Sports et loisirs : (édition du 27 MARS 2008)



Grand-Lac-
St-François
La pêche d'hier et d'aujourd'hui

Gérard Declerk

À commencer par les cyanobactéries, tout ce qui vit sur notre petite boule bleue est un jour sorti d’un élément essentiel à la vie : l’eau. Maintenant que, sauf peut-être les pollueurs, tout le monde connaît où devrait connaître ces petites bestioles colorées et surtout leur nocivité, ce n’est pas d’elles dont il sera question aujourd’hui. Ce n’est pas non plus de l’eau puisque, d’autres là encore, semblent s’en occuper. Ce sera donc de nos ancêtres. De ceux dont toutes les civilisations, même les plus anciennes, ont satisfait leurs appétits : LE POISSON.

Le poisson, parce qu’amateur de pêche que je suis depuis bientôt 75 ans, je regarde, j’entends, je parle, j’écoute tout ce qui se rapporte à la nature. Cette nature généreuse dont certains profitent et que d’autres  observent chaque jour avec le regard de la découverte…

Le poisson, disons plutôt  « les poissons » du Grand Lac Saint François, sur la survie duquel s’inquiètent depuis bien longtemps tous les pêcheurs, tous les riverains et l’économie locale compte tenu de l’impact touristique que représente ce que l’on nomme maintenant un sport : La Pêche.

Qui n’a pas entendu : «  plus ça va moins il y a de poissons dans le lac, c’est à cause du marnage ». Un accusé qu’entraîne la vocation industrielle moderne qui a transformé le lac naturel en réservoir destiné à alimenter les turbines d’Hydro-Sherbrooke. Or, comme chacun d’entre nous peut le constater à la fin de l’hiver, lorsque par endroits on imagine possible la traversée à pieds secs, ce qui permet de valider l’hypothèse du marnage.

Certes ce marnage provoquant une telle perte de volume, constitue un des principaux facteurs négatifs sur la reproduction des percidés et plus particulièrement sur les dorés. Mais à bien regarder l’état de la principale zone de reproduction qu’est la rivière aux bluets, on constate deux choses lors de la remontée des reproducteurs: le niveau d’eau est très bas, c’est l’effet du marnage et vers l’entrée du parc, donc sur la partie qui mène directement à la frayère, les fonds s’ensablent inexorablement ralentissant un débit déjà faible.

Alors, moins de poissons, compte-tenu de l’état du lac, pourquoi pas? Mais pour en avoir le cœur net, j’ai voulu rencontrer deux représentants des générations de pêcheurs : l’un qui a pratiqué pendant plus de cinquante ans et l’autre qui pratique depuis une trentaine d’années. La bienséance veut que je commence par le plus ancien. Donc « Il était une fois il y a plus de cinquante ans » ce garçon encore gamin attendait le printemps pour aller au lac muni d’une branche, d’un fil, d’un plomb et d’une aiguille retournée pour, avec un vers de terre, taquiner le doré et la perchaude. Bien sûr il n’avait ni chaloupe, ni échosondeur et encore moins de GPS, mais il connaissait chaque coin où il avait rendez-vous avec l’une ou l’autre grande bouche. Malgré ça la bredouille était rare surtout sous l’orage. Ainsi le temps passe et le gamin devint homme. Un homme muni d’équipements presque sophistiqués, fil de nylon, bouchon, moulinet etc … De quoi lutter à armes égales avec ces poissons devenus méfiants mais que la gourmandise faisait, un peu plus chaque fois, gonfler le sac. En effet en pêchant selon les règles de l’époque, après quelques heures de patience, la dizaine de dorés et brochets n’était pas rare. Au fil du temps, la chaloupe, le modeste chalet au bord de l’eau ont fait que la pression de pêche s’est fait sentir quant au nombre de pêcheurs. Toutefois cette pression n’a eu que peu d’effet sur le nombre de prises; par contre elle a fait connaître d’autres poissons qui jusqu'alors n’étaient pas pêchés comme les corégones, les loches. C’est vers les années soixante que les résultats sur les prises de dorés déclinent régulièrement alors que la ouananiche n’était pas encore implantée. Ainsi, petit à petit, les parties de pêche s’espacent. Toutefois quand on aime la pêche, ce n’est pas le nombre de poissons qui compte, c’est la communion avec la nature, le bord de l’eau et tout ce qui fait la vie : l’espoir…

