Affaires Municipales : (édition du 17 juin 2010)


Mobilisation dans la Ville de Disraeli
Jean-Denis Grimard

On a souvent blâmé les intervenants d’agir isolément, en silo, lorsqu’il s’est agi d’entreprendre des démarches visant à dynamiser une communauté dans le cadre du Programme du Pacte rural, ce qui est particulièrement vraisemblable dans les municipalités de la dimension de Disraeli.

Toutefois, il semble que le chantier 2010 du Comité du Pacte rural de la Ville de Disraeli, présidé par Ghislain Turgeon, bien conscient de cette lacune, prenne les moyens de la contourner et se dotant d’une démarche d’intégration et d’une structure de fonctionnement correspondante.

Détails
Les membres du Comité ont d’abord réuni à quelques reprises des représentants/membres d’une douzaine d’organismes locaux afin de recueillir les points de vue et les idées susceptibles de revitaliser la vie socio-économique de la communauté. Ces consultations et leur compilation ont débouché sur quelques certitudes telles deux axes de développement (vie et tourisme), et les créations d’une table municipale centrale et de trois tables sectorielles aux vocations respectives suivantes : emploi/éducation, qualité de vie, récréo-tourisme. Quelque huit membres d’autant d’associations siégeront à chacune de ces tables et seront invités à proposer un projet de développement à la table centrale. « On veut des projets porteurs de développement et qui crée des emplois », insiste le président M. Turgeon.

La table centrale s’assurera de la concertation et de la coordination de l’ensemble. « On mettra les associations en mode d’action concertée ».

Autre aspect innovateur de la démarche sera l’engagement de la Fondation Rues Principales dont la mission est de « promouvoir, implanter et encadrer un processus de revitalisation socio-économique au sein des municipalités par la conservation et la mise en valeur du patrimoine, des caractéristiques et des atouts sociaux-économiques locaux ». Dans son intervention, la firme offre notamment un encadrement professionnel, le suivi d’une permanence locale (ressource humaine offrant une aide technique continue aux différents partenaires), et un réseau d’échange avec les autres municipalités participantes. En bref, toute la structure désire assurer la concertation, la collaboration et la complicité.

Financement
Le plan d’action du Comité du Parc rural a le soutien du Comité de diversification du secteur sud, de la Chambre de Commerce de Disraeli, de la Ville ainsi que des associations activement impliquées. Les coûts estimés à environ 300 000$ sur une période de trois ans seront défrayés par le Comité de diversification (207 000$) et le reste par le Programme du Pacte rural et la Ville de Disraeli.

« C’est peut-être la première fois qu’on a une telle réponse positive des gens du milieu », soutient le président du Comité M. Turgeon. « Il faut que Disraeli redevienne un pôle du secteur sud de la MRC ».

Peut-être est-ce parce qu’on réalise qu’on se meurt comme l’illustre la vitrine qu’est le centre-ville ?  





La croix de Beaulac-Garthby
habite les coeurs
Jean-Denis Grimard

Témoin d’une époque pas si lointaine où  tout le quotidien des gens baignait dans le sacré, la croix de Beaulac-Garthby sise à proximité de la route 112 dans le centre de la municipalité, subira une cure de rajeunissement dans le courant de la présente année.

C’est sur l’initiative du couple Danièle et Denis Laroche que la communauté se mobilise depuis mars pour mener à terme ce projet de réfection.

Érigée en 1950 lors de l’Année sainte décrétée par Pie XII, la première croix de bois dut être remplacée en 1972 par la présente dont la structure métallique fut confectionnée et vraisemblablement financée par un artisan soudeur habitant la communauté, monsieur Lionel Prince. Toutefois, l’effet corrosif du temps a de nouveau fait son œuvre et, selon les responsables, il faut absolument restaurer l’ouvrage d’une hauteur de quelques 15 mètres et d’une envergure de 6,5 mètres au niveau des bras.

Contenu
Un premier volet du projet consistera à refaire une nouvelle base de ciment et à sabler ainsi que peindre l’armature. Le deuxième volet prévoit un nouvel aménagement des lieux impliquant un sentier, un aménagement floral, l’installation de bancs et tables de pique-nique ainsi que de deux panneaux d’interprétation. Enfin, la démarche prévoit le remplacement de l’actuel système d’éclairage par un nouveau réseau de type LED.

