Chroniques : (édition du 26 mars 2009) |
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L’ours de Joseph Gagnon |
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Denyse Gauthier
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Les pionniers Joseph Gagnon et son épouse Marie Tourigny sont arrivés à Stratford avec leurs douze enfants en 1850. Un an plus tard, ils se sont vus octroyer gratuitement le lot 58 du rang 3 S.O. Le registre des baptêmes, mariages et sépultures de Saint-Gabriel de Stratford, publié par « M. Gagnon, de Stratford, qui est âgé d’au-delà de 90 ans, a tué un ours magnifique il y a quelques jours. On dit que ces forts habitants de la forêt sont nombreux à Stornoway et dans les environs. » Note : En 1887, lors de la parution de l’article dans le journal Le Progrès de l’Est, l’ancêtre avait près de 90 ans et non « au-delà de… » Il en reste qu’à cet âge, il devait encore avoir bon pied, bon œil pour réaliser cet exploit digne de mention! Source : |
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Famille d’Adolphe Gagnon, fils de Joseph, vers 1924 |
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Ville de Disraeli |
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Administration : Un petit rappel : Tous les services municipaux seront fermés les 10 et 13 avril prochain pour le congé de Pâques. Information Droits sur mutations : Colporteur ou vendeur itinérant : Nous tenons à vous aviser qu’aucune personne n’est autorisée à vendre des produits porte-à-porte, sur le territoire de la Ville de Disraeli, sans avoir obtenu l’autorisation et un permis de la Ville de Disraeli. Si tel est le cas, avisez immédiatement la Sûreté du Québec. Incendie : Voirie : Économiser l’eau c’est primordial, les gens qui aiment arroser la neige dans le but de la faire fondre plus rapidement contribuent à augmenter la facture d’électricité et de produits chimiques, car c’est de l’eau traitée que vous utilisez. Donc, soyez tous vigilants et avertissez ceux qui posent un tel geste car il y a des conséquences monétaires sur votre compte de taxes. Information : Fonte des neiges = Soyez vigilants pour les piétons. Rinçage du réseau d’aqueduc : IMPORTANT : Stationnement : Loisirs : Urbanisme :
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Il faut tirer dans le même sens… |
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Lors des réunions du comité de diversification, nous prenons connaissance des divers organismes et associations actifs dans notre secteur. Croyez-nous, il y en a une panoplie à Disraeli. Encore là, tous des gens qui sont disponibles pour supporter une cause ou un groupe. Le problème, c’est que toutes ces organisations travaillent en solo ou en parallèle. Chaque groupe a ses priorités ou sa cause et peu enclin à partager ses ressources humaines, financières ou matérielles avec les autres. Il se dépense énormément d’énergie de façon individuelle pour obtenir une partie des fonds publics disponibles et l’aide des bénévoles. Loin de nous l’idée de critiquer le travail accompli par ces organisations qui ont toutes une bonne cause et qui aident toutes à leur façon dans le milieu. Mais avouons que notre cause commune, soit la création d’emplois et le développement de notre région, profite peu de l’énergie déployée, puisque perdue par la dispersion dans tous les sens. Le défi du comité de diversification et des autres organismes de la région sera de trouver un axe de projet commun qui canalisera l’énergie de tous dans une même direction. Prenons l’exemple de la région de Charlevoix. Cette région a su développer autour du tourisme des projets qui intéressent une multitude d’organisations. Le secteur agricole y trouve son compte avec la route gourmande; l’hébergement est fortement mis à contribution; le fleuve et la rivière y attirent des pêcheurs et des plaisanciers; les commerces sont florissants; la restauration se porte bien et utilise fortement les produits agricoles locaux. Qu’est-ce que cette région nordique éloignée des grands centres a de plus que les Appalaches ? Ou plutôt, qu’avons-nous de semblable qui pourrait nous servir de pilier rassembleur ? Trouvons cette réponse, sortons de nos solitudes, acceptons de travailler ensemble tout en conservant nos spécificités propres. Personne dans la région de Charlevoix n’a perdu sa vocation, bien que chaque spécialité ait participé à une cause commune : le développement économique et touristique de la région. Cette région très pauvre à l’origine a su créer de la richesse durant les vingt dernières années, et cela continue… Voici un bel exemple de concertation à suivre pour le développement de Disraeli. D’ailleurs, le forum organisé par le comité de diversification qui se tiendra à Disraeli, le 2 mai prochain, pourrait être l’occasion se donner une orientation commune. |
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Le Cinéma du Lac, avec sa nouvelle programmation du printemps, vous donne maintenant deux occasions de voir les films les plus en demande. En effet, les projections du samedi sont maintenues mais vous pourrez maintenant voir les mêmes films aussi le mercredi soir à votre choix. Surveillez le dépliant du programme du printemps qui vous dira les dates des projections supplémentaires. Le samedi, 18 avril à 20h, à la salle JN-Plante, le Comité culturel Disraeli présente un spectacle bénéfice pour la prévention du suicide en collaboration avec le groupe Les bénévoles du Cercle des Fermières de Lambton organisent un projet collectif dans le but de confectionner des bas, des foulards, et des pantoufles pour les paniers de Noël 2009. Nous demandons à toutes les personnes désirant nous aider dans ce projet de faire une collecte de récupération de balles de laine, restantes ou neuves, auprès de leurs familles, amis et connaissances. Des boîtes identifiées à cet effet seront situées à l’hôtel de ville de Lambton, ainsi qu’à la bibliothèque de Lambton. Grâce à votre contribution, le Cercle des Fermières viendra en aide aux familles et aux personnes démunies de Lambton. Venez voir un spectacle haut en musique et pirouette. Le CPA de Disraeli vous offrira un spectacle de patin artistique le dimanche 29 mars 2009 à 14 h à l'Aréna''76 de Disraeli.
