Page éditoriale (édition du 16 novembre 2006) :


Le bénévolat se porte bien à Stratford
Denyse Gauthier

Coiffé de son chaud bonnet tricoté par madame Cécile Thibault de Stratford, bébé Émile Rodrigue repose paisiblement. Un lot de petits bonnets semblables, d’environ 10 cm par 15 cm, est régulièrement acheminé vers la pouponnière de l’hôpital pour être distribué gratuitement aux nouveaux-nés. Ainsi, les bébés sont bien au chaud pour rentrer à la maison.




Un ponceau qui fait jaser
Jean-Denis Grimard

La municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine qui englobe un grand territoire comptant pas moins de cinq lacs a également subi des dommages divers lors des pluies généreuses d’octobre tels des bris de chemins et des refoulements divers. Toutefois, le plus important semble être la destruction pur et simple, dans le secteur Vimy à proximité de celui d’Irlande, d’un ponceau déporté par un violent torrent d’eau et de boue.

Quelques résidants se sont rendus à la réunion régulière du conseil, le 6 novembre dernier, dans le but de connaître les détails de la reconstruction qu’ils souhaitaient rapide afin d’éliminer l’obligation de détour dans leurs déplacements. « On n’a pas le choix de suivre les règlements et les procédures », de répondre le maire de la municipalité, Mme Josette Vaillancourt.

Puisqu’on a affaire à un cours d’eau et au ministère de l’Environnement d’une part, et à la sécurité civile et sa désignation de zone sinistrée d’autre part, la municipalité se voit empêtrée dans un dédale de procédures et un écheveau de règlements qui retarderont sérieusement la mise en chantier et sa réalisation complète. Aux yeux du maire, il semble plutôt raisonnable d’’envisager le début des travaux au printemps prochain. Entre temps, ce sera l’évaluation des travaux à effectuer, le gel dhiver, les plans et devis, l’appel d’offre, le choix de l’entrepreneur, le règlement d’emprunt, etc.

Des estimés et commentaires recueillis laissent entrevoir des dépenses pouvant dépasser facilement les 300 000 $ dont une part variant entre 25 et 30% devra être assumée par la corporation selon une pondération dont la formule est également compliquée…




L'humeur des paysages
Dyane Raymond

Nous avons fini de rentrer le bois et de le corder derrière la maison, à l’abri. C’est le temps. J’adore faire ça. Parce que le bois, les arbres. Marcher en forêt est depuis longtemps une activité qui me comble et me régénère. J’ai les sens à la fois détendus et aux aguets et si au début, l’esprit s’accroche encore à quelque pensée ou préoccupation professionnelle ou personnelle, cela se transforme très vite; le ruisseau franchit, bien tranquille à l’ombre de l’érablière, en une sorte de méditation floue, comme un film hors foyer qui se déroulerait au ralenti.

Mais avant de rentrer et de corder tout ce bois, il a fallu le couper et le sortir, ça va de soi. Rien ne me met plus en joie que lorsque mon amoureux m’invite à l’accompagner en forêt pour aller « faire du bois », comme il dit. Je lâche tout pour enfiler bottes et gants, me munir du crochet qui m’aidera à hisser les billots dans la boîte du tracteur, et je n’oublie pas bien sûr le cassecroûte et le thermos de bon café chaud pour l’heure de la pause. Souvent nous ne disons rien ou peu de choses, une indication technique, ou quelque remarque sur la douceur des choses vivantes. Nous laissons l’air courir dans nos veines comme une bande d’enfants rieurs et colorer nos visages du rose timide de la sérénité. Une fois la boîte pleine, je m’installe sur la plaque de métal derrière le siège du conducteur, les pieds bien calés et le voyage se met en branle. Le tracteur avance lentement et tel un couple royal dans son carrosse, nous nous tenons droits, le regard perdu dans une rêverie intime et lointaine. J'ai toujours considéré qu'il y avait en effet une certaine majesté dans cette attitude du fermier et de sa femme rentrant du bois ou des champs sur leur tracteur, et de m'y retrouver à mon tour me procure, je l'avoue, une très grande fierté. C’est fou à dire peut-être, mais je me sens dans une sorte de communion parfaite avec le temps et l’espace. Rien d’autre ne m’offre le sentiment de faire partie de quelque chose d’aussi réel. Rien d’extravagant, de compliqué ou de multiple, juste la réalité dans sa simple et belle beauté. Reste ensuite à tout décharger et à revenir aux tâches usuelles, en caressant au passage le vieux Mustapha qui a préféré rester au chaud à soigner ses rhumatismes félins. Mais j’y retournerai, encore et souvent. Tant qu’il y aura des hivers…

P.S. L’humeur et les paysages s’apprêtent à se déplacer. Je vous en parle la prochaine fois…




Gagnante du mois
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Mme Huguette Bernard de Disraeli s’est mérité le prix du mois lors du tirage de novembre parmi les membres du journal communautaire : un repas pour deux personnes d’une valeur de 20 $ au Restaurant Trieste Pizzeria de Disraeli réputé entre autres pour ses seize choix de pizzas et son service de livraison du vendredi au dimanche.
Félicitations!




Investiture du PQ dans Frontenac
Lacement réussi pour Mme Juliette Jalbert candidate
Laurent Lamarre

Les supporteurs de Mme Juliette Jalbert n'ont pas fait défaut. C'est mardi soir, 24 octobre, que cette dernière présentait devant une salle remplie les motifs de son engagement à l'investiture du P.Q. dans le comté de Frontenac. Mme Louise Marquis, coordonnatrice du programme "Les Arts du cirque" de la Polyvalente de Disraeli, a présenté Mme Juliette Jalbert en soulignant la profondeur de ses engagements, sa ténacité et la vivacité d'esprit d'une femme réputée pour soutenir sans faille les siens.

" Il est prioritaire, dira Mme Jalbert, que le Québec se réapproprie tous les pouvoirs et outils requis à son épanouissement collectif tant au plan économique, culturel et social", ajoutant que "Le choix, par le Parti Québécois, de faire de l'éducation une priorité comme Lancement réussi pour Mme Juliette Jalbert candidate moteur de développement économique et social est au coeur de mon engagement.." Elle souligne que tout éducateur, qu'il s’agisse d’enseignants, de parents ou autres, veut pour le bonheur de ses enfants qu’ils acquièrent en plus des connaissances, de la confiance en soi et qu’ils développent leur sentiments de compétence et de fierté, leurs sens des responsabilités et leur autonomie". Un tel processus, dira Madame Jalbert, s'applique intégralement pour la prise en charge de la réussite de notre comté et du pays du Québec

"C'est grâce à un travail de concertation, de confiance mutuelle et à un soutien constant des compétences du milieu que nous avons implanté des projets novateurs rattachant les élèves à leur école, à la Polyvalente Disraeli, qui affiche maintenant le plus bas taux de décrochage de la région. Ce qui a été réalisé à une plus petite échelle est réalisable maintenant à l'échelle de notre comté. C'est ce à quoi je m'engage". Mme Juliette Jalbert terminera par un appel à la mobilisation et au partage d'expertise en ces mots :" Si seul on peut beaucoup, ensemble nous pouvons tout ".

Une période de question a permis l'expression de plusieurs réactions spontanées soulignant la fierté et l'enthousiasme qu'éveillait l'engagement Mme Juliette Jalbert. De telles réactions laissent croire qu'il s'agit d'un engagement prometteur pour l'investiture du Parti Québécois dans notre comté.