Page éditoriale : (édition du 22 mai 2008)



Devenez membre 2008
La Direction

LE CANTONNIER se voit déjà à l’aube d’une nouvelle année d’opération, la neuvième de son existence puisque sa première publication date d’avril 2000. Plusieurs lecteurs se sont faits un devoir de conserver soigneusement tous les numéros subséquents, jusqu’à ce jour, ce qui constitue une mine de renseignements et un endroit de référence pour tous ceux et celles qui portent un intérêt à l’histoire de leur milieu.

Cette nouvelle année marque le retour de la campagne annuelle d’enregistrement des membres. Vous avez sans doute remarqué le premier avis paru dans l’édition précédente vous informant du démarrage de l’opération pour la prochaine période. L’an dernier, LE CANTONNIER a enregistré un nombre record de 831 membres ordinaires et corporatifs. Le conseil d’administration souhaite égaler cette marque qui manifeste hors de tout doute un appui solide au CANTONNIER.

Vous êtes donc invités à vous joindre à nouveau à la cohorte de supporteurs dont la souscription (5$) contribue à l’équilibre budgétaire de l’organisme. Votre enregistrement est possible par les moyens suivants : visite au bureau, rencontre avec un bénévole identifié du CANTONNIER, envoi postal du coupon, déjeuner bénéfice des Chevaliers de Colomb le dimanche matin 20 avril prochain. La campagne de membership prendra fin lors de l’assemblée générale des membres prévue en fin de mai selon les règlements.

Grâce à la participation de La Société coopérative agricole de Disraeli et des Meubles Vaillancourt, deux grands prix seront offerts par tirage au sort à autant de membres. De plus, le programme de tirage mensuel d’un prix remis au hasard à un membre sera maintenu. C’est une façon de remercier tous ceux et celles qui supportent LE CANTONNIER.

Continuons à manifester notre solidarité en appuyant l’outil d’information, d’expression, de développement et de mobilisation, qu’est LE CANTONNIER.

La Direction





Du vent dans les énergies renouvelables
Gérard Declerck

Nous avons tous lu ou entendu parler des énergies renouvelables à l’intérieur desquelles se place en bonne position : Le Vent. Non pas celui dont on se sert pour qualifier toute apparence de vérité mais celui dont Eole nous gratifie généreusement pour chasser les nuages, pousser ailleurs les effluves malsains, abattre les géants séculaires, réduire en fagots certaines habitations etc. Celui qui depuis des siècles fait tourner les moulins. Ces moulins, qui vers le XIV éme siècle prolifèrent en Europe, sont édifiés soit face aux vents marins soit dans les plaines céréalières.

Construits en bois ou en pierre ils utilisent les mêmes processus mécaniques. Ils sont dotés d’un toit rotatif en bois d’où sortait un arbre horizontal sur lequel venaient se fixer les ailes (4 ou 6) entraînant l’ensemble d’un système d’engrenage en bois particulièrement astucieux et résistant, surtout pour actionner l’énorme meule de pierre. Leurs vocations étaient multiples et généralement déterminées par leur localisation. D’abord : le meulage du blé, des oléagineux comme l’olive, la noix ou le colza, ensuite : le sciage, la fabrication du papier ainsi que le pompage de l’eau de mer dans les polders (terres gagnées sur la mer) des « Pays Bas ». Ensuite, les mécanismes s’améliorent tant du point de vue de la sécurité que la productivité. Le temps passant la « Fée Électricité » devient, au milieu de la deuxième partie du XIX éme, l’énergie du futur. C’est alors que le Danemark dépourvu de montagnes  donc ne disposant pas de « Houille Blanche », (procédé inventé par Aristide Bergès) eut l’idée de remplacer la meule de moulins à vent par une génératrice créant alors les toutes premières éoliennes productrices d’énergie électrique.

Aujourd’hui et un siècle après nous en sommes arrivés à remettre au goût du jour les services d’un des éléments énergétique que nous fournit la nature : le vent. C’est, il faut le reconnaître un moyen facile mais très onéreux de pallier l’absence de programmation en matière de besoins à moyens et longs termes. Facilité qui risque d’influer sérieusement sur le prix du KWH facturé au consommateur domestique.

