Actualités : (édition du 21 août 2008)




Le CANTONNIER
BILAN 2007-08

Le journal communautaire LE CANTONNIER vient d’entreprendre sa neuvième année de publication à raison de onze (11) parutions mensuelles avec une relâche en juillet afin notamment d’assurer une pause à la formidable équipe de bénévoles au nombre d’une trentaine.

La viabilité du CANTONNIER qui confond d’ailleurs les sceptiques du début ainsi que la concurrence repose sur plusieurs facteurs. À nos yeux, le plus influent et déterminant demeure la réaction du lectorat dont les commentaires pratiquement unanimes louent la qualité, l’image infographique, la variété et la quantité des textes rédigés par des bénévoles impliqués dans leur communauté respective, et le lien de proximité qui fait dire « qu’on se reconnaît dedans ». Différents indices ou signaux interpellent présentement l’administration de la corporation relativement à une expansion du territoire de distribution. Le conseil est en réflexion sur la nécessaire réorganisation du travail et les coûts additionnels que cet élargissement entraîne.

Le membership s’avère un baromètre indéniable de la popularité du CANTONNIER. Encore cette année, la récente campagne d’inscription a enregistré au-delà de 500 membres ordinaires ainsi que 102 membres corporatifs.

Dans ce genre d’entreprise à caractère communautaire reposant presque entièrement sur la participation volontaire, le recrutement et la fidélisation des bénévoles demeurent un défi. Nous n’avons pas encore réussi à dénicher des rédacteurs dans chaque communauté, ce que nous avions à l’origine cru nécessaire et facile… Au niveau administratif, le conseil regroupe actuellement onze (11) représentants sectoriels élus à l’assemblée générale et dont la compétence, l’expertise et la rigueur, assurent une saine gestion. Un siège sectoriel (Stornoway/Saint-Romain) demeure en ce moment vacant.

En guise de remerciement et également dans un but de solidarisation, Le CANTONNIER organise toujours deux (2) rassemblements de type festif où les bénévoles sont conviés à la réjouissance et à la mobilisation.

Au niveau financier, la corporation présente depuis maintenant cinq ans, des bilans annuels légèrement excédentaires tout en rencontrant les coûts croissants fixes au niveau de la production ainsi que la bonification des conditions de travail de la coordinatrice en emploi à temps plein. Les prévisions budgétaires pour le présent exercice se terminant le 28 février 2009 sont de l’ordre de 100 000$ dont la principale source de  revenus demeure la vente publicitaire.

Le CANTONNIER possède toujours son site web  (lecantonnier.com) mensuellement mis à jour par un duo dynamique. Le site est régulièrement fréquenté par des centaines de personnes de toute provenance.

Malgré une hausse des coûts et des contraintes administratives, Le CANTONNIER persiste à utiliser la voie postale pour les raisons évidentes d’efficacité et d’accessibilité en zone rurale.

Le CANTONNIER entreprend donc cette 9e année avec optimisme, fort de l’appui populaire, fort de son noyau de bénévoles.

Jean-Denis Grimard
Président
2 juillet 2008




Korvette agrandit
Jean-Denis Grimard

Le secteur de l’alimentation vient de connaître un grand bouleversement avec la récente fermeture de l’Inter-Marché de Disraeli et l’achat du local devenu vacant par la chaîne Korvette. Pourtant annoncée dès l’an passé, la récente transaction complétée en juillet avait été retardée par différentes considérations d’ordre technique.

Invité à expliquer les raisons de cette acquisition, le président de la chaîne familiale Korvette, M. Daniel Binette, a indiqué que le succès enregistré à la succursale de Disraeli imposait un agrandissement de la surface d’étalage. L’espace disponible n’étant plus suffisant pour offrir un très bon choix de marchandises variées et à bas prix à la clientèle, l’option retenue fut de saisir l’opportunité qui se présentait, à savoir la relocalisation dans l’espace plus vaste et voisin qu’occupait l’épicerie. Le président précise que le transfert des activités devrait être complété d’ici la fin de septembre, le tout dépendant de certains facteurs dont le réaménagement du futur site. L’actuel local opéré par Korvette depuis son ouverture en octobre 1991 est à louer. Korvette donne de l’emploi à temps plein et partiel à neuf personnes.

La fermeture de l’Inter-Marché marque la fin d’un important chapitre dans l’histoire locale de Disraeli puisque cet endroit, sis à l’intersection des rues Champlain et Laurier, fut dès l’origine (1867) occupé par le magasin général-épicerie et centre d’affaires appartenant à celui que l’on considère comme le fondateur de la municipalité, John Champoux. Plus tard, jusque dans les années 90, l’épicerie fut opérée par quelques générations de la famille Beaudoin.

