Page éditoriale : (édition du 20 novembre 2008)




Politique d'informationation
La Direction

Le CANTONNIER accepte les courtes lettres d’opinion et textes d’actualité rédigés par les lecteurs dans la mesure où le vécu des communautés est concerné. La direction se réserve le droit de les publier en tout ou en partie à la lumière de l’intérêt public, de son espace de publication, et du respect de la charte des droits et libertés.

Tout texte doit contenir le nom de son auteur avec son adresse et son numéro de téléphone. Toutefois, seuls le nom de l’auteur ainsi que celui de la localité de résidence seront affichés.




*** 530 membres ! ***
La Direction

Le mois dernier trois nouvelles inscriptions se sont ajoutées : messieurs Denis Bellefleur de Lambton, Donald Bécotte de Black Lake et Réjean Fortin de Disraeli. À noter, l’ajout du cent quatrième « membre  corporatif », soit l’école de musique de Jean-François Demers de Disraeli.

Grand merci à chacun…pour votre support!




Une gagnante pour novembre

Mme Isabelle Roberge
Mme Isabelle Roberge s’est méritée le prix du mois de novembre parmi les membres du journal communautaire. Il s’agit d’un certificat-cadeau d’une valeur de 25$ offert par le restaurant Trieste Pizzeria de Disraeli, situé au 121, rue St-Joseph. Le Trieste dispose d’un grand espace pour vos partys des Fêtes ainsi qu’un vaste choix de spécialités au menu. Un service de livraison est disponible du vendredi au dimanche.
Tél : 449-2174




Lettre Ouverte. Merci et félicitation à ces bâtisseurs

Dans le cadre du 10ième anniversaire du Centre communautaire J.-N. Plante, je tiens à rappeler quelques jalons de la genèse et du développement de ce centre qui me tient à cœur.  Car on ne peut célébrer un dixième anniversaire en faisant abstraction du passé et des acteurs clef qui l’ont porté à bout de bras. 

D’abord, il ne faut pas passer sous silence la fondation du Centre d’entraide de la région de Disraeli (CERD), en 1989.  Il fut fondé par le Conseil d’administration suivant : Julie Gauvin, Yvon Jolicoeur, Jean-Claude Fortier, Gilles Noël (curé), Anita Lemieux, Rita Jean et Normand Roy, qui en exerça la présidence dès le début. 

En effet, c’est le CERD qui, en 1995, voyant la possible fermeture de l’école St-Antoine commence à songer à en faire un centre communautaire.  L’objectif poursuivi était de regrouper en un même endroit différents services offerts à la population, et de continuer à en développer d’autres, toujours à l’écoute des besoins du milieu.  Ce qui se réalisera et en 1998 le Centre communautaire J.N. Plante ouvre ses portes.

Le CERD a donc permis la création du CPE Parc-en-Ciel, du laboratoire informatique, du journal le Cantonnier, la résidence La Roseraie. On y trouve également le Comptoir familial, la Société historique, le Carrefour jeunesse emploi.  Sans oublier que des organismes communautaires ayant leur siège social à Thetford Mines viennent y dispenser des services comme l’Acef Amiante-Beauce-Etchemins et CATTARA.  

Enfin, je célèbre moi aussi ce 10ième anniversaire du Centre communautaire. 

Merci et félicitation à ces bâtisseurs.

Luc Lemay (Beaulac)




Lettre ouverte. La tuberculose frappe encore

La tuberculose frappe encore et elle frappe les populations les plus pauvres. Au Québec et au Canada, ce sont les communautés autochtones qu’elle frappe de plein fouet.

Dans le monde, 1,7 millions de personnes en meurent chaque année. Des pays riches comme le Canada, il va de soit, devraient être parmi les meneurs dans la lutte à cette maladie dévastatrice. Hors, ce n’est pas le cas : en deux ans, le Canada a diminué de près de moitié sa contribution à la lutte contre la tuberculose.

Le gouvernement canadien doit corriger la situation le plus rapidement possible. Ce sont vers ces besoins urgents que nous devons diriger notre aide, et non vers les banques et les grandes entreprises.

Bruno Marquis (Gatineau)




Opinion : Projet hydroélectrique sur La Romaine
Débat national requis

Lorsqu’un projet de développement affecte une communauté, il est évident que les audiences publiques du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) doivent se tenir dans les communautés affectées. Cette présence en région témoigne justement de la pertinence du BAPE comme l’un des meilleurs outils de participation démocratique que le Québec s’est donné. Tenir des audiences publiques sur l’immense projet hydroélectrique de la rivière Romaine à Havre-Saint-Pierre est donc éminemment nécessaire.