La Société historique de Beaulac-Garthby sera mise à contribution dans la réalisation des panneaux d’affichage  qui étaleront l’historique du site.

Financement
Le coût total de l’entreprise est évalué à 20 700$. Le groupe d’appui compte sur la participation financière de la Fabrique, de la municipalité et de l’organisme Concert’Action. Les profits du souper spaghetti qui sera servi lors du Tour cycliste du Lac-Aylmer (7 août prochain) seront dédiés à la cause.  Des demandes de subvention viennent d’être adressées aux députés provincial, M. Yvon Vallières, et fédéral, M. Christian Paradis, à la Caisse populaire du Carrefour des lacs, à la Banque nationale, et aux Chevaliers de Colomb. Une campagne de souscription à laquelle ont déjà adhéré plus de trois cents personnes, au coût unitaire de 5$, est présentement en cours.

« Ça va très bien; on a reçu l’appui de beaucoup de monde », révèle Mme Danièle Laroche. « La réponse est bonne; la campagne de souscription dépasse déjà nos espérances et ça continue ». Au moment d’écrire ces lignes, il resterait à amasser une somme d’environ 3 500$ pour rencontrer les prévisions, révèle M. Denis Laroche lequel garde une ferme confiance sur la participation populaire.

Pour sa part, le curé de l’endroit, l’abbé Bernard Rouleau, se réjouit de cette initiative qui vient du milieu. « C’est un projet communautaire des paroissiens qui décident de rénover; c’est merveilleux de vivre ça. Les gens se sont pris en charge et la Fabrique soutient ce dynamisme ».




Saint-Julien se dote d’un outil
de développement
Jean-Denis Grimard

Le conseiller  municipal et président du Comité du Pacte rural, M. Jean-Marie Fortin

Les gens qui doutent de l’effet levier du Programme du Pacte rural dans une municipalité risquent d’être confondus par la démarche des gens de Saint-Julien visant à revitaliser leur village sous la direction inspirée de leur Comité présidé par M. Jean-Marie Fortin.

Désirant connaître vraiment les opinions des concitoyens, les membres du Comité du Pacte rural les ont d’abord consultés ou sondés, ce qui leur a permis de dégager clairement deux grandes attentes se situant aux niveaux du développement culturel/touristique et du développement domiciliaire. Les gens de Saint-Julien croient que le développement de la culture peut servir d’appel et d’ancrage pour des nouveaux arrivants.

Selon le Comité dont la démarche a été entérinée par le conseil municipal, il fallait d’abord créer un lieu d’arrêt attractif pour les touristes. Cet endroit sera le bureau municipal qui sera converti, pour la période estivale, en « Carrefour multifonctionnel ». « Le carrefour comprendra cinq volets, explique M. Fortin qui préside les travaux du Comité depuis mars 2009 : une salle d’exposition pour les artistes et artisans locaux, un poste d’accueil pour les touristes avec informations locales et régionales, un micro-dépanneur, et un café-terrasse ». Le micro-dépanneur portera une attention à l’offre de produits locaux; le café-terrasse détiendra un permis de service de boisson.

« J’ose croire que ça va bien fonctionner », révèle M. Fortin. Si le carrefour fonctionne, on a d’autres projets pour en assurer la pérennité, ajoute-t-il, convaincu que le tout aura des retombées dans le secteur domiciliaire. « On restera à l’écoute des gens de la place et des visiteurs ».

Outre son président, les membres du Comité du Pacte rural de Saint-Julien sont Mmes Danielle Giroux et Yolande Poirier/sec, et MM Alain Coderre, Réjean Gouin/prés., Serge Laliberté, Jacques Laprise/maire et Michel Tremblay.

Financement
Le coût global du projet est estimé à environ 50 000$ dont 17 000$ proviendront du Comité de diversification du secteur sud de la MRC, 16 000$ du budget du Pacte rural. Le reste à combler sera assumé par la municipalité dont le budget compte déjà des sommes affectées à diverses facettes de l’entreprise.

L’ouverture officielle du Carrefour multifonctionnel se fera samedi prochain, le 19 juin, à 14h, sous la présidence du préfet de la MRC des Appalaches, M. Ghislain Hamel. Le Carrefour sera ouvert au public jusqu’à la fin de septembre, du mercredi au dimanche inclusivement.




Rendez-vous familles 2010
Disraeli reconnue municipalité famille
Gilles Dufresne

Le 15 mai dernier se déroulait à la polyvalente de Thetford Mines le grand rassemblement des organismes famille de la MRC.

