Actualités : (édition du 16 novembre 2006 :

À Disraeli, le plan des mesures d’urgence mis à l’épreuve
Yvon Bureau

Le samedi 21 octobre dernier, le Centre d’expertise hydrique a contacté vers 19 h la coordonnatrice du plan de mesures d’urgence de la Ville de Disraeli, Mme Francyne Gagné, lui faisant part que le barrage Allard ouvrirait les vannes alors au débit de 150 mètres cubes/secondes à plus de 300 mètres cubes et ce, dans les deux (2) prochaines heures et que cela pourrait entraîner une inondation dans notre municipalité, et que nous devions vérifier nos zones inondables car certains riverains pourraient être touchés.

Tout ceci faisant suite aux pluies diluviennes de la journée du 20 octobre où tout de près de 70 millimètres de pluie était tombée, causant ainsi la hausse des niveaux de la rivière St-François, ainsi que des réservoirs du lac St-François et du lac Aylmer, étant à leurs plus hauts sommets de capacité. Le Centre d’expertise hydrique se voyait dans l’obligation d’ouvrir les vannes de toute urgence.

C’est ainsi que fut déclenché le plan de mesures d’urgence mis en place depuis seulement deux mois, dans notre municipalité par Mme Ana Salvarrey. Les départements tels que les Pompiers, la Voirie municipale, la Sûreté du Québec, la Croix Rouge ainsi que tous les responsables du plan d’urgence furent mobilisés dès 20h00.

À 20 h 05 les pompiers purent avertir les résidents de la rue Lavoie, les résidents du chemin de la Coop. les Loisirs Aramis ( 24 propriétaires) ainsi que les riverains autour du lac Aylmer afin de les informer des dangers inhérents d’inondation suite à l’information reçue du centre de l’expertise hydrique.

À 20 h 10 le centre d’hébergement localisé à la polyvalente de Disraeli fut ouvert aux sinistrés (24) qui pouvaient bénéficier de ce gîte temporaire en cas d’extrême urgence, le tout accompagné de nos responsables à l’hébergement, ainsi que les membres de la Croix Rouge arrivés très tôt sur les lieux. Couvertures de laine, café et biscuits étaient au menu pour rendre ce séjour des plus confortablse, des plus agréables et des plus sécuritaires malgré les événements très désolants.

À 20 h 11, la voirie municipale s’occupa de remplir le bassin d’eau potable contenant 287,000 gallons pour parer à toute éventualité quant à la durée de l’évacuation. Elle s’empressa aussi de fermer les accès ciblés quant à la crue des eaux, pour prévenir les gens qui n’auraient pas eu connaissance du danger.

À 20 h 15 la Sûreté du Québec surveillait le tout sous l’égide des responsables du comité du plan de mesures d’urgence. Tous les comités travaillaient avec une présence rassurante, une communication des plus satisfaisantes, et une supervision qui dégageait une harmonie des plus consciencieuses.

À 23 h 30, le Centre d’expertise hydrique nous confirma que le danger était passé et que le débit du barrage Allard avait diminué et, par conséquent, les sinistrés, du moins ceux qui avaient été épargnés, pouvaient rejoindre leurs domiciles respectifs.

Pour nous situer quant à la gravité du danger et la force du débit de la rivière St-François à ce moment là, rappelons que la Journée trippante demande au centre hydrique d’ouvrir les vannes du barrage Allard à 63 mètres cubes/secondes, alors que le soir du 21 octobre, le débit se situait à 300 mètres cubes/secondes. Impensable la force de la nature !

Pour terminer, bravo aux intervenants du plan de mesures d’urgence qui ont offert une prestation des plus rapides, des plus sécuritaires, et une présence des plus apaisantes.




