Page éditoriale : (édition du 27 mars 2008)




Devenez membre 2008
La Direction

LE CANTONNIER se voit déjà à l’aube d’une nouvelle année d’opération, la neuvième de son existence puisque sa première publication date d’avril 2000. Plusieurs lecteurs se sont faits un devoir de conserver soigneusement tous les numéros subséquents, jusqu’à ce jour, ce qui constitue une mine de renseignements et un endroit de référence pour tous ceux et celles qui portent un intérêt à l’histoire de leur milieu.

Cette nouvelle année marque le retour de la campagne annuelle d’enregistrement des membres. Vous avez sans doute remarqué le premier avis paru dans l’édition précédente vous informant du démarrage de l’opération pour la prochaine période. L’an dernier, LE CANTONNIER a enregistré un nombre record de 831 membres ordinaires et corporatifs. Le conseil d’administration souhaite égaler cette marque qui manifeste hors de tout doute un appui solide au CANTONNIER.

Vous êtes donc invités à vous joindre à nouveau à la cohorte de supporteurs dont la souscription (5$) contribue à l’équilibre budgétaire de l’organisme. Votre enregistrement est possible par les moyens suivants : visite au bureau, rencontre avec un bénévole identifié du CANTONNIER, envoi postal du coupon, déjeuner bénéfice des Chevaliers de Colomb le dimanche matin 20 avril prochain. La campagne de membership prendra fin lors de l’assemblée générale des membres prévue en fin de mai selon les règlements.

Grâce à la participation de La Société coopérative agricole de Disraeli et des Meubles Vaillancourt, deux grands prix seront offerts par tirage au sort à autant de membres. De plus, le programme de tirage mensuel d’un prix remis au hasard à un membre sera maintenu. C’est une façon de remercier tous ceux et celles qui supportent LE CANTONNIER.

Continuons à manifester notre solidarité en appuyant l’outil d’information, d’expression, de développement et de mobilisation, qu’est LE CANTONNIER.

La Direction





Le Cantonnier
Politique d'information

Le Cantonnier accepte les courtes lettres d’opinion et textes d’actualité rédigés par les lecteurs. La direction se réserve le droit de les publier à la lumière de l’intérêt public, de son espace de publication, et du respect de la charte des droits et libertés.

Tout texte doit contenir le nom de son auteur avec son adresse et son numéro de téléphone. Toutefois, seuls le nom de l’auteur ainsi que celui de la localité de résidence seront divulgués.




Onze idées pour secouer le Québec(N.D.L.R.)
Suite et fin du texte de l’auteur partageant sa vision « régionale rurale » sur chacune des onze idées proposées pour « Secouer le Québec ».La première
partie a paru dans l’édition précédente.

Gérard Declerck

Augmenter le prix de l’hydro-électricité

NON, pour une simple raison : les médias et la plupart des citoyens sont unanimes pour écrire ou dire que l’hydro-électricité est l’énergie inépuisable la moins polluante, la plus facile à distribuer et la moins onéreuse à installer. Alors, plutôt que de considérer le Québécois comme capable de gaspiller une énergie qui lui coûte cher dans un pays où l’hiver dure 8 mois, il vaudrait mieux inciter et aider les utilisateurs d’énergies polluantes, de plus en plus rares donc de plus en plus chères à s’adapter au tout électrique. Il faut d’ailleurs rappeler que le monopole d’état augmente chaque année le coût du KWH prétextant une perte de rentabilité due à la baisse de consommation (relire les médias de 2007). Alors puisqu’augmenter de quelques manières ne semble pas être la panacée pour augmenter un peu plus la pression fiscale via les impôts indirects.

La retraite à 67 ans

OUI, mais ici aussi, appliquer la règle des effets au lieu d’analyser les causes amènera à des choix aussi peu fiables, voire trompeurs, que le rattrapage du coût de la vie sur les revenus salariaux ou les retraites institutionnelles. L’âge n’est pas un critère; seul le temps minimum de cotisation peut avoir un impact sur la gestion des organismes en charge.

