Page éditoriale : (édition du 25 septembre 2008)




Politique d'informationation
La Direction

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L'autruche, le chat ou les deux ?
Gérard Declerck

Commençons par l’image de cette grande volaille la tête dans les nuages, plumes au vent, le froufrou ébouriffé pour attirer ces dames. Ce gros poulet qui me rappelle certes de grands moments passés à parcourir les immenses plaines d’Afrique mais surtout ce gros chapon, que la légende picturale représente avec sa toute petite tête emmanchée d’un long cou plongée sous le sable d’un désert torride. Comme si ce monstrueux volatile digne descendant presqu’en ligne directe d’un dinosaure du nom de Struthiomimus était constamment en train non pas de réfléchir mais de se protéger de tous les risques. Laquelle légende à moins que ce ne soit vrai, laisse à entendre que cette digne poulette aux œufs gros comme trois douzaines et dans lequel une baguette ne suffit pas de mouillette, cacherait donc sa boîte à cervelle sous un minuscule grain de sable. Convaincue qu’elle serait, que le guépard qui la menace ne la voit pas puisqu’elle, ne peut le voir.

Je ne sais pas si cette image de deux piquets en forme de pattes en haut desquelles subsistent deux ailes et cuisseaux d’un gros poussin, reflète la vérité sur sa stupidité. Par contre ce que je sais, que j’apprends, ou plutôt que j’essaie de comprendre en le lisant chaque jour, le plus gros cerveau de la création procède de la même technique que l’un des plus petits lorsqu’il tente de se convaincre et surtout de convaincre ses semblables, qu’en enterrant ce qu’il produit et qu’ensuite il dédaigne, il ne peut plus le voir donc n’existe pas.

Mais cet exemplaire de l’inutilité n’est pas le seul à être imité. Il existe, en effet, un animal qui cohabite avec l’homme et dont certains congénères ont appris depuis toujours à valoriser les déchets de celui qui l’héberge. Cet animal d’abord mythique déifié par les Égyptiens sous le nom d’Aelurus ou bien encore noir et identifié au malin finissant cloué aux portes des étables,  il est avant tout le chasseur, celui à qui depuis toujours les réserves de grains sont confiées.

Ce matou, puisque c’est de lui dont il s’agit. Ce fripon, qui enjôle toutes les générations par son ronron lénifiant. Ce compagnon, exemple: de complicité, de patience et d’infidélité ainsi que tous les félidés, est certainement le plus matois du règne animal.

Matois quand il s’agit de dissimuler à l’ensemble de son environnement les sous-produits de sa digestion, que l’on suppose assimilable à un procédé d’élimination des excédents résultant de sa surconsommation.

Matois, qui dans la nature cherche un coin discret pour y creuser un trou, y faire disparaître ses résidus en les recouvrant méthodiquement, afin de dissimuler à son environnement toutes traces visibles de son existence.

Voilà encore la preuve que dans le domaine de l’oubli l’homme n’a rien inventé. Il n’a fait qu’observer d’autres dissimulateurs instinctifs pour faire disparaître de sa vue tout ce dont il veut se débarrasser.

Alors cet imitateur s’isole dans un coin, loin de sa cour, creuse un trou, y dépose ses résidus, recouvre le tout, tourne le dos, oublie, recommence ailleurs le lendemain et ainsi de suite. Jusqu’au jour, où d’abord les archéologues du futur reconstruiront son histoire à partir de ses vestiges et qu’ensuite ses lointains descendants tireront enfin la quintessence de ces trésors enfouis.




Une gagnante pour septembre

Lynn Lapointe
Notre membre chanceux pour septembre est Mme Lynn Lapointe de Disraeli. Elle se mérite un repas d'une valeur de 20 $ au Restaurant Casa-Deli de Lambton située au 81, rue Principale à Lambton. Le propriétaire, M. Florindo Staniscia, se fera un plaisir de lui servir un de ses savoureux mets italiens.




Bonjour de Montréal

Bonjour l'équipe du Cantonnier. C'est mon heure de lunch, dans mon bureau du centre-ville et j'en profite pour aller lire Le Cantonnier pour avoir des nouvelles de mon petit coin de pays. Merci à vous d'écrire ce journal. Continuez votre bon travail. Salutations.
Charles Turcotte, Montréal




Blague d'Anonymike

Votre blague sur le viol d’une demoiselle n’est pas drôle, mais là, pas drôle du tout. Je suis en colère. Comment peut-on, en 2008, faire une blague sur un tel sujet ? Vous banalisez un geste criminel. C’est de très mauvais goût.