Polixe en visite
Jean-Denis Grimard

Alain Cyr & Paméla BélangerDans le cadre de la semaine de la prévention de la criminalité qui a pris fin vendredi dernier, le sergent
Dans le cadre de la semaine de la prévention de la criminalité qui a pris fin vendredi dernier, le sergent Alain Cyr et l’agente Paméla Bélanger, tous deux membres du détachement de la S.Q. MRC de L’Amiante, ont organisé et animé un kiosque à la polyvalente de Disraeli, les lundi, mardi et mercredi. Plusieurs jeunes ont pu ainsi se familiariser avec les divers équipements utiles aux policiers dans le cadre de leurs interventions. Sur la photo : le sergent Alain Cyr, la mascotte Polixe, et l’agente Paméla Bélanger.




Merci de votre générosité
Myriam Cadorette

Le 14 octobre dernier se tenait dans la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine la collecte de fonds au profit de la Société canadienne de la Croix- Rouge. Pour participer à cet événement, quelques pompiers ont établi «un poste de péage à contribution volontaire» sur la route 112. Le maire de la municipalité, Mme Josette Vaillancourt, a rejoint les bénévoles et a participé avec joie à cette levée de fonds.

La somme de 1 780 $ a été recueillie, ce qui chiffre cette levée de fonds à un montant horaire moyen de 350 $.

Les bénévoles présents sont fiers de souligner la grande générosité des automobilistes et désirent les remercier chaleureusement pour avoir pris quelques minutes de leur temps afin de contribuer à cette grande cause qu’est la Société canadienne de la Croix-Rouge.

Sans chacun(e) de vous, cette levée de fonds n’aurait pas connu un si vif succès!

Merci à tous!




Guignolée à Disraeli
Jean-Claude Fortier
Le 9 décembre prochain, les Chevaliers de Colomb de Disraeli, en association avec le Centre d’entraide de la région de Disraeli (CERD), organiseront leur 61e guignolée de Noël. La première ayant eu lieu le 17 décembre 1945. Comme à l’habitude, plus de cent bénévoles parcourront les rues et rangs de Disraeli, Ste-Praxède, St-Julien et St-Jacques-le-Majeur afin de recueillir argent et denrées alimentaires qui seront par la suite distribués aux personnes dans le besoin qui en feront la demande.

La guignolée de l’an dernier avait rapporté plus de 20 000 $ en argent et produits alimentaires; ce qui avait permis à 105 familles ou personnes seules de vivre un temps des fêtes moins pénible. Les organisateurs espèrent connaître le même succès cette année; la situation économique ne s’étant pas améliorée.

Les personnes qui désirent se prévaloir de ce service offert à la population de la région ont jusqu’au 1er décembre pour s’inscrire au bureau du CERD situé au Centre communautaire J-N-Plante, 888, rue St-Antoine à Disraeli (tél : 449-5155) ou contacter M. Damien Couture, responsable du conseil des Chevaliers de Colomb de Disraeli. Tél : 449-2665.




Les plantes aquatiques du lac Aylmer
Richard Châtelain

Photo : Gilles Dufresne
De gauche à droite : M. Richard Châtelain, directeur, Mme Andrée-Anne Vézina, biologiste et M. Luc Michel, président de l’ARLA.
L'Association des riverains du lac Aylmer inc.(ARLA) a réalisé durant l'été 2006, un inventaire des plantes aquatiques du lac Aylmer. Cette étude avait été confiée à une étudiante, Andrée-Anne Vézina, qui détient un diplôme d'études collégiales en techniques du milieu naturel du CEGEP de St-Félicien et un baccalauréat en biologie de l'université du Québec à Rimouski.

L'étude visait à évaluer le niveau d'envahissement du lac Aylmer par les plantes aquatiques, à localiser les secteurs et les espèces problématiques pour pouvoir déceler éventuellement les tendances, et identifier des pistes de solution. De plus, le rapport devait servir d'outil pratique pour permettre aux riverains d'identifier et de mieux connaître les plantes aquatiques dans leur voisinage.