Avenir
Il va sans dire que cette réduction de l’offre exerce une pression sur le seul marché de l’alimentation encore opérationnel, Marché IGA Gagnon, ne serait-ce qu’au niveau de l’achalandage lequel est sérieusement accru en période estivale avec l’arrivée des villégiateurs.

Interrogé sur la valeur des nombreuses rumeurs faisant état de plusieurs scénarios de relocalisation plus ou moins réalistes, l’actuel propriétaire du marché IGA, M. Martin Gagnon, révèle qu’on en est encore au stade exploratoire. Sachant que Disraeli s’avère un chef-lieu de services touchant plusieurs municipalités, la bannière exerce également une pression sur l’homme d’affaires qui aura à prendre rapidement une décision quant à la manière de répondre à une demande exigeante tant au niveau de la qualité que de la quantité des produits disponibles.




Début de la renaturalisation
des rives du Grand-Lac-St-François

Michelle Thibeault

Une mobilisation sans précédent contribue au magnifique succès de la renaturalisation des berges du Grand-Lac-Saint-François. Comme l’adage le dit si bien, toute la mer monte pour une pierre qu’on y jette. Chaque plant additionnel sur les berges du lac contribue à éloigner la menace des cyanobactéries. À la fin de l’été,  150 riverains auront planté au-delà de 8,000 plants et  attaqué à leur façon le risque des algues bleues.

Cet été, l'Association des Riverains du Grand-Lac-Saint-François est passée à l'action avec un projet de renaturalisation des berges qui a touché les cinq municipalités riveraines, soit Adstock, Saint-Joseph-de-Coleraine, Lambton, Saint-Romain et Sainte-Praxède. Le projet « Action Belles Rives Grand-Lac-Saint-François 2008 » visait à planter des arbustes dans les trois premiers mètres de bande riveraine pour 150 des 1200 propriétés entourant le plan d’eau. Cette bande riveraine renaturalisée permettra une filtration plus efficace contre les eaux de ruissellement chargées de phosphore. Il est prouvé que la réduction au niveau de ce nutriment est la meilleure méthode pour lutter contre les algues bleues communément appelées cyanobactéries. Pour ce faire, un gestionnaire de projet, Mme Vicky Labranche, ainsi que des préposés en aménagement des rives, ont été embauchés.

Ce projet d'envergure a remporté un vif succès auprès des riverains puisqu'il leur a permis de faire une bonne action pour l’environnement en plus d'embellir leur rive. Tout cela en économisant! En effet, plusieurs services auront été offerts gratuitement tels que le plan d'aménagement de la bande riveraine, des conseils personnalisés et une aide pour démarrer la plantation des arbustes et vivaces. Les plants coûtent 50% de moins à tous les riverains participants au projet.

Ce projet s’est concrétisé grâce à l'implication et à l'appui financier du programme, Conférence régionale des élus de l’Estrie (CREE), Regroupement des Caisses Desjardins du Grand-Lac-Saint-François, Emploi Été Canada, la municipalité d’Adstock, le gouvernement du Québec par le biais de la  ministre Line Beauchamps, du ministre  Laurent Lessard et de la députée de Mégantic-Compton, Mme Johanne Gonthier, du Regroupement pour la Protection du Grand-Lac-Saint-François,  des Serres Grondins, des Serres & Pépinières du Granit,  Raymond Chabot Grant Thornton .

M. Roger Lamothe, président de l’Association des riverains du Chemin des Cerfs, a affiché sa  satisfaction devant la réussite de ce projet : « Nous serons de retour l’an prochain, riches de l’expérience de cette année. »




Association des Riverains du Grand-Lac-Saint-François
Gérard Declerck

L’assemblée générale de l’Association à laquelle assistait une centaine de personnes s’est tenue le 27 juillet 2008 à Sainte-Praxède. Présidée par Paul Audet et représentant plus de 1200 riverains, l’ARGLSF anime et fédère les associations oeuvrant dans l’ensemble des municipalités riveraines que sont Adstock, Coleraine, Lambton, Sainte-Praxède et Saint- Romain.

Experts
En dehors des débats et actions régissant la vie associative, deux points techniques touchant l’essentiel des préoccupations des riverains ont été développés par MM Martin Ferland et Jean-Paul Morin, représentants du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

D’abord, M Martin Ferland, membre de l’équipe du Centre d’Expertise hydrique du Québec en charge de la gestion des barrages publics dont fait partie le barrage Jules- Allard, a décrit très précisément sa mission consistant à gérer en temps réel les variations du niveau des eaux afin qu’il reste au plus proche que possible de celui souhaité par le MRNF soit : 286.20. dès le 15 avril pour la fraie du doré. Sachant, que la cote critique est de 291, la maximale exploitable de 290,18 la maximum retenue de 289,57,  et celle considérée comme idéale par le Regroupement pour la protection du Grand-Lac-Saint-François devrait être de 289.20. (NDLR : les cotes sont évaluées par rapport au niveau de la mer).

