Actualités (édition du 24 février 2005) :

Disraeli :
Un artisan de grande classe !

Jean-Denis Grimard

François BeaudoinC’est jeudi soir le 3 février dernier, lors du gala annuel se tenant dans la superbe salle Granada de Sherbrooke, M. que M. François Beaudoin a reçu des mains de Mme Monique Gagnon-Tremblay, alors la vice-première ministre du Québec et ministre responsable des Relations internationales, son «Mérite estrien» (voir photo de la une), honneur qui échoit à des personnes engagées et reconnues pour leur apport au développement de leurs communautés respectives, les «gens qui écrivent l’histoire au quotidien», pour reprendre le slogan de l’organisation du quotidien La Tribune responsable de ce concours.

Natif de Val Racine en 1929, M. Beaudoin arrive discrètement à Disraeli à l’automne 1952 en compagnie de son épouse. Il s’inscrit rapidement dans la chorale paroissiale de Sainte-Luce dont il sera directeur. Il sera également maître de chapelle.

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Chœur Ste-Luce

En 66, il sera le président fondateur du Chœur Sainte-Luce, formation mixte regroupant quarante-cinq membres et permettant aux femmes de chanter à l’église. Il dirigera cet ensemble jusqu’en 1976, année où il amorcera, après trois années à l’échevinage, son passage à la mairie de Disraeli jusqu’en 1981. Son mandat sera marqué notamment par l’inauguration de l’Aréna 76, la réalisation du parc Saint-François, l’aménagement de la passerelle, la réfection des locaux de la Sûreté municipale, la création du site d’enfouissement régional, la réorganisation du service de lutte contre les incendies devenu inter-municipal, etc.

En marge de cette implication, M. Beaudoin participera à la fondation en 1970 du CHLSD de Disraeli, maintenant appelé Villa Lavoie, et dont il demeurera un administrateur jusqu’en l’an 2000 . Il est d’ailleurs le seul survivant du groupe originel de sept membres composant le conseil de direction.

En 80 débutera son incursion dans le réseau de la santé alors qu’il sera président fondateur du CLSC Frontenac et qu’il y siégera durant dix années. Durant la même séquence, il sera membre du conseil d’administration de l’hôpital de Saint-Julien pendant huit années dont une à la présidence, membre pendant trois ans du conseil d’administration de la Régie régionale Chaudière-Appalaches.

En 1993, et ce jusqu’à ce jour, il devient membre du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins du Lac-Aylmer. À ce titre, il aura participé au processus réussi de fusion des anciennes caisses de Disraeli, de Stratford, de Stornoway et de Beaulac-Garthby.

En 1991, M. Beaudoin fonde et préside depuis la Société d’horticulture et d’écologie de Disraeli dont les réalisations cumulatives, en plus de rehausser la qualité environnementale du milieu, ravissent les citoyens sensibles à la beauté de la flore.

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Conseil actuel de la Société d’horticulture et d’écologie»

Le club compte plusieurs membres et offre diverses activités récréatives et éducatives.

Au fil de ces années, M. Beaudoin aura également trouvé le temps de devenir membre des Chevaliers de Colomb (1957), de siéger au conseil de direction et de devenir Grand Chevalier, député du district, puis directeur de la région 03 de l’Ordre, et enfin membre 4e Degré.

Il aura également été membre et directeur de la Chambre de Commerce, avec une implication particulière au comité touristique de l’organisme.

Grâce à sa compétence en dessin architectural et à son sens artistique, il aura été impliqué dans de nombreux projets tels le réaménagement du chœur de l’orgue Sainte-Luce, la création et la construction du reposoir dans la cour de l’Académie Pie XII lors du congrès eucharistique de 1958, la fabrication de chars allégoriques à l’occasion de la Saint-Jean, les plans de la marina, le pictogramme de la ville, les plans de la récente gloriette à la Villa Lavoie. Présentement, à titre de président de la Société d’horticulture et d’écologie et de membre du comité municipal d’urbanisme, il s’implique dans le projet d’aménagement paysager du centre-ville rue Laurier dont la proposition fut acceptée par le comité de gestion du programme du pacte rural. Dans les moments de loisirs qu’il sait se garder et protéger, M. Beaudoin s’adonne à la lecture de biographies et de romans policiers tout en parcourant les journaux. Passionné de musique, il touche à l’accordéon et assiste à divers spectacles. La marche, le ski de fond, et le conditionnement physique en salle traduisent son souci de maintenir la forme et la santé.