La TVQ à 9,5 %

NON. La ficelle est un peu grosse et le principe bien connu. La baisse les impôts directs est très populaire, ne serait-ce que par la vague médiatique qui inonde les esprits. La nature a horreur du vide s’applique aussi à la règle du « Toujours Plus ». Donc, si à besoin égal, ce qui relèverait du miracle budgétaire, l’on baisse les revenus d’un côté, il convient de les augmenter de l’autre. Mais là peu de résultats d’analyses cumulatives, les impôts indirects résultent d’une multitude de prélèvements dans les méandres desquels se perd  le commun des contribuables. Sans compter qu’il suffit de procéder à des transferts de responsabilités vers d’autres niches fiscales comme les municipalités ou créer des structures administratives devenues indispensables pour imputer à tous ou presque des charges dites nouvelles jusqu’alors intégrées dans le budget provincial. Non, parce que l’augmentation de la TVQ toucherait l’ensemble de la population sans distinction de revenus. Non, parce que l’influence de cette mesure sur la consommation mettrait un peu plus en péril non seulement le tertiaire, mais toute l’économie manufacturière. Non, parce qu’en période de « panique » économique, les baisses d’impôts directs ne profitent jamais à la consommation, mais plutôt à alimenter le bas de laine pour pallier les difficultés annoncées par tous les clairons et tambours modernes. Non, parce qu’il serait beaucoup plus socialement supportable de moduler cette taxe en ajoutant à celle existante touchant les produits de consommation courante, une taxe sur l’ensemble des produits de luxe et profiter de cette refonte pour supprimer la/les taxes sur les taxes.

Vendre notre eau douce

OUI mais à condition que le produit des exportations destinées à satisfaire les besoins des pays riches servent en priorité à alimenter, avec cette même eau, les pays toujours en voie de développement afin qu’ils acquièrent enfin leur autonomie alimentaire et éliminent l’ensemble des risques sanitaires  induits. Mais rappelons-nous qu’aujourd’hui et encore plus demain, les pays « riches » disposent ou disposeront d’usines de dessalement de l’eau de mer ou d’autres technologies bientôt sur le marché, moins onéreuses et surtout plus économiques en énergie ….

Plutôt que d’appliquer la suggestion d’Alphonse Allais qui, pour freiner la migration des campagnes vers les milieux urbains, proposait de « mettre les villes à la campagne », il serait plus approprié au Québec d’institutionnaliser le contraire soit : d’installer la campagne dans les villes.




Omerta et dénationalisation d'Hydro-Québec

Dans l'actualité récente, des résidents de petites municipalités s'inquiètent, avec raison, des développements industriels éoliens en train de se préparer dans leurs dos et sans leurs consentements. Chez nous, à St-Fortunat, petite municipalité dans les magnifiques Appalaches, le conseil municipal a décidé qu'il voulait des éoliennes sans consultation publique. Le promoteur, une compagnie étrangère, a rencontré des gens et distribué des chèques ici et là sans que la municipalité daigne nous en informer, prétextant que les propriétaires concernés (ceux qui veulent des éoliennes) avaient été rencontrés.    

Pourtant la compagnie étrangère veut raser 12,000 hectares de terres agricoles pour faire des chemins, des aires d'assemblage, installer des lignes à haute-tension souterraines de 34,5 Kv et un poste élévateur pour rejoindre les pylones. Selon le projet, la compagnie veut installer 65 éoliennes, des tours de 38 étages qui produisent un bruit continu (jour et nuit) de 38 décibels à 18 km/h de vent. Les sites choisis sont bien entendu les sommets des montagnes, qui sont les plus vulnérables à l'érosion suite à la coupe des arbres. Des milliers de passages de camion, circulation de grues géantes et de poids lourds hors normes sur nos chemins de terre, développement industriel sur des terres agricoles, bruit permanent et risque pour la santé, tout ça ne mérite pas un référendum selon notre maire et nos conseillers municipaux. Fait à noter, un conseiller municipal a été embauché par la compagnie pour faire de la promotion, un employé municipal a aussi été embauché par la compagnie et des conseillers font partie du projet comme partenaires propriétaires et ont reçu des chèques et signé des contrats avec le promoteur. Le projet s'est même agrandi jusqu'au village voisin (Ham-Nord) pour rejoindre la terre du président de l'UPA de l'Estrie (5 éoliennes) qui accorde sa bénédiction au projet. Apparence de conflit d'intérêt me semble un euphémisme dans ce cas.