Il a par ailleurs rappelé que le plan d’eau n’est pas un lac, mais un réservoir dont le barrage, long de 200m et d’une hauteur de 18.5m, a été construit en 1917 et reconstruit en 1986-87. Il est destiné essentiellement au contrôle des apports afin de réduire l’impact des crues saisonnières ou non sur la partie aval des barrages Jules-Allard et Aylmer, sur lesquels les interventions de régulations s’effectuent simultanément. Quant aux besoins de production d’Hydro-Sherbrooke, en absence de contrat depuis 5 ans, ils sont considérés comme négligeables. Il fut cependant rappelé à M .Ferland que le service de répertoire toponymique du gouvernement qui est le seul à avoir le pouvoir d'établir l'entité considère toujours le Grand-Lac-Saint-François comme un lac et non un réservoir

Ensuite, M. Jean Paul Morin dont les fonctions portent sur la connaissance et le suivi de la situation physico-chimique et biologique des plans d’eaux et autres ressources hydriques, et plus particulièrement l’ensemble des constituants du bassin versant du Grand-Lac-Saint-François, avait pour mission de décrire et préciser les plus récentes analyses et leurs résultats.

Il a rappelé que le traitement, la gestion et le contrôle des eaux usées par les municipalités, relèvent du ministère des Affaires municipales et des Régions et non de l’Environnement (MDDEP). Dans l’environnement du lac sont opérationnelles sept installations réglementaires recevant les eaux usées: trois étangs aérés avec déversements en continu (Courcelles, Lambton et Saint Sébastien), trois étangs non aérés avec déversements saisonniers (Nantes, Saint Romain et Stornoway), et un marais filtrant (Milan). Même si les normes sont respectées, ces procédés sont loin d’être satisfaisants car il est souvent difficile d’en contrôler les débits et donc d’en diminuer les impacts environnementaux. Ainsi, pour contrer les effets de l’absence d’égouts séparatifs, il préconise un contre bassin destiné à recevoir les surplus d’eau naturelle qui pourraient être rejetés après filtration au sable (NDLR : voir charbon actif). L’évaluation des charges en phosphore du lac (≈ 30 tonnes/an) laissent, par origines, apparaître les résultats suivants : Nature (37.6 %); Milieu agricole (36.2 %); Ponctuel/étangs non aérés (1.4 %); Pisciculture (0.5 %); Fosses septiques/Champs d’épurations (12.6 %); Zone urbaine/ étangs aérés (9.0 %) : Zones de villégiature (1.2 %); Zones improductives (1.5 %)

Après ces exposés techniques et quasi magistraux qui semblent avoir inspiré chez les riverains un manque de confiance envers les intervenants institutionnels, les nombreuses questions posées portaient essentiellement sur les conséquences de la pollution sur les risques sanitaires, la survie du lac, les niveaux optimaux et les effets du marnage d’abord pour satisfaire la protection des berges et ensuite pour sauver les populations piscicoles comme le doré et leurs zones de reproduction.

Questions
À la reprise de l’ordre du jour,  M.Yves Samson a fait part des nouvelles dispositions de la municipalité de Coleraine qui obligeraient les riverains de ses cinq lacs à procéder avant 2010 à la « renaturalisation » des bandes riveraines sous peine d’une amende pouvant atteindre 500$. Bien qu’il reconnaisse que cette mesure ne soit vraiment efficace et surtout difficile à faire appliquer, il souhaite que  cet acte coercitif soit appliqué sur l’ensemble des cinq municipalités riveraines du Grand-Lac.

Ce fût au tour de M. Norman Bédard de rappeler que le projet de revitalisation des berges, comme l’ensemble de toutes les actions permettant de protéger le plan d’eau, est l’affaire de tous et plus particulièrement des riverains qui sont les premiers concernés par les effets de la pollution. Il est donc indispensable que les municipalités riveraines s’engagent dans le combat.

Un autre membre souhaite d’une part qu’une résolution soit transmise à Mme Beauchamp, ministre de l’Environnement, en même temps qu’à Hydro-Sherbrooke, pour que soit renouvelé le contrat qui les lie et fixe les règles de gestion des besoins, et d’autre part, que si la municipalité de Thetford-Mines était amenée à puiser son eau potable dans le Grand-Lac, elle soit contrainte à verser une redevance de 100 000 $ à l’Association afin que cette dernière se donne les moyens d’assurer une eau de bonne qualité.

Cette dernière est acceptée sur le principe et non sur le montant, d’autant que l’application et ses conséquences relèvent de la loi sur l’eau.

