Affaires Municipales (édition du 22 juin 2006)

Beaulac-Garthby dit non au Manoir Aylmer

Jean-Denis Grimard

Le conseil municipal de Beaulac-Garthby, lui-même très divisé sur la question, a présenté, lors d’une assemblée publique d’information qui s’est tenue dans la soirée du 1er juin au centre des loisirs, son projet d’acquisition et d’exploitation du Manoir Aylmer. Si l’on se fie aux réactions manifestées par les quelque cent vingt contribuables présents, la communauté risquait de vivre dans les semaines suivantes des tensions qui ne seraient pas sans rappeler l’expérience éprouvante en plusieurs points similaire vécue par les citoyens de Stratford relativement au dossier de construction d’une «caserne» de pompiers, il y a de ça à peine un an.

Description

Quatre membres du conseil incluant le maire M. Jean Binette ont appuyé ou exposé, avec diaporama à l’appui, le plan d’achat de l’édifice et l’exploitation qu’ils comptent en faire pour le bénéfice de la municipalité. Le projet controversé consiste en l’achat du Manoir Aylmer, propriété de Toxico-Gîte sis à proximité du lac et de la marina, et de procéder à son réaménagement afin d’accueillir les bureaux de l’administration municipale et les assemblées publiques, de regrouper dans une aile les organismes communautaires, de loger un restaurant et d’aménager une aire d’hébergement à l’étage supérieur.

L’appropriation de l’édifice ainsi que toutes les rénovations nécessaires à sa nouvelle vocation sont évaluées à environ 400 000$ selon les prévisions des défenseurs du projet. L’actuelle valeur foncière de l’immeuble se chiffre à 302 400$.

L’échevin Jean-François Grondin a décrit le plan d’affaires qui prévoit un paiement hypothécaire annuel d’environ 28 700$ sur une période de 25 années, et un autofinancement du nouveau complexe dès la troisième année d’opération grâce à des revenus divers provenant notamment de la location (restaurant-chambres) et de l’exploitation de la marina sise à proximité. Un architecte ayant visité le bâtiment qu’il a d’ailleurs jugé en excellent état affirme qu’un investissement d’un quart de million environ serait suffisant pour la mise à niveau à court et moyen terme.

Réactions

Toutefois, des citoyens présents ont immédiatement critiqué le scénario financier qualifié d’irréaliste. À leur avis, les prévisions de revenus sont surestimées alors que c’est le contraire pour les dépenses. Comme si ce n’était suffisant, dès le début de l’assemblée, l’échevin dissident Loïc Lenoir dénonçait l’exclusion dont il se disait victime ainsi que deux de ses collègues élus dans l’élaboration de ce projet. En réponse, le maire M. Jean Binette et les échevins favorables, MM Luc Ladry et Jean-François Grondin, ont plutôt évoqué leur retrait volontaire des réunions de travail.

Doutant de la pertinence et de la viabilité du plan, l’opposition craint un alourdissement du fardeau des contribuables. Pour sa part le maire considère que «c’est un projet pour l’avancement de la municipalité» alors que, pour l’échevin Grondin, «l’acquisition est un grand pas pour le futur»… «Il faut prendre la chance quand elle passe».

Épilogue

Il semble que l’assemblée publique ait ébranlé plusieurs certitudes puisque le conseil, du moins ce qu’il en restait puisque trois échevins étaient absents dont MM Grondin et Ladry, a définitivement rejeté, lors d’une réunion spéciale qui s’est déroulée dans la soirée du 15 juin, le projet sur une proposition du conseiller Rivard. Il est permis de penser que la possibilité d’avoir à engloutir des sommes beaucoup plus importantes que prévues afin de rénover l’édifice ait tué dans l’œuf le projet que d’autres considéraient comme une magnifique occasion de développement local.



Des nouvelles de Saint-Joseph-de-Coleraine

Myriam Cadorette


En avril dernier, la municipalité apprenait que le gouvernement fédéral lui demandait une étude environnementale approfondie dans son projet de mise aux normes de captage de l’eau. Cette étude pouvait durer de six mois à un an avant d’être complétée car elle comportait, en particulier, des audiences publiques. Il va sans dire que cela ne faisait pas l’affaire des élus municipaux puisque

le projet initial était prêt à être réalisé. Nous obtenions, presque en même temps que cette « mauvaise nouvelle », notre certificat d’autorisation du ministère de l’environnement du Québec. Nous avancions d’un pas avec l’environnement, mais nous reculions aussi d’un pas du côté du gouvernement fédéral…

Mme Josette Vaillancourt, Maire et son équipe ne voulaient pas se laisser abattre par cette nouvelle obligation! Nous n’allions pas nous laisser faire, sans dire un mot! Après maintes conversations téléphoniques, correspondances et rencontres, nous demandions par résolution municipale à la ministre des Affaires municipales d’intervenir dans le dossier. La solution nous semblait relativement simple: changer notre programme de subvention.