«Le travail bénévole fut pour moi l’occasion de connaître et de rencontrer des gens et de réaliser avec eux des projets qui avaient pour but d’améliorer le milieu de vie de tous les citoyens, plus particulièrement au niveau des personnes âgées et des jeunes de la région», reconnaît le récipiendaire du Mérite estrien.

François BeaudoinLes témoignages des pairs confirment la qualité de son engagement et la pérennité de ses réalisations. «C’est un homme de valeur et de parole, foncièrement honnête, disponible, très attaché à son milieu, capable de ralliement et de consensus, et dont les conseils sont recherchés». Interrogé sur son action, un citoyen dira : «Tu peux t’y fier». Son perfectionnisme, son sens artistique et créatif ainsi que sa sensibilité confèrent à ses engagements une valeur distinctive.

De son propre aveu, il aura souffert d’être enfermé dans une dialectique de partisanerie alors qu’il n’a jamais signé une carte de membre de parti. Au contraire, dira-t-il, «j’aime travailler avec des personnes efficaces, peu importe leurs allégeances. Et je ne veux pas avoir les mains liées».

Puisqu’il faille regarder l’ensemble pour bien apprécier une vie, la feuille de route impressionnante de M. Beaudoin présente un bilan méritant la reconnaissance.

Nos remerciements et nos félicitations !



Beaulac-Garthby :
Saint-Joseph-de-Coleraine :
De l'eau !
Jean-Denis Grimard
Depuis le temps qu’elles sont aux prises avec un problème d’approvisionnement en eau potable afin de se conformer aux prescriptions gouvernementales de plus en plus lourdes, deux municipalités de la zone connaissent ou appréhendent un dénouement heureux.

D’abord, le dossier est réglé pour la corporation de Beaulac-Garthby qui peut enfin alimenter sa population «urbaine» à partir de ses nouveaux puits qui se situent sur un terrain ayant appartenu au maire de l’endroit, M. Jean Binet.

Les deux nouveaux puits ont été raccordés au réseau d’aqueduc en décembre 2004. La station de pompage fut érigée à proximité du puisement, à l’extrémité du nouveau chemin Charles-Binet.

Selon le maire, le débit dont le potentiel est de 6 000 gal/h est amplement suffisant pour répondre à la demande habituelle. L’ancienne station de pompage est fermée et sera démolie au printemps. «Tout le monde est bien content», de dire le maire. «On a de l’eau binette en semaine et de l’eau bénite en week-end…».


Saint-Joseph-de-Coleraine

En ce qui concerne la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine, il semble qu’enfin, selon les révélations du maire, Mme Josette Vaillancourt, on soit à la veille de connaître l’aboutissement du dossier d’alimentation en eau potable de la population. «Il semble que ce soit la bonne fois», de dire le maire.

La recherche d’une nouvelle source d’approvisionnement devant remplacer le bassin du Lac de l’Est remonte déjà à quelque cinq ans et a connu récemment un développement surprenant avec la localisation inespérée d’une importante nappe souterraine d’eau d’excellente qualité, conforme à la réglementation gouvernementale, dans un secteur adjacent au chemin Blouin. Trois puits dont le volume dépasse largement la demande actuelle seront, en cours d’année 2005, raccordés au réseau.

Le maire indique que l’accord des ministères de l’Environnement et des Affaires municipales est acquis. Des ingénieurs carburent sur les plans et devis relativement aux installations de pompage, de traitement, et de jonction. Toujours selon le premier magistrat, tout devrait être réglé pour le début de l’automne 2005. Le financement des travaux sera assumé conjointement par les gouvernements fédéral (25%), provincial (25%) et municipal (50%).

Autres

Au même moment où la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine localisait enfin une source d’eau appréciable après de multiples forages vains, les citoyens de l’arrondissement Vimy se sont vus sollicités par une entreprise qui, sous l’égide de la Corporation de développement industriel et commercial de Coleraine (CDICC), caresse le projet de pompage à des fins industrielles (embouteillage) d’une nappe d’eau cristalline dans le sous-sol de son territoire.

Dans sa dernière édition, Le Cantonnier informait qu’un comité de citoyens s’étant rapidement constitué afin de protéger la qualité de vie des habitants de ce secteur souhaitait une rencontre avec la CDICC afin de recevoir toute l’information pertinente.

