Page éditoriale : (édition du 11 décembre 2008)




Politique d'information
La Direction

Le CANTONNIER accepte les courtes lettres d’opinion et textes d’actualité rédigés par les lecteurs dans la mesure où le vécu des communautés est concerné. La direction se réserve le droit de les publier en tout ou en partie à la lumière de l’intérêt public, de son espace de publication, et du respect de la charte des droits et libertés.

Tout texte doit contenir le nom de son auteur avec son adresse et son numéro de téléphone. Toutefois, seuls le nom de l’auteur ainsi que celui de la localité de résidence seront affichés.




534 membres !
La Direction

Quatre nouveaux membres inscrits au Cantonnier depuis le mois dernier soit : M. Clément Dupont de Vimy, M. Mario Monfette, Mme Anita B.-Lemieux et M. Raymond Lemieux de Disraeli, pour un total de 534 membres. De plus, un autre membre corporatif s’est ajouté récemment, il s’agit de «  L’Association Des Riverains du Grand Lac St-François »le cent  cinquième membre corporatif.
Merci pour votre soutien…




Une gagnante pour décembre

Mme Madeleine Marcotte
Madame Madeleine Marcotte s’est mérité le prix du mois de décembre, parmi les membres du journal communautaire. Il s’agit d’un certificat-cadeau d’une valeur de 45 $ offert par M. Gaétan Cournoyer, vendeur autorisé des nettoyeurs à vapeur, écologique  VAPORETTO qui élimine tous germes, bactéries, virus et les acariens. Pour des informations sur ce nouveau produit, joindre Gaétan au (418) 449-3570 ou visitez le www.polti.ca





L'environnement est l'affaire de tous
Gérard Declerck

Oui « L’environnement est l’affaire de tous » du moins c’est écrit partout. C’est dit par tous. C’est un long tapis doré sur lequel glisse discrètement la reconnaissance tardive des initiateurs talentueux de l’avenir énergétique. C’est un enjeu politique incontournable d’équilibre et de paix planétaires. Alors pourquoi ne pas agir ensemble? Pourquoi il n’en irait pas de même autour de nos lacs régionaux puisque tout ce qui précède intègre chacun des points qui concernent l’avenir collectif de nos villages? Pourquoi en est-on encore à disperser voire à dissocier les compétences, les efforts, les budgets, les idées, les bonnes volontés? Pourquoi ne pas ignorer les frontières, disons plutôt les limites administratives. Sachant que personne ne peut imaginer que l’on puisse fractionner un lac et imaginer que les pollutions auraient la décence de se concentrer dans chacune des tranches d’où elles émanent. Exemple : pourquoi, laisser aux municipalités la charge pour elles de réglementer séparément et mettre en place les mesures appropriées contre les rejets des embarcations de plaisance alors que, pour être efficace, pour éliminer ce type de pollution, comme d’autres, cela devrait relever de l’autorité régionale?

Puisque vous êtes parfaitement convaincus de l’urgence qu’il y a de protéger notre seule terre d’accueil et l’un de ses fondements essentiels de la vie qu’est l’eau. Puisque vous reconnaissez que rien ne sera plus efficient que de rassembler toutes les bonnes volontés, d’où qu’elles viennent, autour ou à proximité des véhicules et des réserves d’eau douce, faites le savoir auprès des autorités qui vous représentent. Partagez vos sentiments, vos idées, vos connaissances votre temps disponible, votre passion pour la vie, votre amour pour votre descendance, votre espoir dans l’avenir. L’argent en lui-même n’est pas un dépolluant, seule la lutte de tous les jours et la mobilisation de chacun peut avoir un effet radical sur l’avenir. Alors rassemblez-vous, rejoignez ou créez « une » association interrégionale, devenez incontournables.

Sauvez « NOTRE PETITE BOULE BLEUE », SAUVEZ LA VIE




Lettre d'opinion
Remerciements à M. Fernand Tougas et à la SHGD

En mars dernier lors d’un voyage en Floride avec un couple d’amis, nous sommes allés visiter des parents de ces derniers, des retraités passant l’hiver dans une ville ‘The Village’ pour 55 ans et plus, située à quelques kilomètres au sud d’Okala.

