Des articles font écho à un appel au secours de la part des médecins. Si je compatis, il m'a semblé être de mon devoir de citoyen d’inciter à mener la même enquête auprès des patients. Non pas auprès de ceux qui habitent dans ou près des zones urbaines, mais auprès de tous ceux qui, éparpillés dans les multiples municipalités de moins de 3000 habitants, se sentent exclus de "la décentralisation".
Tous ceux qui, jeunes ou vieux, vivent dans l'anxiété permanente d'une quelconque affection, d'un accident même mineur qui pourraient toucher leur famille ou eux même dans la semaine après 16h, une fin de semaine, un jour férié ou en périodes de vacances.
Tous ceux qui imprévoyants, souvent trop âgés, n'ont pas accès à un médecin de famille et sont obligés d'aller chaque mois à l'urgence la plus proche, souvent à plusieurs dizaines de kilomètres, pour faire renouveler leur prescription.
Tous ceux qui, ayant des enfants en bas âge ou ne pouvant recevoir de soins appropriés, sont contraints par tous les temps, à des déplacements longs et onéreux et doivent passer des heures et partager les risques de contagion au milieu d'une multitude de "patients" fiévreux, toussant...
Tous ceux qui, très gravement atteints et sans professionnels disponibles, sont soignés par leurs proches comme par exemple changer un drain urinaire.
Tous ceux qui, désemparés, sans solution à proximité, et après avoir épuisé tous les recours, confient leur santé physique, physiologique ou psychique à des faiseurs de miracles qui même doués peuvent s'avérer impuissants. C'est sans tomber dans "Le piège de l'autodiagnostic"....et/ou l'automédication si facile aujourd'hui, etc, etc.
Tous ceux là plus les autres, qui depuis longtemps ont dépassé la deuxième vitesse et atteint la surmultipliée par l'accumulation de dépenses connexes non incluses dans l'évaluation des coûts de santé...comme les déplacements et les solutions miracles.
Je suis disponible pour développer cette litanie logorrhéique et trouver tous les témoins de faits capables d'illustrer ce qui relève plus du drame collectif que de l'abus épistolaire.