«C’est avec plaisir que nous pouvons enfin annoncer l’entente entre la municipalité et le gouvernement du Québec pour la mise aux normes de nos infrastructures d’alimentation en eau potable».
C’est en ces mots que le maire de la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine, Mme Josette Vaillancourt, ouvrait le point de presse marquant l’aboutissement d’un dossier qui chemine depuis quelque neuf ans.
En effet, tous les élus présents rayonnaient de joie, en cette journée du 10 juillet dernier, afin d’annoncer, en présence du député de Frontenac et ministre du Travail, M. Laurent Lessard, la réalisation de travaux qui permettront de conclure le dossier d’approvisionnement en eau potable de la communauté.
Il en a coulé de l’eau dans le réseau d’alimentation depuis 1996 alors que la corporation présidée par le maire Gosselin s’engageait dans un processus de mise aux normes à la suite des nouvelles prescriptions gouvernementales en matière d’eau potable. L’eau puisée dans le Lac de L’Est devait subir d’importants traitements en plus d’être acheminée sur une bonne distance. Or, une récente directive du ministère de l’Environnement éliminant définitivement l’usine de filtration comme solution au profit d’une nouvelle source d’approvisionnement en eau souterraine d’excellente qualité a projeté la municipalité dans une recherche accélérée d’une telle nappe qu’un heureux hasard, après une série infructueuse de forages, a permis de repérer.
Trois puits d’une profondeur d’environ 75 mètres alimenteront dès cet automne les quelque 1 300 citoyens de la municipalité. La capacité maximale de ces trois sources d’alimentation se chiffrant à 950 litres/minute suffira largement à la demande moyenne de consommation s’élevant à 500 litres/minute. Selon les experts, l’eau est d’une qualité exceptionnelle ne nécessitant pas de traitement.
Les travaux consisteront en la construction d’un poste de chloration ainsi que la mise en place d’une conduite d’alimentation raccordée au réseau existant. Ils nécessitent un investissement de 1 414 296$ assumé en parts égales par la municipalité et le gouvernement dans le cadre du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités. «En terme d’importance, c’est un projet historique pour le municipalité», de commenter le maire.
Bien que coupée du réseau d’aqueduc, l’ancienne infrastructure d’acheminement de l’eau ne sera pas démantelée puisqu’elle pourra toujours servir en cas d’urgence selon les autorités locales. Dans son allocution, le ministre Laurent Lessard a signalé l’apport économique du projet dans la région et son incidence sur la pérennité du Lac de L’Est. L’ingénierie a été confiée à la firme Fréchette L.G.L. alors que les travaux sont exécutés par l’entreprise Les Constructions de L’Amiante.
«Ce projet étant enfin en voie d’être réalisé, nous pourrons dire que notre devoir est accompli et nous pourrons porter notre attention sur les autres questions importantes pour notre municipalité», de réfléchir Mme Vaillancourt.