Page éditoriale : (édition du 28 février 2008)




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La Direction





Onze idées pour secouer le Québec

Gérard Declerck

(N.D.L.R.) À la lecture de différents articles et commentaires, l’auteur du présent texte a voulu partager sa vision « régionale rurale » sur chacune des onze idées proposées pour « Secouer le Québec »…. Tout le Québec... Considérant la longueur du texte, la rédaction a cru bon de le faire paraître en deux parties, la prochaine suivra dans l’édition de mars. Bonne lecture!

Hausser les droits de scolarité de façon asymétrique.

 OUI,  si la connaissance peut être acquise par tous selon qu’ils soient d’un milieu ou d’un  autre, et que la solidarité estudiantine s’exerce pleinement afin d’offrir à tous l’avenir professionnel de leur choix, donc l’avenir socio-économique de la province. Mais à une condition qui n’est pas proposée dans la solution : que les étudiants des régions éloignées des milieux universitaires bénéficient d’avantages financiers permettant de couvrir leurs frais de transport et d’hébergement…

Les assistés sociaux au boulot

OUI, ne serait-ce que pour redonner à ceux qui ne sont pas tous opportunistes la fierté de réintégrer la société en participant à l’effort collectif, tout en améliorant leurs conditions de vie en entrant progressivement dans le monde du travail. Mais, seront-ils contraints à la syndicalisation, sinon ne se dirige-t-on pas tout droit vers le mur syndical pour création d’une forme de sous-traitance (PPP) dans les secteurs privilégiés…À ce propos, comme en tous domaines avant de vouloir lutter contre les effets, il serait plus efficace de chercher à comprendre les causes. Alors, au lieu de lutter contre la pauvreté, luttons contre ses origines et ainsi, le nombre d’assistés sociaux ne sera plus qu’un mauvais souvenir pour ceux qui en souffrent.

25 écoles contre le décrochage.

OUI mais, là encore, ne vaudrait-il mieux dépenser ces 40 M$ annuels pour faire disparaître les causes à la base de l’existence des milieux défavorisés? Ce qui aurait beaucoup plus d’effets à court terme alors que nous savons tous que les expériences menées ailleurs, par et dans le système éducatif, se sont avérées non seulement inefficaces mais souvent, sinon dramatiques, du moins dommageables pour les éducateurs.

Les fonctionnaires payés au rendement

OUI. Si ailleurs, ce procédé peut être réalisable, pourrait-il s’appliquer au Québec comme au Canada? Mais, qui serait habilité à évaluer le rendement? Le syndicat serait-il partie prenante dans le processus d’évaluation? Est-ce que l’économie recherchée ne serait pas grevée par la mise en place de comités d’experts chargés d’établir les règles, d’en assumer l’application, d’arbitrer les conflits et d’apprécier le rendement des contrôleurs qui jugeraient les évaluateurs? En outre, quel serait l’avenir du fonctionnaire devenu incapable de réaliser l’objectif qui lui est fixé? Serait-il réorienté après avoir subi l’application d’une rémunération plancher?

Le secteur public soumis à la concurrence

OUI mais, en tous les cas, avec la mise en place de contrats de résultats après dépouillement d’appel d’offre et application stricte de l’ensemble des clauses  techniques et financières engagées par les parties. Ces contraintes devraient être soumises aux règles de l’imputabilité tant du côté client que fournisseur.

Abolir la taxe sur le capital.

OUI sans aucun doute, sous réserve que la solution proposée soit intégralement appliquée sans risque de voir les subventions et autres avantages changer de nom ou de conditions d’attribution.

Des médecins à deux vitesses

OUI mais là, il faut rappeler qu’en dehors des grandes ou moyennes agglomérations, il existe, éparpillées sur le territoire québécois, une multitude de petites municipalités représentant approximativement + 50% de la population provinciale. Or, si les premières disposent sur leur périphérie immédiate, non seulement d’une première vitesse performante mais aussi de cliniques privées qui moyennant quelques dollars assument une part de la défaillance du système, quant aux autres, la multitude, les ruraux, ils n’ont rien hormis, quelques CLSC et quelques médecins dévoués, mais ficelés par le système, donc totalement indisponibles en dehors des heures et jours ouvrables. Ce qui fait que les soins accessibles dans les urgences qui, même si elles se sont largement améliorées, sont distantes de dizaines de kilomètres, voire plus de cent  pour les cas extrêmes. Alors, pendant les longs mois d’hiver avec ou pire, sans moyen de transport individuel, une seule solution : l’ambulance. Alors, si cette proposition s’adresse aux Québécois, il faut savoir que le stress et les dépenses importantes liés aux risques santé  existent, faisant que dans les campagnes, ce n’est pas la deuxième vitesse qui peut régler le problème, mais la surmultipliée. Et puisque l’on parle d’économie sociale; un système de santé accessible, quelle que soit la vitesse, supprimerait les risques résultant de l’automédication par la consommation exponentielle de toutes sortes de produits miracles et/ou subir la pression des marchands d’espoir ou de tous autres procédés à disposition des désespérés prêts à se ruiner pour recouvrer un bien précieux qu’est la santé. Plus grave encore, les malades issus des classes moyennes ou moins atteints de pathologies lourdes auxquels le système n’offre que deux hypothèses : vivre et réduire à la misère leur famille après avoir déboursé la part sur les médicaments restant à leur charge ou mourir pour que survivent les leurs. Bien entendu ceci n’est qu’un résumé, un débat épistolaire sur le sujet ressemblerait à une encyclopédie..




