Page éditoriale (édition du 18 octobre 2007) :


Bras de fer entre la population des deux lacs
de Lambton et la municipalité

Rien ne va plus entre la population des deux lacs de Lambton (Petit-Lac-Lambton et Grand-Lac-Saint-François) et le conseil municipal. Les citoyens ont d’ailleurs manifesté en grand nombre leur opposition lors de la signature du registre dans la journée du 21 septembre dernier, obligeant ainsi la tenue d’un référendum.

En effet, la municipalité, par son règlement d’urbanisme, interdira l’installation de roulottes et de maisons mobiles. Donc, il ne sera plus possible sur les terrains vacants, en première comme en deuxième rangée, d’installer une roulotte ou une maison mobile. De nombreux riverains possèdent des terrains en deuxième rangée et il ne sera plus réaliste de s’y établir, eux comme leurs enfants. Ce règlement rendra inaccessible l’installation sur les bords des lacs de Lambton pour de nombreuses jeunes familles. La roulotte comme la maison mobile demeure la première étape avant l’accession à un chalet. Il va sans dire que, comme l’ancien règlement l’exigeait, l’installation de roulottes ou de maisons mobiles doit respecter l’environnement par des installations sanitaires conformes. Rappelons que celles-ci coûtent au bas mot 10 000$. En plus, rien n’est certain pour les propriétaires actuels de roulottes et maisons mobiles. Pourront-ils remplacer leur roulotte ou leur maison mobile  dans le but d’agrandir? Rien n’est moins sûr.

Enfin, cette interdiction est contre-productive pour tous les commerçants de Lambton, et cela peu importe leur secteur d’activité. Ils verront baisser leur achalandage; des dizaines de milliers de dollars ne seront pas investis dans l’économie locale et des emplois seront perdus.

Quant à la protection des lacs contre les algues bleu-vert, rien de significatif, pour les protéger. On n’y mentionne que l’amélioration de la bande riveraine des riverains ainsi que de leur fosse septique. Rien, moins que rien, par rapport aux autres sources de pollutions n’était dans la mire du plan d’urbanisme de la municipalité de Lambton. Nos propositions étaient les suivantes : Obliger la méthode de nettoyage par creusage du tiers inférieur (toute autre façon de procéder devant être approuvée par le conseil en assemblée publique); Encourager toute initiative de reboisement des berges du Grand-Lac-Saint-François, du Petit-Lac-Lambton ainsi que les tributaires; Améliorer la performance de l’étang aéré de la municipalité en y ajoutant les technologies permettant de mieux traiter les déchets polluants et plus particulièrement les phosphates; Demander au ministère du  Développement durable et de l’Environnement d’édicter des règles plus sévères sur les rejets permis et cela pour l’ensemble des étangs aérés des municipalités du Québec : Proposer que la bande riveraine des tributaires soit portée de trois à quinze mètres (une demande de pleine compensation financière annuelle indexée pour les agriculteurs devrait accompagner cette modification à la bande riveraine).

Un lac en santé est essentiel à la santé économique de l’administration municipale de Lambton. Déjà, quelques lacs de l’Estrie, avec la crise des algues bleu-vert, ont vu la valeur de leurs propriétés baisser. Donc, les taxes payées par les riverains vont diminuer et les autres contribuables de la municipalité vont écoper. Le conseil municipal doit réagir et protéger sa principale source de revenus qui provient des deux lacs. Effectivement, 50 % des taxes foncières de la municipalité provient des riverains. Toute baisse de la valeur des terrains ou chalets entraînera une augmentation de taxes foncières pour la population du village.

Michel Fournier, président
Association des riverains du secteur sud
Grand-Lac-Saint-François  Tél : 418-486-7130  Cell : 418-593-7787




Un peu de culture
Gérard Declerck

Idéaliste Georg Hegel a écrit : « Ainsi on confère le plus grand honneur à l’invention humaine en tant qu’elle subjugue les choses naturelles et se les approprie pour l’usage ». C’est ainsi qu’il convient d’apprécier l’art en tant que produit de la vision de ceux qui mettent leur curiosité et leur talent au service de la nature et leur culture au service de la connaissance et du partage.

Ce mois de septembre éclatant sous la lumière et la palette infinie des couleurs d’un automne particulièrement généreux fût l’occasion de franchir la porte de deux des plus belles vitrines dédiées à la culture qui soient offertes aux passionnés, aux curieux et béotiens dont je suis.

