Même sil y a eu larrivée de sang neuf au conseil municipal de Coleraine depuis novembre 2005 (4 nouveaux échevins), cela ne sest pas traduit par de lamélioration au niveau de linformation, des services aux contribuables et encore bien moins de la transparence.
En effet, que lon songe à la saga du Chalet des Sports de Vimy où le conseil a tenté de se soustraire aux normes de la construction en recourant à des bénévoles pour accomplir les travaux et par surcroît avec la complaisance du député et ministre du Travail, M. Laurent Lessard, puisque ce dernier y a versé une subvention denviron 40 000 $ selon les dires de Mme le Maire, ainsi que de minimiser les coûts en parlant de 72 000 $ dans un journal et dun peu plus de 85 000 $ dans le rapport du maire publié dans Le Cantonnier du 16 novembre 2006, alors quon ma communiqué, à la session de janvier 2007, le montant de 92 915,97 $ après récupération des taxes, somme à laquelle sajoutent 7 536 $ + taxes pour la pose en 2007 darrêt neige sur le bord du toit. Dire, quau mois de décembre 2004, on avait une soumission de 55 700 $ + taxes, projet clés en mains
De plus, quelques mois après les élections, soit au mois de juin dernier, lon a adopté un règlement qui majorait de 30 % le traitement des élus arguant que la fonction requérait une somme de travail insoupçonnée ainsi que de nombreux déplacements, le tout rétroactif au 1er janvier 2006, soit à peine 2 mois après les élections. Bien sûr que dans leurs doléances, les élus ont omis de mentionner quils bénéficiaient dun régime de retraite .De plus, lon a reconduit lallocation de transition pour le maire introduite en 1989 avant le départ dAndré Legris . (
) Puis, au mois de juillet, lon a essayé, il faut dire assez sournoisement puisque cela sest fait lors dune séance dajournement un mardi après-midi à 15 h 30, de faire passer un règlement demprunt de 140 000 $ doublé dun autre 100 000 $ emprunté au fonds de roulement créé séance tenante afin dacheter un camion de déneigement, règlement que 150 personnes habiles à voter se sont empressées de reléguer aux oubliettes .Cependant, cela na pas empêché le conseil municipal de procéder quand même à lachat dudit camion par résolution le 2 octobre 2006 en le payant à même les surplus accumulés de la municipalité.
Aussi, ce qui est ignoble dans ce dernier dossier, cest la fausse représentation quon sétait plu à faire alléguant que la niveleuse était moribonde (
) également que le camion actuel était lui aussi en très mauvais état. (
) Quant à la pertinence de renouveler de léquipement, cela va de soi mais il y a, quant à moi, des priorités à respecter.
Ensuite, telle la goutte qui fait déborder le vase, il y a eu ce ponceau dans le secteur de Vimy Ridge, sur le chemin Dupuis, qui fut déterré par les eaux de pluie le 21 octobre dernier. Qualifiant cet événement dAct of God (pelle mécanique aidant) Madame le Maire, oubliant la sécurité des gens du secteur qui était menacée puisque privés de leur seule bonne route, a dit, lors dune assemblée de conseil, que cet ouvrage nécessitait des plans et devis de professionnels, le tout en conformité avec les normes environnementales puisquil sagissait dun cours deau et que la reconstruction irait à lété 2007 et coûterait au bas mot 200 000 $. Or, à lajournement du 16 janvier dernier, un règlement demprunt au montant de 539 557 $ fut adopté pour la réfection de ce ponceau.
Quelle aberration car plus de trois mois se sont écoulés (leau aussi) depuis cet événement et les gens sont toujours contraints dutiliser une route jugée non sécuritaire à cause de linaction du « chef du conseil » qui, selon larticle 937 du code municipal, peut dans un cas de force majeure décréter toute dépense quil juge nécessaire et octroyer tout contrat nécessaire pour remédier à la situation.
Enfin, après avoir tenu pour une deuxième année consécutive la « Soirée des Fêtes »à lextérieur de la municipalité (quelle marque dencouragement pour léconomie locale), lon adopta, lors dune session spéciale du 19 décembre 2006, une résolution demandant au ministère des Ressources naturelles de renoncer à la clause restrictive (à des fins de parcs et dutilité publique) pour les terrains communément appelés (plage du Lac Caribou) dans le but inavoué de pouvoir les céder à des personnes grandement intéressées et probablement grandement intéressantes à leurs yeux.
Comme vous pouvez le constater, ces décisions quon naime pas trop étaler au grand jour (transparence) ne sont pas toujours prises pour le bien-être véritable de ceux dont nous sommes les mandataires, tel que récité par Madame le Maire dans la prière au début de chaque assemblée du conseil.
Merci de mavoir lu,
Gilles Gosselin, contribuable