Page éditoriale (édition du 22 septembre 2005) :

Commentaire :
S'unir pour grandir
Jean-Denis Grimard
Le lancement en début d’été d’un dépliant touristique recensant les attraits du bassin Aylmer confirme la renaissance de l’Association touristique du Lac-Aylmer. Pour plusieurs d’entre nous, il a fallu l’intérêt soutenu des gens de l’extérieur pour nous éveiller à la valeur du plan d’eau dont ils possèdent d’ailleurs, majoritairement, les lots riverains. La réactivation de l’Association touristique du Lac-Aylmer incarne cet éveil du milieu ainsi que sa volonté de prise en main du développement touristique de la couronne Aylmer sertie de cinq municipalités.

À court terme, le grand défi de l’exécutif de l’Association consistera à rallier dans une même cause ses membres qui, en plus de représenter divers intérêts parfois divergents, proviennent de trois municipalités régionales de comté avec autant de députés et de centres locaux de développement. Le présumé refus provisoire des élus de la Paroisse de Disraeli de joindre les rangs de la ligue illustre l’ampleur du chantier.

Le comité directeur devra donc parvenir à mutualiser les aspirations des intervenants, à créer un désir réciproque de croissance, afin d’éliminer les petites guerres folkloriques de clocher à toutes fins stériles. «Il faudra apprendre à travailler ensemble». Ce ne sera qu’alors que la synergie deviendra effective.

De par sa forme, un lac est un fantastique rassembleur et tout ce qui se vit sur ses rives se répercute à l’ensemble. Chacun y est responsable. On ne peut se désister. Le lac Aylmer n’appartient à personne sinon à tous! La présence et la contribution de l’Association des Riverains du Lac-Aylmer (ARLA) dans sa lutte pour la protection et la conservation du lac illustre les bienfaits de la mise en commun et de la concertation.

Bien que primaire, l’offre touristique est déjà valable avec les marinas, le Pavillon de la Faune, le programme de croisière en bateau-mouche, les Berges du Lac-Aylmer, la pêche sportive, le Domaine Aylmer, le marais Maskinongé, la Journée tripante, le Tour cycliste, la Voile d’Or, la restauration, les parcs et sites de camping, etc.

Il y a de bonnes têtes au sein de l’exécutif de l’Association. Avant d’aller plus loin dans la réalisation de projets, les membres déclarent déjà leur intention de tracer un plan d’action cohérent, convergent, lequel balisera leur agir et illustrera les actions à entreprendre pour enfin dynamiser, en concertation et avec l’appui des gouvernements provincial et municipaux, le bassin Aylmer.

Il faut mettre le temps et, grâce à des bénévoles visionnaires, il est encore permis de croire que progrès il y aura !



Au tour de la commission scolaire de jouer
Jean-Denis Grimard
La partie de bras de fer opposant les autorités de la Commission scolaire des Appalaches et un groupe de parents de Stratford vient de prendre fin avec la décision de ces derniers de rentrer momentanément dans le rang.

Exténués, épuisés, fatigués, tristes, voilà les épithètes utilisés par un porte-parole du groupe, Mme Line Laflamme, lors d’une rencontre avec la presse dans la matinée du 16 septembre, pour expliquer l’une des raisons ayant motivé le retour en classe des 59 élèves, l’autre étant de vouloir les protéger ainsi que leurs familles.

Toutefois, loin d’être résigné, le groupe de pression signifie résolument son intention d’entamer une démarche visant la sauvegarde de leur école primaire. La première manche étant jouée, on passe à la deuxième et, en ce sens, les parents désirent créer «un groupe de travail réunissant d’une part, un représentant du Conseil des commissaires, la directrice générale et un spécialiste de la commission scolaire et, d’autre part, un parent de Stratford, un représentant de la municipalité et un spécialiste de la faculté des Sciences de l’Éducation de l’Université de Sherbrooke ainsi qu’un représentant du Ministère de l’Éducation qui présiderait le comité et un représentant du Ministère des Régions à titre d’observateur». Une lettre datée du 9 septembre a été adressée au président de la Commission scolaire, M. Denis Langlois, pour l’informer de cette demande.