Organisé par M. Pierre Pelchat du CSSS et son équipe jeunesse famille, l’objectif du rassemblement consistait à faire connaître la grande diversité et la qualité des organismes offrant des services à la famille sur le territoire de la MRC.

La journée était animée de spectacles, d’ateliers pour enfants et de jeux gonflables. De nombreux prix de présence furent offerts dont une console X-Box, 2 forfaits au Pavillon de la faune, 2 forfaits pour l’école d’été du cirque Adodado et d’un forfait aux sentiers des 3 Monts.

On a également procédé à la nomination de la municipalité famille, honneur qui a été remporté conjointement par la Ville de Disraeli et la municipalité de Disraeli Paroisse cette année.

Photo: Gilles Dufresne    




La patrouille communautaire
reconduite
Gilles Dufresne

Pour une troisième année consécutive, une collaboration entre la Chambre de commerce, la Caisse populaire et la Ville de Disraeli permettra à deux jeunes stagiaires en technique policière d’acquérir une expérience de terrain tout en sécurisant la population du secteur.

En effet, Katia St-Onge-Lemay et Jonathan Renaud-Gagnon, respectivement des écoles de Québec et de Sherbrooke, arpenteront les rues de la ville à bord d’un véhicule fourni par la municipalité et identifié au nom de la Patrouille communautaire. Leur mission sera d’assurer une surveillance des lieux de rassemblement où peuvent survenir des actes de vandalisme ou des activités illicites afin d’assurer la prévention et l’éducation auprès des contrevenants.

Les dépenses de fonctionnement sont évaluées aux environs de 10 000 $ dont 2 500 $ avancés par la Chambre et 2 000 $ par la Caisse. La balance est fournie par la Ville qui se charge également de l’administration des salaires alors que la Chambre assume l’embauche, la formation et le suivi.

Les résultats probants obtenus au cours des deux années passées ont convaincu les instances de renouveler l’expérience encore cette année. Notons que cette formule est pratiquement unique en région. Qu’il s’agisse des parcs, de la marina, du centre-ville, de l’aréna ou des écoles, les patrouilleurs pourront intervenir selon le concept de la police de proximité alors qu’ils devront faire appel à la SQ dans les cas ou une intervention policière est nécessaire.

Photo: Gilles Dufresne  

Mme Guylaine Dubuc, Caisse du Carrefour des lacs; M. André Rodrigue, maire de Disraeli; Jonathan Renaud-Gagnon, patrouilleur; Katia St-Onge-lemay, patrouilleuse; Mme Louise Aubert, Chambre de commerce; M. Bruno Gagnon, Chambre; M. Jacques Lessard, Chambre.




Municipalité de Stornoway,
élection partielle
Sylvie Gauthier

Monsieur Pierre-André Gagné, maire de Stornoway, est heureux d’accueillir deux nouveaux conseillers. Madame Ghislaine Bédard siégera au poste numéro 5 et Monsieur Luc Gauthier au poste numéro 3.

Madame Bédard possède déjà une expérience de la politique municipale, elle a déjà occupé la fonction de conseillère d’octobre 1993 à novembre 1999. Ce qui la motive à s’impliquer de nouveau au sein du conseil, c’est le développement de projets socio-économiques amorcé par la municipalité au cours des dernières années. Le développement du Parc de Stornoway lui tient particulièrement à cœur et elle est fière que Stornoway soit reconnu Village-Relais. Elle désire contribuer au développement durable de sa municipalité afin de laisser aux générations futures un village où il fait bon vivre.

Monsieur Gauthier a choisi de venir s’installer à Stornoway pour la beauté du paysage et la tranquillité de la campagne. Il est auteur-compositeur-interprète et par son implication au conseil municipal il désire développer des projets pour donner une plus grande visibilité aux artistes et artisans. Son intérêt pour la politique municipale remonte aussi loin qu’il se rappelle. Il veut être à l’écoute des citoyens et participer au développement économique et  touristique de la municipalité. Selon lui il faut travailler à garder nos jeunes chez nous car ce sont les citoyens de demain.

Tous les membres du conseil municipal  souhaitent à  madame Bédard et monsieur Gauthier bonne chance dans leurs nouvelles fonctions.

M. Luc Gauthier, Madame Ghislaine Bédard, et le maire, M. Pierre-André Gagné