Page éditoriale (édition du 13 décembre 2007) :


Une politique culturelle pour le secteur sud
Gilles Dufresne

Le coup d’envoi est donné pour l’élaboration
d’une politique culturelle à l’échelle de la MRC.

Parmi les éléments qui occupent notre quotidien et contribuent au mieux-vivre dans notre société, les activités à caractère culturel occupent une place prépondérante. Elles contribuent de manière significative au potentiel social et économique d’une région, mais encore faut-il pouvoir gérer de manière efficace les ressources disséminées sur le territoire, souvent source de manifestations isolées et qui engendrent une compétition quelque peu malvenue dans notre contexte rural.

Les municipalités rurales ont jugé bon d’accorder de l’importance au domaine des arts et de la culture. Plusieurs intervenants du domaine culturel et patrimonial espèrent vivement cette politique culturelle afin d’assurer une meilleure planification du développement sur l’ensemble du territoire.  Ce secteur est un maillon de la chaîne de développement local ; il importe de favoriser son développement au même titre que les autres. Certaines ressources, simplement de par leur situation géographique, demeurent négligées alors que d’autres, mieux situées, ne réussissent tout simplement pas à faire entendre leur voix et à offrir les services qui conviendraient à leur importance. Des installations publiques ou communautaires demeurent sous utilisées ou n’obtiennent pas le financement nécessaire à leur mise à niveau.  

Travail de réflexion

Le travail de réflexion et de planification s’organisera pour notre région autour d’une table territoriale identifiée comme le « secteur Sud » de la MRC de l’Amiante. La coordination de cette démarche a été confiée à la conseillère adjointe en développement rural de la Société de développement économique de la région de Thetford (CLD), madame Louise Nadeau.

Mais avant de réfléchir au développement culturel futur, il faut d’abord s’assurer de tracer un bon portrait. Cette étape est cruciale. Il est impossible d’élaborer une politique cohérente si on ne possède pas une connaissance approfondie de la situation.

La première étape consistera donc à recenser les bâtiments et les éléments patrimoniaux, les artistes, les artisans, les organismes, les lieux et les événements voués à la création ou à la diffusion des arts et de la culture. L’inventaire comprendra six secteurs : patrimoine et histoire, arts de la scène, arts visuels et métiers d’art, lettres et bibliothèques, communications et, enfin, loisirs municipaux.

Cette démarche d’inventaire sera suivie d’une analyse et d’une attribution des priorités et finalement d’un plan d’action visant à une reconnaissance concrète et un levier de développement des éléments culturels régionaux. Cette politique servira essentiellement à définir une vision à long terme, à mieux planifier les services offerts dans les multiples champs d’activités de la culture et à cibler de façon mieux fondée l’aide accordée aux différentes ressources. L’enregistrement officiel  de notre politique culturelle aux registres provincial et national permettra aussi une représentation plus efficace par les autorités de la MRC auprès de ces instances subventionnaires. Pour le moment, chacun des organismes et institutions actuellement reconnus dans le domaine de la culture reçoit des questionnaires dont les données serviront à tracer le portrait de la situation.

Les citoyens et les organismes qui désirent participer à l’enrichissement du portrait et du diagnostic sont invités à contacter leurs représentants municipaux ou la responsable de la politique culturelle à la SDE de la région de Thetford, madame Louise Nadeau, au 418 338-2188, poste 234.

Voici, par municipalité, la liste des représentants qui siègent au comité d’élaboration de la politique culturelle du Secteur Sud de la MRC de l’Amiante :

Disraeli Ville : Danielle Perron, Gilles Dufresne
Disraeli Paroisse : Hélène Côte, Jean-Denis Nolet
Coleraine : Josette Vaillancourt, Viateur Dubois
Sainte-Praxède : Gérald McKenzie, Jean-François Roy
Saint_Fortunat : Michel Baril, Jeannette Marcoux
Saint-Jacques-le-Majeur : Hélène Laplante
Saint-Julien : Linda Lemay
Beaulac-Garthby : Jean Binette, Pierrette Dussault

C’est avant tout pour assurer une meilleure qualité de vie à leurs citoyens, bénéficiaires de première ligne des services culturels, que les municipalités s’engagent dans cette démarche. À vous de faire connaître la teneur de vos aspirations et de vos besoins.