Cette assemblée s’est terminée sur divers points du statut, de quelques questions sur les sujets débattus et le tirage des prix de présence par  les directeurs des Caisses du Lac- Aylmer et du Granit.

Constats
Cela dit, cette assemblée a été, cette année,  consacrée à l’information sur le fonctionnement des institutions dans le cadre de la gestion des plans d’eau du Québec plutôt que d’apporter des réponses aux questions que se posent les riverains quant aux causes et effets de la pollution sur l’avenir du Grand-Lac, la valeur des propriétés qui le bordent donc de l’impact économique et social sur les municipalités riveraines. S’ajoute le silence assourdissant sur les effets des grandes manoeuvres accompagnées de budgets conséquents, et surtout sur les résultats de programmes très médiatisés l’an dernier lesquels devaient faire frémir les algues bleues, vertes ou rouges et dont aujourd’hui il est de bon ton d’oublier la/les couleurs. Restera de savoir, si demain ou plus tard chacun d’entre nous, devenu conscient des risques qu’il fait courir à son avenir, pourra apprécier sinon les effets des actions collectives, du moins de quelles manières et par qui ont été gérées les sommes qui y auront été consacrées. Alors qui sait, d’ici là nos algues passeront par toutes les couleurs avant de retrouver leur vie ancestrale hors de tous excès phosphoreux et les dorés petits et grands après avoir sacrifié au péché de gourmandise partageront avec nous les plaisirs de la table.




Le lac Aylmer sécurisé
Jean-Denis Grimard

Le projet d’installation de balises sur les eaux du lac Aylmer afin d’en sécuriser la navigation vient de connaître son achèvement. C’est ce qu’a annoncé, mercredi le 13 août dernier dans le cadre enchanteur du Pavillon de la Faune de Stratford, l’Association touristique du Lac-Aylmer par la voix de sa présidente, Mme Lise St-Pierre.

Un sous-comité comptant une vingtaine de personnes dont trois représentants de chacune des cinq municipalités riveraines, agissant sous l’impulsion du maître d’œuvre M. Réjean Rousseau, lui-même secrétaire de l’Association touristique, ont planché sur cette opération depuis maintenant deux années.

Appelé le « lac des hauts foins » par les Abénakis, le lac réservoir Aylmer dont le niveau d’eau est contrôlé par le barrage du même nom à Saint-Gérard présente plusieurs hauts fonds et obstacles recélant des dangers pour les plaisanciers, particulièrement pour ceux provenant de l’extérieur. La pose de quelque 80 bouées numérotées, à l’aide d’un ponton particulier muni d’un treuil, vient d’être complétée par une équipe d’une dizaine de bénévoles avec l’aide d’un échosondeur ainsi que les indications fournies par des riverains. De forts courants ainsi que l’ancrage ont présentés des difficultés.

Conformes au code maritime et aux exigences des gens de Pêche et Océans Canada, les bouées furent fabriquées durant l’hiver dernier par un groupe de volontaires (Marcel Lemay, Roch Rousseau, Germain Martin, Jean-Luc Couture, Gaétan Phaneuf) dans un local mis à leur disposition par la Ville de Disraeli, ce qui a rendu le projet économiquement faisable.

Dorénavant, la forme et la couleur des balises indiqueront aux plaisanciers les endroits dangereux (jaunes) ainsi que les voies de passage sécuritaires (vertes et rouges). En outre, cinq tableaux affichant la carte géographique et bathymétrique du lac seront installés près des rampes publiques de mise à l’eau : marina de Disraeli, quai de Stratford, marina de Beaulac-Garthby, camping Les Berges-du-Lac, et barrage arrondissement Saint-Gérard. L’Association prévoit également la distribution d’une carte du lac à tous les riverains et visiteurs.

À chaque automne, les bouées numérotées dont les emplacements sont enregistrés grâce à la technologie GPS seront récupérées et remisées.

Financement
Le coût global de l’opération incluant l’installation s’élève à 30 000$. La moitié de cette somme fut assumée en parts égales par les cinq municipalités. Le reste fut épongé par les contributions financières de la SADC de L’Amiante, la Caisse populaire Desjardins du Lac-Aylmer, les députés provinciaux Laurent Lessard et Yvon Vallières, la SADC de Lac-Mégantic, la SDE de la région de Thetford, Binette Marine et le Camping Les Berges. Il faut souligner des mesures aidantes de la part de la firme Gagnon & Frères, Lehoux BMR, Sumacom et Isolation Weedon. L’instigateur du projet, M. Réjean Rousseau estime les coûts annuels de pose, entretien et récupération, à environ 2 000$.