En tant que femme et aux noms de toutes celles qui ont vécu un tel drame dans leur vie, des excuses seraient appréciées.
Marielle Therrien
St-Joseph de Coleraine (QC)

NDLR : Nos excuses si ce court texte a pu blesser des lecteurs. Nous prenons bonne note et verrons à resserrer les mailles du filet!




Les taxes municipales à Stratford

Suite à  la tenue par la municipalité de Stratford  d’une réunion d’information sur la hausse des  taxes municipales le 22 août dernier, j’ai aussitôt fait parvenir ma réaction par écrit à chacun des membres du Conseil. L’introduction d’un nouveau système d’évaluation basé sur les ventes comparables a fait exploser  la valeur des propriétés riveraines. Les citoyens s’attendaient à ce que le taux de taxation soit diminué afin de diminuer l’impact d’une telle hausse. Malheureusement, à 4 contre 3, le Conseil décida de le laisser à 94¢ du $100 d’évaluation. Voici l’essentiel de ma lettre adressée aux membres du Conseil dans une tentative d’en convaincre un ou deux de changer leur décision et corriger le tir..

Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je désire exprimer toute mon appréciation pour le travail que vous accomplissez à administrer notre municipalité. Ce n’est pas une mince tâche dont vous êtes chargés et elle fut particulièrement difficile et ingrate ces derniers mois.

Personne ne met en doute votre désir de bien faire. Toutefois, comme beaucoup de citoyens, je crois que le Conseil a erré lorsqu’il a décidé majoritairement de ne pas changer le taux de taxation suite à l’introduction du nouveau rôle d’évaluation. Heureusement, il est encore temps d’apporter des correctifs pour 2009 et le futur.

La grande majorité des citoyens considèrent maintenant que le Conseil a identifié correctement les deux priorités  à privilégier dans les budgets des années à venir, soit le renouvellement de certaines pièces d’équipement désuètes et la réfection des chemins secondaires de la municipalité. Ils acceptent le fait qu’il faut agir sur ces deux éléments. Là où ils ne sont pas d’accord, c’est sur le fait qu’on tente d’en faire trop, trop rapidement sans tenir compte de l’opinion d’un grand nombre de citoyens qui s’est pourtant exprimée à de multiples reprises.

Comme nous le savons tous, l’introduction du nouveau rôle d’évaluation l’automne dernier a eu pour effet d’augmenter l’évaluation des propriétés riveraines d’une MOYENNE de 25% ce qui implique qu’elle a augmenté de près de 50 % pour certains. Il faut admettre qu’en ne diminuant pas le taux de taxation, l’augmentation des taxes municipales est inacceptable.

Voici la question principale de ma missive : si l’augmentation des évaluations avait été la moitié moindre et que le taux soit resté le même, est-ce que la municipalité de Stratford serait tombée en faillite ou en tutelle ? La réponse est évidemment non car le Conseil aurait choisi de mieux utiliser les capacités d’emprunt d’une part et aurait échelonné sur une plus longue période les dépenses d’infrastructures. Il n’aurait sûrement pas osé augmenter le taux de taxation en plus. Cela aurait crée une révolte et pourtant, c’est ce qui se produit dans la réalité. Pensez-y sérieusement.

Les membres du Conseil devraient se pencher sur le fait que deux municipalités de la M.R.C. du Granit très semblables à Stratford et situées sur les rives du lac Mégantic, soit Frontenac et Piopolis, ont subi l’effet d’un nouveau rôle d’évaluation comme celui de Stratford, mais leurs élus ont choisi de baisser le taux de taxation de 13.7 et de 14.4 % respectivement. Auparavant, Frontenac avait un taux de 95¢ et Piopolis de 90¢. Ils sont maintenant à 82¢ et 77¢. Ce devrait être le niveau de la baisse chez nous aussi.

Il faut prendre en considération que Stratford est une petite municipalité qui comprend de très beaux lacs, mais qui a des moyens financiers limités. Ce n’est pas une mine d’or qui vient d’être découverte, ce sont les portefeuilles d’un bon nombre de citoyens qui sont devenus accessibles. Apprenons à vivre selon nos moyens.  

Luc Michel, Stratford





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