Affaires Municipales (édition du 21 juin 2007)


Beaulac-Garthby aura son Hôtel de ville
Jean-Denis Grimard

La saga qui a agité à quelques reprises, au cours des dernières années, la communauté de Beaulac-Garthby relativement au projet des élus de se doter d'un hôtel de ville prendra vraisemblablement fin au cours des prochains jours.

En effet, le maire de la corporation, M. Jean Binette a révélé au Cantonnier que la municipalité avait procédé à l'achat d'une maison privée située à la sortie du village, sur la route 112 en direction de Disraeli, pour la somme de 200 000 $. La propriété assise sur un terrain de 4 acres présente plusieurs qualités convergentes avec sa future vocation : grandeur, site, espace de stationnement, boisé, etc. Des travaux de réaménagement intérieur au coût estimé de 50 000 $ seront effectués : administration, salle du conseil, bureaux, hygiène et sécurité.

M. Binette a en outre révélé que la relocalisation dans ce même édifice du kiosque d'information touristique, actuellement situé au parc Bellerive, sera étudié. Dans une telle éventualité, «le kiosque vacant pourrait accueillir des expositions, servir de halte ou de lieu de réunion», de réfléchir M. Binette

Un règlement d'emprunt au montant de 169 000 $ (déjà adopté) équivalant à l'évaluation municipale et les surplus de l'exercice budgétaire 2006 se chiffrant à quelque 130 000 $ financeront toute la démarche selon le maire.

Considérations

Suite à une résiliation de bail, l'administration municipale a dû s'installer temporairement dans les locaux de l'édifice des loisirs en attendant de pouvoir se loger dans le futur hôtel de ville. Ce déménagement est espéré pour la fin de septembre. «C'est une bonne affaire que ce soit réglé», de conclure le maire.

Rappelons que ce projet d'acquisition d'un hôtel de ville n'en est pas à ses premiers balbutiements. Il y eut d'abord le projet d'acquisition du Manoir Aylmer dont le coût élevé et la pertinence furent jugés tellement inappropriés par les contribuables que ces derniers l'ont sanctionnée lors de la signature des registres. Ce fut ensuite l'alternative d'une construction neuve, «pas piquée des vers comme disaient certains», laquelle aurait été érigée dans la pointe sise à la jonction de la route 112 et de la rue Saint-François, qui est morte au feuilleton.