La terre de chez nous !

Bonjour, 
Il y a quelques jours, je parlais avec des amis... et un moment de nostalgie s'est déposé sur mon coeur... Même, si la ville me sépare de vous à présent, les racines de mon coeur sont là, à la campagne... Je vous souhaite à chacun et à chacune, une belle journée!
Sincèrement,
Mélanie Gagnon

La terre de chez nous !

Terre des pères, tant de travail ardu

Forêts  abattues, orge et blé moulus

Défricher ces champs immenses

Longues journées de souffrances

Aux  récoltes des semences, près des digues enfouies

Au jour de délivrance, dans une étable, un veau naquit

Entre deux maisons, une jument sortie de son pré

Voilà, enfin, la cour où j’ai habité

Chemin de terre, sabot de bois

Rang de poussière, aux hivers froids

Rivières et ruisseaux, champs et montagnes

Ménés et crapauds, plongés sous la campagne

Au bout du rang, le cœur  nourrissant

Voilà, ce que l’on nommait l’école des grands

Il a vieilli, ce beau village

Nous laissant en chemin

Tant de souvenirs mémorables,

Tant d’hommages!

De manière nostalgique, mes pensées se tournent vers toi

Village de mon cœur, qui m’a appris les bonnes valeurs

Maintenant, loin de toi, apprends à d’autres jeunes gens

À aimer ces forêts et montagnes

Afin qu’un jour, chacun se souvienne

Que grâce à toi, nous sommes ces gens aux cœurs familiers

Que nul autre, que toi, chère campagne puisse nous donner

À toi seul, je veux rendre tout hommage

Afin que tous et chacun se souviennent qui tu es cher Disraeli !




L'humeur des paysages
Dyane Raymond

Ceux que nous ne connaissons pas.

Chaque jour, je marche beaucoup. Mes pieds, en fait, représentent mon principal moyen de transport. Dans les villes, la règle veut que les gens se croisent sans se regarder et sans se saluer, autrement nous n’en finirions pas. Néanmoins, il m’arrive souvent quand je rencontre le regard de certaines personnes, même à Montréal, de leur dire bonjour ou de leur décrocher un sourire. Et la plupart du temps, on m’offre la pareille.

À Saint-Jacques, bien que je fréquente l’endroit depuis de nombreuses années, je ne suis aussi qu’une passante que peu connaissent ou reconnaissent. Et réciproquement. Lorsque je me balade dans le bois, je surprends quelquefois dame perdrix tapie dans sa tranquillité ou quelque autre résident du lieu surgissant en vision fugitive dans l’espace, comme une prière.

Par ailleurs, quand je décide de me lancer dans ce que j’appelle mon grand tour du rang 4, il m’arrive certains jours d’apercevoir dans le clair-obscur de son garage, Aldéï, les yeux rieurs, comme s’il gardait toujours en réserve une anecdote dissimulée derrière ses outils ou ses pintes d’huile. Nous nous entretenons brièvement de la pluie et du beau temps, de ces trois fois rien qui allument de fines étincelles dans cet endroit indéfini qu’on appelle l’âme. Un jour du printemps dernier, j’ai rejoint madame Lehoux, digne aïeule du village, au bout du chemin Parent, qui prenait elle aussi sa marche de santé, et m’a conseillé de me couvrir mieux que ça parce que le vent allait tourner. Et au début de l’automne, j’ai également fait la connaissance de monsieur Alpha Moisan, qui défaisait ses clôtures avant la neige, et m’a demandé, l’air goguenard, si je me cherchais de l’ouvrage, engageant la conversation simplement, avec chaleur. Une voiture s’arrête parfois à ma hauteur, c’est Paule la douce, qui a toujours une de ces merveilleuses histoires de la vie quotidienne à raconter. Une main s’agite derrière la vitre d’un pick-up, comment ne pas reconnaître la belle tête blanche d’Alain ?