Sans porter de jugements de valeur quant à l’impact sur l’environnement, le bruit, l’aspect visuel, les risques encourus par la faune, ou encore le changement de destination de terres agricoles sur lequel devra probablement se prononcer la CPTAQ, il m’a semblé utile de rappeler que le rendement réel d’une éolienne est de 25% par rapport au nominal.  En  effet, il faut se souvenir qu’une éolienne fonctionne idéalement lorsqu’elle bénéficie de vents dont la vitesse se situe entre 20 et 70 Km a l’heure. Au delà et surtout  a partir de 90 la mise au neutre est inévitable. Or ces données optimales sont basées sur les conditions éoliennes connues et non sur celles qui prévalent dans les prévisions résultant du réchauffement climatique. Prévisions qui mentionnent une augmentation graduelle du nombre des tempêtes voire des cyclones comme étant une des conséquences de l’élévation de température des couches atmosphériques.

Ceci étant dit : l’électricité, ce fluide magique, non polluant par son usage, qui tire son nom de l’Ambre (Elecktron) et sa source dans les études menées depuis des siècles par des noms comme Orsted, Franklin, Ampère, Faraday, et bien d’autres, est devenu, au même titre que l’air et l’eau, indispensable à la survie de la planète.

Pour satisfaire ces besoins qui deviendront exponentiels au cours des quatre prochaines décennies avec une croissance démographique avoisinant les 50 %, il faut combler les retards pris dans la planification des économies d’énergie, des moyens de production et de distribution. Simultanément et plus que jamais, il faut investir dans le développement et la mise en œuvre de procédés connus comme : le nucléaire (la fission), à une plus grande échelle ITER (la fusion) et la conversion des déchets domestiques et agricoles en énergie.

En même temps il faut, à l’échelle de la planète, accélérer  la mise en place de grands pôles de recherche  portant sur les énergies du futur avec pour objectifs des technologies à très hauts rendements donc économiques et de plus en plus efficaces en matière de protection de l’environnement.

À propos d’économies d’énergie, si l’on veut les réussir, peut-être vaudrait-il mieux éviter de pénaliser le civisme des consommateurs en prétextant les baisses de consommation pour justifier les augmentations du coût de facturation du KWH.




Une société en santé pour tous

Daniel Ruel

Deux générations de Québécoises et de Québécois ont été témoins de l’avènement de notre système de santé public. Ils et elles sont les véritables parents de l’assurance maladie publique, d’un système de santé public pour tous où la maladie ne serait plus jamais synonyme de faillite, d’endettement ou de dépossession de biens chèrement acquis.

Nous en sommes aujourd’hui à un moment charnière où certains voudraient profiter de problèmes, bien réels, d’accès au système de santé pour promouvoir une ouverture complète au financement privé de la santé, à la commercialisation des services médicaux, à une médecine de pointe accessible instantanément pour qui en a les moyens et à une médecine de corridor pour les moins bien nantis. Nous ne souscrirons jamais à ce recul qu’une minorité veut imposer sous prétexte d’explosion des coûts de santé.

Les méthodes employées aujourd’hui par les promoteurs du tout privé en santé sont insidieuses mais combien efficaces. Saigner les services publics de ressources humaines et financières essentielles, refuser toute ouverture à des changements profonds des façons de faire en rejetant la faute sur les syndicats et autres groupes de défense des moins nantis, mettre la table pour un désengagement massif des médecins participant à la RAMQ en augmentant le nombre de chirurgies réservées au privé.

L’enjeu pour toute de la population du Québec, pour nos enfants et les générations futures, est de la plus haute importance. Une société en santé, c’est une société qui se soucie équitablement de tous ses citoyens, qu’ils soient riches ou pauvres, malades ou en santé. Sur ce principe, aucun compromis ne sera jamais possible.




Lettre ouverte

Merci a l'équipe de me permettre d'avoir des nouvelles de chez-nous. C'est toujours super plaisant pour moi toutes les fois que le journal arrive par la poste. Rire. 

Pierre Côté, Victoriaville




Lettre ouverte

Je profite de cette tribune afin de remercier certains résidents du Manoir Aylmer qui m'ont apporté une aide précieuse durant l'hiver rigoureux que nous avons connu cette année.

N'ayant plus la force de déneiger moi-même, j'ai eu recours à leurs services à quelques reprises. Chaque fois les jeunes ont été très polis, disponibles et heureux de me venir en aide. Je sais qu'il règne une certaine méfiance dans le village concernant les personnes qui passent tour à tour à ce centre de désintoxication.

En ce qui me concerne, je crois que ces personnes qui ont décidé de se prendre en main ont beaucoup de courage et qu'ayant reconnu leurs problèmes, ils sont bien moins redoutables que certains autres que l'on croise dans les villes ou villages sans savoir que ceux-là ne sont pas encore rendus à admettre qu'ils ont besoin d'aide.

Je les remercie donc du fond du coeur et leur souhaite bonne chance dans leur cheminement.

Jeanne-D'Arc Lajeunesse
Beaulac-Garthby





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