Cette assemblée conjointe s’est effectivement tenue en présence de représentants de la firme impliquée et d’experts hydrogéologues. Selon le président de la CDICC, M. René Garon, les réponses aux nombreuses questions furent données. «On attend un retour du comité», précise-t-il tout en révélant que «si ça ne marche pas, on passe à autre chose. Je ne suis pas un gars pour mettre le diable». Selon ce dernier, une quarantaine d’emplois sont susceptibles d’être créés par ce projet, ce qui n’est pas négligeable dans une communauté qui a besoin de ce genre de nouvelle. «Mais on n’est pas d’accord pour menacer la qualité de vie d’un groupe de citoyens».

Pour sa part, le président du comité de citoyens, M. Jean-Pierre Poirier, s’est dit satisfait de la manière dont la rencontre d’information s’est déroulée. «Ils nous ont donné des réponses, et on va rester vigilants sur la suite».



Une deuxième vie pour l'Association touristique du lac Aylmer
Réjean Rousseau
Mardi, le 18 janvier 2005, se tenait à l’Hôtel de ville de Disraeli une réunion de passation des pouvoirs de l’Association touristique de Beaulac-Garthby.

Cette association existait dans les années 1990, mais n’était plus opérante. Un nouveau groupe s’est formé pour donner une deuxième vie à l’association. Mmes Anita B. Lemieux et Pierrette Dusseault ainsi que Monsieur Théo Fortier, de la première édition de l’association, sont venus remettre la charte et toute la documentation pertinente aux nouveaux administrateurs.

Une demande de réactivation de la charte sera bientôt faite auprès des autorités gouvernementales. Le nouveau conseil d’administration sera formé de trois représentants (tes) des quatre municipalités participantes, soient Weedon, Stratford, Ville de Disraeli et Beaulac-Garthby.

La municipalité de la Paroisse de Disraeli a manifesté le désir de ne pas se joindre au regroupement. À ces douze personnes se joindront un(e) représentant(e) de l’Association des Riverains du Lac-Aylmer, le directeur général de Tourisme Amiante, M. Denis Bourassa, un(e) représentant(e) de chaque CLD du territoire, soit celui de la MRC du Granit, celui du Haut-Saint-François et celui de la SDE de Thetford. Seront également de ce conseil les représentants (tes) des trois députés provinciaux des circonscriptions du territoire.

Les bases de la nouvelle Association sont jetées. Elle a pour mission de faire la promotion du lac Aylmer et de ses environs. Dès les prochains jours, on se penchera sur la faisabilité d’une activité pour la prochaine saison estivale. L’avenir semble prometteur.



La Croix-Rouge dépasse son objectif
Jean-Denis Grimard
Logo Croix-RougeSous la présidence d’honneur de monsieur Yvon Jolicoeur, maire de la Ville de Disraeli, la campagne annuelle de financement de la Croix-Rouge section Amiante, laquelle s’est déroulée de mai à novembre dernier, a amassé une somme de 24 980$ dont environ 5 100$ en provenance de la zone Disraeli-Coleraine.

La principale activité fut la sollicitation à domicile. En outre, deux activités spéciales ont amené 3 680$ dans les coffrets, à savoir deux barrages routiers tenus à Coleraine en mai et à Disraeli en octobre avec la précieuse complicité des pompiers de ces municipalités.

Le président de la section, Marcel Aubin, tient à remercier toutes les personnes qui ont répondu à l’appel de la Croix-Rouge. C’est ainsi que cet organisme pourra continuer à venir en aide aux victimes de sinistres, petits ou gros, ici au Québec. Chaque année, la Croix-Rouge porte secours en moyenne plus de deux fois par jour au Québec.

Marcel Aubin remercie surtout les nombreux bénévoles qui se dévouent d’année en année pour la cause de la Croix-Rouge, particulièrement pour cette tâche parfois ingrate de solliciter les citoyens. Enfin, il adresse un merci spécial au président d’honneur, M. Yvon Jolicoeur, «qui n’a aucunement hésité à se présenter aux barrages routiers pour supporter les bénévoles».



Zone Aylmer :
Deux nouvelles entreprises
Jean-Denis Grimard
Voici deux annonces qui renforceront la confiance des développeurs visionnaires de la zone Aylmer.

