| Page éditoriale (édition du 21 septembre 2006) : | |
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Gilles Dufresne |
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Ces vagues sont tellement énormes que des planchistes arrivent maintenant à y surfer sans être rattachés au wake boat, lequel engendre ces vagues à l'origine d'une érosion sans précédent des rives parce qu'une partie de sa cale est remplie d'eau, ce qui augmente son tirant d'eau. Il faut évidemment plusieurs centaines de chevaux-vapeurs pour faire avancer des embarcations aussi résistantes au mouvement. Au lac Aylmer, le règlement en vigueur depuis 1998, et dont nous reproduisons l’illustration ci-contre, se basait sur les restrictions permises à l’époque, fondées sur des motifs de sécurité des utilisateurs exclusivement. Ce règlement, dont ont convenu unanimement et légalement par voie de résolution les 6 municipalités riveraines ne permettait pas l’interdiction de types particuliers d’embarcations pour le motif de nuisance à l’ensemble des usagers ou à l’environnement. Aujourd'hui, l'avis juridique du ministère des Transports ajoute la protection de l'environnement et en particulier le contrôle de l'érosion aux traditionnels motifs de sécurité qui justifiaient jusqu'ici d'interdire les embarcations motorisées sur certains plans d'eau. Nos élus municipaux, maintenant mieux conscientisés aux problèmes environnementaux et en particulier au phénomène de vieillissement prématuré de notre lac, vieillissement souvent accéléré par des abus dans les activités de loisirs, profiteront-ils de cette opportunité pour mettre à jour une réglementation plus conforme aux objectifs de conservation de la ressource ? L’avenir le dira, car la balle est maintenant dans le camp des citoyens et parmi eux, les riverains portent certainement une voix capable de se faire entendre. |
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Votre compte de taxe
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Comme plusieurs prennent leur retraite et de ce fait ont moins de revenus pour acquitter leur obligation, il devrait aller de soi que les municipalités s’ajustent et répartissent le compte de taxes en quatre versements et plus. Pour connaître la situation actuelle, j'ai écrit aux municipalités qui ont un site internet et une adresse électronique afin de connaître leur mode de perception. En date du 5 septembre 2006, sur 883 réponses reçues, 173 sont en deux versements, 512 en trois, 162 en quatre, 9 en cinq et 27 en six, ce qui fait que 60% sont en plus de deux versements et que 512 municipalités offrant la formule «trois versements» n’ont qu’un pas à faire pour être en quatre.
Les versements devraient être aux dates suivantes : mars, juin, septembre et novembre. Cela ne prive pas les propriétaires de payer leur compte de taxes en un versement s'ils le désirent. De plus, le taux d’intérêt sur l’arrérage ne devrait pas être plus élevé que le taux d’une première hypothèque. Pour vos commentaires, écrire à Louis Langevin Courriel: lola@ivic.qc.ca |
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L'humeur des paysages |
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Dyane Raymond
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Un beau voyage… en ambulance Le ciel de l’aube est strié de rose et bleu, la remorque rouge au milieu du champ semble amarrée à l'éternité, la lumière sur la grange, jamais pareille, avec cet aspect sacré que lui confère le mystère de sa si belle beauté. J'ai un peu mieux dormi cette nuit, je commence à trouver des trucs pour me glisser d'un côté ou de l'autre plutôt que d'exécuter le mouvement rapide d'un revirement brusque que ma cage thoracique ne peut supporter suite à mon vol plané dans l’escalier. Je ne reverrai sans doute pas Mario de sitôt, ambulancier à Disraeli, qui, avec son équipier, est venu me ramasser et m’a conduite à l’hôpital de Thetford, mais je peux dire que je pense à eux souvent et les remercie en pensée et aujourd’hui publiquement pour le professionnalisme dont ils ont fait preuve bien sûr et encore davantage pour leur gentillesse. Pendant que l’un conduisait en faisant attention aux trous et aux bosses, l’ai-je entendu dire dans les brumes de ma douleur, Mario et moi conversions comme de vieilles connaissances, moi bien sanglée sur mon brancard et lui remplissant les formulaires d’usage. Je ne sais pas comment nous en sommes venus à évoquer Le Cantonnier, mais n’est-ce pas dans les moments graves que les choses importantes nous viennent à l’esprit ? Il me parlait de la fête des