Reste à savoir ce qu’en pense la jeune génération, d’autant plus qu’elle commence à tremper son fil au moment où les prises deviennent un peu plus difficiles à faire. Finalement, pour celui qui n’a pas partagé cette manne et qui, à part l’inévitable ver de terre, plomb et bouchon, utilise les moyens modernes comme la chaloupe à moteur équipée et le rapala, les résultats sont très bons dans les premières années comme sont longs les temps passés sur l’eau. En effet, deux ou trois beaux dorés voire un brochet par sortie. Mais là aussi, le constat est sans appel, l’embouchure des rivières Sauvage, Romaine, se comble lentement et depuis une quinzaine d’années le nombre de prises a baissé de 90 %. Ainsi malgré quelques belles pièces parmi la gente ouananiche, les dorés de même que les grosses perchaudes se font rares. Seuls quelques beaux brochets font encore partie du panier du pêcheur. Pour combien de temps, si rien n’est fait pour maintenir les niveaux d’eau suffisant pendant les mois d’hiver et surtout au début du printemps. De même que si rien n’est fait pour mieux encadrer le déboisement, non seulement des berges mais aussi en amont de l’ensemble des tributaires. Un déboisement responsable d’abord de l’envasement  et ensuite de l’apport de métaux lourds dont plus particulièrement de mercure dont on connaît les effets sur la santé. Mercure que l’on retrouve d’ailleurs en quantité non négligeable dans le monde halieutique du lac rendant risquée la consommation du poisson. Ainsi, c’est avec un pincement au cœur que ce vrai pêcheur, représentant des jeunes générations, a abandonné son plan d’eau fétiche au profit d’un autre lieu où tremper son fil. Donc, depuis quelques années, il assouvit sa passion sur un magnifique petit lac à quelques dizaines de kilomètres où il retrouve, non pas les parties de pêche de sa jeunesse, mais celles du plaisir dans le calme d’une eau toujours accueillante et quelques fois généreuse.

Conclusion, tout ce qui se dit, tout ce que défend l’Association du Grand Lac se vérifie. Il reste maintenant à espérer que d’autres choix technologiques permettront de sauver la vie dans nombre de plans d’eau tout en satisfaisant les besoins sans cesse grandissants d’une énergie propre sans véritables conséquences négatives sur l’avenir bien sûr de la pêche, mais surtout de ce que procure ce « sport » y compris sur l’économie et le développement local.




Quel beau jardin de neige!
Hélène Laplante

Malgré la journée venteuse, c’est sous un soleil radieux que s’est déroulé dimanche dernier, le 24 février, l’atelier de sculpture sur neige à St-Jacques-le-Majeur. Pour la 2e édition, le nombre de participants et de visiteurs a doublé. Nous avons eu au-delà de vingt sculpteurs (euses) et une soixantaine de visiteurs venus des quatre coins de la MRC. La veille de l’événement, une équipe de bénévoles s’est formée pour mouler les blocs nécessaires pour la dite journée. M. Aldéi Lehoux et M. Dave Laprise nous ont prêté main forte avec leur souffleur respectif.

Pour nous réchauffer durant la journée de l’activité, Sylvie Moisan et Sylvie Côté étaient de la partie pour nous servir une soupe aux légumes et des breuvages chauds.

Les participants présents ont pu profiter des outils et de l’agilité attentive de notre artiste invité, monsieur Guy Beauregard, sculpteur international. Poisson, lions amoureux, cheval, guitare, loup qui hurle à la lune, quille, ours, tour de château, etc. sont quelques-unes des sculptures de neige que l’on peut admirer cette année face à la salle municipale de St-Jacques-le-Majeur.

Un grand merci à nos commanditaires : la caisse populaire Desjardins du Lac-Aylmer et le IGA de Disraeli de nous avoir supportés ainsi qu’à tous les bénévoles qui ont fait les blocs. Au plaisir de vous revoir en 2009 pour le 100e anniversaire de St-Jacques-le-Majeur et bravo aux participants pour leur créativité !






Des champions
Jean-Denis Grimard

Photo : Jean-Denis Grimard    

Ghislain Bernier et Stéphane Marcoux se promettent de rebondir lors de la prochaine compétition de la coupe Quilles Univers.