L***e mouvement Albatros est à la recherche de bénévoles. Sa mission est d’accompagner l’être humain dès l’annonce d’un diagnostic sévère. Une formation se donnera au printemps 2009:36 heures réparties sur trois fins de semaine(4-5 avril, 18-19 avril,2-3 mai). Pour inscription et/ou informations, téléphoner au 418-335-3362. Héma-Québec, en la personne de Mme Dolores B. Landry, est heureuse d’annoncer que la dernière collecte de sang a accueilli 123 donneurs sur un objectif de 125. Un gros merci à tous les anciens et les nouveaux donneurs. Le Club Lions de St-Sébastien remercie les habitants de la communauté pour l’exceptionnel soutien qu’ils nous ont offert lors de notre tournoi de quilles qui s’est tenu le 20 - 21 et 22 février 2009. Le Lion Fernand Rosa, organisateur, tient à remercier tout les commanditaires pour leur très grande générosité. Vos contributions font une vraie différence. Des tirages au sort ont fait d’heureux gagnants :Gagnant de la boule de quilles : Jean-Paul Boulet; Cadeau boulangerie : Francis Bernier; Forfait motel Quiet : Yvon Grondin; Certificat cadeau : Jean-Rock Couture. Avec l'arrivée du printemps et la crise économique qui sévit, Équiterre invite les citoyens à soutenir un fermier du Québec et ainsi recevoir un panier hebdomadaire de fruits et légumes cultivés dans le respect de l'environnement. Avec 390 points de chute et 115 fermes à travers le Québec, le réseau d'Agriculture soutenue par la communauté (ASC) est le plus important du genre au monde. Il permettra, encore cet été, à plus de 32 000 citoyens d'avoir accès à des produits frais, sains et locaux.
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L'humeur des paysages |
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Dyane Raymond
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On peut choisir d’aller au fond des choses, de faire le tour de la question ou de passer à travers une situation, pour ma part, je préfère m’intéresser au cœur des êtres, des lieux ou même des objets. Cœur associé a priori à l’amour bien sûr, mais qui concerne tout autant la valeur intrinsèque des humains et de ce qui les aide à vivre. Dans un petit village, ce cœur est le plus souvent personnifié par l’église, l’édifice le plus imposant, trônant au centre de l’endroit comme un palais. Puis vient l’épicerie ou le dépanneur et le garage. Des lieux de recueillement ou de commodités, mais aussi de rencontres et d’échanges. Dans mon village de Saint-Jacques, nous ne profitons plus ni de l’église ni du dépanneur. La première est tombée sous les flammes de Satan (cette fois-là le plus fort) le jour fatal du 5 décembre 1992 et le second a pris une retraite bien méritée plus tard en 2001 (ou était-ce 2002 ?) Si je ne fréquentais guère l’église, elle n’en représentait pas moins pour moi l’astre du village, à la fois lune et soleil, amarrée à l’éternité, croyais-je naïvement. Nomade à cette époque entre la ville et la campagne, je ne manquais pas de m’arrêter par contre au dépanneur de madame Lehoux pour un petit pot de crème ou une livre de beurre que nous prenions directement au cœur du vieux frigidaire à coke dans lequel nous plongions comme dans un îlot de fraîcheur durant les canicules d’été. Quelques bonbons pour les enfants, des biscuits au chocolat pour les grands et le bonheur de côtoyer la grande âme de cette grande dame, toute frêle et menue, mais avenante et vive, comme elle l’est restée encore aujourd’hui. S’il n’y a plus ni église ni dépanneur, que reste-t-il, me direz-vous, pour que nous puissions prétendre au titre de village digne de ce nom ? Persiste le garage, qui a perdu ses pompes à essence à l’été du second millénaire il est vrai, mais qui palpite encore bravement au centre de la place. Toutefois, je le répète, un lieu ne serait rien sans âme. Et cette âme pour moi revêt ici deux visages : celui d’Aldéï bien sûr, incontournable et espiègle, qui ressemble sous la lumière comme dans le clair-obscur de son garage à un marin, la figure tannée par les embruns rentrant au port avec des histoires de pêche fantastiques à raconter ; et celui de Ginette, plus discret certes, mais non moins rieur et ouvert, empreint d’une sorte de force tranquille, dirais-je. Peut-être est-il marqué de l’art séculaire de certaines mères sachant allier solidité, flexibilité, équité et compréhension, et dont le regard est une forêt dans laquelle on ne craint jamais de se perde. Nous ne sommes ni amies ni même voisines, mais chaque fois que nous nous rencontrons sur la route, je me sens rassurée, je ne sais pas toujours de quoi ; peu importe d’ailleurs, puisque je la quitte à coup sûr l’esprit plus serein, le pas plus léger. C’est pourquoi la maison des Lehoux et le garage avoisinant représentent maintenant pour moi le nouveau cœur du village de Saint-Jacques-le-Majeur, dignes héritiers du dépanneur et avant celui-ci de l’église. C’est le temps des sucres, soyons donc «sweet» : gros becs sucrés à tous et à chacune. p.s. Mes lectures de printemps m’ont portée vers un recueil de nouvelles de Judith Cowan, une écrivaine originaire de Nouvelle-Écosse vivant à Trois-Rivières, intitulé «Plus que la vie même», paru chez Boréal en 1999. Un langage souple, brillant et tendrement lucide.
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