Tout ça pour quoi ? Mon compte d'électricité ne cesse d'augmenter depuis quelque années. Hydro-Québec appartient aux québécois et devrait revenir à sa mission première : fournir de l'électricité aux québécois au plus bas coût possible !!! Que le gouvernement se trouve d'autres vaches à lait que les ménages à faible revenu qui en ont déja bien assez comme ça des augmentations d'électricité. Dans le développement industriel de l'éolien, Hydro-Québec fait faire le sale boulot par des compagnies privées mais est bel et bien responsable du bordel général en train de s'installer dans nos régions. Il y a beaucoup de points en faveur du développement de l'éolien au Québec, mais pas dans les zones habitées et au détriment des résidents. Les immenses réservoirs d' Hydro-Québec dans le nord seraient des endroits tout indiqués pour l'installation d'éoliennes. Le gouvernement du Québec devrait décréter un moratoire sur tous les projets industriels éoliens en zone habitée et obliger des référendums populaires dans chacune des municipalités concernées avant que les projets ne soient acceptés par Hydro-Québec. Le développement communautaire d'un projet éolien beaucoup plus petit serait beaucoup plus payant pour notre municipalité et causerait beaucoup moins de dommage aux résidents et à l'environnement.

Par la présente, je demande officiellement au maire Réjean Fortier de tenir un référendum populaire sur son projet industriel d'éolienne à St-Fortunat. C'est la moindre des choses !

Les citoyens doivent pouvoir se prononcer.

Benoît Lajeunesse, St-Fortunat.




Gagnante du mois

Mme Gabrielle Lapointe
Un dernier tirage mensuel pour les membres du journal de 2007 :
Le journal a procédé au tirage de mars et la gagnante est dame Gabrielle Lapointe de Disraeli qui se mérite un certificat cadeau de 25 $ à la BIJOUTERIE J.L. ROUILLARD INC. de Lambton située au 132, rue Principale.




Site web entre bonnes mains

Valérien Dusseault
Fernand Tougas
Avec l’arrivée de M. Fernand Tougas qui se joint à M. Valérien Dussault, un duo de bénévoles s’occupera maintenant de la mise à jour mensuelle du site web du CANTONNIER.

Le CANTONNIER peut dormir en paix avec une telle équipe. Le site web du CANTONNIER (lecantonnier.com) est fréquenté par un nombre impressionnant de visiteurs dont le lieu de résidence éloigné étonne souvent. Bravo et merci à nos deux responsables qui font un magnifique travail!




Lettre ouverte

LETTRE OUVERTE

M. Rancourt, je désire vous faire part de mes commentaires suite à vos écrits publiés dans la dernière édition de notre journal communautaire « Le Cantonnier ». Tout d’abord, j’aimerais vous mentionner qu’il serait intéressant que vos dires soient positifs quelques fois.  Il m’apparaît inconcevable que tout ce qui se passe dans notre communauté soit négatif du début à la fin.

Lorsque vous vous demandez où est M. Le Maire Jolicoeur, je me permets de vous répondre que vous n’avez qu’à passer à l’hôtel de ville et il vous recevra avec sa gentillesse habituelle.  S’il est absent, pour quelque raison que ce soit, dès son retour au bureau, le personnel en place, se fera un devoir de lui indiquer que vous désirez le rencontrer.  Je dois vous dire que malgré sa maladie, il continue à travailler avec acharnement, en ne comptant pas ses heures et qu’il demeure toujours à l’écoute de ses contribuables.

