Nous savons tous que le sujet est d’importance. En effet, que l’on soit directement ou non concernés comme les propriétaires riverains des lacs, que l’on consomme et/ou utilise de l’eau distribuée par une municipalité ou non, nous êtres humains, tout ce qui nous environne et dont nous sommes tributaires nous expose au risque. Certes un risque insidieux comme bien d’autres dont on ne mesure pas les effets parce qu’ils ne sont pas aujourd’hui quantifiables ou spectaculaires, mais un risque.
Bien sûr, pendant que les volumes d’eau ont augmenté, que la température des surfaces a baissé et que la lumière s’est affaiblie, les algues bleues semblent avoir rejoint leurs quartiers d’hiver. Mais qu’en est-il réellement? Quelles conclusions sur les origines du phénomène? Quelles hypothèses sont avancées par les spécialistes? Quelles sont les prévisions pour la prochaine saison?
Puisqu’il y a risques pour la santé publique et pour l’environnement, quels sont-ils? Comment, s’en protéger dans la durée? Quelles mesures individuelles et collectives doivent être prises?
Au-delà de l’aspect financier dont la répercussion apportera un peu plus de misère là où elle est déjà trop bien installée, quelles contraintes devront subir les communautés, quels comportements nouveaux devront être adoptés par elles?
Les médias locaux ont enquêté, suivi, relaté, voire commenté non seulement les débats, mais aussi les origines possibles et les conséquences de cette pollution. Dans le même temps de nombreuses réunions ont fédéré tous les niveaux de responsabilité, tous les spécialistes, toutes les associations riveraines, tous les groupes de pression citoyens. Mais à ce jour, nombreux sont ceux qui, comme la plupart, ne disposent pas d’informations, sinon certifiées du moins apportant des réponses à toutes les questions. Toutes ces questions que chacun est en droit de se poser dès lors qu’il s’agit de risques physiologiques autant qu’économiques dans un moment où la croissance régionale cherche à s’engager dans le développement touristique dans lequel les plans d’eau seraient appelés à jouer rôle primordial.
Eu égard à l’extrême importance de cette affaire, et dans l’état actuel de ce que nous ne savons pas, je suis convaincu que la suite de cette saga devrait être sinon la dernière du moins celle qui apportera non seulement des réponses mais surtout des solutions, nous permettant ainsi de porter une vision plus sereine sur la santé de nos proches et sur l’avenir de notre région…
Spinoza, dans « Traité Politique » a écrit : « Ne pas railler, ne pas déplorer, ne pas maudire, mais comprendre »…. Alors soyons Spinozistes!