Le rapport contient la localisation et la superficie de tous les herbiers, l'identification des espèces de plantes observées et une mesure de la densité relative de chacune des espèces. De plus, on retrouve en annexe pour chaque espèce, une fiche technique illustrée de photos couleurs, regroupant les principales caractéristiques telles la description, l'habitat et le mode de reproduction. L'inventaire a permis d'identifier et de localiser un total de 31 espèces, dont 15 plantes émergées de rivage, 10 plantes submergées et 6 plantes à feuilles flottantes.

Par rapport à l'ensemble des plans d'eau du Québec, la densité des plantes aquatiques du lac Aylmer peut être considérée comme moyenne, mais quelques sites présentent une densité forte. Compte tenu que l'apport en matières organiques et en éléments nutritifs est la principale cause de prolifération des plantes aquatiques, des efforts particuliers devront être déployés pour réduire ces sources de contamination de façon à freiner la prolifération de ces plantes envahissantes, Les plantes aquatiques du lac Aylmer plus particulièrement dans les sites à densité forte.

L'ARLA est particulièrement fière d'avoir pu réaliser cette étude scientifique qui contribue à une meilleure connaissance de l'environnement du lac Aylmer pour le bénéfice de ses membres. Ce projet a été rendu possible grâce au financement provenant du programme Carrière-Été, des contributions des membres de l'ARLA, et aussi grâce à l'implication bénévole de trois de ses directeurs, Marielle Dion, Michel Rodrigue et Richard Châtelain.

Ce rapport ainsi que les fiches descriptives en annexe, seront bientôt accessibles sur le site Web de l'ARLA. Vous pouvez consulter ce site à l'adresse suivante: http://pages.globetrotter.net/arla Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le représentant de l'Association des riverains du lac Aylmer inc., dont les coordonnées apparaissent ici : Richard Chatelain, Directeur, Association des riverains du lac Aylmer inc., (418) 623-8862 Courriel: chatelain_richard@hotmail.com




Une ressource Internet pour parents inquiets !

Comment distinguer entre un comportement normal d'adolescente qui désire perdre ou surveiller un peu son poids et une maladie grave ou une obsession de la minceur qui s'installe et qui peut mener jusqu'à un trouble de l'alimentation tel que l'anorexie nerveuse ou la boulimie? C'est ce que Mme Nathalie St- Amour et son équipe, qui se spécialisent dans le traitement de ces maladies depuis plus de 12 ans, vous proposent sur le site Internet http://www.anorexie.ca/

Un guide d'information gratuit en ligne permet de passer à travers toutes les étapes du cheminement souvent très difficile que suivent les parents pour mener leur fille vers l'aide dont elle a besoin.

L'anorexie en statistiques... Le taux de mortalité des troubles de l'alimentation est très élevé : il se situe entre 18% et 20% sur des études à long terme de plus de 30 ans. Cela a pour conséquence qu'il est 12 fois supérieur à toutes les autres causes de mortalité réunies chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans. L'anorexie et la boulimie sont maintenant les 3e maladies les plus chroniques chez les adolescentes. Apparaissant habituellement entre 14 et 25 ans, les troubles de l'alimentation sont maintenant présents chez des fillettes aussi jeunes que 8, 9 et 10 ans. Les études démontrent que jusqu'à 27% des jeunes filles pourraient avoir des comportements alimentaires anormaux et dangereux pour leur santé, associés à l'apparition des troubles de l'alimentation.

(Source : Centre national d'information sur les troubles alimentaires)




Salon des Créations de Beaulac-Garthby
Jocelyne Gingras-Ferland

Le Salon des Créations de Beaulac-Garthby ainsi que l’école St-Nom-de-Jésus remercient toutes les personnes qui sont venues encourager les artisans(es) et les élèves du primaire de chez nous.

Dix-neuf exposants ont accueilli avec plaisir 375 visiteurs; un record d’assistance depuis la tenue de cet événement.