À Saint-Jacques, vous disais-je, la plupart des gens ne sauraient pas mettre un nom devant cette ombre qui passe quelquefois devant chez eux, le dos courbé par le vent ou les baguettes en l’air en grande conversation avec ses fantômes, mais quand j’entame la grande montée qui mène à la route de Saint-Julien, je sais que mon cœur ne bat pas juste à cause de l’effort ; là, il tressaille aussi d’être un minuscule point dans l’univers que d’autres humains savent accueillir comme un des leurs.

Je vous embrasse et souhaite à tous et à toutes un très heureux temps des Fêtes. Une bonne année 2008, de joie et d’amour.




Gagnant du mois

M. André Sévigny est l'heureux membre gagnant du mois de décembre 2007. Sa conjointe et lui on reçu un certificat de 20 $ au restaurant Italien POMODORO.

La propriétaire, Véronique Staniscia, se fera un plaisir de leur proposer sa variété de pizza à saveur d'Italie parmi son menu savoureux.

Photo : Danielle Noël...



Le temps : vérité ou mensonge
Gérard Declerck

Mensonge lorsque je perds mon temps?

Vérité si je gagne du temps?

Suis-je moi-même quand je donne mon temps?

Ou un autre quand je prends mon temps?

Mensonge quand parole n’a qu’un temps?

Vérité quand la partie s’arrête, quand il est mort le temps?

Suis-je moi-même de temps en temps?

Ou un autre tout le temps?

Mensonge, pour qui affirme à contretemps?

Vérité, quand note sur la portée n’a qu’un temps?

Suis-je moi-même, spectateur regardant passer mon temps?

Ou un autre ayant fait son temps?

Mensonge pour qui associe l’argent et le temps?

Vérité indécente quand sur la margelle du temps?

Suis-je moi-même convaincu d’être de mon temps?

Ou un autre en même temps?

Mensonge quant à fin de l’ère correspond la Fin des Temps?

Vérité quand manque d’air met fin au temps?

Suis-je moi-même comme dent sur l’engrenage du temps?

Ou un autre cramponné à la vie pour longtemps?

Enfin! Le temps, mensonge ou vérité? Ou seul bien de chacun, est le temps?

Sceptique, je suis de ceux qui jusqu’à la corde ont usé de leur temps.

Image des autres je n’ai rien perdu, ni de la vie, ni de mon temps.

Ainsi, plus égoïste que jamais je ne prendrai qu’une chose : MON TEMPS.




La raquette à neige
Gérard Declerck

Qui peut résister à l’appel de la nature devant la somptuosité de l’hiver ? Marcher sur la neige n’est pas choses facile … mais la raquette, y-a-t’on pensé ?

Les Amérindiens, eux, y ont pensé ! Ces « larges semelles » leur ont permis depuis belle lurette d’apprivoiser cette technique. Qu’elles soient en bois et en babiche, comme les toutes premières, ou en aluminium et en néoprène, à la toute dernière mode, il n’est plus question de s’enfoncer à chaque enjambée. Raquettes aux pieds, toute la famille peut enfin profiter des joies de l’hiver. Aucune excuse possible, il suffit de savoir marcher et le tour est joué.

Les « nouvelles » raquettes moins larges, plus légères et plus solides avec des matériaux et un design à la fine pointe de la technologie, sont encore plus faciles à manœuvrer. Dotées de crampon, elles permettent de s’aventurer sans crainte sur des terrains plus accidentés. La raquette d’aujourd’hui devient ainsi la compagne idéale du surfeur des neiges lors de l’ascension d’un sommet.

Chaussé de ces nouveaux pieds, on aura l’impression de marcher sur un nuage et de déplacer du vent. Ajoutons à cela une paire de bâtons et vous pourrez vous propulser vers de nouveaux horizons.

Que l’on s’enfonce dans les bois ou que l’on sorte en famille, que l’on décide de s’attaquer de front à la montagne ou de déchirer un champ de neige vierge, l’expérience sera authentique. On aura réussi à apprivoiser l’hiver pour découvrir toute la sérénité des paysages recouverts d’une lumière blanche, une nature à l’état pur.

Et ce ne sont pas les espaces et la neige qui manquent, en temps normal…, pour s’adonner à la raquette et plonger dans une nature enivrante de beauté et de silence!




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