« On a eu des petits pépins qu’on prévoyait, mais on s’en est sorti et on est très satisfaits » de conclure ce dernier qui n’a pas manqué de signaler la concertation et la collaboration active sans précédent des cinq corporations municipales. D’ailleurs, des élus de ces conseils étaient présents au point de presse : Mme Hélène Cote et M. Gaétan Phaneuf/Paroisse de Disraeli; Mme Pauline Poirier/Ville de Disraeli; M. Jean Binette/maire de Beaulac-Garthby; M. Jean-Claude Dumas/maire de Weedon-arrondissement Saint-Gérard; M. Guy Cloutier/maire de Stratford.

Photo : Jean-Denis Grimard    

Dans l’ordre habituel : Le maître d’œuvre du projet et secrétaire de l’Association touristique du Lac-Aylmer M. Réjean Rousseau, Mme Lise St-Pierre/présidente de l’Association, et M. Jean-Luc Couture/capitaine du bateau-mouche Odyssée  et bénévole au projet.




Les amis du 3e Âge n'arrêtent pas!
Jean-Denis Grimard

Le récent bilan des activités de l’organisme « Les Amis du 3e Âge de Disraeli » pour l’année 2007-2008, livré aux membres réunis en assemblée générale en juin dernier par le président M. Raymond Daigle, révèle un dynamisme soutenu ainsi qu’une brochette d’activités élargie.

Le programme « Vie-Active » qui a fêté ses 20 ans d’existence maintient toujours son niveau d’attraction. La publicité rappelant l’importance de l’exercice physique à tout âge n’est sans doute pas étrangère à l’augmentation de l’assistance aux séances laquelle a à maintes reprises atteint la cinquantaine de participants. Le talent des deux monitrices, Mme Antonine Girard et Jeannette Landry, donne « un p’tit goût de revenez-y », selon le président. C’est un rendez-vous tous les lundis et mercredis matin, de 9h à 10h,  de septembre à avril. 

Par ailleurs, tous les musiciens et chanteurs amateurs se sont donné rendez-vous ici même, tous les mardis soir, pour exercer leurs talents respectifs. Ces soirées de folklore sont agréablement animées par Mme Réjeanne Carrier, et de très nombreux spectateurs ne demandent pas mieux que d’apprécier ces prestations. Voilà une bonne façon de garder le folklore bien vivant. La danse a en outre réuni plusieurs adeptes assidus à  tous les samedis soir dans une ambiance agréable que, selon M. Daigle, le regretté animateur bien connu Louis Bilodeau n’aurait pas dédaigné avec son « En avant la musique! ».

Chaque semaine, environ 300 membres ont participé aux différents jeux disponibles à la salle des Amis du 3e Âge : galet, baseball poche, pétanque atout, pétanque à l’extérieur  l’été, billard.  Des tournois de galet et de baseball-poche furent organisés durant la saison, ce qui a permis de remettre de meilleures bourses lors du souper de clôture des jeux  en avril dernier.  Enfin, les joueurs de bingo ont pu s’adonner à leur hobby à tous les premiers et troisièmes mercredis du mois à 13h30. 

En novembre 2007, une messe pour tous les frères et sœurs des Amis du 3e Âge décédés au cours de l’année 2007, présidée par l’abbé Bernard Rouleau curé, fut célébrée dans la salle des Amis avec la participation de la chorale.  Ce fut une occasion de se  remémorer les bons moments passés avec eux. Une photo souvenir fut remise à la famille de chaque Ami du 3e Âge décédé.

En  décembre 2007 avait lieu le Souper des Fêtes, suivi d’une soirée dansante pour tous les membres.  Ce fut le moment de faire une pause agréable, de voir des amis et de se souhaiter de bons vœux pour la nouvelle année. En avril et avec de la neige à profusion, la traditionnelle partie de sucre a réuni les membres qui ont pu « se sucrer le bec » grâce à la contribution des bénévoles.

En octobre dernier, les aînés ayant vu le jour en l’année 1932 ont été fêtés. Ce fut une façon de souligner leur appartenance au mouvement. Cet automne, ce sera au tour de ceux et celles dont la naissance remonte à 1933. En début de juin 2008, un pique-nique aux hot-dogs fut réalisé. Deux fois l’an, une parade de mode à l’intention des dames membres est offerte.  Toujours avec l’aide de  bénévoles, la fameuse épluchette de blé d’Inde réunit les inconditionnels en août. Les soirées de Whist Militaire, le 3e dimanche du mois, se sont poursuivies.

Photo : Jean-Denis Grimard    
Le conseil d’administration s’est réuni à chaque premier mardi du mois pour traiter des différents points à l’ordre du jour et pour améliorer les services. De gauche à droite : M. Clément Sévigny/vice-prés.; M. Jean-Guy Lapointe/très.; Mme Lise Girard/adm.; M. Bertrand Lapointe/adm.; M. Raymond Daigle/prés.; M. Jean-Paul Hébert/adm.; Mme Denise Proteaau/adm.; M. René Masse/adm.; Mme Nicole Ménard/sec.