L’entreprise KalligraphArt opérant actuellement à Thetford Mines et spécialisé dans le design et la fabrication d’enseignes et d’éléments décoratifs déplacera ses opérations dans les locaux vides d’une bâtisse qu’elle a achetée et qui est sise en plein cœur de Beaulac-Garthby. Le bâtiment était antérieurement occupé par la manufacture de couture Beaulac. Le nouveau propriétaire, M. Martin Blanchard, explique ce déménagement par l’opportunité d’achat qui s’est présentée afin d’obtenir une plus grande surface de travail et d’augmenter la production. «Ça faisait quelques années qu’on regardait pour ça. On n’était pas attaché à nulle part. On aménage présentement de façon progressive ; on prépare les locaux qui accueilleront des nouveaux équipements». Une partie de l’édifice a déjà été louée à la firme Les quais Beaulac.

Selon M. Blanchard, la force de KalligraphArt est d’être en mesure de faire à la fois le design et la fabrication d’enseignes, ce qui est plutôt rare dans ce secteur d’activités. Les panneaux d’accueil de la ville de Disraeli furent conçus et réalisés par cette firme tandis que seule la conception de ceux de Beaulac-Garthby leur revient. L’entreprise compte entre trois et cinq employés. «Il y a tellement de potentiel dans ce secteur et je compte bien grandir là», de conclure l’homme d’affaires.

Équipementier

Une autre entreprise est en voie d’implantation sur le territoire de la Paroisse de Disraeli. Il s’agit de la firme «Les Équipements P.L.P. Inc» qui se spécialise dans le domaine agricole. Son propriétaire, M. Alain Larrivée, n’est pas nouveau dans ce secteur d’activité puisqu’il y agit comme équipementier pour les producteurs laitiers et bovins depuis une quinzaine d’années à partir de son actuelle base d’opération à Saint-Adrien-de-Ham.

C’est afin de mieux se positionner géographiquement, au centre d’un large territoire protégé, que Les Équipements P.L.P. Inc occupera de façon permanente un site en bordure de la route 112, en direction de Coleraine, appartenant à M. Étienne Lacasse. Les négociations en vue de l’achat de ce terrain sont pratiquement complétées. Une partie des affaires se déroulant à Saint-Adrien-de-Ham seront transférées au nouveau centre qui emploiera, selon son propriétaire, une douzaine de personnes.

Une troisième entreprise est susceptible de s’installer à Beaulac-Garthby dans le cours de l’année 2005. Toutefois, après être entré en contact avec les investisseurs qui jugent une quelconque annonce vraiment prématurée à ce stade, Le Cantonnier a jugé préférable de respecter leur réserve et d’attendre une confirmation de leur part.



Le Québec Central a déçu
Jean-Denis Grimard
Le Québec Central est à vendre, mais son propriétaire ne pourra compter sur l’appui financier des municipalités qu’il traverse pour s’en départir.

C’est ce qui ressort des commentaires recueillis auprès des maires des municipalités de Beaulac-Garthby, de Saint-Joseph-de-Coleraine et de Disraeli. Dans les faits, ces dernières sont loin d’être disposées à investir de l’argent neuf pour maintenir les activités de cette entreprise dont plusieurs doutaient de la viabilité dès le départ en 2000.

On se rappellera que le propriétaire M. Jean-Marc Giguère, avec l’appui financier important des gouvernements, s’était porté acquéreur de cette infrastructure inopérante depuis une bonne vingtaine d’années avec la ferme intention d’en ranimer l’exploitation grâce à un présumé carnet de commandes qui ne s’est finalement jamais avéré. Entre temps est survenu l’avènement du train touristique qui est loin d’assurer la rentabilité du chemin de fer dont l’état de dégradation limite la vitesse des convois.

Les corporations municipales n’ont pas le goût «d’acheter ce qui leur appartient déjà». Au contraire, déjà aux prises avec des prévisions budgétaires serrées, elles devront plutôt, toujours selon les maires concernés, restaurer des infrastructures existantes qui commencent à avoir de l’âge. «Que le privé s’en occupe», de dire le maire de Saint-Joseph-de-Coleraine, Mme Josette Vaillancourt. À Beaulac-Garthby, le chef de l’exécutif, M. Jean Binette, avoue la déception du milieu face à la performance globale du Québec Central. Le développement du milieu ne passe plus par le train.