Un tandem exerçant son hobby au salon de quilles de Disraeli propriété de Reynald et Francine Lagueux vient à nouveau de se distinguer dans le cadre du tournoi provincial de quilles Coupe Univers télédiffusé par le réseau des sports RDS. Il s’agit de Ghislain Bernier et de Stéphane Marcoux lesquels n’en sont pas d’ailleurs à leurs premières expériences à ce niveau. Affichant une moyenne combinée de 388, ils ont baissé pavillon en demi-finale, devant les caméras, le 9 mars dernier à Beauport, dans un match « suicidaire ». « Pour faire équipe, il faut que ça clique », de dire Ghislain, l’aîné des deux qui avoue être le plus nerveux des deux tout en étant capable de « gérer ça maintenant ». Pour sa part, Stéphane reconnaît que « c’est le fun…. C’est enrichissant…On veut gagner et on veut se rendre en finale jusqu’à la fin… En tout cas, y a du monde qui a forcé avec nous autres ».

Un autre duo de quilleurs provenant de Saint-Romain, Claude Richard et son fils Junior, s’est également incliné lors de cette même demi-finale. Nous reverrons vraisemblablement sur les ondes de RDS ces joueurs de grosses quilles… Félicitations!




Invitation au spectacle annuel du CPA Coleraine
Marielle Dion

C'est avec enthousiasme que la direction du CPA Coleraine invite toute la population à assister à son spectacle annuel qui se tiendra dimanche le 30 mars 2008 à 14:00 hres au Centre Sportif Odilon Grenier.   Déjà neuf années se sont écoulées depuis le dernier spectacle du Club de patinage artistique de Coleraine  qui  remonte au printemps 1999.

Les 26 patineurs du Club travaillent présentement très fort à la réalisation de cet événement afin de vous présenter un spectacle d’envergure, d’une durée d’environ deux heures.  Ces jeunes patineurs dont l’âge se situe entre 3 ans et 14 ans vous feront découvrir un Monde Merveilleux.  Vous pourrez alors apprécier tout le talent de ces jeunes de la région et découvrir d’autres facettes de ce merveilleux sport qu’est le patinage artistique.

C’est un très beau spectacle à voir, et ces jeunes sont fiers de démontrer leur savoir-faire. Il n’en tient qu’à vous de venir les encourager.

Pour informations supplémentaires, il suffit de contacter madame Marielle Dion, présidente (418-449-1445). 

Bienvenue et bon spectacle !






Trois Disraelois dans le monde de la lutte
Nicolas Jalbert

Spectacle unique en son genre. Deux gladiateurs, souvent colorés, s’affrontent dans un combat entre le bien et le mal. Ils et elles réagissent aux cris d’approbation ou de mécontentement de leur foule. La violence présentée est toutefois simulée, car les pugilistes coopèrent dans le ring pour divertir leur public. C’est l’interaction unique entre les performeurs et les spectateurs qui contribue à la popularité tant régionale qu’internationale de ce théâtre athlétique. Pour trois jeunes hommes originaires de Disraeli, c’est une passion.

Jimmy Lemay, incarnant le personnage gothique James Kraven, affirme avoir toujours rêvé d'être le courageux lutteur montant dans l'arène pour combattre. Reconnu comme l’un des meilleurs lutteurs poids-léger au Québec, il maîtrise aussi bien les manœuvres aériennes spectaculaires que la technique au sol. Lemay œuvre pour plusieurs organisations montréalaises (dont les plus grandes NCW et IWS), en plus de prendre part à plusieurs autres galas régionaux. Ce spectacle est dur pour le corps et l’horaire, rigoureux : « Je lutte pratiquement tous les week-ends, souvent 2 à 3 fois. C'est très exigeant physiquement.» 

Avec plusieurs petits fiefs de lutte qui parsèment le Québec, l’argent fait souvent défaut. La lutte au Québec n'est pas très payante pour les jeunes athlètes, comme en témoigne Patrice Noël Sévigny, alias Barry Big, qui lutte pour l’organisation TUW, dont les galas ont lieu au Cégep de Thetford Mines. C’est le spectacle qui le motive : « C'est si gratifiant de voir les jeunes impressionnés par notre force et notre agilité et répondre à leurs demandes d’autographes. Ça vaut bien l'énergie qu'on y met », ajoute-t-il.