Pour ceux ou celles qui désirent se procurer notre livre de recettes, première édition, «Les Recettes du Coffret» est déposé dans les points de vente suivants: CAB Concert’Action, 9, rue Lachapelle, Beaulac-Garthby; Dépanneur Gatbé - Gaz-Bar, 5825, route 112, Beaulac-Garthby; Épicerie P’tit Marché, 10, rue St-Jacques, Beaulac-Garthby; Chez Marlo, 5827, route 112, Beaulac-Garthby. Alors, un gros merci à tous et, par la même occasion, nous vous offrons nos meilleurs voeux pour le temps des fêtes.




Groupe scout de Disraeli
Lucie Doyon

Nous avons cette année 7 éclaireurs, 14 louveteaux et 7 castors. Continuez comme ça , bravo !

Les scouts vous remercient de votre encouragement lors de la vente des calendriers 2007. Pour que vous puissiez continuer de penser à nos scouts, on vous rappelle qu'en avril les scouts feront leur collecte de bouteilles vides et que, si vous avez un trop plein avant ce temps et que vous aimeriez qu'on vous en débarrasse, vous pouvez nous appeler, on ira les chercher.

Merci encore pour ces adultes de demain et bonne année scout 2006-2007 .

Lucie Doyon 449-3373
Sylvie Côté 449-3635
Henri Charrette 449-3344




L'Halloween aux Aramis
Cliquer pour agrandir


Reconnaissez-vous ces personnes ? Ce sont deux des personnages mythiques qu’il m’a été donné de rencontrer au bal de l’Halloween des Loisirs Aramis. Entre les monsieur Life Saver, les Goldielock et les moufettes Mr Pew, pour n’en nommer que quelques uns, il n’a pas été facile de retrouver les Pierre, Jean, Jacques que l’on connaît. C’était une fête des plus réussies.
Photo : Gilles Dufresne



Remerciements aux Chevaliers de Colomb
Valérien Dusseault

Photo : Gaétan Martineau
Sur la photo dans l'ordre habituel : Damien Couture, Valérien Dusseault et Jean- Guy Lapointe lors de la remise du chèque.
Le 22 octobre dernier, les Chevaliers de Colomb de Disraeli tenaient un déjeuner au profit du club «Les Fourmis de Disraeli inc.» (les personnes handicapées physiques ou intellectuelles). Quant à nous, ce fut un résultat très satisfaisant, car les Chevaliers de Colomb nous ont remis un chèque de 750 $. Alors nous tenons à remercier bien chaleureusement la population qui nous a encouragés, ainsi que tous ceux qui ont participé à la réussite de ce déjeuner d’une manière ou de l’autre. Sept cent cinquante fois merci ! Et en espérant pouvoir répéter l’expérience l’an prochain…




Longue vie et santé à nos jubilaires !
Denyse Gauthier

Toute la famille et les amis se sont réunis à la résidence Château-Marysia pour célébrer le 60e anniversaire de mariage de madame Thérèse Turcotte et monsieur Fernand Lessard, de Stratford. Mariés à Saint-Ephrem de Beauce le 4 septembre 1946, le couple Turcotte-Lessard a longtemps assuré le service de la cordonnerie à la clientèle de Stratford et des environs. Félicitations aux jubilaires!




L’histoire de la « vieille dame » à la portée de tous
Gilles Dufresne

Cliquer pour agrandirC’est par ce magnifique après-midi du 19 octobre dernier que la Société historique de Disraeli a procédé au dévoilement officiel des trois panneaux d’interprétation illustrant l’histoire du barrage de la « vieille dame » de la Saint-Francis Water Power Co. qui a desservi en électricité les mines d’amiante de la région de Thetford de 1903 à 1951.

Ces panneaux ont été placés au parc John- Champoux, près du belvédère surplombant les rapides de la rivière Saint-François, pour permettre au public de les consulter alors que l’emplacement réel du barrage était situé à quelques kilomètres en amont sur la rivière.