À Disraeli, seule corporation à s’être objectée au début à la réapparition du train, ce qui lui avait d’ailleurs attiré les gros yeux de la part des instances régionales et lui avait mérité le qualificatif de «village gaulois» par un jeune journaliste de Thetford, «ça a coûté assez cher et c’est le temps que ça arrête». Le maire M. Yvon Jolicoeur, à l’instar de son collègue de Beaulac-Garthby, réitère sa volonté de conversion des emprises ferroviaires en pistes cyclables. Selon ce dernier, si le Canadian Pacific a levé le nez sur ce tronçon en 1993, c’est que l’étude de faisabilité en illustrait l’inanité.



Polyvalente de Disraeli :
«Petits déjeuners-santé»
Mario Laflamme
Un nouveau projet est en phase de réalisation à la Polyvalente de Disraeli : « Les petits déjeuners-santé », une initiative des enseignants de cheminements continus, dans le but de revaloriser l’importance de bien se nourrir avant d’entreprendre une bonne journée de travail.

Le projet est pensé en fonction de deux groupes qui se reçoivent à tour de rôle en y mettant tout leur cœur et les efforts que cela nécessite.

Les enseignants de Français, d’Anglais, de Mathématiques, de Préparation au marché du travail ainsi que d’Économie familiale, travaillent de concert pour y inclure des activités concernant chacun des programmes.

D’après Mme Chantal Hallée, directrice de l’école, toute cette interaction s’inscrit dans le cadre de la réforme du Ministère de l’Éducation qui sera en application prochainement au secondaire.

Cette initiative est possible grâce à l’aide financière du programme du MEQ « Agir autrement », ayant pour but d’amener les écoles à trouver des moyens novateurs pour favoriser la réussite globale des élèves.

Présentement le projet « Les petits déjeuners-santé » connaît un engouement autant de la part des promoteurs que des participants qui voient dans cette activité un très bon moyen d’éduquer et de socialiser.

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Les étudiants doivent participer à l’élaboration des menus « santé » en plus de partager toutes les tâches inhérentes à la confection des repas eux-mêmes.



St-Romain :
La Zec de St-Romain a deux ans
Gérard Declerck
Il y a deux années déjà, votre journal vous annonçait la naissance d’une Zec dans votre région. Et cette naissance portée sur les fonts baptismaux réservés aux lieux dédiés à la nature a comblé l’ensemble des amateurs locaux, régionaux et même provinciaux.

En effet, les responsables et les premiers membres de la Zec ont su développer, faire valoir, et surtout faire connaître ce coin de pays. À tel point, qu’au-delà de la pêche et de la chasse dont les résultats exceptionnels ont su dépasser les limites de la province, ce territoire par son accès facile est devenu, sinon le principal atout touristique du secteur, du moins l’un de ceux qui permettent aux amoureux d’une nature sauvage de satisfaire leur passion.

Et ce n’est qu’un début. Et bien que les aménagements de découverte faunique et leurs sentiers soient déjà nombreux, la fréquentation inattendue des lieux fera germer bien d’autres projets. Il est peu probable que vous ayez fréquenté les lieux; alors, et surtout si c’est le cas, profitez de ce début printemps pour découvrir ou redécouvrir une nature à laquelle nous devons tout.

Nous comptons sur vous, prenez la 108 entre Stornoway et Saint Romain et rendez-vous au pied d’un Sabot-de-Vénus ou sur les traces d’un orignal mythique.



Société d'horticulture ...
Beau temps, mauvais temps
Gilles Dufresne

C’est avec le premier jour du printemps que la Société d’horticulture et d’écologie de Disraeli inaugurera sa saison 2005 par une conférence de M. Serge Fortier, horticulteur paysagiste depuis plus de 25 ans dans la région de la Mauricie, diplômé de l'ITAA de St-Hyacinthe. Tous les membres et les personnes intéressées sont donc conviés à la salle communautaire de la Caisse populaire Desjardins le 21 mars à compter de 19h00 pour y assister.

Fort d’une passion pour la nature et l’environnement, Serge Fortier donne des alternatives simples, logiques et accessibles tout en posant un regard critique sur les pratiques actuelles en horticulture. Il offre des outils rapides et efficaces, qui permettent aux amateurs et aux professionnels de choisir intelligemment les variétés de végétaux convenant aux exigences recherchées.