pompiers qui devait avoir lieu bientôt et de l’ancienne mine de cuivre de Stratford où il avait jadis travaillé, et je sentais bien la joie qu’il y avait en lui à vivre dans ce pays, qui ne représente peut-être qu’un «coin» de pays, mais auquel nous sommes fiers d’appartenir :un espace de beautés et de bonté. Il me disait combien il se considérait « chanceux ». Je ne voyais pas ses yeux, mais j’étais certaine qu’ils souriaient. Et j’ai repensé à tous ces sourires qui toujours m’accueillent quand je pars de Saint-Jacques pour aller faire les courses «en ville» : à l’épicerie, la tabagie, chez Korvette (ma caverne d’Ali Baba), à la pépinière, la coop, la SAQ, chez le vétérinaire qui est même parti de Thetford un dimanche matin l’année dernière pendant ses vacances pour soigner le vieux chat Mustapha et encore à la terrasse de la marina où, en des temps meilleurs, mon bel amoureux m’offrait un verre pour célébrer ma victoire au tennis. Partout, la gentillesse se lit sur le visage des gens ici : un moment de présence, offert spontanément, comme Mario et d’autres le font ; une part de la joie qu’il y a en nous, de la bonté que les paysages impriment sur notre âme. |
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Appréciation d'une lectrice |
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D'abord je tiens à vous remercier pour le plaisir que me procure chaque mois la lecture de Le Cantonnier. Les chroniques et articles sont agréablement présentés et rendent bien compte des activités et préoccupations des gens dans leur milieu de vie. On y sent l'attachement et l'intérêt que les rédacteurs portent à l'environnement, aux animaux et humains qui peuplent notre région, dans un esprit d'harmonie et de paix.
Depuis plusieurs années, je voyage entre Saint-Jacques-le-Majeur, Montréal et ... le monde, et Le Cantonnier est devenu pour moi une sorte de point d'ancrage, quand je reviens dans ce village de mes amours. Chaleureusement, Dyane Raymond |
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Chapeau !
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Nous avons été emportés dernièrement par la magie du cirque ADODADO. Une ambiance professionnelle flottait dans l’air lorsque nous avons pénétré à l’intérieur de leur monde. Nous n’avions pas assez d’un seul regard pour tout saisir les acrobaties et la musique tellement nous étions fascinés. Le talent de ces jeunes du secondaire est sans précédent et leur attitude professionnelle à réagir à l’imprévu est tout à fait remarquable.
Bien que leur concentration doive être constamment à vif, ils gardent leur sourire et leur sens du jeu. À plusieurs reprises, nous les avons vu interagir avec le public et même littéralement voler au-dessus de celui-ci. Tout cela sans oublier les musiciens qui ont su nous épater par leurs compositions en passant par la guitare et le piano pour ne nommer que ceux-ci. Nous tenons également à souligner l’imagination débordante de la part des créateurs des costumes, notamment ceux hissés sur leurs échasses. Les enfants étaient muets de fascination tellement l’illusion était parfaite. Toujours sur un ton professionnel, les acrobates et les musiciens ont terminé le spectacle en beauté. Également, nous avons pu les rejoindre et leur parler à la fin de la prestation pour émettre nos impressions et les féliciter de leur travail. Pour éviter de me répéter, je remercierai donc tous ceux qui ont contribué à mettre sur pied ce spectacle, autant pour le financer que pour y contribuer. Il est donc évident que toute la famille remercie tous ceux qui ont su nous enchanter le temps d’un spectacle ! Bravo à tous ! Ghislain, Sylvie, Caroline, Julie, Véronique, Denis, Kélyann, Anne-Sophie et Lesly (La famille Jacques) |
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Au Cantonnier
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| Je vous envoie un autre chèque pour l'abonnement. Je tiens au journal : une belle ville comme Disraeli avec les photos ; vous m'avez fait revivre une belle époque de ma vie. Ne lâchez pas, continuez votre beau travail en disant bonjour aux gens de Disraeli. Madeleine Roy Bureau |
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Jarrets noirs
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Gérard Declerck
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Comme je l’ai souvent écrit : « L `Histoire contemporaine ne peut s’écrire que si celui qui la lit n’a pas de mémoire » ainsi l’histoire de la Beauce et des Beaucerons du Québec qui remonte au début du 18e siècle en est l’illustration.