C'est vers 1880 que l'électricité cesse d'être une simple curiosité scientifique pour devenir un service public offert à toute une population. Cette nouvelle source d'énergie va inciter deux entrepreneurs de la région, MM Napoléon Tanguay, député libéral du comté de Wolfe et Louis-Eugène Roberge, conseiller législatif, à créer, en 1903, une compagnie d'électricité capable d'alimenter en énergie les mines d'amiante de la région de Thetford, alors en plein essor. Ce fut la compagnie hydraulique de la St-François, mieux connue sous le nom de St-Francis Water Power Co Au fil des ans, la compagnie érigera deux pouvoirs électriques: la centrale de Disraeli (Disraeli Powerhouse) et celle de Weedon (Two Miles Falls). En 1924, elle fera l'acquisition de la Beauce Electric Power à St-Georges (Jersey Mills).

Il est à noter que la municipalité de Disraeli, à cette époque, était desservie en électricité, depuis 1897, par la compagnie Champoux située a proximité du village, à partir de ses installations aux chutes Bulls Head Falls. Elle fournissait 2 400 volts pour éclairer quatre milles (6,4 km) de rues et offrait à 150 abonnés le courant électrique suffisant pour alimenter une ampoule, au coût de 4 $ par année, à partir d'une heure avant le coucher du soleil jusqu'à une heure après son lever. Le contrat stipulait que l'électricité n'était pas fournie lors des nuits de pleine lune. Durant le jour, le courant était exclusivement réservé à faire tourner le moulin à scie de la compagnie.

La centrale de Disraeli, longtemps connue sous les noms de 'Vieux Barrage' ou 'Vieille Dame', était située en amont de la rivière, à environ 2,5 milles (4 km) du village, à mi-chemin entre les lacs St-François et Aylmer Elle était composée d'un bâtiment de brique rouge abritant huit turbines et trois génératrices, accolé à une digue (déversoir) construite en caissons de bois à claire-voie remplis de pierres et mesurant 700 pieds de long par 44 pieds de hauteur de chute. Suivait un barrage de rétention des eaux en bois se terminant par trois 'slousses' ou chutes pour les billots de drave. La première génératrice entra en fonction le 23 novembre 1904. Elle fut suivie de la deuxième en décembre 1907 et finalement d'une troisième en 1911. Deux ans plus tard, la centrale pouvait développer jusqu à 3 200 chevaux-vapeur.

À cette époque, la compagnie a dû faire face à un problème de taille : le manque d'eau dans la rivière, durant la saison estivale, causé en partie par une coupe excessive de la forêt et par l'irrigation des nouvelles terres agricoles du bassin de la St-François. Afin de remédier le plus vite possible à cette pénurie d'eau, les propriétaires de la compagnie confièrent à M. Sévigny, ingénieur en électricité, le soin d'installer trois générateurs thermiques de 300 cv chacun, alimentés au charbon provenant de la Nouvelle-Ecosse. Ils entreprirent également des démarches auprès du ministre des terres et forêts de l'époque, M. Jules Allard, pour qu'il convainque la Commission des eaux courantes du Québec d'ériger un barrage de rétention, en amont de la centrale, afin de régulariser le débit de la rivière. En 1914, les arpenteurs du ministère choisirent la décharge du lac St-François comme site du premier barrage-réservoir Allard. L'ouvrage de béton, d'une hauteur de 60 pieds, fut complété en 1917. En novembre 1918, la centrale thermique cessa définitivement de fonctionner puisque le nouveau barrage assurait un débit d'eau plus régulier.

En 1929, la Shawinigan Water and Power Co., une compagnie d'électricité fondée par des Américains en 1898, acquit la St-Francis Water Power Co. et intégra, de ce fait, la station de Disraeli à son réseau. Sa production était peu importante en regard des centrales de la rivière St-Maurice. Cependant, il est arrivé que le petit pouvoir électrique de Disraeli ait sauvé la situation, comme ce fut le cas en 1935, lors d'une tempête de verglas qui paralysa plusieurs installations électriques. Notre modeste centrale fut pendant plusieurs heures la seule source d'énergie dans tout le district de Thetford- Mines et même dans celui de Victoriaville.

