Nous avons tous lu ou entendu parler des énergies renouvelables à l’intérieur desquelles se place en bonne position : Le Vent. Non pas celui dont on se sert pour qualifier toute apparence de vérité mais celui dont Eole nous gratifie généreusement pour chasser les nuages, pousser ailleurs les effluves malsains, abattre les géants séculaires, réduire en fagots certaines habitations etc. Celui qui depuis des siècles fait tourner les moulins. Ces moulins, qui vers le XIV éme siècle prolifèrent en Europe, sont édifiés soit face aux vents marins soit dans les plaines céréalières.
Construits en bois ou en pierre ils utilisent les mêmes processus mécaniques. Ils sont dotés d’un toit rotatif en bois d’où sortait un arbre horizontal sur lequel venaient se fixer les ailes (4 ou 6) entraînant l’ensemble d’un système d’engrenage en bois particulièrement astucieux et résistant, surtout pour actionner l’énorme meule de pierre. Leurs vocations étaient multiples et généralement déterminées par leur localisation. D’abord : le meulage du blé, des oléagineux comme l’olive, la noix ou le colza, ensuite : le sciage, la fabrication du papier ainsi que le pompage de l’eau de mer dans les polders (terres gagnées sur la mer) des « Pays Bas ». Ensuite, les mécanismes s’améliorent tant du point de vue de la sécurité que la productivité. Le temps passant la « Fée Électricité » devient, au milieu de la deuxième partie du XIX éme, l’énergie du futur. C’est alors que le Danemark dépourvu de montagnes donc ne disposant pas de « Houille Blanche », (procédé inventé par Aristide Bergès) eut l’idée de remplacer la meule de moulins à vent par une génératrice créant alors les toutes premières éoliennes productrices d’énergie électrique.
Aujourd’hui et un siècle après nous en sommes arrivés à remettre au goût du jour les services d’un des éléments énergétique que nous fournit la nature : le vent. C’est, il faut le reconnaître un moyen facile mais très onéreux de pallier l’absence de programmation en matière de besoins à moyens et longs termes. Facilité qui risque d’influer sérieusement sur le prix du KWH facturé au consommateur domestique.
Sans porter de jugements de valeur quant à l’impact sur l’environnement, le bruit, l’aspect visuel, les risques encourus par la faune, ou encore le changement de destination de terres agricoles sur lequel devra probablement se prononcer la CPTAQ, il m’a semblé utile de rappeler que le rendement réel d’une éolienne est de 25% par rapport au nominal. En effet, il faut se souvenir qu’une éolienne fonctionne idéalement lorsqu’elle bénéficie de vents dont la vitesse se situe entre 20 et 70 Km a l’heure. Au delà et surtout a partir de 90 la mise au neutre est inévitable. Or ces données optimales sont basées sur les conditions éoliennes connues et non sur celles qui prévalent dans les prévisions résultant du réchauffement climatique. Prévisions qui mentionnent une augmentation graduelle du nombre des tempêtes voire des cyclones comme étant une des conséquences de l’élévation de température des couches atmosphériques.
Ceci étant dit : l’électricité, ce fluide magique, non polluant par son usage, qui tire son nom de l’Ambre (Elecktron) et sa source dans les études menées depuis des siècles par des noms comme Orsted, Franklin, Ampère, Faraday, et bien d’autres, est devenu, au même titre que l’air et l’eau, indispensable à la survie de la planète.
Pour satisfaire ces besoins qui deviendront exponentiels au cours des quatre prochaines décennies avec une croissance démographique avoisinant les 50 %, il faut combler les retards pris dans la planification des économies d’énergie, des moyens de production et de distribution. Simultanément et plus que jamais, il faut investir dans le développement et la mise en œuvre de procédés connus comme : le nucléaire (la fission), à une plus grande échelle ITER (la fusion) et la conversion des déchets domestiques et agricoles en énergie.
En même temps il faut, à l’échelle de la planète, accélérer la mise en place de grands pôles de recherche portant sur les énergies du futur avec pour objectifs des technologies à très hauts rendements donc économiques et de plus en plus efficaces en matière de protection de l’environnement.
À propos d’économies d’énergie, si l’on veut les réussir, peut-être vaudrait-il mieux éviter de pénaliser le civisme des consommateurs en prétextant les baisses de consommation pour justifier les augmentations du coût de facturation du KWH.