La réunion nous donnera également l’occasion de parler des nouveaux projets d’embellissement que la Société propose pour la ville de Disraeli. On y annoncera le calendrier des activités qui se dérouleront tout au long de la belle saison, et on procédera au renouvellement de votre carte de membre. Nous vous attendons en grand nombre :

Conférence de M. Serge Fortier, conseiller en paysages écologiques, lundi le 21 mars 2005, à la salle communautaire de la Caisse Populaire, rue Jacques-Cartier, dès 19h00 Emmenez vos parents et amis.



Les gens de mémoire
Gérard Declerck
Cliquer pour agrandirJanvier 1943. Hiver rude, comme on n’en connaît plus. Hiver de guerre où se mêlent : privations, angoisse, incertitudes, deuils et parfois désespoir. Les vacances scolaires de fin d’année viennent de se terminer. Bruno Couture qui va avoir 11 ans à la fin mars rejoint la classe de Mlle Jeanne Toulouze. C’est l’euphorie des retrouvailles. La porte de la classe s’ouvre et au calme revenu succèdent l’étonnement et la curiosité. Au mur trône une affiche sur laquelle figure une scène de combat particulièrement violente et qui aujourd’hui mobiliserait un psychologue derrière chacun des élèves.

Jusqu’alors, les enfants vivent la guerre au travers ce que les grands apprennent de la rumeur et du rationnement. Bruno, comme tous ceux de son âge, perçoit la guerre par l’anxiété et la peur que les circonstances et les événements incontrôlables inspirent aux parents qui ont vécu la « Grande Guerre ».

Mais ce « poster », montre un soldat allant à la bataille, la mitraillette Thomson à la main droite, le bras gauche déchiqueté et couvert de sang et pour Bruno le titre devient : « C’est ça la guerre».

Il ne s’agit que d’un dessin, mais le texte est explicite. Or les enfants tout comme Bruno, sans avoir les moyens d’en évaluer les conséquences, ont entendu parlé du massacre de Dieppe en août dernier et surtout du risque que courent ses aînés. En effet, après que les citoyens mâles entre 18 et 50 ans eurent été contraints de circuler avec une carte d’enregistrement, les citoyens canadiens ont, par le référendum d’avril 42, rétabli la conscription.

Certes, cette affiche a vocation de démontrer le courage, le sacrifice et l’engagement extrême du Lieutenant-colonel Dollard Ménard, ce jeune Canadien qui lutte jusqu’au bout pour la défense de l’honneur et de la liberté des peuples. Mais les enfants voient dans l’image: la guerre, le sang, la mort et reconnaissent en elle, le portrait de leur père et de leurs frères aînés.

Au travers ce message, Bruno comprend mieux pourquoi beaucoup de jeunes se cachent, pourquoi la police et les militaires leur font la chasse et pourquoi d’aucuns, attirés par quelques «piasses» dénoncent les « fuyards ».

Mais pour Bruno et les siens, le sort leur est favorable. Son frère aîné est exempté puisque fils d’agriculteur et le second enrôlé comme auxiliaire est finalement réformé.

C’est donc ainsi qu’un enfant, fils d’une des grandes familles d’un village isolé dans la campagne québécoise, a connu et vécu les affres d’une guerre sans merci pour ceux qui la justifient mais ne la feront jamais.

Merci Bruno, continuez à partager votre passion pour l’histoire contemporaine. Et que cette passion incite les générations montantes à abuser de votre mémoire.



Lorsque la technologie rejoint l'économie régionale
Gérard Declerck
En effet, Tranches Polycor, installées à Saint Sébastien sur l’ancien site Bussière, après un investissement de plus de 7 millions de dollars, vient de permettre à la haute technologie de se mettre au service des plus anciens matériaux naturellement disponible sur notre généreuse planète : le Granit et le Marbre.

Cet événement dont l’impact sur l’environnement économique régional s’avère considérable nécessitait quelques explications. C’est ainsi que M.Jean St-Onge, président de Tuiles Polycor et Tranches Polycor a accepté de recevoir votre journal….

