Page éditoriale (édition du 24 janvier 2008) :


IL FAUT MODIFIER LA LOI

Relativement au dossier d’étalement des paiements de taxes foncières, il est facile de comprendre la raison pour laquelle les municipalités réduisent le nombre de paiements possibles durant l’année puisque elles-mêmes sont contraintes, dès le début de l’année fiscale, d’effectuer des versements entiers sur des dossiers tels celui de la sécurité qui, pour une petite corporation comme celle de Sainte-Praxède, peut représenter la somme de 61 000$. C’est l’état actuel des lois qui oblige ce mode.

Cependant, les élus semblent rien faire pour modifier cet état de fait. À mes yeux, c’est de la mauvaise administration car les importantes sommes d’argent dûes en début d’année précarisent par la suite les finances publiques et les services à la population. Tant et aussi longtemps que cela sera maintenu, nous ne pourrons acquitter nos taxes en 6 ou même douze versements, ce qui aiderait définitivement plusieurs contribuables.

Louis Langevin
Sainte-Praxède




Qu'en pensez-vous ?

Lors d’une réunion du conseil municipal de Beaulac-Garthby en décembre dernier, la décision a été prise de confier l’entretien des pelouses et des fleurs à un entrepreneur privé.

La raison de cette décision demeure nébuleuse quand on apprend que le salaire de l’employé qui effectuait cette tâche était de 12 200$ alors que celui du contrat se chiffre à 17 550$ .

La municipalité avait-elle des raisons valables d’agir ainsi envers cet employé ? Est-il encore à l’emploi de la municipalité ? Autant de questions qui méritent une réponse pour informer la population et surtout cet employé qui a appris que son emploi avait été attribué au privé et ceci après 12 ans de service.

Cette situation est vraiment déplorable et une dernière question se pose : Pourquoi un contrat d’un an seulement si le conseil a vraiment  l’intention de confier ces travaux au privé ? Les emplois sont tellement  rares à Beaulac-Garthby.

Claude Jacques , un citoyen qui s’inquiète.




L'équité salariale dix ans plus tard

Il y a dix ans, la Loi sur l’équité salariale entrait en vigueur au Québec. Cette Loi vise à donner aux personnes qui occupent des emplois traditionnellement féminins un salaire égal à celui d'emplois traditionnellement masculins, et ce, même si ces emplois sont différents. Autrement dit, cette Loi impose d’accorder aux femmes une rémunération qui soit juste, équitable, à la mesure de leur apport aux entreprises qui les emploient et à la société dans laquelle elles évoluent.

Dans le rapport qu’il déposait à l’Assemblée nationale le 21 novembre 2006, le ministre du Travail a démontré qu’environ la moitié des entreprises assujetties à la Loi sur l’équité salariale se sont conformées à leurs obligations. Le pourcentage moyen des ajustements salariaux versés aux travailleuses est de 6,5 % et dans 70 % des cas, l’impact sur la masse salariale de l’entreprise est inférieur à 1,5 %. Jusqu’à présent, si on inclut l’employeur gouvernemental, plus de 800 000 travailleuses ont été couvertes par un exercice d’équité salariale et près d’un demi-million d’entre elles ont profité d’ajustements salariaux. Selon nos estimations, dans les entreprises qui ne se sont pas encore conformées à la Loi, l’exercice devrait être fait pour un peu plus de 400 000 personnes et, si la tendance observée dans les entreprises privées se maintient, 115 000 personnes pourraient recevoir des ajustements.

À cette fin, la Commission de l’équité salariale a effectué, du 2 octobre au 19 décembre dernier, une tournée des régions du Québec afin d’offrir des formations à toutes les entreprises devant, dans un avenir rapproché, intégrer à leur structure les bénéfices de la Loi. Au total, 28 villes du Québec ont été visitées et plus de quarante sessions de formation ont été offertes pour un total de 1 067 participantes et participants.

Beaucoup de travail reste à accomplir mais rien n’est impossible si nous y consacrons les énergies requises. Il y a dix ans, l’enjeu était de taille et nous avons déjà obtenu des succès tangibles. Le défi qui vient sera aussi important. Le Québec s’est placé à l’avant-garde; les acquis sont là. L’équité salariale est intégrée dans nos valeurs collectives, dans le tissu social du Québec qui ne tolère plus la discrimination. L’équité salariale doit être mise en oeuvre dans toutes les entreprises et se traduire simplement et sereinement dans la réalité des femmes qui sont sur le marché du travail. Voilà notre objectif à l’aube de la nouvelle année qui vient. Le Québec peut être fier de cette loi qui fait désormais partie de son patrimoine.

Me Louise Marchand
Présidente




Gagnante du mois

Dans le cadre du tirage mensuel où chaque membre de la corporation du journal Le Cantonnier est éligible, le sort a désigné le membre Mme Céline Jacques qui se mérite un certificat cadeau au montant de 10$ gracieuseté du magasin Korvette de la rue Laurier à Disraeli, l’endroit où l’étalage surprend par sa diversité.




Politique d'information
Jean-Denis Grimard

Un des objectifs ayant mené à la création du journal communautaire Le Cantonnier est de stimuler l’expression des gens de la zone qui ont peu ou pas accès aux médias habituels. À cette fin, Le Cantonnier rappelle aux lecteurs dont vous êtes la possibilité d’y exprimer vos opinions ou ce dont vous avez été témoins dans la mesure où l’intérêt collectif, la tombée et le volume du journal le permettent. Ce faisant, vous pouvez contribuer au développement du  secteur Disraeli-Lambton qui est souvent oublié.

Les courtes lettres d’opinion et textes d’actualité seront privilégiés. La direction se réserve le droit de les publier à la lumière de l’actualité et du respect de la charte des  droits et liberté.

Tout texte acheminé doit contenir le nom de son auteur ainsi que son adresse et son numéro de téléphone. Toutefois, seuls le nom et la localité de résidence accompagneront le texte.

Faites parvenir vos documents par :

Courriel : lecantonnier@lino.com
Téléc. : 418-449-1889
Poste :    Le Cantonnier – Opinions
888, rue Saint-Antoine
Disraeli (QC) GON IEO




Caricature