Le mandat du groupe de travail serait d’étudier «les cinq solutions que le président de la Commission scolaire entendait déposer ou toute autre forme d’organisation de l’enseignement susceptible de répondre aux besoins spécifiques de la communauté de Stratford et de toute autre municipalité de la Commission scolaire aux prises avec des problèmes similaires». Le comité adresserait en temps et lieu des recommandations appropriées au Conseil d’établissement de l’école Dominique Savio, au Conseil des commissaires et à la municipalité de Stratford. Cette dernière aurait enfin la possibilité de se prononcer sur les recommandations formulées.

Les gens de Stratford convoquent les autorités de la Commission à vivre le véritable partenariat décrit dans les orientations stratégiques 2003-07 de l’organisme.

Entre temps, le groupe de parents verrait le maintien des élèves de 5e et 6e année à l’école Dominique-Savio comme un signe de bonne foi de la part de la Commission. La balle semble être maintenant dans le camp de la Commission scolaire.



Lettre ouverte :

L'essence éthanol : pieux mensonge et demi-vérité

Gilles Dufresne

On assiste actuellement à un retour en force de l’éthanol (alcool de grain) comme additif à l’essence pour nos automobiles. Jadis employé pour les automobiles de course, l’éthanol a la propriété d’augmenter de manière appréciable l’indice d’octane (facilité de combustion), mais son caractère corrosif en empêchait l’utilisation pour les autos de promenade.

On présente le mélange essence-éthanol comme la solution « verte » à nos problèmes de couche d’ozone. Cette publicité me semble pour le moins biaisée avec la nette intention d’apporter des revenus dans les poches des producteurs de maïs. Si la combustion du mélange produit moins de gaz à effet de serre (GES) que l’essence, il n’en va pas de même lors de sa fabrication : l’éthanol est obtenu par traitement de résidus de maïs pendant lequel on consomme autant de combustible fossile qu’on en sauve en le brûlant. Voici pour la demi-vérité.

Le pieux mensonge consiste à nous faire croire que l’approvisionnement en matière première (nommément « résidus » de maïs) n’entraîne pas d’impact négatif pour l’environnement. Or la culture du maïs à grande échelle est reconnue comme étant l’exploitation agricole la plus dommageable à l’environnement. Elle entraîne l’érosion des sols par sa manière culturale, et la dégradation nutritive du substrat. Pesticides et engrais chimiques y sont utilisés assidûment pour maintenir la qualité de la production. Et voici que les producteurs veulent rentabiliser leur mise en récupérant à même le champ les résidus végétaux qui devraient y rester pour stabiliser le sol.

Afin de réduire significativement l’émission de GES et répondre aux besoins des véhicules convertis à l’éthanol, il faudrait augmenter de 75 % la superficie des terres actuellement consacrée à la culture du maïs au Québec. Les producteurs de maïs ne demandent pas mieux et le gouvernement voudrait faire d’une pierre deux coups, à la fois en développant le secteur agricole et en se soumettant au protocole de Kyoto; l’occasion est belle. Mais, à mon avis, avec les moyens de production et d’approvisionnement dont l’industrie dispose à l’heure actuelle, l’environnement n’y gagne rien : on ne fait que déplacer la problématique pour saisir une opportunité qui sert des intérêts bien étrangers aux préoccupations environnementales qui leur prêtent prétextes.

Gilles Dufresne, Disraeli



Le Cantonnier :
Liste des membres (suite d'août 2005)
Deux nouveaux membres du journal Le Cantonnier se sont ajoutés à la liste des 430 déjà inscrits :

Léo Demers Disraeli
Murielle Demers Disraeli

Membres corporatifs 2005
Un membre corporatif aux 74 précédents :

Cora, Thetford Mines



Le Cantonnier : Gagnant du mois
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En marge du concours mensuel s’adressant aux membres du journal communautaire Le Cantonnier, le tirage au sort a favorisé M. Réjean Gouin qui s’est mérité un bon d’achat d’une valeur de 20$ offert par le magasin à rayons Korvette où on retrouve de tout à des prix modiques.