Mais ne tenir ces audiences publiques qu’à Havre Saint-Pierre n’est pas conforme à l’esprit de participation populaire qui a justement donné naissance au BAPE. Le projet de La Romaine, de 8 milliards de dollars, est un projet d’envergure nationale. Nationale puisque la facture reviendrait aux contribuables québécois. Nationale également parce que les perspectives de rentabilité future de ce projet sont plus qu’incertaines. En effet, à l’heure où l’on paie 200 millions de dollars par année à TransEnergy pour fermer sa centrale de Bécancour, parce que les surplus d’électricité québécoise sont tels qu’ils sont invendables à l’exportation, il est justifié de se demander ce que l’on fera de l’énergie si coûteuse de La Romaine, alors qu’aucun contrat de ventes n’est en vue. De plus, nos voisins américains et potentiels acheteurs comptent bouleverser le contexte énergétique par des programmes d’économie d’énergie et de nouvelle production colossaux.

Et puis, il y a l’estuaire du Saint-Laurent, notre source nationale d’eau. Les impacts environnementaux de la Romaine nous concernent tous. Harnacher l’une des dernières rivières vierges de la Côte-Nord aurait des conséquences québécoises, sinon continentales. Ainsi, l’artificialisation de l’apport d’eau douce dans l’estuaire pourrait modifier grandement l’écosystème marin du Saint-Laurent.  De même, la contamination au mercure, résultat de l’inondation des forêts boréales pour créer les quatre réservoirs que deviendra la Romaine, se propagerait bien au-delà des limites de la Côte-Nord.

Dans ce contexte, la demande de la Fondation Rivières de tenir des audiences par vidéos-conférences à Montréal et Québec sur ce projet n’est pas futile … La Fondation Rivières et les autres groupes environnementaux sont la seule ressource d’expertise indépendante de tout promoteur et de tout autre intérêt. En ce sens, demander au gouvernement de donner les moyens financiers requis au BAPE pour qu’il puisse accomplir sa fonction première de participation publique relève directement de notre mission. … C’est la seule manière de participer, ensemble, à  construire l’avenir que nous souhaitons. N’est-ce pas là la véritable définition d’une démocratie?

Roy Dupuis, Président
Fondation Rivières




Opinion : Le point de vue de l'étrange...

J’ai été abasourdi par cet article non signé qui semble émaner de la Chambre de Commerce de Disraeli. Comment peut-on prôner un modèle de développement aussi agressif orienté principalement vers le tourisme tout azimut en 2008?  Pourquoi ne peut-on pas imaginer le «développement » de la région du lac Aylmer autrement? Alors qu’il est déjà difficile de maintenir un lac sain du point de vue environnemental, d’offrir aux résidents et semi-résidents un cadre de vie équilibré et harmonieux, comment peut-on donner en exemple la région de Magog comme développement type?

Pour ceux qui connaissent cette région, on peut voir que l’on a recréé en campagne le même schéma qu’à la ville : empilement de commerces, embouteillages, mêmes chaînes de restauration et de commodités, même cycle de méconnaissance mutuelle dans un match impliquant « l’Étrange vs l’Autre Étrange ». Est-ce vraiment la ville à la campagne que nous voulons? Pour ma part c’est non!

Améliorer la qualité globale du lac Aylmer passe d’abord par le respect de ses propriétés écologiques et non pas par l’augmentation du trafic sur ce plan d’eau qui, rappelons-le, est un réservoir. C’est aussi protéger les espèces animales et végétales qui sont très malmenées par tout développement agressif impliquant condominiums, complexes commerciaux, multiplication des points de descente de bateaux, etc.