Avec les années, la station et son barrage exigèrent de fréquentes et coûteuses réparations et il s'avéra plus économique pour la Shawinigan Water and Power Co. de démolir les installations de Disraeli. Les génératrices furent donc mises définitivement au repos le 15 février 1951. En juillet de la même année, une équipe de la Shawinigan Engineering entreprit la démolition de la 'vieille Dame'.

Aujourd'hui, il ne reste plus, à proximité du rivage, que quelques vestiges du petit aménagement hydraulique qui, pendant près de 50 ans, servit de puissance énergétique au développement économique et industriel de toute la région. La petite digue hydraulique de Disraeli a été une pionnière des grands développements hydroélectriques au Québec...

La Société historique de Disraeli remercie particulièrement la Caisse Populaire Desjardins du Lac- Aylmer, Hydro-Québec, la Ville de Disraeli et le Gouvernement du Québec qui ont contribué à la réalisation de ce projet, ainsi que M. Wilfrid Faucher qui a fourni les photos d’époque illustrant les panneaux.




Frayeur et dommages
Jean-Denis Grimard

Les pluies abondantes enregistrées au cours du week-end du 21 octobre dernier ont provoqué beaucoup de dérangement et de dommages matériels en plus de courroucer plusieurs intervenants dont le maire de Weedon, M. Jean-Claude Dumas, lequel, se faisant le porte-parole de plusieurs riverains victimes d’inondations de leurs résidences, en imputait la responsabilité à une mauvaise gestion des barrages par des fonctionnaires. Certains envisageraient même un recours collectif.

Le bassin versant Saint-François a fait des siennes alors que le niveau de l’eau du réservoir de tête, le Grand-Lac Saint-François, a obligé une ouverture subite et importante des vannes du barrage Allard. En l’espace de quelques heures, le débit du barrage déjà inhabituellement élevé fut à nouveau presque doublé pour grimper à quelque 250 m3 d’eau à la seconde. On connaît la suite; l’eau a débordé les rives de la rivière du même nom, inondé plusieurs zones en amont et en aval du lac Aylmer, lui-même soudainement gonflé à un niveau exceptionnel. L’impact s’est sérieusement répercuté au lac Louise et plus loin sur la Saint- François. À Saint-Gérard, ça bouillonnait au barrage Aylmer…

Plan d’urgence

Toutefois, l’appel du centre hydrique de Québec demandant aux autorités locales de Disraeli de déclencher la mise en action du plan des mesures d’urgences dans la soirée du samedi aura permis d’expérimenter avec succès le nouvel organigramme de la protection civile dont la ville s’était doté en juin dernier après trois mois de travail. Plutôt qu’une simulation, le comité de gestion s’est vu plongé dans une opération réelle d’évacuation, de coordination, de surveillance, d’assistance et d’accueil des gens dans les locaux de l’École polyvalente de Disraeli.

Aux yeux du directeur des opérations sur le terrain, le chef de la brigade des pompiers de Disraeli, M. Claude Jolicœur, la situation s’est stabilisée vers les 22 h et tous les effectifs déployés ont pu quitter leurs postes vers une heure du matin. Deux zones inondables ou à risque furent évacuées dans la région immédiate de Disraeli, à savoir le secteur Aramis et le Chemin de la COOP. Une vingtaine de personnes durent quitter leur domicile, certaines pour quelques heures alors que d’autres ont dû patienter beaucoup plus longtemps.

Comme si la crue soudaine de la Saint-François ne suffisait pas à semer l’inquiétude dans les secteurs vulnérables, certains citoyens ont entretenu la rumeur à l’effet que le barrage Allard fissuré menaçait d’éclater à tout instant afin d’expliquer le déploiement des véhicules d’urgence et de protection civile (patrouille policière, ambulance, Croix-Rouge, camions incendie, etc).