Lambton
Travaux sur le rang Joseph-Richard dit Saint-Joseph
Gérard Declerck

Le 5 août,  en la mairie de Lambton, accompagnée de M. Rock Lachance/conseiller en charge des travaux, assistée de Mme Boulanger/ directrice générale et de M. Guy Roy/inspecteur municipal,  Mme Raymonde Lapointe/mairesse de Lambton a, conjointement avec des représentants des entreprise Sintra et Bourget, procédé à la signature des contrats  portant d’une part au rechargement de la chaussée et, d’autre part, au triple traitement de surface du rang Joseph-Richard dit Saint-Joseph.

Ces travaux effectués sur une distance 4,7 km, dont l’étude et l’évaluation ont été confiées à la firme Genivar, seront exécutés dans les prochaines semaines et terminées avant la fin de ce mois pour la satisfaction  et surtout pour la sécurité des utilisateurs.

Le budget s’établit comme suit : 191 150 $  pour la fourniture des travaux effectués par la municipalité, 282 550 $ à la compagnie Sintra , 189 197 $ à l’entreprise Bourget et  61923 $ pour les travaux de consolidation des accotements. Ce budget sera financé par un retour de taxe d’accise sur l’essence de 186 183 $ et un emprunt de 538 682 $.

Photo : Gérard Declerck    

Assis:   le représentant de l'entreprise BOURGET, celui de la Compagnie SINTRA, celui du bureau d'études GENIVAR. Debout: Rock Lachance/conseiller, Jocelyne Boulanger/directrice générale, Raymonde Lapointe/mairesse, Guy Roy/inspecteur municipal adjoint, et un2e  représentant de SINTRA.




Le chantier du pont fascine
Jean-Denis Grimard

Les passants et les résidants du secteur sont généralement surpris soit par l’ampleur ou soit par la nature des travaux qui sont actuellement exécutés relativement à la réfection du pont de la route 112 à Disraeli. Au coût global de 6,8 millions si on y inclut la transformation des approches qui sera réalisée en 2009, le chantier recèle une complexité inhabituelle aux dires même des travailleurs qui y oeuvrent.

En ce moment, maintenant qu’un pont temporaire ainsi qu’une voie de contournement permettant une circulation permanente ont été complétés, les ouvriers se concentrent sur le site même du pont à remplacer. Deux pelles hydrauliques spécialisées (marteau vibreur et marteau percuteur en chute libre) dans le plantage des pieux métalliques viennent de compléter le caisson (palplanche) qui rendra possible le travail de creusage pour asseoir les assises du futur pont. En parallèle, un pompage des eaux qui s’infiltrent dans la zone ainsi que leur filtration avant leur renvoi dans le lac sont rendus nécessaires. Dans les prochaines semaines, on s’affairera au coffrage pour le coulage du béton, puis à l’installation de la semelle qui supportera la future dalle du nouveau élargi. Enfin, on s’attaquera à la jetée même (élargissement).

Selon M. Guillaume Lavoie, ingénieur à la Direction territoriale de la Chaudière-Appalaches du ministère des Transports, le calendrier des opérations est à quelques jours près respecté; le tout semble globalement se dérouler assez bien selon ce dernier. La fin de ce premier volet du chantier est prévu pour la mi-novembre.




L'aréna s'offre un toit
Gérard Declerck

Le 8 juillet, M. Pierre Couture, directeur des Loisirs de Lambton, a  rappelé l’importance que revêt l’aréna de Lambton et son complexe sportif pour l’ensemble de la communauté locale, tant sur le plan de la diversification des activités sportives que sur le plan de l’économie régionale.

Il a également rappelé que, si le corps du bâtiment et ses aménagements ont subi de multiples actions d’entretien et de développement pour  protéger ce fleuron du patrimoine public qui date de 1979, il devenait urgent, non seulement d’en remplacer la toiture, mais aussi de reconditionner l’ensemble de la superstructure.

Mme Johanne  Gonthier, députée du comté, a expliqué que ces travaux au coût prévu de 666 000$ seront financés à 50 % par le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport. Après avoir remercié Mme Gonthier, Mme Raymonde Lapointe, a souligné que cette aide permettait à la municipalité de Lambton de poursuivre ses actions de restructuration de l’économie locale en offrant aux nouvelles générations un maximum d’installations touchant la culture, les loisirs et les sports. Par ailleurs, elle a précisé que les travaux, dont le coût révisé est fixé à 800 000$, devraient être commencés début août et durer une dizaine de jours.




