Page éditoriale (édition du 15 novembre 2007) :


Jusqu'où veut-on se rendre ?

Dans la foulée des manifestations publiques portant sur l’accueil réservé aux immigrants de différentes cultures, voici la goûte d’eau que j’apporte au moulin de notre réflexion collective. Ici, dans notre région « isolée », il est plus que probable que nous n’aurons jamais à prendre position sur les agissements de communautés particulières.

Si un jour une vague d’immigration singulière nous rejoint, il y a fort à parier que les protocoles d’accueil et les normes d’intégration auront déjà été définis par les législations et assimilés dans notre quotidien. Mais je ne crois pas que cet exercice soit inutile et superflu pour autant, car il s’inscrit tout de même dans notre actualité de citoyen québécois. Voici donc en vrac différentes considérations qui s’imposent à ma réflexion et que j’aimerais partager avec vous au cours des prochaines éditions du Cantonnier.

Deux catégories d’immigrants 

Pour simplifier à l’extrême, on peut considérer qu’il existe deux catégories d’immigrants. Celle à laquelle on est le plus habitués est celle des immigrants dits humanitaires. Ce sont les réfugiés de contrées où l’existence est menacée par la guerre et la ségrégation, voire le génocide  ou plus simplement par les conditions économiques qui ne permettent pas à toute la population de survivre. Ces gens sont souvent trop heureux de trouver une terre d’accueil où ils peuvent respirer à nouveau et vivre à la lumière. Ils cherchent normalement à combler leurs besoins vitaux sans éveiller l’animosité. Dans ce cas, c’est manifestement à nous de leur proposer les moyens de réintégrer leur dignité et de reformuler leur projet de vie. Par ailleurs, ce n’est pas eux qui suscitent notre présent questionnement.

L’autre catégorie est celle grâce à laquelle nous espérons développer notre économie et atteindre à nos objectifs de prospérité. On nous le répète, nos institutions et nos industries accusent un déficit de main-d’œuvre technique et professionnelle. Pour faire rouler la roue et maintenir notre niveau de vie, il faut recruter des compétences à l’étranger. Le Canada prévoit recevoir 265 000 personnes pour  venir nous donner ce coup de main en 2008 et le Québec en demande 45 000. Les seuls critères d’éligibilité exigés de ces travailleurs sont la preuve de compétences spécialisées et l’absence de dossier criminel ou litigieux (autre que politique) dans leur pays d’origine. Ces gens doivent aussi renoncer aux coutumes qui sont considérées par nos lois comme des atteintes aux droits et à l’intégrité des personnes, quoique ces pratiques (comme l’excision, la lapidation, les guerres tribales…) sont rarement le fait des gens qui sont visés par notre offre. Or, il existe bien sûr des gens éduqués et instruits dans tous les pays du monde, formés chacun dans le cadre de la culture propre à leur origine et ce n’est certainement pas à une société qui se veut laïque comme la nôtre d’imposer des barrières à caractère religieux à l’arrivée de ces travailleurs.

Ces personnes qui acceptent de s’exiler pour participer de par leur savoir-faire à notre projet de société dans la perspective d’un développement de leur niveau de vie, ces personnes, je le crois, doivent être considérés comme nos invités à leur arrivée et j’imagine qu’ils sont en droit de s’attendre à ce qu’on ne les empêche pas de satisfaire à leurs besoins légitimes au quotidien.

Sauf que, et c’est ici que ça se complique, lorsqu’on se rend chez quelqu’un avec l’intention de cohabiter avec lui, on finit bientôt par perdre son statut d’invité. Dans le processus d’immigration qui nous intéresse, c’est ce qu’on peut appeler un processus d’intégration culturelle qui sera plus ou moins réussi selon le niveau de flexibilité et d’assurance inscrit dans la culture propre à chacun des protagonistes.

Dans la prochaine édition, je vous propose d’approfondir cette notion de culture parfois galvaudée tous azimuts. À bientôt.

Jusqu’où veut-on aller ?

Photo : Adèle Paradis




Lettre ouverte

Le samedi, 3 novembre dernier, je me suis rendue à l’auditorium de la poly pour visionner le film Les 3 petits cochons. Quelle agréable sortie, peu coûteuse et à deux pas de chez moi. Certes une petite salle, mais très confortable et bien aérée.