Moulin Bernier

La première de ces vitrines s’est ouverte au moulin Bernier de Courcelles dans le cadre des Journées de la Culture et de la deuxième édition de « Mains et Merveilles ». Là, j’ai pu me rendre compte à quel point les artistes de notre terroir savent ouvrir les yeux sur notre nature inspirante et partager leur passion en faisant apprécier leur imagination et leur talent aux nombreux visiteurs. Des visiteurs qui parcourant les dédales de l’histoire locale ont pu découvrir pour certains ou juger pour d’autres, la qualité des œuvres exposées touchant de nombreuses disciplines comme l’art pictural représenté par fresques, aquarelles, dessins et peintures, ou l’art sculptural et la poterie, l’ensemble soutenu par l’art de la pensé et de l’émotion : la poésie. Alors rappelez-vous que ce rendez-vous est annuel et que l’art est éternel.

Julien Poisson                       

Julien PoissonLa seconde vitrine n’en est pas une. Il s’agit plutôt d’un voyage dans le monde de l’imagination. D’un voyage à Stornoway, sur le bord de la route 108, à la rencontre de la traduction poétique ou d’une vision rationnelle des anomalies de la nature, d’un l’esprit pratique, d’un impressionnisme volumétrique. Comment savoir. C’est probablement tout ça en même temps, tout ça pour le seul plaisir, tout ça dans le monde de Julien Poisson. Un voyage dans l’espace d’un visionnaire digne du facteur  <cheval>. Un visionnaire né il y a 75 ans, le maillet et les ciseaux dans les mains, les yeux ouverts sur un environnement dominé par la forêt et l’art autochtone, nourri au goût du bois façonné par son oncle Henri. Mais comment en dire plus quand on est subjugué par ces centaines d’objets décoratifs mais d’abord usuels, les uns et les autres aux couleurs et aux dimensions souvent impressionnantes. Les mots me manquent, les seuls qui me restent sont ceux qui vous invitent à rendre visite à ce quasi musée d’une nature  magnifiée, disséminé au cœur d’un monde différent où la surprise est partout présente, sur lequel le temps n’a pas de prise et où règne un homme au cœur gros comme la passion qui l’anime. Bon voyage…




L'humeur des paysages
Dyane Raymond

Cela fait bien autour de vingt ans maintenant que l’ami Yves, lors d’un vernissage de notre copine Obomsawin, nous apprenait qu’il s’installait à Saint-Fortunat. Pour l’irréductible citadine que j’étais à l’époque, cette annonce relevait de l’irréalité, comme si quitter Montréal c’était entrer au monastère, dans un pays retiré, silencieux et immobile. Je l’imaginais d’autant moins dans un tel contexte que je le connaissais par les fêtes et autres mondanités baroques que nous fréquentions tous deux en ce temps, dans l’effervescence d’une jeunesse qui était éternelle ; bien sûr. Et puis il l’a fait. Il est déménagé là, dans cette région que je fréquentais quelques semaines par année, rendant visite à des personnages étranges qui vivaient jour après jour au milieu d’une nature, qui, croyais-je naïvement à cette époque, n’offrait que du paysage.

À vous qui me lisez, je n’ai pas besoin d’expliquer ce que notre magnifique contrée inspire en force, en courage, en joie ; je n’ai pas besoin de décrire les mouvements essentiels et splendides des ciels, des ruisseaux, des pierres et des migrations. Vous les connaissez bien parce que vous en faites partie; et vous savez aussi l’exigeante liberté du labeur quotidien et la nécessaire persévérance qu’il faut  pour que s’accomplisse l’ordre des choses, c’est-à-dire l’amour et le travail. Choses dont est constitué aussi le métier d’artiste qu’exerce notre camarade Auclair, pirate d’eau douce établit sur le rang 8 depuis une vingtaine d’années donc. Je dis pirate parce qu’il en a tout l’air et surtout la voix, laquelle, un bel après-midi d’été, me créa une inquiétude bien injustifiée et me permit de voir le personnage sous son vrai jour d’humanité.

J’étais débarquée chez lui par hasard avec ma filleule, la belle Albani qui allait grandement vers ses deux ans, et s’était endormie dans la voiture. Voulant profiter du petit lac pour me rafraîchir, j’avais laissé la quiète enfant sous la surveillance du maître des lieux. En nageant, je me suis souvenue tout à coup de sa voix de stentor et j’ai pensé que si la chère enfant se réveillait, elle subirait sans doute la plus grande frayeur de sa toute jeune vie. Me rhabillant en vitesse, j’accourus vers la maison pour les découvrir tous deux main dans la main riant aux éclats. Je connais peu en fait ce peintre à l’allure de flibustier, le côtoyant de-ci de-là lors de fêtes ou d’occasions spéciales, mais depuis ce jour-là, je sais une chose importante sur lui : il possède une âme belle, forgée à même la Nature, qui, bien plus qu’un paysage, est elle-même l’âme du monde.




