Page éditoriale (édition du 19 mai 2005) :

Le Cantonnier s’illustre au congrès de l’AMECQ
Gilles Dufresne
Le journal communautaire Le Cantonnier a récolté deux prix lors du congrès annuel de l’Association des médias écrits communautaires du Québec qui s’est tenu au Manoir du lac Delage les 29, 30 avril et le 1er mai 2005.

« La liberté d’expression », paru dans l’édition de mars 2004, a remporté le prix du meilleur article d’opinion dans la catégorie 4 000 exemplaires et plus, et « Nouveau pacte chez Shermag », de l’édition de janvier 2005, a récolté le 2e prix pour le meilleur article de fait, catégorie 4 000 exemplaires et plus, deux articles signés par M. Jean Denis Grimard.

Le journal « Le Contact » de Beaulac-Garthby a également reçu un prix pour la meilleure conception graphique, dans la catégorie 4 000 exemplaires et moins.

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Mme Danielle Noël, coordonnatrice du journal, reçoit le prix des mains de
M. Daniel Pezat, président de l’AMECQ.



Commentaire :
Remous
Jean-Denis Grimard

Il était utopique de croire que les travaux reconfigurant le centre-ville de Disraeli fassent l’unanimité. Dès le début du chantier, la critique ainsi que le mécontentement n’ont pas tardé à se manifester à l’Hôtel de Ville lors de la dernière assemblée régulière publique du conseil municipal.

Quelques citoyens ont voulu remettre en question la validité du projet, mais le maire a coupé court à toute velléité de débat sur ce sujet au motif que les discussions l’ayant entouré avaient nécessairement eu lieu lors des comités de travail et de consultation qui avaient précédé la réunion finale du 11 avril où une dizaine d’intervenants, réunis sous l’égide de la Chambre de Commerce, s’étaient ralliés au plan préparé par la Société d’horticulture et d’écologie. Il n’y avait alors qu’un pas à franchir pour accuser le processus de consultation.

Le bien-fondé de l’opération cosmétique du centre-ville ne fut toutefois jamais remis en question par ces contribuables. Ce n’est pas tant la résistance appréhendée aux nombreux changements d’habitudes que la définition même du remodelage qui suscite des doutes.

Deux constats se dégagent des réactions. D’abord, selon leurs prétentions, la fluidité de la circulation est sérieusement compromise par la création de la bande médiane qui réduit une surface de rue déjà étroite et occupée par des aires de stationnement en angle desquelles il sera difficile de sortir si on possède un véhicule ou une camionnette de dimension supérieure. Inutile d’envisager la présence confortable de gros véhicules récréatifs ou de promenade, encore moins ceux de transport dits lourds pour des livraisons.

En second lieu, le processus de consultation utilisé dans ce dossier semble, à leurs yeux, s’être limité à quelques membres de la Société d’horticulture et d’écologie ainsi que de la Chambre de Commerce, notamment les commerçants faisant affaire sur la rue Laurier. Or, même certains de ces derniers affichent un désaccord qui ne semble pas s’être exprimé lors des travaux préparatoires. Il eut fallu, selon eux, impliquer la population en général dans l’analyse et la confection de cette opération.

Assiste-t-on à une nouvelle interférence de gérants d’estrade ou s’agit-il effectivement de remarques pertinentes critiquant une consultation insuffisamment élargie ayant permis de retenir un projet dont certains éléments apparaissent à certains incongrus?

Toujours est-il que, ayant en main une résolution confirmant un accord, le conseil municipal a procédé rapidement dans cette affaire avant que la vague touristique estivale déferle. Décidément, rien ne semble facile pour tous ceux et celles qui s’investissent dans l’amélioration du milieu !



Dix mots branchés pour la Francofête
Gilles Dufresne

cliquer pour agrandirTel était le titre du concours original pour lequel Mme Louise Lemelin, élève de l’éducation aux adultes du centre Marius-Ouellet de Disraeli, s’est mérité le troisième prix. Il s’agissait de composer un texte incluant dix mots choisis pour la Francofête 2005 en éducation. Ces dix mots étaient les suivants : accent, bleu, bulle, convivial, courriel, espace, mosaïque, naviguer, ouvrir, page. Des mots qui sonneront familiers aux habitués du Web. Félicitations à Mme Lemelin. Son poème est reproduit ici.

Poême

Une langue branchée pour naviguer

Maintenant que je suis branchée
Prête à naviguer
Dans cet environnement convivial
Où le monde est impartial

Une mosaïque culturelle
S’ouvre à moi avec cette passerelle
Dans l’univers virtuel

Une bulle m'appelle
J’ai un courriel
Je lis cette nouvelle
Ce qui n’est pas évident
Car il n’y a aucun accent
Que des espaces et des abréviations
Quelle destruction! Quelle humiliation!
Pour notre langue française
Tout cela me rend mal à l’aise
Car l’écriture est notre signature

Sur cette page bleue
Qui m’identifie à eux
Avec l’emblème du fleurdelisé
Mon identité
Tout en étant une langue branchée
Notre langue française doit être respectée
Car elle est notre fierté
Notre identité, notre nationalité

Louise Lemelin
Centre d’éducation des adultes Marius-Ouellet




Pensée de l'AFÉAS

La Violence

Violence se vit au présent,
Violence se vit chaque jour,
Violence n’a pas d’âge
Ni pour l’agresseur,
Ni pour la victime.

Que l’on soit enfant, adolescent, adulte ou aîné, l’âge ne devient ni un abri, ni une barrière de protection.

Pensons seulement à nos aînés que l’on moleste ou encore que l’on menace verbalement afin de les blesser pour leur soutirer quelques deniers ou souvenirs chers à leur cœur.

Violence faite aux enfants sur les terrains de jeux, dans les écoles par le taxage, par intimidation et coups.

Lorsque l’on pense violence, l’image qui s’offre à nous est sans nul doute la tuerie de l’École Polytechnique il y a de cela quinze ans.

Profitons de ce souvenir malheureux enregistré dans notre mémoire pour cultiver l’amour en nous et surtout, propageons-le afin que Violence disparaisse à jamais, que les guerres fassent place à la fraternité et qu’ainsi naissent : paix et serénité.

Françoise Letarte, Disraeli