La mise en valeur (par opposition au terme développement qui implique :À tout prix) pourrait par contre se faire en valorisation : la fonction résidentielle, l’offre de lieux de culture et de restauration dignes de ce nom et qui font cruellement défaut, l’offre de loisirs sportifs respectueux de la nature, l’offre d’activités à caractère historique, l’offre d’événements écologiques qui auraient le potentiel d’amener chez nous des participants et ainsi faire connaître notre région pour ce qu’elle offre encore aujourd’hui, soit un cadre naturel où il fait bon vivre! Ou encore favoriser les réseaux d’entrepreneurs et de créateurs existants qui offrent des produits issus du savoir-faire régional : artistes, fromagers, viandes de gibier, fer ornemental, menuisiers-artisans et j’en passe. Ceci permettrait de façonner une personnalité régionale qui est inexistante pour le moment. De plus, le réseautage avec les intervenants des régions limitrophes, pourraient également favoriser une meilleure intégration au tissu touristique de l’Estrie permettant de tracer des routes d’art, de spectacles, de gastronomie, des musées, de parcs, …      

Quand je lis, dans l’article qui m’a tant bouleversé la menace, que le lac Aylmer est le prochain sur la liste qui sera « développé », je sonne l’alarme. Il faut réfléchir à ce que l’on veut devenir comme région touristique en respectant notre propre identité et non pas en copiant des exemples que beaucoup de personnes fuient car ils ne répondent plus à leur attente. Si on veut faire un legs aux générations futures, pensons à préserver la qualité de vie et naturelle de cet environnement magnifique qui m’a vu grandir. C’est peut-être de cette façon que nous pourrons offrir un cadre de vie et de villégiature équilibré, harmonieux et vivant, susceptible d’intéresser et d’attirer les amoureux de la Terre.

Réjean Hébert, Stratford




Un peu d'environnement
Gérard Declerck

Il y a quelques temps j’ai lu dans la presse un article sur les risques pathologiques et environnementaux que poserait l’exploitation de ressources souterraines dans le Grand Nord et plus particulièrement celles portant sur l’uranium.

Dans l’article il est question de la nocivité et de la toxicité de l’uranium naturel et de la mise en cause des sous produits de son extraction qui produiraient du radium, du thorium et du radon, provoquant ainsi des cancers du poumon et la disparition d’espèces animales comme les poissons et les  mammifères vivant à proximité des mines.

L’uranium est un métal naturel que l’on retrouve par exemple en plus ou moins grande quantité dans le granit composé de nombreux isotopes dont les principaux sont l’uranium fertile U238 (≥ 99%) l’uranium fissile U235 (= 0,72%), le radium, le thorium etc...

Or, comme dans notre région granitique les sites uranifères sont nombreux, il m’a paru utile d’apporter ces quelques précisions.

Grâce au socle géologique sur lequel il repose, le Canada, avec 13% du marché, en est le troisième producteur mondial. Production, dont l’essentiel est aujourd’hui destiné à la production d’énergie électrique dont la consommation croissant sans cesse ne pourrait se satisfaire des seuls procédés empiriques souvent producteurs de gaz à effet de serre (GES) et entièrement inféodés à la nature.

Alors il faut rappeler que l’uranium contenu dans la pechblende (minerai) est présent partout en plus ou moins grande quantité (en moyenne ≈ 2/1000) sur la planète depuis sa création. Par conséquent les niveaux de radioactivité mesurables au sol lui sont dus au titre des rayonnements telluriques. Toutefois pour compléter ce qui est identifié comme étant  « L’exposition externe » aux radiations naturelles il faut y adjoindre les rayonnements cosmiques provenant du soleil et des autres galaxies. Quant à « l’exposition interne » elle est due pour 80% au radon (Rn 86), gaz lourd sans danger à l’air libre mais dangereux lorsqu’il est inhalé en milieu confiné (lire dans les archives web du Cantonnier de 11.2005) les 20% restants sont issus des radionucléides naturels présents dans tous les aliments. À cela il convient d’ajouter « l’exposition médicale » qui est généralement la deuxième cause  de radio-exposition après la radioactivité naturelle. Exemples : une radiographie X banale équivaut à ¼ de la dose naturelle évaluée à 2.4 milli-Sievert alors que selon son traceur une scintigraphie peut atteindre près de 20 fois cette dose.

Par conséquent la présence d’uranium naturel et de ses dérivés y compris les résidus minéraux de son extraction minière n’ont que peu d’influence sur les doses environnantes déjà présentes dans le milieu d’exploitation. Par contre il est exact que le radon qui est un gaz naturel provenant de la désintégration des isotopes du radium, peut-être un facteur déclenchant du cancer du poumon particulièrement pour les mineurs travaillant sur un site d’extraction souterraine non ou mal ventilé.

Pour finir, il est important de se souvenir, que dans le cas de la radioactivité naturelle comme dans la plupart des risques environnementaux, ce n’est pas l’exposition temporaire à une dose mais le cumul de ces doses qui est préjudiciable à la santé de tout ce qui vit dans et autour de nous.




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