères en ville durant l’été, la réalisation de certains aménagements récréo-touristiques, le dynamisme convergent de certaines associations, une administration publique réceptive et branchée, sont autant de facteurs qui concourent à la re-création d’un centre-ville à l’image progressive et moderne.

Ce plan de rajeunissement possède plusieurs qualités.

Il est d’abord stimulant. C’est le printemps et c’est un jalon dans la marche du devenir. Il cultive la fierté et l’appartenance. On est évolutif. Il est en outre mobilisateur. Il regroupe des forces actives. Il donne le goût du chantier à ceux et celles qui se tiennent près de l’action, des lieux de réflexion et de prospection.

Il est racoleur. Il n’y a pas de mal à se soucier de son apparence pour rehausser la qualité de vie de ses citoyens ainsi que pour séduire ceux et celles qui viennent nous visiter afin qu’ils se rappellent en bien de leur passage. Aux dires des observateurs, Disraeli a un charme que sa topographie presque insulaire particularise.

Il est consensuel ; il repose sur le consentement d’un grand nombre. D’ailleurs, avec le sens politique aigu qu’on lui connaît, la mairie en avait fait un absolu qui conditionnait son appui et l’engagement ultérieur de la Ville. Le développement d’un milieu repose sur l’implication des forces vives qu’on espère retrouver au sein des associations. Et l’action imparfaite vaudra mieux qu’une parfaite inaction.
Les manches sont retroussées !



Le Cantonnier :
Carte de membre 2005
Jean-Denis Grimard

Quelque cent lecteurs ont déjà, à ce jour, renouvelé leur appui au journal communautaire Le Cantonnier en devenant membre et en versant leur cotisation au montant de 5$. L’organisation du journal maintient son objectif de 500 membres. Cette sixième campagne d’inscription des membres se poursuivra jusqu’au moment de l’assemblée générale annuelle des membres qui se tiendra en début de juin. C’est lors de cette assemblée que nous procéderons au tirage des deux prix offerts gracieusement par la Société coopérative de Disraeli et Les Meubles Vaillancourt. Il faut aussi rappeler qu’un prix mensuel est décerné au hasard parmi les membres enregistrés.

L’organisation du journal communautaire Le Cantonnier est gérée par un conseil d’administration comptant actuellement huit personnes. Le personnel est composé d’une coordonnatrice à temps plein et trois personnes à temps partiel dans un lien contractuel. Tous les autres intervenants le font à titre bénévole avec comme cible le développement de notre secteur souvent oublié ou négligé par les planificateurs et les promoteurs.

Étant de propriété publique, la corporation du journal ne vise à enrichir personne car sa charte consacre son but non lucratif. Tous les argents perçus sont investis dans son fonctionnement.

Le Cantonnier sera par ailleurs présent au Salon de l’Industrie et du Commerce de Lambton qui se tiendra à l’aréna de l’endroit les 29-30 avril et 1er mai prochain. Plusieurs bénévoles de l’organisation seront sur place pour vous rencontrer.

Nous vous remercions à l’avance de votre inscription comme membre 2005. À nos yeux, le geste de devenir membre a une valeur citoyenne. Nous publierons une première liste des membres 2005 dans l'édition de mai.

La Direction.




Lettre ouverte :
Demande de réparation envers Radio-Canada

Cent intellectuels et scientifiques appuient les journalistes de Radio-Canada. Pourtant le travail fait par l’équipe de Zone Libre dans le reportage sur l’amiante le 18 février était incomplet et partial. Un seul point de vue était montré, celui des bannisseurs. Pas celui des communautés de Thetford Mines et d’Asbestos. Les gens de chez nous sont choqués. Ce 22 mars, plus de 500 personnes ont déjà signé la pétition qui dénonce le traitement tendancieux de l’information. Nous invitons les signataires de cette lettre d’appui à venir dans ces deux municipalités, d’analyser les informations de première main et de ne pas se contenter des renseignements colligés par d’autres dans des rapports contestables. La vérité est plus facile à cerner sur le terrain.

Je joins un extrait de la pétition qui circule chez nous : Attendu que 3 études scientifiques sur la faible bio-persistance du chrysotile, comparée aux produits alternatifs; que 3 études scientifiques sur l'usage sécuritaire du chrysotile dans les sabots et plaquettes de freins de véhicules motorisés; qu’une multitude de publications scientifiques démontrant clairement la différence d'incidence sur le poumon, du chrysotile versus les fibres amphiboles; que l'usage du tabac qui multiplie les risques des maladies pulmonaires incluant celles reliées à l'amiante lorsque mal utilisé dans des usages bannis depuis longtemps; que les efforts déployés depuis 30 ans par les travailleurs du chrysotile et l'industrie de l'extraction et de la transformation pour procurer des conditions de travail salubres et sécuritaires; qu’aucune étude scientifique sérieuse n'a démontré la non-toxicité des produits de remplacement de l'amiante; que d'autres évidences reliées à cette fibre naturelle présente sur terre avant l'apparition de l'humain.

La présente est pour vous demander réparation juste et honnête à l’endroit de la population des régions de Thetford Mines et d'Asbestos. Nous vous demandons un temps d'antenne égal et aux mêmes heures d'écoute que celui de Zone Libre pour informer les auditeurs sur l'envers de la médaille.

Raynald Paré
76, rue Harvey Thetford Mines G6G 5N4
418 335-6466