Au cours de cette entrevue, j’ai pu apprendre que depuis l’automatisation, voire la robotisation, le chiffre d’affaires prévisionnel de 2005 est de plus de 10 M$, soit près du double de celui de l’exercice précédent. Cette croissance exponentielle résulte de la concomitance de la productivité, de la diversification et de la qualité des produits contrôlés en continu sur tout au long de la ligne de production. Mais elle repose surtout sur un service jusqu’alors inexistant dans le domaine, permettant de satisfaire quasi instantanément la demande, sachant qu’il s’écoule moins de 48h entre le choix d’un bloc brut et le produit fini prêt à la livraison. Aujourd’hui, l’usine a une capacité de production annuelle de plus de 1,2 million de pieds carrés. Ce qui permet à l’entreprise de viser à terme les marchés mondiaux et plus particulièrement l’Europe et l’Asie qui représentent déjà plus de 5% du CA. D’autant plus qu’avec le développement des matériels et techniques italiens Bidese, vont s’ouvrir de nouveaux débouchés très prometteurs.

Mais ce dynamisme et cette vision de l’avenir impliquent un programme d’embauche d’ouvriers spécialisés en maintenance et un investissement important dans le domaine de la formation aux techniques de plus en plus pointues gage de l’expansion et de la réussite.

Alors, bravo, merci de votre accueil, merci pour l’économie régionale et acceptez tous nos vœux de prospérité.



Lambton :
Ti-Cube ressort grandi
Jean-Denis Grimard
Ti-Cube a de nouveau joué avec brio le rôle de rassembleur et d’animateur qu’on lui réserve dans la communauté de Lambton lors de la 27e édition de son carnaval qui s’est tenu dans la semaine du 30 janvier.

Au-delà de 4 000 personnes ont participé à l’une des nombreuses activités récréatives qui étaient destinées à rejoindre tous les groupes d’âge. L’humoriste trifluvien Stéphane Bélanger a su dérider l'auditoire de quelque 200 personnes dans la soirée du mercredi. Malgré une température chaude qui tenait plutôt du printemps, les diverses activités extérieures d’hiver ont tout de même été fréquentées par les enfants et les plus grands. La soirée disco du vendredi soir à l’intention des jeunes ainsi que la soirée dansante du samedi soir ont respectivement connu un achalandage rêvé pour les organisateurs qui auraient espéré disposer d’un plus grand espace intérieur.

Quant au tournoi de hockey intermédiaire qui n’a plus besoin de présentation, vingt-six équipes de diverses provenances ont composé le tableau de compétition. Dans la classe A, c’est le Ventilation Aérotech de Disraeli qui a remporté les honneurs. Dans le B, la palme appartient à la formation Machinerie Gérard Couture de Lambton, tandis que l’équipe Automation D’Amours d’Amqui est sortie gagnante dans le groupe C.

Le carnaval Ti-Cube demeure l’événement majeur annuel dans la région de Lambton. Il mobilise une centaine de bénévoles rassemblés par le comité organisateur qui, pour la récente édition, était composé de: Annie Bellegarde, Frédéric Breton, Roch Lachance, Denis Lapierre, David Robert, Étienne Robert, et l’animateur des loisirs de la municipalité Pierre Couture. Les profits générés par l’événement servent en majeure partie au financement des loisirs municipaux alors que le reste appuie divers organismes communautaires. Selon M. Couture, une somme d’environ 20 000$ sera ainsi distribuée dans la société lambtonienne.

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Dans l’ordre habituel, à l’arrière: la mascotte Ti-Cube, M. Marc Turcotte maire de Lambton, Mme Raymonde Lapointe présidente du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins du Granit, M. Mario Lavoie représentant le député fédéral de Mégantic-L’Érable M. Marc Boulianne, M. Carlo Labbé Embouteillage Coca Cola, M. Pierre Couture directeur des loisirs et membre du comité organisateur. À l’avant : M. David Robert, Mme Annie Bellegarde, MM Étienne Robert et Frédéric Breton, membres du comité organisateur. Absent sur la photo : Roch Lachance, membre du comité.



Loto-Québec :
Des vendeurs récompensés
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Photo: Jean-Denis Grimard
Les co-propriétaires de l’établissement ayant vendu le billet gagnant 6/49 détenu par le quatuor de Coleraine (illustré dans notre dernière édition) ont à leur tour bénéficié de la manne. La photo nous montre M. Gilles Laprise et Mme Guylaine Gouin tenant leur chèque au montant de 39 871$, entourés du grossiste M. Claude Leclerc et de la directrice du centre opérationnel de Québec pour Loto-Québec, Mme Marie-Claude Paré.