Tout en parlant avec ces gens nous avons découvert que l’une d’elle s’appelait Gloria Grenier fille de Aurèle Grenier natif de Saints-Anges en Beauce. Gloria a grandi à New Britain, Connecticut. Comme nous portions toutes deux le même nom de famille (Grenier), elle m’a fait part de son désir de retracer ses origines. Je lui ai promis que je ferai les démarches nécessaires.

Je suis donc allée à la Société  historique de Disraeli qui a répondu gracieusement à ma demande. Monsieur Fernand Tougas a fait les recherches nécessaires. Gloria a été émerveillée du résultat.

J’ai rencontré une cousine éloignée et me suis faites une nouvelle amie. Gloria et moi, tenons à remercier Monsieur Fernand Tougas et la Société historique pour leur aide.

Céline Grenier-Fortin, Disraeli
Gloria Grenier-Bullard, Long Island, New York




Lettre d'opinion
Changement de lois

Messieurs les députés.

Comme les députés sont censés travailler pour l’ensemble des citoyens et être équitables dans leur lois et de ne pas faire de discrimination, il va de soit que la loi sur la régie du logement doit être amendée pour que les propriétaires puissent percevoir les loyers de la même façon que les municipalités procèdent avec les propriétaires pour payer les services qui sont fournis tant aux locataires qu’aux propriétaires. Si vous êtes dans l’impossibilité de le faire pour la régie, faites-le avec la loi sur la fiscalité municipale en permettant douze versements. Pour que cela ne soit pas un gros choc pour les municipalités, le faire en quatre versements obligatoires et permettre les douze versements.

Les municipalités qui donnent comme raison que cela va coûter trop cher ne se soucient pas de leurs citoyens car les emprunts coûtent des intérêts, mais les villes empruntent et incluent ce fardeau dans le compte de taxe sur des années et le coût des taxes augmente même quand on prétend que le compte reste le même car les municipalités se font subventionner par les deux paliers de Gouvernement qui promettent des milliards qu’ils vont chercher dans nos poches de différentes façons.  

Le taux d’intérêt sur l’arrérage du compte de taxe ne devrait pas être plus élevé que le taux d’une première hypothèque. Les dépenses des propriétaires devraient être déduites sur l’impôt et ne pas être refusées pour que nos impôts augmentent. Les dépenses devraient être amorties sur une moins longue période pour que le propriétaire puisse avoir les fonds nécessaires pour maintenir sa demeure en bon état.

Les municipalités devraient fournir un compte détaillé pour que le propriétaire sache la partie des services qu’il paie pour les locataires et celle qu’il doive acquitter pour lui-même.  

Exemple :
la ville de Montréal a prévu une dépense de cinquante millions pour le logement social. Si cela coûte dix millions pour les taxes en douze versements, répartir la dépense de cinquante millions en quarante millions pour le logement social et le dix millions pour la répartition du compte de taxe. Les cinquante millions, c’est en plus des millions de subventions des deux paliers de Gouvernement.

Les versements devraient être aux dates suivantes : mars, juin, septembre et décembre pour quatre versements et février, avril, juin, août, octobre décembre pour six versements.

Certains députés disent que cela regarde les municipalités mais ils oublient que le député est payé par nos impôts et est au service de tous les citoyens, non pas quand cela fait son affaire.  Son travail consiste à améliorer les lois et non pas de contourner le sujet avec des fausses excuses pour ne pas le faire.

Comme les propriétaires sont majoritaires dans la province, il faut écrire aux députés pour changer les lois et en faire un enjeu politique car ce n’est pas normal que les propriétaires soient responsables des services des locataires et qu’ils soient obligés de payer différemment qu’eux.

Plus vous ferez pression par vos lettres et demandes répétées, plus le résultat se fera sentir. Si vous avez  d’autre façons ou méthodes pour le changement des lois, m’en informer. Merci.

Pour vos commentaires écrire à
Louis Langevin 8196 Rang 11, Ste-Praxède., P.Q. G0N 1E0
Courriel: lola@ivic.qc.ca




Noël

N’existe-t-il pas dans le calendrier
De plus beau moment féerique
Que celui de ce temps de l’année
Où tout est absolument magique.

De partout se diffuse de chaque cœur
Dans l’air ambiant
Une mélodie d’amour, de bonheur
Empreinte du firmament.