Après plusieurs échanges et explications sur l’urgence de la situation, Mme Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales, nous avisait que notre demande de transfert à un autre programme était finalement acceptée!!!!

Pour l’instant, le dossier avance très bien. Les travaux ont débuté et des réunions de chantier ont eu lieu. Nous devrions être en mesure de nettoyer le réseau à l’automne, pour enfin se connecter par la suite à nos nouvelles sources.

À l’automne, nous pourrons dire « travail accompli »!

CDICC

Le Comité de développement industriel et commercial de Coleraine est heureux de participer au programme de subvention de taxes foncières pouvant atteindre 5 000 $ pour toutes les nouvelles constructions résidentielles, commerciales ou industrielles érigées sur un terrain vacant du territoire de Saint-Joseph-de-Coleraine.

Le propriétaire ne peut avoir droit à la subvention que si les travaux de construction entraînent une augmentation supérieure à 50 000 $ de la valeur inscrite au rôle d’évaluation de la municipalité. L’exemption maximale accordée pour une nouvelle construction sur un terrain vacant ne peut excéder 5 000 $ pour la durée du programme, soit 3 ans. Ce programme est rétroactif au 1er janvier 2005.

Les administrateurs du CDICC feront parvenir, dans les prochaines semaines, une lettre explicative, ainsi que le formulaire à compléter à tous les propriétaires ayant construit sur un terrain vacant. Les propriétaires seront sélectionnés à l’aide du permis municipal demandé pour la construction de la résidence. De plus, pour toute personne ou entreprise se qualifiant à ce programme, la Caisse populaire Desjardins du Carrefour minier offrira un remboursement des frais notariés, jusqu’à concurrence de 700$, pour chaque prêt hypothécaire consenti chez elle.

La CDICC est là pour vous aider à aller de l’avant!


Un nouveau développement résidentiel riverain à Stratford

Gilles Dufresne

heronniereLes promoteurs du Domaine des Hauts-Cantons tenaient une journée portes ouvertes les 27 et 28 mai derniers. Le Domaine des Hauts-Cantons se propose comme un projet fait sur mesure pour les adeptes de plein air et les amants de la nature. D’une superficie de 350 acres et situé à proximité des aménagements de sentiers pédestres et fauniques réalisés sur le site des anciennes mines Cambior, le Domaine s’étend autour du lac de la Héronnière et demeure en effet un coin de pays retiré de toute agitation urbaine. Les promoteurs projètent d’ailleurs de favoriser le développement récréo-touristique du secteur. Alors, que ce soit en tant qu’acheteur potentiel ou simplement pour la ballade, le site mérite sans doute le détour.




Saint-Julien entre bonnes mains

Deuxième village en haute altitude au Québec, Saint-Julien peut compter sur la volonté de son conseil pour en faire un havre de paix et de tranquillité découlant de ses attraits touristiques. Assis : M. le maire Jacques Laprise, M. Réjean Gouin, directeur général. Debout : les conseillers Jean-Guy Faucher, Serge Laliberté, Réjean Beaudoin, Lynda Lemay, Raymond Cossette et Yves Provencher.



Avis public no. 1
PROVINCE DE QUÉBEC

VILLE DE DISRAELI

M.R.C. DE L’AMIANTE

AVIS PUBLIC D'ENTRÉE EN VIGUEUR

Aux personnes et organismes intéressés,

AVIS PUBLIC est donné de ce qui suit :

1. Le règlement numéro 479 amendant le règlement de zonage numéro 456 est entré en vigueur le 16 juin 2006 suite à l’émission du certificat de conformité émis par le secrétaire-trésorier de la MRC de L’Amiante.

2 Une copie du règlement numéro 479 est disponible pour consultation à l’hôtel de ville, 550, avenue Jacques-Cartier, Ville de Disraeli, du lundi au vendredi, aux heures régulières du bureau.

Donné à la Ville de Disraeli, ce 16 juin_2006
Francyne Gagné
Dir. Gén. / Sec.-trés.

Avis no. 2

EST, PAR LA PRÉSENTE, DONNÉ PAR LA SOUSSIGNÉE, DIRECTEURE GÉNÉRALE ET SECRÉTAIRE-TRÉSORIÈRE DE LA SUSDITE MUNICIPALITÉ,

QUE,

Suite à la procédure d’enregistrement prévue aux articles 532 à 559 de la « Loi sur les élections et les référendums » dans les municipalités, aucune personne habile à voter sur le règlement numéro 480, règlement décrétant un emprunt n’excédant pas 100,000.$ relatif à l’achat d’un camion d’unité d’urgence et ses équipements, ne s’est présentée.

QUE.- le nombre de signatures des personnes habiles à voter requises était de 228.

QUE.- la tenue d’un référendum n’est pas nécessaire à l’approbation de ce règlement.

QUE.- le règlement numéro 480 est réputé avoir été approuvé par les personnes habiles à voter.

DONNÉ À DISRAELI, CE 15ième jour de juin deux mille six.

Francyne Gagné, Dir. gén. / Sec.-trés.