Cette opinion est partagée par Réjean Coté, alias Adam Dreed. Grâce à ses performances hautes en couleur et sa solide technique dans le ring de la TUW, il s’est mérité leur titre de champion poids-lourd, honneur ultime décerné à un lutteur. Ceinture dorée sur l’épaule, il nargue ces adversaires avec ses capsules vidéo humoristiques « Dreed Media Player », jouées sur grand écran lors des galas et disponibles sur le site Internet YouTube. « Devenir champion, c’est un hommage après tant d’années d’efforts et de sacrifices », confie-t-il. Être reconnu par la foule et ses pairs, c’est ce qui compte.»

Ces trois jeunes ont cru en leurs rêves et semblent bien être en bonne voie de les réaliser. Vous pourrez les applaudir lors du gala “March Madness” de la Thetford Ultimate Wrestling, qui aura lieu le 29 Mars 2008 au Cégep de Thetford Mines.




Les Lynx aux Régionaux!
Jean-Denis Grimard

Décidément, le Disco-Lynx de Disraeli-Coleraine connaît une fabuleuse saison dont les joueurs se souviendront…

L’équipe a terminé au premier rang du classement en saison régulière de la ligue de hockey mineur Chaudière-Appalaches avec un dossier de 18 victoires dont un blanchissage contre Appalaches 2, et seulement 4 défaites.

En février, la formation s’est rendue en finale du tournoi d’East Angus dans la catégorie Atome « A ». En début de mars, les Lynx ont participé aux séries de fin de saison de la ligue et se sont inclinés en finale, dans un match âprement disputé qui a nécessité la fusillade, par le compte de 3 à 2 devant Lac-Etchemin.

Ce n’est pas fini puisque l’équipe aura le privilège de participer au régionaux du hockey mineur qui se dérouleront à Saint-Romuald du 30 mars au 6 avril prochain.    

Tous les parents ainsi que les joueurs, remercient les entraîneurs et la gérante pour cette merveilleuse saison. Bonne chance à nos champions!

Dans l’ordre habituel : 1ere rangée : Samuel Loubier, Maxime Prince, Joanick Jolin, Raphaël Evoy. 2e rangée : Mathieu Guillemette, Maxime Carette, Alexis Dubé-Vallée, Cindy Bouliane, Mathieu Audit, Jérémy Côté, Christopher Lapointe. 3e rangée : Annie Gilbert/gérante, Marc Bouliane/entraîneur-adj., Sylvain Evoy/entraîneur-adj.,  Steeve Côté/entraîneur-chef.




Les Filons du Cégep de Thetford sont championnes
Gilles Dufresne

Pour la première fois dans l’histoire du volley-ball féminin au Cégep de Thetford, les Filons sont les championnes de la saison 2007-2008. Les filles ont remporté la finale contre une équipe qui était considérée comme candidate sérieuse pour remporter le championnat.

Le cheminement des Filons, tout au long du tournoi, ne laissait planer aucun doute sur les intentions de l’équipe.  Elles ont éliminé le Cégep de Beauce-Appalaches en deux manches par le pointage de 25-11 et 25-18.  Lors de la finale, les représentantes du Cégep de Thetford ont remporté leur duel les opposant au Collège de Mérici.  Les Filons ont réussi à combler un déficit de 4-16 pour l’emporter par le pointage de 26-24. Par la suite, ont remporté la deuxième manche et le match avec un pointage de 25-20.

L’entraîneur de l’équipe, Guylaine Beaunoyer, mentionne que l’assiduité, la rigueur et le sérieux que les filles ont démontré tout au long de la saison tant dans les pratiques techniques que dans les entraînements de musculation ont permis de récolter les fruits de leurs efforts. 

Le dernier championnat remporté par le Cégep de Thetford, tous sports confondus, remontait à la saison 1999-2000.

Première rangée : Sophie Fecteau, Élise Gagné, Chloé Lessard, Kathleen Bosa
Deuxième rangée : Mylène Poirier, Stéphanie Chan-Hin-Chun, Gabrielle B. Perron, Amélie M. Lambert, Guylaine Beaunoyer (entraîneur)