Votre compte de taxe

Comme  personne n’est payé d’avance et que les services municipaux sont fournis sur toute l’année et non à l’avance; il serait normal que le compte de taxe soit échelonné sur douze mois.   Il devrait aller de soi que les municipalités s’ajustent et répartissent le compte de taxe en quatre versements et plus. Ceux qui savent administrer trouvent les moyens pour le faire et répondent ainsi à une nécessité  qui aide leurs citoyens à équilibrer leur budget.

Pour connaître la situation actuelle, j'ai écrit aux municipalités qui ont un site Internet et une adresse électronique afin de connaître leur mode de perception. En date du 1 février 2008, sur 1,124 municipalités;  363 sont en deux versements, 532 en trois, 191 en quatre, 10 en cinq et 28 en six, ce qui fait que 60% d’entre elles sont en plus de deux versements et que 532 municipalités offrant la formule « trois versements » n’ont qu’un pas à faire pour être en quatre. Les versements devraient être aux dates suivantes : mars, juin, septembre et novembre. Cela ne prive pas les propriétaires de payer leur compte de taxes en un versement s'ils le désirent. De plus le taux d’intérêt sur l’arrérage ne devrait pas être plus élevé que le taux d’une première hypothèque.

Comme les propriétaires sont majoritaires dans la province, ils faut écrire aux députés pour changer la loi et en faire un enjeu politique car ce n’est pas normal que les propriétaires soient responsables des services des locataires et qu’ils soient obligés de payer différemment qu’eux.

            De plus, les élus se paient un salaire à même vos taxes et ce n’est pas normal qu’ils se versent une rémunération différente de ce qu’ils demandent aux propriétaires. Plus vous ferez pression par vos lettres et demandes répétées, plus le résultat se fera sentir. Si vous avez  d’autre façons ou méthodes pour la collection des taxes, m’en informer. Merci. Pour vos commentaires. Écrire à Louis Langevin à l’adresse courriel: lola@ivic.qc.ca

Louis Langevin
Ste-Praxède




A-t-on assisté au dernier Carnaval Ti-Cube?

Depuis quelques années, nous nous retrouvons face à une question qui demande réflexion : Les gens de Lambton et de la région souhaitent-ils toujours la tenue du Carnaval ???

Nous faisons face à un désintéressement de la population et on le remarque par le manque de participation à la soirée du samedi soir où on retrouve des groupes de musique Rock….. Rétro ou, comme cette année, un groupe de musique country américain.  Que voulez-vous, population de Lambton???? On vous le demande depuis quelques années par le biais de l’Info-Lambton mensuel qui se retrouve dans tous les foyers de notre milieu. Comment as t’on reçu de réponses à notre question de l’an dernier… AUCUNE!

Où est votre intérêt? Même le déjeuner des placoteux a connu une baisse de clientèle.

Nous avons tenté d’ajouter du nouveau cette année, que ce soit la soirée « Bières et Saucisses » qui, pour une première, fut un succès sur toute la ligne….. et le lendemain un dîner spaghetti avec jugement de motoneiges antiques où, n’eut été de la participation des Mouflons des Montagnes au dîner, on se serait  demandé où se retrouvait notre population locale.

Le bilan final sera dévoilé lors d’une prochaine parution, mais d’ici là, il serait bon de faire un examen de conscience et de nous transmettre vos commentaires.

La balle est dans votre camp!

Pierre Couture
Directeur des Loisirs Lambton




Gagnant du mois

Photo: Danielle Noël   

Le Cantonnier fait de nouveau le bonheur d’un de ses membres en remettant, par le biais de son tirage mensuel, un certificat cadeau d’une valeur de 20$ négociable à la Tabagie Brico-Déco de Disraeli à M. Jocelyn Poirier.

Félicitations !




Disraeli l'indécrottable

Encore une fois cette année, l'Hotel-de-Ville est ensevelie sous la neige, (très belle image), le centre-ville déneigé en dernier, l'été dernier des bacs à fleurs vraiment pas très convenables, brisés, mal situés, aucunement rafraîchis, autrement dit...laids. Une piste cyclable qui mène nulle part et qu'à l'automne, on y laisse des pointes de signalisation en caoutchouc au sol, ce qui est très dangereux, et ce par négligence (je le sais très bien, j'ai failli me casser la gueule au mois d'octobre), des trottoirs en asphalte, cahoteux, impraticables aux fauteuils roulants et même aux bien portants... On veut faire un terre-plein rue St-Joseph face au bureau de poste... Vraiment, Disraëli n'a surtout pas besoin de ce genre d'infrastructure mais des trottoirs convenables. Sans parler d'un maire absent, mais où est le maire? Et on m'a même dit que le personnel en place qui y est depuis plus de trente ans connait très bien les dossiers.

Voilà !!! Ça fait au moins trente ans que la ville se dégrade; parlez-en à la société d'histoire; ils vous le confirmeront. Ce n'est surtout pas cette JOURNÉE TRIPPANTE, très intéressante en soi pour les amateurs de bières froides, qui est une activité saisonnière, qui fait de Disraeli une ville intéressante au plan culturel, et pas plus ces quelques films que l'on présente à l'occasion (vous ne m'y verrai pas). L'audace y est vue comme un danger ici. Pourquoi pas un ciné-club de plus petite dimension. M'enfin... Arrêter de penser que la grandeur est symbole de culture. La culture est de partage. Voilà...partage. Ce que certains responsables de cette ville ne comprennent pas.

Jacques Rancourt
Disraeli 




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