Merci au comité culturel de Disraeli pour cette belle réalisation. Je vous dis à la prochaine et continuez à nous offrir une programmation aussi variée.

Renée Goulet, Disraeli.




L'humeur des paysages
Dyane Raymond

Jusqu’à maintenant, lorsque je parlais de mon patelin à des gens ne provenant pas directement de la région, leur réaction, immanquablement, se résumait à un hochement de tête dubitatif, que venait clôre un péremptoire «Hum ! Connais pas.» Vous n’en  comprendrez que mieux mon étonnement lorsque deux de mes collègues, dans la même semaine, m’apprirent que l’une traficotait une longue et chaleureuse amitié avec la ravissante Lili et que l’autre, mesurant bien sa chance, s’était procuré une des précieuses guitares dont l’ami René avait dû se départir. Ces deux fiers résidents du rang 4 de Saint-Jacques-le-Majeur se sont donc retrouvés, contre toute attente, au centre de nos discussions, entre deux rendez-vous avec des étudiants dans un cégep de la métropole.

Et j’en étais fière. Non parce que des Montréalais reconnaissaient enfin l’existence de ce lieu qui m’est cher, mais parce qu’à travers des personnes qui le peuplent, cet espace se transformait en royaume : un centre du monde d’affection et d’objet rare.

J’étais fière de mon village et de ses habitants ; et davantage encore après avoir assisté à la journée d’information orchestrée par l’amecq, le 27 octobre dernier, où plusieurs représentants de journaux communautaires comme le nôtre s’étaient réunis pour partager leurs expériences, parler de leurs efforts et de leur persévérance à faire évoluer ces indispensables outils de communication. Outre les pertinentes informations que j’y ai recueillies, j’ai aimé reconnaître le dévouement, la ferveur et la bonté qui animent ces personnes, qui, le plus souvent comme c’est le cas chez nous, travaillent bénévolement.

Peut-être avez-vous déjà remarqué que ce mot, bonté, revient souvent dans mes propos. En effet, il représente pour moi quelque chose de primordial ; non par croyance religieuse ou par mysticisme, mais parce que la bonté est l’expression du devoir de liberté qui nous incombe et qui n’est pas, comme certains pourraient le penser, un acquis ou un droit. C’est une responsabilité qui revient à tous et à chacun de réaliser et de transmettre, par nos actions et nos présences, ces inestimables parcelles de liberté dont nous jouissons. En ce samedi pluvieux d’octobre, des hommes et des femmes s’étaient déplacés pour défendre et garder vivantes des paroles et des idées qui reflètent ce que nous sommes, croyons et voulons pour nos environnements, nos voisins, nos amis, nos enfants et ces humains de l’horizon, dirais-je paraphrasant Vigneault, qui non seulement sont de notre race, mais qu’il importe d’entendre et de voir.

Longue vie au Cantonnier et à ses artisans !



Gagnant du mois

M. Daniel Carrier et M. Mario Faucher, co-propriétaires de Mercier Marine Ltée. Rappelons que cette entreprise s’est vu décerner le titre de concessionnaire de moto marine Sea-doo de l’année 2007 au Canada, la plus haute distinction possible pour un concessionnaire.

Les propriétaires de Mercier Marine félicitent l’heureux membre gagnant du tirage du Cantonnier pour le mois de novembre 2007. C’est M. Léo Morin, résident sur la rue Grimard à Disraeli, qui s’est mérité le superbe chandail sport d’une valeur de 80 $ que Mercier Marine a la générosité d’offrir. L’entreprise profite de l’occasion pour inviter les gens à venir visiter leurs nouveaux locaux à la même adresse, soit au 3670, boul. Frontenac Ouest, Thetford Mines. Mercier Marine offre une gamme de vêtements en vente sur les lieux en plus de véhicules motorisés et accessoires.

Rappelons que cette entreprise s’est vu décerner le titre de concessionnaire de moto marine Sea-doo de l’année 2007 au Canada, la plus haute distinction possible pour un concessionnaire.



Membres du Cantonnier 2007
Suite du mois d'octobre 2007

Phaneuf Gaétan, Disraeli. (sept cent quarante et unième membre de 2007)




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