«L’appel d’urgence aura donné l’occasion de tester et de roder notre nouveau plan de sécurité civile», de dire M. Claude Jolicœur, très satisfait du déroulement. «Une chance qu’on avait notre nouveau plan d’urgence », a pour sa part confié le maire Yvon Jolicœur.




Visite exceptionnelle à Lambton
Jean-Denis Grimard

Sung Kyum Cho & Gérard DeclerckDans le cadre de ses fonctions à la direction canadienne de l’Association des Ecolos pour le nucléaire (www.ecolo.org), M. Gérard Declerck, rédacteur au journal communautaire Le Cantonnier représentant le secteur Lambton, a reçu le Professeur Sung Kyum Cho de la Chungnam National University sise en Corée du Sud et actuellement à l’Université de l’Indiana.

Le but de sa visite était de connaître la vocation, l’historique et les objectifs de cette association aux buts non lucratifs, créée en 1996, reconnue au plan international et implantée dans de nombreux pays tel que le Canada depuis le 20 février 2006.

Si la Corée du Sud est l’un des leaders dans l’ensemble des technologies énergétiques du futur, les processus d’information du grand public dans les domaines de pointe font cependant défaut alors que, comme partout dans le monde, la crainte vient de tout ce que l’être humain ne connaît pas.

M. Declerck s’est dit satisfait de cette première entrevue très fructueuse et surtout prometteuse qui n’aura duré que quelques heures et aura permis au professeur CHO de faire une courte visite de la région et de l’église Saint-Vital. Une suite à ce premier contact, consacrée à plus de détails, sera donnée dans le courant de l’année 2007.




Un savant à Stratford
Denyse Gauthier

Pierre DeslongchampsLe 9 octobre dernier, Pierre Deslongchamps, citoyen de Stratford, s’est vu décerner le titre de professeur émérite de l’Université de Sherbrooke. Cet honneur lui revient après 40 ans de professorat et de travail de recherche sur la synthèse de produits naturels complexes. Auteur de découvertes importantes, son livre sur la théorie du contrôle stéréoélectronique en chimie, publié en 1983, est devenu un classique mondial sur le sujet. Boursier de prestigieuses fondations américaines, médaillé d’or en sciences et en génie du Canada, détenteur de six doctorats honoris causa, lauréat de plusieurs autres prix et membre de sociétés savantes, on raconte, dans certains milieux, que le nom de Pierre Deslongchamps a déjà circulé comme candidat possible au prix Nobel de chimie !

Pierre Deslongchamps témoigne de sa capacité à innover et entreprendre en bâtissant sa maison en bois pièce-sur-pièce, avec énergie solaire, en parfaite harmonie avec la belle nature stratfordoise qui l’entoure.

Les citoyens de Stratford sont fiers de cet illustre compatriote et lui souhaitent, ainsi qu’à sa conjointe Marie-Marthe Leroux, des jours heureux et paisibles.




Les mémoires de Béatrice Vachon
Gilles Dufresne

DIEU, L’OR & L’EMPIRE Les mémoires de Béatrice Vachon : La saga des p’tits gâteaux Vachon n’est pas qu’une affaire de pâtisserie. C’est aussi l’histoire d’une famille, racontée ici à travers les souvenirs de Béatrice, fille de Rosa-Anna Vachon. Entre le Dieu de la religion catholique qui régentait la vie dans presque toutes les maisonnées de cette époque, l’Or et la richesse que convoitaient ceux qui finirent par être ruinés par le crash boursier et l’Empire familial qui se construisait autour d’elle, Béatrice replace en contexte un pan important de l’histoire de sa famille, la véritable histoire : celle d’hommes et de femmes talentueux et courageux, mais aussi parfois fortement éprouvés par la vie. Par Jean-Nicholas Vachon ISBN : 2-923300-25-4