Le réseau cyclable du Grand-Lac:
Quand l'économie flirte avec le sport
Gérard Declerck

Après son patrimoine religieux, ses engagements culturels et sportifs et  depuis peu un retour à la vocation initiale de l’OTJ, Lambton, avec les municipalités riveraines et le SEPAQ, ouvre une voie supplémentaire à ce qui va enfin permettre d’inscrire le Grand-Lac-Saint-François et nos villages sur la liste des choix touristiques du Québe, favorisant ainsi leur reconversion  économique : le réseau cyclable du Grand-Lac.

En effet, le rêve de 1996, suivi depuis 2003 de réalisations successives,  est aujourd’hui une réalité présentée par  MM Yvan Lessard, président et René Charest, vice Président, du réseau. Ces passionnés et initiateurs du réseau qui représente maintenant plus de 30 kms rappellent que la prochaine étape portera sur le raccordement de l’existant à celui du Parc de Frontenac par la mise en place d’un bac assurant la traversée de la rivière aux Bluets.

Ainsi que l’ont souligné Mme Lapointe maire de Lambton, Mme Roy-Laroche maire de Lac- Mégantic et vice-présidente de la CRE de l’Estrie, Mme Sonia Pagé de SADC de la Région méganticoise, M. André Marchesssault représentant la Caisse Desjardins du Granit et M.Nil Longpré du CLD de la MRC du Granit, cette réalisation n’a pu se concrétiser que grâce à l’ensemble des soutiens financiers accordés par les organisme qu’ils représentent.

Il faut néanmoins se souvenir qu’il s’agit d’un réseau cyclable reversé sur l’emprise des voies existantes et non d’une piste cyclable indépendante de ces mêmes voies. Par conséquent il est recommandé aux parents de ne pas laisser les jeunes enfants pratiquer sans encadrement.

Alors, sautez sur vos bécanes, le réseau est à vous!




Nouvelle direction à l'ARLA
Gilles Dufresne

C’est sous le signe de la concertation et de l’effort collectif que s’est déroulée l’assemblée générale de l’Association des riverains du lac-Aylmer le 19 juillet dernier. Près d’une centaine de riverains, soucieux de la santé de leur lac, sont venus manifester leur préoccupation et leur appui aux démarches entreprises par les directeurs de leur association.

Rapports des directeurs
Touchant la qualité de l’eau, l’attention est tournée vers la rivière Coleraine où on dénote des rejets qui mettent en cause le fonctionnement de l’usine de traitement. Par ailleurs, des collaborations de tous les milieux laissent espérer une correction à moyen terme.

Le programme de renaturalisation des berges se poursuit et sa popularité ne laisse pas de doute quant à l’intérêt des riverains pour cet effort.

Un plan d’action visant à orienter la concertation entre les comités municipaux a été mis sur pied. Ces orientations prônent l’uniformisation des règlements sur les moyens permis pour la stabilisation des berges, l’imposition d’une bande riveraine de 2 mètres préliminaire à une réglementation provinciale, une bande de protection de 15 mètres où serait interdit l’épandage d’engrais et de pesticide, l’aménagement des égouts pour éliminer les sur verses, le traitement plus complet des eaux usées, l’aménagement de bassins de sédimentation sur les fossés de drainage, la gestion des installations septiques des résidences et la disponibilité aux rampes de mise à l’eau d’installations de vidanges des installations sanitaires des embarcations.

Une période de questions de l’assistance a permis de mettre plusieurs autres sujets à l’agenda du conseil, comme la dermatite du baigneur et les subventions obtenues des municipalités.

Élections
Plusieurs membres du conseil d’administration en élection ont renouvelé leur mandat et de nouveaux membres ont été élus : il s’agit de Mmes Johane Émond et Hélène Fortin et de MM. Claude Mercier et Réjean Hébert. Des remerciements ont été alloués à M. Luc Michel, directeur puis président de l’association pendant les 15 dernières années.

Photo : Elizabeth Dion   

Les membres du conseil d’administration sont dans l’ordre : Johane Émond, Isabelle Jobin/stagiaire, Michel Mongrain, Georges Larone/ président, Gilles Dufresne/secrétaire, Jean-Guy Chrétien, Michel Rodrigue, Hélène Fortin, Marcel Lemay, Marielle Dion/trésorière, Richard Châtelain, Jean-Marie Poiré/directeur sortant. Absents de la photo : MM. Claude Mercier et Réjean Hébert.




Une année exceptionnelle!
Jean-Denis Grimard

La dernière année d’opération de La Société d'aide au développement de la collectivité de L'Amiante (SADC) démontre qu’elle fut la plus remarquable depuis sa création en 1984 avec des prêts totalisant 1 111 452 $.

Le financement régulier a investi 1 021 452 $ dans les entreprises de la MRC de l’Amiante. Ce montant a été réalisé avec 305 964 $ de frais d’opérations, qui représente un coût par emploi de 1 585 $ en tenant compte des 193 emplois créés et maintenus.