Quel délice! Ce temps de pureté
Où petits et grands participent gaiement
À ce merveilleux mouvement
Où tout semble fusionner.

Voici un moment privilégié
Pour se réunir, se rassembler
Partager et festoyer
Dans un esprit d’unité et de fraternité.

Dans l’euphorie d’un tel spectacle
Je n’ai qu’un seul désir
Que ce soit Noël chaque jour de l’année
Afin que la joie soit toujours célébrée.

Joyeuses Fêtes à tous!

Johanne Doyon




Les souriceaux et les saigneurs

Gérard Declerck

C’est l’hiver. La scène se passe au creux du vieux chêne qui depuis des lustres abrite les descendants de la famille Souriceau et quelques autres familles. La nuit tombe vite, la lune accroche déjà son halo aux larmes de glace suspendues aux écailles des dernières pommes du sapin voisin.

Un pâle rayon de cette lumière laiteuse se faufile à travers l’entassement de feuilles flétries faisant office de protection contre la bise…..C’est le moment qu’ont choisi les anciens pour réunir les générations nouvelles et passer cette soirée à rappeler comment la vie était extraordinaire. Comment, alors qu’insouciants, ils passaient les veillées à écouter leurs anciens parler du passé. Comment, de leur voix chevrotante, ces vénérables vieillards évoquaient les meilleurs moments de leur longue vie et le courage de leur communauté pour maintenir une parfaite cohésion dans un environnement souvent hostile entretenu par des prédateurs de tous acabits. Comment, chefs de famille, ils furent mis en garde contre la férocité et la duplicité des dominants. Duplicité sans bornes  alors qu’il s’agissait d’élargir leur pouvoir et leurs ambitions démesurées. Saigneurs sans scrupule, ils se préoccupent de la survie de tous ceux qu’ils considèrent comme des vassaux tant que leurs greniers et leurs poches ne sont pas vides. Quand c’est le cas, ils passent aux suivants jusqu’à l’effondrement de l’équilibre socio-économique et extinction des communautés locales. Après quoi, ils changent de territoire sans se rendre compte que le processus d’asservissement et la dislocation de l’économie productive au profit d’une vision totalitaire mènent la civilisation vers la désertification et la disparition.

Des frissons parcourent l’assemblée avec une intensité variable suivant le degré de maturité et d’expérience des auditeurs. Malgré le profond respect qu’elle a pour ses anciens, des murmures de crainte voire de sédition se font entendre parmi la jeunesse peu encline à plier l’échine. Choyés par leurs parents les jeunes connaissent la vie de leurs ainés et l’importance des sacrifices qu’ils consacrent à la communauté, mais jusqu’à ce soir ils étaient loin d’imaginer à quel point ils subirent la pression des suppôts rampants aux pieds de leurs saigneurs.

Suppôts chargés de la perception de la dime, de la taille ou de la gabelle, tous impôts quérables après que le décimateur ait fixé le cens évalué régulièrement en fonction de critères empiriques ou impressifs établis après visite domiciliaire incluant, cave, grenier, étable et autres clapiers.

Impôts en pièces sonnantes ou trébuchantes ou en nature jusqu’à quantités suffisantes susceptibles de satisfaire tous échelons avant de rendre au saigneur de ces lieux qui dilapidera sans retenue les dernières gouttes de sueur de ses serfs.

C’est alors que la famille souriceau rassemblant ses dernières forces et quelques boisseaux de graminées décide de sauver ses survivants du servage génocidaire. La vie suspendue au fil tenu de l’arbitraire du collecteur, vaut bien de risquer tous les maux sur la route de l’exil. Tous les maux pour que survive la famille des souriceaux et en cours de route rassembler tous les gens « Ordinaires » autour d’un objectif commun former une collectivité sociale associant travail, échanges, partages, liberté et justice après avoir aboli tout ce qui représente l’immatériel : « L’ARGENT ».

Les vénérables souriceaux après avoir échangé quelqu’autres bribes de leur mémoire se rendent compte qu’un silence profond réuni toutes les générations présentes. Un silence tellement profond, que l’on croirait entendre le bruissement des ailes de la Liberté se répercutant sur les parois du courage, de l’espoir et de la vie.

La morale de cette histoire : Les êtres sont-ils faits pour plier l’échine sous le poids de leur égoïsme ou pour ensemble concrétiser leurs espérances?




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