Lettre ouverte

Bonjour Madame, Monsieur,  

 J’aimerais vous informer de la problématique qui affecte la qualité de l’environnement pour l’ensemble des citoyens de la MRC de l’Amiante, du Granit et de l’érable. J’aimerais que votre organisme prenne position et écrive à monsieur Laurent Lessard et à madame Lyne Beauchamp pour demander la présence du MDDEP dans la région.

On exige beaucoup d’effort des citoyens riverains des lacs, mais ces efforts n’auront pas les résultats escomptés si le MDDEP n’a pas de présence efficace d’inspecteurs.  Sans inspecteurs dans la région nous ne sommes plus en mesure de s’assurer que les municipalités, ainsi que les entreprises agricoles et industrielles respectent les lois et règlements en vigueurs.

Vu le contexte actuel j’ai de la difficulté à comprendre comment on peut couper des postes au MDDEP.  

Les résultats ne seront sûrement pas mieux en fermant le point de service du MDDEP à Thetford Mines. Juste dans notre région il y a trois sites d’enfouissement en fermeture qui nécessiteront la surveillance du MDDEP. Avec les inspecteurs à Saint Marie de Beauce, une industrie ou une entreprise agricole a le temps de détruire énormément l’environnement avant que le personnel de Sainte-Marie soit sur place. Il y a vraiment de quoi s’inquiéter !

Vu le contexte actuel, des actions citoyennes sont plus que nécessaires. Les efforts pour améliorer la qualité de nos eaux doivent être une affaire de tous et chacun ! En fermant le point de service et en diminuant les inspections environnementales c’est comme si on donnait une passe droit pour polluer à certain acteur du milieu. 

J’espère que vous ajouterez votre voix à la mienne pour dénoncer cette problématique. Seul une action citoyenne forte permettra de faire reculer le MDDEP afin de rétablir un service nécessaire au bon développement de nos régions.

Nicolas Rodrigue
418-427-2310



Gagnante du mois



Le dernier tirage mensuel s’adressant aux membres du journal communautaire Le Cantonnier a favorisé Mme Doris Lagueux qui s’est vue remettre un bon d’achat gracieusement offert par Inter-Marché de Disraeli et son propriétaire M. Jean-Guy Marcoux. Félicitations!



Membres du Cantonnier 2007
Suite du mois de septembre 2007

Daigle, Florent ; Disraeli
Lajeunesse, Jeanne-D'Arc ; Beaulac-Garthby
Rousseau, Gaétan ; Disraeli




Caricature




Hommage : Système de santé

Nous entendons régulièrement des commentaires négatifs concernant les services du système de santé au Québec. Bien sûr, il y aura toujours place à l’amélioration, mais il est très important de souligner aussi ses aspects positifs. Je profite donc de cette tribune afin de souligner l’excellent service que j’ai reçu au Centre d’Hébergement Lac-Noir du centre de santé et services sociaux. Je suis une femme de soixante-quinze ans normalement très autonome. J’ai subi une opération au genou et la convalescence est longue. Donc, constatant une certaine perte d’autonomie, j’ai dû faire un séjour d’un mois au Centre d’Hébergement Lac-Noir, J’y suis arrivée avec un moral plutôt faible et souffrant un peu d’anémie. Mais, voilà ce que j’ai reçu : une écoute et une empathie sincère, une attention personnalisée, un soutien moral, une nourriture variée et goûteuse, et ce dans un environnement physique bien propre. Il est remarquable de constater la gentillesse du personnel qui contribue à créer une ambiance chaleureuse et paisible malgré certains cas lourds. Je tiens donc à remercier sincèrement tout le personnel du Centre d’Hébergement Lac-Noir qui a grandement contribué à mon rétablissement et je garde un très bon souvenir de mon séjour. Je ne peux pas terminer ce témoignage sans souligner aussi le suivi de la physiothérapeute qui se déplace chaque semaine chez moi ; elle m’encourage et me soutient dans mes efforts. Je n’ai donc que de bons commentaires à faire et me compte privilégiée de vivre cette épreuve au Québec.

Madame Jeanne-D’Arc Labrecque Lajeunesse
Encore un gros MERCI à tout le personnel.




Félicitations !

Jonathan Poisson



Félicitations à notre fils Jonathan Poisson qui a suivi sa formation comme policier dans La Gendarmerie Royale du Canada. Nous avons assisté à sa graduation à Régina, ce 11 septembre 2007, avec beaucoup de fierté.

Bravo et bonne chance dans ton nouveau poste à Montréal.

Tes parents, Johanne Giroux et Mario Poisson.