Au niveau du programme Stratégie jeunesse, les prêts aux entrepreneurs âgés entre 18 et 35 ans totalisent 90 000 $. Les frais d’opérations sont, quant à eux, d’un montant de 58 000$ pour un coût par emploi de 1 871 $ en tenant compte des 31 emplois créés et maintenus. Ce volet est une fierté régionale car, depuis sa mise en place, le programme Stratégie jeunesse a permis à 123 jeunes entrepreneurs de démarrer et de maintenir leur entreprise. Au 31 mars 2008, depuis dix ans, 80 % de ces entreprises sont toujours en affaires. 

Quant au Programme d’accès communautaire, la SADC a poursuivit la gestion du financement additionnel des 13 centres d’accès de la MRC de L’Amiante, en plus des 18 centres qui sont situés dans la région de Chaudière-Appalaches pour l’année 2007-2008. 

Enfin, la SADC est associée à Ressources Entreprises. Ce service permet d’effectuer des recherches pour tout projet d’entreprise sérieux, des renseignements pertinents sur le marché, la concurrence, les fournisseurs, ou encore, de trouver des contacts industriels. Elle a répondu à 47 demandes pour l’année 2007-2008. 

La SADC est un organisme qui a pour mission de stimuler la participation de la collectivité dans la prise en charge de son avenir. Elle supporte la création, la consolidation et le développement des entreprises par des services techniques et financiers.




Achèvement du réseau cyclable du Grand-Lac-Saint-François
Heïdi Bédard

C’est après cinq années de labeur que la Corporation du réseau cyclable de la région du Grand-Lac-Saint-François annonce aujourd’hui l’achèvement du tronçon cyclable dans le secteur du Granit. L’inauguration de ces quelques 30 kilomètres de voie cyclable se veut une grande réalisation pour la MRC du Granit. Sachant fort bien que l’engouement au Québec pour le cyclisme est en forte croissance, les intervenants touristiques et les amateurs de cyclisme souhaitaient ardemment la réalisation de ce projet depuis déjà plusieurs années.

C’est grâce à l’implication de quelques bénévoles et du CLD du Granit que l’idée de créer un réseau cyclable autour du Grand-Lac-Saint-François a finalement pu être concrétisée dans ce secteur. La réalisation de la voie cyclable dans le secteur du Granit marque un point déterminant au projet de circuit cyclable autour du Grand- lac-Saint-François. La Corporation du réseau cyclable du Grand-Lac-Saint-François, organisme créé en 2007, s’est donné comme mandat de compléter le travail dans la MRC des Appalaches (L’Amiante). Le réseau prévu, d’une longueur approximative de 70 kilomètres, sera constitué de divers types d’aménagement (chaussée  désignée, piste cyclable asphaltée, accotement asphalté, etc.).

Les cyclistes sportifs comme les familles trouveront un tronçon qui leur convient. Des panneaux seront mis en place le long du trajet afin d’informer les cyclistes sur les types d’aménagement que l’on retrouve sur le circuit ainsi que les divers services touristiques et points de repères présents sur le circuit. « De nombreux points de repères dont le barrage Jules-Allard et la plage St-Daniel viendront agrémenter la randonnée des cyclistes dans notre région. De plus, la traversée en ponton de la rivière aux Bluets dans le Parc national de Frontenac sera un atout fort intéressant sur le circuit.» de mentionner Heidi Bédard.




Yvon Vallières, 30 ans de passion
Jean-Denis Grimard

Ayant été élu pour la première fois député de la circonscription de Richmond lors des élections générales du 29 octobre 1973, Yvon Vallières célèbre cette année ses 30 ans de vie politique active. Un comité de proches et amis s’est réuni afin d’organiser une fête pour souligner cet événement hors du commun. C’est donc le dimanche 21 septembre, au Centre récréatif de Kingsey-Falls situé au 440 rue Marie-Victorin, que sont attendus amis et électeurs qui veulent festoyer en sa compagnie.

Sachant que la moyenne de vie politique d’un député est d’environ 6 ans, l’anniversaire revêt donc un caractère particulier, même historique puisque M. Vallières se retrouve en ce moment en 9e place dans la liste des mandats parlementaires les plus longs depuis 1867.

Cette fête populaire débutera à 11h et un buffet chaud sera servi dès midi. Il y aura par la suite de la musique et le tout sera animé de main de maître par nul autre que Marcel Leboeuf. De belles surprises seront offertes à M. Vallières, mais le plus grand des plaisirs qu’il aura sera sans doute la présence nombreuse de gens des quatre coins de son comté qu’il chérit. Pour réservation ou autre, comme les places sont limitées, la population est invitée à appeler au 819-879-7177.