En effet tous les textes que l’on retrouve, comme ceux de Marius Barbeau ou plus récemment Maurice Lorent, s’accordent à rappeler que les Beaucerons étaient identifiés par les gens des bords du fleuve sous le vocable : Jarrets noirs du fait de la couleur ou plutôt à l’état de leurs mollets boueux. Curieux, j’ai donc cherché à comprendre pourquoi ces braves gens, riches de leur courage, de leur grande famille et de leur travail de défricheurs, étaient affublés d’un tel surnom. Or, un jour, alors qu’à l’accoutumée rencontrant Bruno Couture, l’une des mémoires vivantes de notre village, nous parlions de l’Histoire, je n’ai pu m’empêcher de lui poser la question : « Pourquoi appelait-on les Beaucerons : Jarrets noirs » ? La réponse ne s’est pas fait attendre. Beauceron, descendant d’une longue lignée de défricheurs et de cultivateurs, il est le petit- fils de Marie Dupuis fille d’Eugénie Poulin et de Paul Dupuis, née en 1869 décédé en 1961 et de Rémy Veilleux né en 1865 décédé en 1946. Et ainsi l’histoire de la Beauce, il la connaît directement des récits d’une grand’mère qui après avoir partagé la vie des Jarrets noirs s’est plu à la raconter. La Beauce comme d’autres lieux s’est développée après que la province eut offert aux « colons » un lot de terre dont chacun deviendrait propriétaire au bout de 10 ans. Ce don à terme était conditionné par deux obligations annuelles : valoriser la terre en défrichant (abattis) 2 acres et mettant un acre en culture… On verra plus loin, l’importance de cette précision. Chacun s’installait du mieux qu’il pouvait. D’abord un abri dans lequel la famille, souvent nombreuse, pouvait survivre et lutter contre les effets d’un climat difficile auquel plusieurs, n’étaient pas habitués. Ensuite trimer, trimer encore pour respecter les contraintes provinciales et surtout assurer la subsistance. Subsistance constituée essentiellement d’un peu d’élevage et surtout de la récolte de blé noir (sarrasin), seule céréale adaptée à une terre vierge sans apport d’engrais sauf un : la cendre provenant des brûlis consécutifs aux abattis. Le temps passe couvert de la sueur de ces familles courageuses. Petit à petit, le produit de leurs efforts tend à dépasser la somme de leurs besoins essentiels. Les uns et les autres décident de se rendre à la ville pour sinon y vendre du moins y troquer quelques œufs, quelques produits laitiers pour ceux qui disposent d’une vache ou encore le surplus de farine de blé noir. La ville la plus proche sans traverser le grand fleuve est Lévis. La distance à parcourir demande plusieurs jours pour aller et revenir. Qu’à cela ne tienne, il faut survivre, il faut le faire. Les uns et les autres le font. Ils attellent le cheval, franchissent à gué la Chaudière ; trempés, maître et cheval longent la rivière. Lots après lots, abattis après abattis, brûlots après brûlots, tourbières après vallons, guidé par la volonté et les besoins du maître, l’attelage arrive enfin sur la place du marché, la brave bête les jarrets couverts de tourbe et de cendres. Ainsi les JARRETS NOIRS ne seraient pas ceux du maître mais ceux de son palefroi ou de sa rossinante. Alors mollets du maître ou jarrets du fidèle destrier ? ... Le débat est ouvert. |
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Nouveaux membres
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| NOUVEAUX MEMBRES AU CANTONNIER Depuis la dernière parution, neuf nouveaux membres se sont joint aux 729 autres membres du journal Le Cantonnier : Benoît Bellavance, Disraeli; Manon Letarte, Lambton; Luc Letarte, Lambton; Renaud Letarte, Lambton; Lucette Daigle, Disraeli; Réjean Bouliane, Disraeli; Bertrand Lacroix, Disraeli, Gilles & Mariette Girouard de Beaulac-Garthby. Alors, nous comptons donc 738 membres réguliers et 74 membres corporatifs pour l'année 2006. Merci de l'intérêt que vous portez à votre journal communautaire régional ! |
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Gagnante du mois
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Le tirage mensuel parmi les membres du journal 2006 a favorisé Mme Patricia Dusseault de Disraeli pour un certificat cadeau d'une valeur de 20 $ chez Club Piscine de Thetford Mines, situé au 515, boul. Frontenac, dont M. André Rathé, propriétaire, s'est fait un honneur de lui remettre son prix. Félicitations. |
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