Affaires Municipales (édition du 30 mars 2006)

Ça construit

Jean-Denis Grimard

Les municipalités ont de bonnes raisons de s’intéresser aux activités relevant du domaine de la construction sur leur territoire puisque, en plus d’augmenter la valeur foncière globale et conséquemment les revenus en provenance de la taxation, elles s’avèrent un indice de la vitalité économique du milieu. Plusieurs secrétariats municipaux ont répondu à notre invitation de fournir leur compilation statistique pour l’année 2005. Il va de soi que le secteur de la construction concerne presque exclusivement le volet résidentiel.

Ville de Disraeli

Deux cent soixante-sept permis divers furent délivrés pour une valeur totale estimée à environ de 3,3 millions dont neuf permis de construction pour une valeur totale de 1,3 million, deux cent dix-neuf permis de rénovation pour une valeur de 2,1 millions, et enfin, 39 permis de modification (garage-piscine) pour un total de 218 000$.

Paroisse de Disraeli

Neuf autorisations pour la construction de nouvelles résidences dont la valeur déclarée s’élève à 865 000$ furent accordées par le secrétariat auxquelles il faut ajouter 55 permis de rénovation impliquant des déboursés de 517 100$.

Stornoway

Dix-neuf permis de rénovation représentant une valeur déclarée de 146 495$ ainsi que six permis de constructions diverses (aucune nouvelle résidence) impliquant des investissements de 239 000$ y ont marqué l’année 2005.

Saint-Joseph-de-Coleraine

Cent quatre-vingt-trois permis divers furent émis pour une valeur totale estimée à 2 529 510$ dont 12 pour des résidences neuves (1,5million), 125 pour la rénovation (961 010$), et six pour des démolitions.

Canton de Stratford

Seize permis de construction totalisant 1 865 000$ furent octroyés dont treize pour des résidences unifamiliales (1 280 000$). De plus, ajoutons deux permis pour agrandissement résidentiel (78 000$), 29 autorisations pour bâtiment accessoire (300 100$), et 42 certificats de rénovation pour une valeur déclarée de 200 330$.

Sainte-Praxède

La petite municipalité de Sainte-Praxède a quant à elle enregistré 36 demandes de permis en 2005 dont six pour la construction d’autant de résidences neuves dont la valeur présumée s’élève à 600 000$. Des rénovations estimées à 84 000$ furent effectuées alors que la construction d’une cabane à sucre a requis une mise de fonds de 40 000$.

Saint-Fortunat

Le secrétariat de la municipalité de Saint-Fortunat signale la délivrance de dix-huit permis divers dont deux relatifs à des constructions non résidentielles, et onze autres à des fins de rénovation.

Beaulac-Garthby

Enfin, quinze autorisations de constructions nouvelles furent accordées auxquelles il faut en ajouter cinquante-cinq autres pour des travaux de rénovation.



Saint-Jacques-le-Majeur entre bonne main

La gestion et le développement de la municipalité de Saint-Jacques-le-Majeur sont la préoccupation d’un groupe de personnes illustrées dans la photo suivante. 1ère rangée: France Moisan, sec-trés. adj., Linda Bolduc, dir-gén./ sec.-trés., le maire Steven Laprise, les conseillers Yolande Moreau et Normand Dubois. Deuxième rangée: les conseillères Sylvie Côté et Sylvie Moisan, l’inspecteur municipal Yvon Comtois, et les conseillers Claude Laroche et Jean-Marc Carrier.



Il faut se mobiliser
Jean-Denis Grimard
C’est à la suite d’une proposition du maire de Saint-Jacques-le-Majeur, M. Steven Laprise, que l’assemblée des maires de la MRC de L’Amiante a unanimement résolu, lors de son assemblée du 8 mars dernier «de demander aux gouvernements fédéral et provincial de prendre les mesures immédiates afin de trouver des mécanismes qui aideront les entreprises des petites communautés à rester ouvertes et viables dans le but d’assurer un développement harmonieux de nos municipalités».

M. Laprise croit qu’il est grand temps de voir à nos affaires. La nouvelle concurrence en provenance des économies émergentes telles la Chine, conjuguée à un taux de change élevé, menacent réellement l’avenir de centaines d’emplois dans nos régions en plus de ceux qui ont carrément disparu à la suite de fermeture d’entreprises.

M. Laprise ne manque pas de rappeler que cette situation crée une pression à la baisse se traduisant par des coupures sur les salaires qui ne sont pas déjà très élevés en région d’une part, et qu’elle provoque en bout de ligne l’exode de nos jeunes d’autre part.

Une copie de cette résolution sera transmise à toutes les municipalités de la MRC de L’Amiante ainsi qu’à toutes les MRC du Québec. Elle sera également expédiée au Premier ministre du Canada, M. Stephen Harper, au Premier ministre de la province, M. Jean Charest, au député de Frontenac et ministre du Travail, M. Laurent Lessard, et enfin au député fédéral de Mégantic-L’Érable, M. Christian Paradis.

Décidément, les temps sont orageux : comme si ce contexte très turbulent ne suffisait pas à semer l’inquiétude des gens quant à leur avenir, une pluie de hausses de tarifs s’abat sur ces derniers ainsi que sur la communauté d’affaires qui s’ingénie, dans un bras de fer à la limite insupportable, à résister à la concurrence asiatique.