Dans une communauté, il est tout à fait normal qu’il y ait des critiques et c’est bien comme cela.  Par contre, ce sont souvent les personnes qui  s’impliquent le moins qui critiquent le plus.  Quand nous ne sommes pas satisfaits de quelques chose et que nous souhaitons que ça fonctionne autrement, quoi de mieux que de s’impliquer mon Cher Monsieur.  Plusieurs organismes sont en place et disposés à vous intégrer dans leurs rangs.  Alors, n’hésitez pas, engagez-vous et nous serons en mesure de constater toutes les merveilleuses améliorations que vous apporterez chez nous, chez vous, M. Rancourt.

En guise de conclusion, je désire féliciter M. Yvon Jolicoeur, Maire de notre belle ville, pour son engagement depuis plusieurs années et pour tout le travail accompli ainsi que tous les dossiers complétés et, qui ont fait avancer notre communauté.

Pauline Poirier 


LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE DIRAELI RÉAGIT

La Société historique de Disraeli  est surprise de voir son nom associé aux critiques énoncées par M. Jacques Rancourt dans sa lettre parue dans l’édition de février dernier. En aucun moment, la SHD n’a été consultée, par l’auteur du pamphlet, sur la perception qu’elle a de Disraeli. La Société historique de Disraeli est grandement déçue que son nom ait été utilisé dans le but de donner de la crédibilité à l’expression de frustration d’un citoyen.

Nous invitons donc ce personnage à la critique facile à devenir gérant de projet et à délaisser son rôle de gérant d’estrades. C’est ainsi qu’ensemble, nous pourrons faire progresser notre milieu et lui donner une qualité de vie appréciable; c’est ce que tous espèrent. 

Mario Lavoie, président
Société historique de Disraeli.


APRÈS LE POT, LES FLEURS

À la lecture de la lettre ouverte de Monsieur Jacques Rancourt, parue dans le dernier numéro de Cantonnier, j’ai senti la moutarde me monter au nez.  J’ai pris quelques bonnes respirations et j’ai fini par me calmer.  J’ai immédiatement pensé à une réplique à lancer à cette personne qui se permet de tirer sur tout ce qui bouge. Finalement, j’ai plutôt pensé à envoyer les fleurs à ceux qui ne reçoivent souvent que le pot.

La relève bénévole au Québec s’essouffle, ce n’est un secret pour personne.  Il est très difficile d’amener les jeunes à prendre leur place en politique municipale et dans les C.A. des différents organismes.  Je crois que la reconnaissance de l’engagement dans la communauté est loin d’être suffisante.  À mon avis les gens ne sont pas conscients de tout le travail bénévole qui se fait dans les petites villes comme Disraeli.

Pour ma part, j’ai une grande admiration pour les gens qui s’impliquent en politique municipale.  Ils sont en première ligne pour recevoir les critiques de la population.  Nous souhaitons avoir le plus de services possible, mais payer le moins de taxes.  Il y a des choix difficiles à faire et on ne peut jamais plaire à tout le monde.  Je leur lève mon chapeau.

Je lève également mon chapeau à l’armée de bénévoles qui permettent depuis 26 ans la tenue de la journée tripante à Disraeli.  Réduire cette activité à une fête de la bière est selon moi un grand manque de respect pour les gens qui travaillent fort pour cette activité familiale qui fait rayonner Disraeli bien au-delà des frontières de la MRC.  J’imagine, Monsieur Rancourt que vous ne faisiez pas partie des bénévoles qui ont passé la journée dans la rivière sous la pluie battante pour assurer la sécurité des participants de la dernière édition.

Finalement, je lève mon chapeau à tous ceux qui travaillent pour rendre la culture vivante en région.  Les journaux communautaires, les Sociétés d’histoire, les Comités Culturels, les Harmonies et les Comités de loisirs font un travail admirable.  De plus petite ville de 2 500 habitants qui présente du cinéma de qualité c’est merveilleux.  Même s’il n’y a pas toujours foule pour voir les films que l’on nous présente, le Comité culturel de Disraeli nous accueille immanquablement avec le sourire.  Merci à tous ceux qui donnent de leur temps pour la communauté!

Isabelle Couture
Stratford





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